• Critique Playback T.1 par

    Recueil contenant 9 histoires, Playback signe le renouveau du yaoi. Avec des scénarios vibrants, magnifiques, une narration poétique et douce et des personnages vrais et attachants, c'est un petit chef-d’œuvre que l'on découvre entre nos mains.

    Ce titre se démarque des autres yaoi par une qualité impressionnante, une maturité rare et un réalisme envoûtant. Ici, pas de personnalités fantasmées, rien que des hommes, des vrais et de l'amour. Qu'il soit fraternel ou passionnel, il est beau et mérite d'être vécu. Voilà le message de ce manga.
    Le lecteur sera impressionné devant tant de délicatesse et de douceur et sera rapidement charmé par les personnages attendrissants et chaleureux. Shimaji et les éditions H proposent enfin une œuvre qui raconte la vérité, sans artifice. Au point que les détracteurs du genre pourraient facilement y succomber, car Playback est un yaoi pour tous, lectorat féminin comme masculin.

    On se plait à lire enfin des histoires réalistes et parfaitement menée qui plongent le lecteur dans des amours compliqués mais forts, l'auteure mettant en avant les sentiments avant le sexe. On retrouve donc peu de scènes coquines comme si la mangaka voulait montrer que l'amour ce n'est pas que cela. Et elle a raison ! Là où le yaoi actuel prône le voyeurisme, Shimaji réussit d'un coup de maitre à renverser cette tendance dans son œuvre. Chose étonnante, parmi les relation amoureuses contées ici, l'une d'elle met en avant la relation conflictuelle entre deux frères qui vont devoir se retrouver et se redécouvrir. Une histoire sans ambigüité poussée par un vent d'originalité que l'on avait pas vu venir.

    De tous les codes chamboulés dans ce titre, le plus significatif est sans aucun doute celui de l'uke (dominé) et du seme (dominant), puisqu'il est très dur de savoir qui est quoi. Les personnages n'étant pas féminisés à outrance comme c'est souvent le cas. C'est d'ailleurs par un jeu du noir et blanc que le lecteur reconnaitra les rôles de chaque personnage. En effet, dans Playback, tous les seme sont sombres, légèrement antipathiques sur les bords, tandis que le contraire symbolise l'uke, très clair très social.

    Mais la douceur et la particularité du titre ne sont pas uniquement dues au scénario. Le graphisme particulier de Shimaji y est pour beaucoup. Fin, léger et empli d'une mélancolie reposante, il est un véritable délice pour les yeux. On retrouve grâce à lui une ambiance électrisante propre au josei, qui amène une fraicheur vivifiante.

    Des titres comme celui-ci on en redemande encore et toujours et si les Edition H continuent sur cette lancée, on ne peut qu'être satisfait. Bien que le prix puisse rebuter, sachez que chaque centime est rentabilisé, au point que vous ne regretterez pas votre choix. Playback s'inscrit comme un titre à avoir dans sa bibliothèque, que l'on soit fan de yaoi ou pas.

    9

    Miawka - 25 avril 2010

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