Critique Manga V2 Panzer

8
V2 Panzer

par Kikô2401 le dim. 20 mars 2022 Staff

Road trip de bikers à la sauce Mad Max

V2 Panzer est un one shot de Leiji Matsumoto, le papa d’Albator ! L’édition japonaise date de 1987 et on peut enfin avoir notre version en français. Un bref descriptif dans le volet de la couverture nous explique qu’il a été l’assistant de Tezuka, ce que je ne savais pas, et cela se ressent dans son dessin et sa manière de raconter ses histoires. En effet, on trouve des angles de vue ainsi qu’une organisation des pages très proche du dieu du manga. Et ça et là, des petites touches d’humour de la part des personnages qui sortent de la trame principale. Il est à souligner que l’édition d’origine étant de 1987, les plus jeunes d’entre nous pourraient ne pas accrocher avec cette série, qui a un peu vieilli au niveau de l’organisation de l’histoire mais les plus âgés (dont je fais partie) seront contents de trouver ce trait si particulier.

L’histoire se situe dans un monde post-apocalyptique, sous la domination d’un dictateur, Zuera Zender ! Celui-ci a aboli l’utilisation des motos et des vieilles armes à feu.

Dans ce monde, nous faisons la connaissance de Savior Serazard, qui souhaite venger la mort de ses parents, tombés lors d’une guerre menée par des motards contre Zender. Ils pronait le droit de rouler librement et d’être libres de voyager, en somme pour la liberté !

Cette loi étant encore en vigueur, Serazard doit aller jusqu’au Q.G. de Zender en chevauchant une vieille bécane et utiliser un vieux modèle d’arme, sans quoi, la loi perdurera encore.

Cette édition est une succession d’aventures. Chaque chapitre est construit comme un épisode à part entière. Par moment, on a l’impression que c’est un prétexte pour étoffer son histoire mais que l’on aurait pu s’en passer.

Serazard rencontre une floppée de personnages, aussi riches les uns que les autres.

Elle est accompagnée dans son road-trip de deux personnages : Sherlock Maybach et Gen Daïba. Sherlock ressemble énormément à Albator et Gen Daïba ressemble, quant à lui, beaucoup à Tochirô Oyama, tous deux sortis d’Albator. Son nom suggère qu’il est possiblement un descendant de Tadashi Daïba, personnages également issu d’Albator. Pour finir avec les ressemblances avec Albator, Serazard a des traits très proche de Maetel.

La structure est typique d’un shonen. Notamment dans le fait que Serazard semble acculée mais qu’il y a toujours un évènement qui lui est bénéfique : On lui fait don de la dernière moto existante, elle fait la connaissance du dernier garagiste capable de réparer cette moto, Quand elle ne peut plus avancer, une voiture se trouve miraculeusement au bon endroit au bon moment, …

Au niveau des dessins, Matsumoto démontre sa passion pour les machines. Il prend soin de s’appliquer sur le détail des engins techniques, que ce soit les vaisseaux, les motos ou les voitures mais aussi la représentation des bâtiments. Par contre, chaque vignette est limitée à l’essentiel. Les doubles pages sont quant à elle imposantes.

La représentation de Serazard ma légèrement dérangés, car elle se retrouve souvent en porte-jarretelles, en culotte ou simplement avec un drap autour d’elle. Mais surtout, elle se retrouve un nombre incalculable de fois toute nue, et souvent sans raison. On n’est pas du tout dans du fan service car Matsumoto ne laisse rien entrevoir, juste une silhouette, mais dans le déroulé du scénario, cela perturbe parfois.

Il faut dire que Serazard est très attirante et plait beaucoup aux hommes. Elle s’extirpe parfois de certaines situations en montrant son corps. Par contre, Matsumoto n’en a pas fait une héroïne pour rien, elle est prise par une moins que rien par beaucoup d’homme mais sait très bien se défendre, et à même la gâchette facile !

En bref

Ce one shot de Leiji Matsumoto, papa d’Albator est un régal pour les fans du mangaka et de son œuvre. Les plus jeunes pourront être dérangés par une construction un peu vieillotte et cette succession de péripéties.

8
V2 Panzer
Positif

le dessin de Matsumoto

le soin apporté à la représentation des machines

l'originalité de l'histoire

Negatif

le côté shonen

la succession de péripéties

l'aspect un peu vieillot (pour les plus jeunes)

l'héroïne trop souvent dévêtue (sans raison)

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