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Freezing Zero

par Charlie One le mar. 24 févr. 2015 Staff

Pour son 5e tome, Freezing Zero revient sur l’histoire d’Amelia Evans, future E-Pandora que l’on a déjà oublié depuis la clôture de l’arc afférent. Mais soit, revenons sur les raisons qui l’ont conduite à intégrer le grand projet raté de l’Organisation Chevalier.

Amelia n’a pas une vie facile. Orpheline, elle a pour seule famille un frère, gravement malade (bien évidemment) qui nécessite pour elle d’accumuler les petits boulots afin de payer les frais médicaux. En une phrase, il est donc possible de résumer cette intrigue clichée, mainte fois revisitée. Et pourtant, l’auteur est en mesure de faire trainer son introduction sur une bonne moitié du tome. Que ce soit à travers les réflexions préfabriquées du petit frère sur problèmes financiers d’Amelia ou le mélange d’admiration et de pitié de ses collègues de travail ou encore les propositions de faveurs sexuelles en échange d’une rémunération par des hommes plus âgés, tout est fait pour que l’on comprenne qu’Amelia est à bout et que sa situation est désespérée. Sauf qu'on l'avait très bien compris, et très vite. Grosso modo, c’est long et peu intéressant, la mécanique rouillée de ce type d’histoire atrophiant tout sentiment d’empathie chez le lecteur qui aimerait que l’abrège tout cela.

Une fois le pacte avec le diable signé, nous démarrons la seconde partie du parcours d’Amelia, cette fois-ci au sein du programme E-Pandora. A l’instar du deuxième volume de Freezing Zero, la paresse de LDY transpire de ces nouveaux chapitres avec un sergent instructeur dont la seul utilité est de gueuler et ce, bien qu'elle soit habitée de "bonnes" intentions. Un copier-coller dans un environnement similaire, tout simplement. Les dernières pages auront le mérite de nous sortir de notre torpeur avec un mini-tournoi qui, bien qu’expédié, permet d’injecter un peu d’action cruellement manquante jusqu’alors.

En bref, le spin-off continue de gâcher son potentiel. Enrichir le background de ses guerrières n’est clairement pas une source d’inspiration pour LDY, ce dernier n’arrivant pas à insuffler une réelle plus-value à sa série dérivée. On peut cependant se réjouir d’avoir une série à part entière et non des flashbacks intégrés à Freezing qui auraient clairement fait taches.

En bref

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Freezing Zero
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