Critique Manga Pumpkin Night #1

8
Pumpkin Night

par MassLunar le dim. 25 févr. 2024 Staff

Pumpkin Night vous suit

Amateur de slashers hardcore, redirigirez-vous vers Pumpkin night, LE titre horrifique du génial label mangetsu.

Paru en Halloween 2023, je découvre tout juste ce petit titre de série b d'horreur qui a déjà trouvé son lectorat. A ce jour, cette série compte 3 volumes parus en France contre 7 au Japon pour un titre qui n'est pas encore terminé. Au dessin, vient s'illustrer un certain Seima Taniguchi ( rien à voir avec Jiro-san !) encore inconnu en France mais qui possède un style très efficace et au scénario , Manaya Hokazono qui s'est déjà fait remarquer grâce à des manga d'horreur comme Inugami (delcourt-tonkam).

L'intrigue de Pumpkin Night est dans le plus pur style du slaher bas du front dans lequel un groupe de lycéens un peu teubé se retrouve pris en chasse par un fou furieux doté d'une arme blanche. En l'occurence, ici, le croquemitaine est une jeune femme autrefois harcelée par ces mêmes lycéens et qui est affublé d'un joli masque de citrouille à la fois grotesque et flippant. Une véritable tueuse d'Halloween donc qui ne manque pas de créativité et de hargne pour pourchasser ses proies.

Naoko Kirino, tel est le nom de Demoiselle Citrouille, se lance dans un jeu de massacre jubilatoire et cruel afin de punir les lycéens qui l'ont harcelé enfant.  Au final, l'harcelement, ici, n'est plus qu'une petite brise face au déchainement de violence dont est capable la tueuse. 

Une violence qui débute d'entrée de jeu avec une double-page pleine couleur sur l'évasion de Naoko de l'hopîtal psychiatrique dans lequel elle était enfermée. Attention, ce seinen est trés graphique et le dessin bien détaillé ne lésine donc pas sur le gore. Les coups de couteaux sont percutants et sont souvent associés au sadisme de la citrouille qui agit en roue libre non sans une certaine ingéniosité ( cf le passage du cercueil). Bref, c'est cruel, c'est rythmé, c'est féroce et les amateurs de manga horrifique dans le genre ultra-gore devront trouver leur compte sans problème dans ce premier tome qui expose sans temps mort mais avec déjà pas mal de cadavre une bonne intrigue de série b.

Ce premier tome de Pumpkin Night annonce une série grand guignol où les flics semblent être un peu lent à la détente et où les victimes ne se démarquent pas par leur ingéniosité. Nous avons tout juste le temps de cerner quelques caractères à commencer par le héros qui semble avoir des remords par rapport au harcélement ou le bad boy qui tente d'abord de piéger Naoko mais voilà tout ce petit monde fait pâle figure par rapport à la sérial killeuse dont la folie et la liberté de tueur transpire à chacune des pages. Au passage, on sent que le duo de mangaka s'est bien éclaté sur ce titre horrifique dont la narration est soutenue par une énergie phénoménale !

Reste à savoir si, par la suite, ce titre va se contenter d'allonger une dead list ou va apporter un peu plus de suspense et de psychologie autour des protagonistes...mais n'en demandons pas tant à cette série qui annonce avec ce premier tome un manga pop-corn réjouissant, surtout pour les amateurs masochistes de titre gores et frappadingue.



En bref

N'attendez pas halloween pour découvrir ce manga d'horreur. Pumpkin Night suit une recette très simple de slasher avec un sérial killer au faciès masqué et une horde de victimes qui ne demande qu'à être poursuivie et démembré. Ca ne vole pas haut mais la bad guy tout enfolie et l'énergie furieuse qui s'en dégage nous font passer un bon moment de lecture, à condition bien sûr de kiffer le gore deversée à gros bouillon. Allez, joyeux Halloween tout le monde, c'est mademoisellle Pumpkin qui vous le souhaite !

8
Pumpkin Night
Positif

Un slasher diablement gore et porté par une énergie phénoménale

La tueuse au masque de citrouille , un croque-mitaine délicat et raffiné...

Le dessin graphique et volontiersn détaillé de Seima Taniguchi

Negatif

Pour l'instant, des personnages peu dévelloppés autour d'une thématique sur le harcélement un peu vaporeux

MassLunar Suivre MassLunar Toutes ses critiques (528)
Partager :
Commentaires sur cette critique (0)
Laissez un commentaire