6
Aozora Yell

par Tampopo24 le mer. 27 oct. 2021 Staff

Se démener pour sa passion

Malgré une base d'intrigue que j'affectionne tout particulièrement, parce que ça fait du bien de voir l'amitié et la passion mises en avant, la série, elle, comporte des tocs narratifs qui déjà au bout de 6 tomes peuvent lasser et faire peur au lecteur quand il sait qu'il y a en 19 tomes...

Dans ce tome, place à la fanfare. Celle-ci et ses membres occupent la première place. On s'intéresse d'abord à Mori, l'une des anciennes, qui ne peut plus jouer suite à une blessure, puis à notre héroïne qui tente de progresser mais s'engage sur une route très longue et pavée d'ennuis. C'est fort sympathique de voir un shojo lycéen où les romances occupent si peu de place au profit d'autre chose. On aime voir l'entraide et le soutien entre membre de la fanfare pour tenter de rattraper un membre qui veut partir. On aime l'effet de groupe où tout le monde se serre les coudes. On aime l'héroïne qui cherche à se dépasser en partant de rien. C'est très chaleureux.

Ça change d'avoir une héroïne pas douée du tout, qui se défonce pour avancer mais y arrive vraiment lentement et péniblement. Ça change de voir autour d'elle des personnages pas toujours sympathiques qui vont venir lui secouer les plumes pour la pousser à ne pas rester sur ses ergots. Le programme d'entraînement de Tsubasa est donc rude mais plutôt réaliste car on n'est pas sur une héroïne qui subitement se révèle être un génie, un thème un peu trop vu et revu.

Pour autant l'ambiance reste toujours positive. Même si des personnages doutent, elles trouvent aussi bien des gens pour les bousculer que pour les rassurer et en cela, Aozora Yell est une série qui fait chaud au coeur. Les interactions entre Tsubasa et Daisuke sont toujours aussi mignonnes. Ils ont vraiment développé une belle amitié, amitié que la jeune fille ressent également pour Maru pendant qu'elles se soutiennent mutuellement pendant le stage. Ainsi chaque moment où elle déprime un peu est soutenu par un beau moment où l'amitié l'aide à se relever. C'est beau.

Le seul souci, c'est que pour raconter cela, l'autrice se répète beaucoup et est trop bavarde ce qui donne une narration assez lourde et quand je vois que la série fera 19 tomes, je prends un peu peur, me demandant ce qu'elle va bien pouvoir raconter et à quel rythme. Car si je dois passer par autant d'atermoiements répétitifs, je risque de me lasser au fil du temps, et c'est dommage parce qu'il y a plein de qualités dans ce shojo.

En bref

Aozora Yell reste un titre atypique dans le paysage shojo actuel mettant en scène des lycéens. Ça fait du bien de suivre un groupe de jeunes gens passionnés par quelque chose et se donnant les moyens pour même si c'est dur et parfois douloureux. Ça fait du bien de voir autant de beaux moments d'amitié. Il faudrait juste avoir une narration plus concise et moins répétitive pour ne pas lasser le lecteur.

6
Aozora Yell
Positif

Un shojo lycéen où l'amitié est le premier sentiment mis en avant

La fanfare = le premier personnage du tome

Beau de voir l'héroïne, pas douée, se démener

Negatif

Une narration répétitive et lourde

Tampopo24 Suivre Tampopo24 Toutes ses critiques (668)
Partager :
Commentaires sur cette critique (0)
Laissez un commentaire