• Critique Ascension T.17 par

    On avait laissé Buntarô Katô seul et en mauvaise posture, mais décidé à achever l'ascension de sa vie : la face est du K2. Comme toute conclusion qui se respecte, ce volume porte l'intensité à son plus haut niveau... Ce qui n'est pas peu dire puisque tout au long de la série, ce manga n'a eu de cesse de se distinguer par sa qualité graphique et l'atmosphère étouffante brillamment rendue par le dessinateur.

    Les chapitres se succèdent tandis que l'on accompagne Buntarô dans son combat contre la montagne, tout en étant témoin de ses tourments intérieurs. Dans son esprit confus se succèdent les souvenirs, les rappels de sa famille qui l'attend, ses espoirs pour le futur et ses craintes de faire défaut à sa femme et sa fille. La police d'écriture, pour une fois, participe également à cet effort et régulièrement, des lettres inversées ou tremblantes reflètent son instabilité psychique.

    Cela fait déjà quelque temps que l'on s'attendait à ce que l'issue du récit soit tragique pour Buntarô, tout en espérant avec lui quand on accompagnait ses efforts pour réaliser son rêve et revenir en vie. Au final, le mangaka a choisi de trahir la réalité pour mieux la transcender. Partant du principe que Buntarô ne pouvait rester éternellement divisé entre sa famille et la montagne, il nous offre un final poignant... Heureux et tellement triste à la fois. Cette conclusion se montre digne de cet série qui de bout en bout, n'aura eu de cesse de nous surprendre de par son intensité exceptionnelle, sa vision sa concession de la société humaine et sa somptuosité graphique.

    En fin de volume, on apprécie de retrouver, en conclusion des reportages sur les différents alpinistes, l'ultime article qui est consacré à Buntarô Katô lui-même, le vrai, dont la vie a inspiré le roman puis le manga.

    8

    Sherryn - 23 avril 2014

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