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MAO

par Auray le mar. 13 avril 2021 Staff

On poursuit la légende

Mao en est déjà à son cinquième volume ! J'ai l'impression que c'était hier lorsque j'ai écrit la première chronique, mais en fait, on s'approche de la première année de parution en France. Au Japon, c'est le huitième volume qui est paru en librairie. On ouvrant notre livre, on rentre tout de suite dans le vif du sujet, soit le passé de Mao qui ne cesse de s'épaissir au fil des volumes.

Comme l'indique la couverture, c'est Monsieur Kuchinawa ou plutôt, Noble Kamon pour son identité d'autrefois, qui est mis cette fois en avant. Je pensais qu'il allait devenir l'un des ennemis phares de Mao, à la manière d'un Ryôga dans Ranma ½. Mais, je fus surpris dans les pages qui suivent de le voir tout calmement prendre le thé avec nos amis. J'ai bien souris à ce passage, c'est aussi ça la magie de Rumiko Takahashi, elle arrive encore à me surprendre à son grand âge.

Encore une fois, on n'oublie aucun des scénarios du début, comme Byoki qui est de retour et qui poursuit cette fois carrément Nanoka pour lui faire passer un message important. Il fait un peu peur d'ailleurs et on sent l'inspiration des contes horrifiques japonais.

Sinon, on s'offre même le luxe d'amener d'autres trames. Qui est cette très élégante femme de noire vêtue avec le chapeau lui cachant les yeux ? Au passage, le design est magnifique. Et puis, il y a un autre ennemi qui se prépare en coulisses, un homme au masque de fer. Est-il lié à Shiranoui, cet assistant qui aurait mal tourné ? L'image de fin nous sème le doute !

Notre héros est encore en grande difficulté à la fin de notre histoire. Il y a plusieurs révélations dans ce tome qui sont en lien avec les questions posées lors de la lecture du précédent bouquin, et plus précisément, on dira sur le passé de notre héros. Celui-ci n'en devient que plus attirant et attachant, car il a bien souffert à travers les siècles, et aujourd'hui encore, les combats perdurent, si cela ne suffisait pas encore. Un volume plus élégant que les autres en résumé, dans le dessin comme dans les faits, c'est un mets très raffiné que l'on nous sert, et ça fait du bien un peu de luxure dans ce monde de taxes et d'impôts.

En bref

« Tu veux bien me préparer un thé, Hyakka ? »

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MAO
Positif

Le dessin tout en finesse et élégance

La fluidité des scénarios proposés

Le mystère du passé de Mao se démêle, puis s'épaissit encore !

On n'oublie pas Byoki et Nanoka !

On commence à bien aimer le petit nouveau, Monsieur Kuchinawa

Negatif

Une méthode à l'ancienne, mais, personnellement, je trouve que c'est ce qui fait le charme de ce titre. Rumiko Takashi fait partie des plus grands mangakas de ce monde.

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