Critique Manga Kaiju No. 8 #1

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Kaiju No. 8

par Auray le jeu. 2 déc. 2021 Staff

Un Kaiju particulier

La dernière fois où j'ai lu un récit sur les kaiju, c'était dans le livre de Zander Cannon, Kaijumax (Bliss Édition). Sa petite satire de notre société est illustrée par tous ces monstres Japonais, allant jusqu'à s'inspirer des divers films d'époque concernant le sujet. Mais, c'est aussi des chapitres remplis d'humour et de maîtrise. Voilà le point commun avec notre nouveauté du catalogue Kazé manga, Kaiju No.8 de Naoya Matsumoto.

Pour ma part, je n'ai pas encore lu sa précédente œuvre, Pochi & Kuro, mais sachez qu'un coffret a vu le jour ce mois-ci si vous souhaitez tout connaître de cet auteur. Car, il y a des chances que cela vous arrive.

Kaiju No8 est une excellente surprise que je n'ai pas vu arriver. Les Éditions Kazé ont eu raison de parier sur leur monture. Sous des allures trop classiques des shonens à certains moments, un passage obligé au Japon (encore un examen à la Naruto ou encore, dans my Hero Académia par exemple) on a un récit bien rythmé, drôle à souhait, et vraiment pétillant. Le duo formé par Hibino et Reno est rapidement efficace.

Pourtant, le pitch est assez simple de base. Hibino Kafka est un nettoyeur spécialisé dans les kaiju. Faut dire que quand ces bêtes énormes s'écrasent sur les immeubles, il y a de quoi faire entre les gravats et les entrailles. Pourtant, un grand destin l'attendait le bonhomme, car, il voulait entrer dans les Forces de Défense, et ainsi, protéger sa ravissante amie d'enfance. Comble de tout, elle, elle a réalisé son rêve déjà ! L'attendra-t-elle ? Sauf que, encore une fois, rien ne se passe comme prévu !

Effectivement, un événement va arriver pour faire de lui un fameux super-héros, mais, il ne va pas avoir le visage angélique qui va avec. Mêlant humain et kaiju, ce dernier va nous faire travailler nos zigomatiques par des grimaces dont seul lui a le secret. Moitié monstre, moitié humain, il faudra compter sur lui pour régler les catastrophes... et surtout en créer !

Cependant, il ne faut pas non plus oublier le dessin. On a vraiment un travail sur le design des personnages ou des créatures. Le tout est sitôt classe, sitôt comique. Une autre fois, ce sera gigantesque, et puis, ce sera alors un vrai défi à la médecine pour comprendre les troubles d'une anatomie difforme d'une de ces terribles horreurs géantes. Kaiju No8 n'aurait peut-être pas le succès d'aujourd'hui sans ces fameuses cases, petites ou géantes.

Il est vrai que l'on ne peut échapper à certains codes des shonens, pour autant, celui-ci a la particularité d'être vraiment dynamique, drôle, et bien entendu, quelques scènes épiques y sont bien construites. On a hâte d'avoir entre les mains le second tome, qui nous permettra de confirmer ou non, la bonne pioche. Pour l'instant, cette série compte seulement cinq tomes au Japon, il faudra donc s'armer de patience pour la suite...

En bref

« Bon allez, on les prend, hein ? Juste pour la blague ! »

8
Kaiju No. 8
Positif

La mise en scène est impeccable

Les personnages et les kaiju, tout de suite efficace

Le duo comique Hibino/Reno

Negatif

L'aspect shonen est très (trop) présent, à voir sur la durée

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