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Toriko

par ivan isaak le jeu. 8 sept. 2011 Staff

Et un de plus ! Après Beelzebub, Nura, Psyren, et avant Kuroko’s Basket, voici que débarque sous nos contrées une nouvelle série du célébrissime Weekly Shonen Jump avec le titre de Mitsutoshi Shimabukuro, Toriko.

Shimabukuro plante un décor plutôt original dans ce premier volume. Toriko est un célèbre « gourmet hunter », un chasseur d’animaux plus ou moins rares aux qualités gustatives exceptionnelles. Car dans le monde de Toriko, la gastronomie est reine. Le chef cuisinier Komatsu va donc engager notre hunter afin de faire profiter son restaurant de plats aux saveurs uniques et inestimables…

Un héros à la force herculéenne et un « bras droit » chétif : le « couple » de base de Toriko n’a rien de foncièrement révolutionnaire. Le titre vaut surtout pour son bestiaire ultradéveloppé, avec une faune et une flore d’une originalité certaine. Le coup de crayon de Shimabukuro se prête parfaitement au récit, alternant les phases très travaillées et celles plus « cheap », comme pour montrer la visage apeuré de Komatsu.

Pour le moment, le principal point faible du titre vient de son déroulement et de la mise en place de certains éléments contradictoires. En enchainant les petites missions, l’auteur nous permet d’en apprendre un peu plus sur le monde de Toriko et sur les différents personnages. Mais cela n’empêche pas une certaine redondance, d’autant que le seul fil rouge actuel est déjà entamé (Toriko a un objectif en 8 parties, dont une déjà close dans ce premier volume) et qu’il ne s’annonce pas forcément très palpitant sur le long terme. Mais cela pourrait rapidement changer et ne constitue pas en soi un frein, pour l’instant du moins.

On est par contre moins conciliant avec un élément pourtant déterminant mais qui se révèle n’avoir aucune consistance très rapidement. En effet, les différents animaux se dressant devant notre gourmet hunter possèdent un degré de difficulté de capture. Et, alors que le premier animal nous est présenté comme ayant un degré de capture incroyablement élevé, le suivant en a un encore plus élevé !! Difficile donc de considérer ce point comme réellement constructif, d’autant que Toriko n’a pas vraiment à s’employer pour l’instant…

Les fans de Hideyuki Yonehara et plus particulièrement de Full Ahead Coco seront également légèrement outré de voir que Toriko reprend la devise phare de Crazy Bart : « je ne tue pas ce que je ne mange pas ». Reste à savoir si cela a été pensé en forme d’hommage, de manière totalement fortuite ou s’il s’agit d’un simple plagiat.

Malgré tous ces petits détails, Toriko offre une lecture très agréable avec ce premier volume et l’envie de voir d’autres chasses de notre héros est bien présente lorsque l’on referme notre tome. Si l’univers (notamment cette définition de degré de capture) et la trame globale (la recherche du repas idéal de Toriko) gagnent en consistance, Toriko pourrait bien rejoindre la très nombreuse galerie des séries à succès de l’usine Weekly Shonen Jump, déjà bien pourvue.

En bref

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