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Sans même nous dire au revoir

par yeong le mer. 21 déc. 2011 Staff

Avis personnel :

Dans un genre complètement différent de "Duds Hunt", oui j'avais envie de faire des opposés ce soir.

Aspect : Un format (21*15), la couverture est sobre et ressemble à une photo avec des gouttes par dessus (larmes de l'auteur surement). Aucun résumé de l'histoire du tome au dos, c'est la couverture qui se termine au dos. Une moyenne de 270 pages. Sinon, au début, il y a une petite biographie de l'auteur et un mot de celui-ci.

Scénario et Dessin : La bande dessinée autobiographique est un genre à part mais dans ce cas-ci, elle à réussi à me toucher par son sujet grave (la mort de son épouse).
Dessiné à chaud, peu de temps après le décès, l'auteur nous livre une plongée dans l'enfer qu'il a vécu. Ici, le pire dans le décès n'est pas l'instant choquant mais bien tout ce qui se passera après (prévenir les proches, les cérémonies, l'incinération, la vie quotidienne...). Déconnecté de tout, il faut réapprendre à vivre, retrouver un quotidien, s'accrocher.
Kentarô Ueno le montre bien : le deuil, cette étape si primordiale, ne se fait pas de suite.

Les personnages sont réalistes (renforçant l'aspect autobiographie) tout en restant simples. Certains passages sont beaucoup plus poussés graphiquement. Il faut aussi remarquer les cases : au début de l?histoire, les cases sont bien tracées avec des contours bien droits et parfaitement structurés. Dés le décès de Kiho, tout change. Les contours des cases commencent à trembler. De toutes petites vagues au début, puis au fur et à mesure que l?on comprend la situation, les déformations augmentent. Puis, elles se calment et réaugmentent au grès des variations d?humeur de Kentarô.

Conclusion : Un OS saisissant, plutôt pour un public adulte et qui devrait saisir les personnes ayant déjà perdu un être cher. Une ?uvre rare, marquante, intime. Un petit bijou sans ambition de faire des ventes.

En bref

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