Critique Manga Blue period #6

8
Blue period

par Tampopo24 le dim. 9 janv. 2022 Staff

Premier pas vers l'âge adulte

Après des débuts que je trouvais un peu timide, la série gagne vraiment de plus en plus en profondeur et en intensité au fil des tomes, au point ici d'en être devenue vraiment fascinante dans ce qu'elle décrit du passage d'un concours !

J'ai adoré suivre ce tome quasiment en apnée avec le héros. Voir le Yatora si sûr du début tomber le masque, se montrer fragile et vulnérable, c'est jouissif. Enfin, on peut se retrouver en lui. Le voir se mettre à nu comme son modèle pour cette dernière épreuve décisive est très bien vu. C'est certes classique, comme le sujet de son épreuve, mais très efficace. Suivre les cheminements de son esprit, les douleurs de son corps, les doutes de son pinceau et de ses crayons, et les discussions qu'il a avec son entourage était passionnant. J'ai adoré la mise en scène façon mise en abyme de Tsubasa Yamaguchi. Elle rend ainsi vraiment hommage au travail difficile des étudiants en art qui ont dû en baver pour en arriver là et qui ne sont pas juste doués comme on le croit bien souvent.

La  mangaka rend hommage à toute une profession avec sa série. Dans ce premier arc qu'elle conclut ici, elle nous aura montré avec brio la découverte d'une passion et sa transformation en désir d'apprendre, de s'enrichir et de s'enraciner là-dedans. Elle aura aussi montré la diversité des profils dans les rencontres faites par Yatora où certains réussiront facilement, d'autres après beaucoup d'efforts et certains échoueront même. C'est la vie. Elle n'hésite pas ainsi à se montrer réaliste, montrant les obstacles qui peuvent survenir à tout moment qu'ils soient psychologique, physique ou extérieur. Ce n'est pas un long fleuve tranquille mais ça rend le titre bien plus percutant et humain, alors qu'au début il était un peu trop froid et clinique.

Cela s'est ressenti dans son dessin, moins tape à l'oeil qu'au début, il est devenu plus concis, plus réfléchi et plus intime aussi. J'aime ce trait plus discret où ainsi les fulgurances frappent encore plus. J'aime la profondeur qu'elle commence à donner à ses compositions avec les échos qu'elle trouve dans des scènes passées. Tout comme son héros, elle a mûri avec lui au fil de ses aventures et propose désormais une oeuvre plus complète.

En bref

Avec cette première boucle bouclée, Tsubasa Yamaguchi touche et fait mouche. Elle émeut grâce à la fragilité nouvelle d'un héros un peu trop archétypal au début, dont les failles le rendent désormais bien plus humain et intéressant. Le concours étant terminé, une nouvelle voie s'offre à lui et à nous qu'on a hâte d'emprunter.

8
Blue period
Positif

La fin d'un premier cycle qui n'a fait que monter en puissance

Un héros humain et touchant enfin de par ses failles

Une mise en scène immersive du concours

Un dessin qui gagne en simplicité et impact

On n'a qu'une hâte voir ce nouveau cadre de jeu : l'université

Negatif

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