• Critique MAO T.1 par

    Votre rédacteur est tout fébrile d'écrire sur la grande Rumiko Takahashi. C'est déjà avant tout des souvenirs visuels avec le dessin animé Juliette je t'aime ou Maison Ikkoku (1980), qui est d'ailleurs réédité actuellement par les Éditions Delcourt/Tonkam. Lamu ou Urusei Yatsura (1978) m'avait marqué par son côté humoristique, mais n'avait pas autant de profondeur, ce n'était pas son but. Quelques années plus tard, Ramna ½ (1987) a définitivement, s'il le fallait, achevé son statut de culte pour une nouvelle génération.

    Et, depuis, on a eu, pour ne citer que les plus connus, Inu Yasha (1997) ou encore, Rinne (2009). Du coup, on peut dire que cette grande femme méritait en 2019, le Grand Prix du festival International de la bande Dessinée d'Angoulême, tant elle marqué différentes générations ! Enfin, nous pouvons compter sur Mao, le petit dernier, écrit à 63 ans !

    Bien sûr, le premier tome introduit l'histoire de la jeune Nanoka qui, sur le lieu tragique de l'accident de voiture où elle a perdu ses deux parents, s'ouvre un portail qui lui permet de se faufiler dans le Japon de l'ère Taishõ (1912 à 1926).

    Cependant, le mystère ne s'arrête pas là, puisque les habitants sont transparents comme des fantômes, et des monstres y résident pas loin. D'ailleurs, l'un des plus puissants d'entre eux s'est lié de force à Mao, un onmyo, comprendre quelqu'un capable de miracles à l'aide de ses connaissances en la nature, d'exorcisme ou de médecine. J'ai appris qu'ils ont longtemps existé dans la société japonaise grâce aux notes du traducteur, et qu'ils étaient à leur apogée à l'époque Heian (794-1185) jusqu'à influencer la politique du pays. Bravo aux Éditions Glénat pour ses différentes annotations qui permettent réellement à tout le monde d'apprécier ce titre comme il se faut.

    Sinon, côté dessin, on reconnaît parfaitement le trait de Rumiko Takahashi, le côté humoristique est cependant plus présent dans les paroles que dans les cases, ici moins expressives : le titre se veut plus dans l'esprit d'une grande aventure. Mais je suis sûr que vous rigolerez pour le running gag sur le smoothie !

    Ce nouveau titre semble faire le mix entre un Inu Yasha et Rinne. Pourtant Mao et Nanoka ont leur propre histoire, il vous appartient de la découvrir, pour revenir dans un monde, qui nous semble aujourd'hui proche, car c'est raconté par une amie de longue date... Merci Rumiko Takahashi !

    8

    Auray - 30 juillet 2020

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