Critique Manhua The One #16

7
The One

par Tampopo24 le mar. 2 avril 2024 Staff

Reconquête !

La mode est toujours là mais
c’est la romance bien mélo des héros qui a repris le dessus, ça passe ou
ça casse selon vos préférences.

Je crois que je me suis malheureusement
habituée à ces retours ponctuel d’un mélodrame excessif dont l’autrice
semble friande. Je préfère de mon côté quand on parle juste mode et
podium et à la limite relation de travail et jalousie personnelle. Mais
l’autrice semble avoir besoin de ce côté soapesque de temps en temps
pour pimenter son histoire. Acceptons.

Ici, j’avoue qu’une fois l’abcès crevé et
la vérité sur les agissements d’Eros révélé, c’est assez drôle de le
voir se traîner aux pieds de Lele et tout faire pour la reconquérir. Ce
n’est pas fait dans la finesse, avouons-le. Il y a un côté homme des
cavernes, mâle dominant, mais on sent aussi tellement l’humour de
l’autrice derrière qu’on passe des bons moments. C’est drôle de le voir
ramer, devoir demander de l’aide à ses amis, se transformer en homme à
tout faire et bûcheron, tandis que Lele, elle, prend du bon temps devant
les objectifs avec André, qui est devenu un véritable ami.

Je sais que les représentations des
Queers dans l’histoire posent problème depuis le début, car l’autrice en
a une vision assez caricaturale, mais en même temps, ce n’est jamais
méchant et au contraire je la trouve assez ouverte. Elle lutte à sa
façon contre les préjugés et ici avec André elle nous prend à
contre-pied avec un garçon androgyne que tout le monde imagine gay alors
qu’il s’éveille à l’amour hétéro avec Lele. Je l’ai trouvé attachant ce
garçon mal appris qui s’adoucit et devient un vrai ami pour elle. J’ai
aimé assister à son évolution et au développement de leur relation.
J’espère juste que l’autrice ne va pas l’oublier comme elle a l’habitude
de le faire.

Car après tout, c’est un peu ce qu’elle a
fait avec Angus, le frère d’Eros, qu’elle ressort un peu de nulle part
de temps en temps et notamment dans ce tome. Je vois bien ce qui se
passe dans sa tête. Maintenant qu’elle a réglé le passé d’Eros, ses
problèmes familiaux, sa relation avec Lele, il reste sa relation
problématique avec son frère. On focalise donc notre attention dessus
pour les tomes qui restent (2) et on nous ressort des situations bien
glauques et sordides où la possessivité non légitime d’Angus ressort
violemment. C’est à nouveau bien trop excessif pour moi, ce genre
d’extravagance me sort toujours totalement de l’histoire, même si je
comprends bien que c’est pour donner matière à l’histoire et la rendre
addictive et tendues. Ce n’est juste pas une manière que j’apprécie.

En bref

Placé sous le signe de la reconquête, ce tome aura su bien m’amuser car j’ai aimé voir Eros à contre emploi courir après celle qu’il aime et faire des efforts pour la reconquérir. C’est raconté avec humour, faisant un peu oublier le trop plein de mélodrame dans les chapitres précédents, mais celui-ci n’est jamais bien loin et le retour brutal d’Angus dans l’histoire y fait malheureusement appel. Nicky Lee a vraiment une manière soapesque, datée désormais, de conter les histoires qui clive : soit on adore le côté addictif et excessif, soit ça fait lever les yeux au ciel et ça dérange. A vous de voir où est votre curseur.

7
The One
Positif

Le plaisir de voir Eros ramper pour récupérer Lele

Une narration très drôle

Le joli duo André-Lele

Le plaisir de voir grandir André

De belles planches

Negatif

Encore du mélodrame caricatural et mal dosé

Le portrait excessif ++ d'Angus

Son retour de nulle part

Des scènes frôlant le ridicule tant c'est improbable

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