• Critique Running girl - Ma course vers les paralympiques T.1 par

    Pas de mystères avec cette nouvelle série des éditions Akata : le titre ne laisse pas de place au doute. La série de Narumi Shigematsu nous narrera les aventures d’une jeune fille, amputée et équipée d’une « lame », qui aura pour objectif d’aller aux jeux paralympiques. Finie en 3 volumes, cette série courte abordera un thème peu commun dans le manga (Real de Takehiko Inoue sur le handibasket reste la référence sur le sujet), mais un sujet dont nous entendons souvent parler : surmonter le handicap grâce au sport. Après Perfect World, Akata nous propose donc un second titre parlant de handicap, cette fois vu par le côté sportif.

    Comme dit plus haut, la série sera courte. Et on voit sur ce premier tome qu’en effet, la mangaka n’a pas de temps à perdre. Nous suivons Rin, jeune fille qui a dû être amputée d’une partie de sa jambe droite, qui a du mal à reprendre le fil de son existence et se morfond devant les difficultés qu’elle rencontre lors de sa rééducation. Sa vie et sa vision du handicap vont totalement être chamboulés par sa rencontre avec M. Shirai, orthoprothésiste, et surtout M. Kazami et ses « lames », conçues pour les sprinteurs. Une rencontre sur le ton de la provocation qui va donner à Rin un nouvel élan.

    Le changement de comportement de Rin est soudain. Sans doute un peu trop pour être totalement crédible. De même que son adaptation aux « lames », trop rapide pour être vraie. Et même si nous connaissons déjà la « fin » (les 3 premières pages nous montrent Rin au J.O.), on ne peut s’empêcher de penser que tout cela nuit un peu au message et à l’histoire. Alors oui, il est évident que Narumi Shigematsu s’est beaucoup renseignée sur les prothèses, leur fonctionnement et leurs diverses caractéristiques. Cela amène du concret dans une histoire qui, donc, manque de « réel » pour totalement convaincre. Cela n’empêche aucunement le message hyper positif de passer, ni de ressentir la force de ces athlètes que la vie n’a pas épargné. Le fond est donc positif, mais la forme un peu décevante.

    Côté graphisme, c’est un peu le même constat. Narumi Shigematsu fait une économie sur les décors mais abuse néanmoins de trames et d’expression un peu trop appuyées par moment. Les moments de course sont eux, par contre, très réussis avec quelques cases parfaitement maîtrisées dans un style en adéquation avec le reste et un découpage globalement efficace. Ce n’est donc pas le trait de l’année mais pas totalement à jeter non plus.

    6

    ivan isaak - 11 mai 2020

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