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  • Critique Une pointe d'insolence T.1 par

    « Une pointe d'insolence », ce sont 12 histoires sexy (dont une en deux parties, une entièrement en couleur et une autre partiellement), d'une quinzaine à vingtaine de pages chacune.

    Autant commencer par la chose qui peut fâcher : le consentement est souvent passé outre d'une façon ou d'une autre par l'un des personnages. Rien d'inhabituel quand on lit du hentai, pas de viol à proprement parler non plus, plutôt des débuts un peu rapides et des prises au dépourvu : le titre français reflète parfaitement l'esprit ! Cependant, si vous êtes du genre sensible au fameux « non qui veut dire oui » (qui n'existe *pas* dans la vraie vie, c'est important de le rappeler), même si c'est de la fiction, vous risquez de grincer des dents à plus d'un début de chapitre.

    Ceci étant dit, « Une pointe d'insolence » est un recueil assez soft, où les partenaires se soucient autant voir plus du plaisir donné que reçu, et s'arrêter à des entrées en matière un peu maladroites serait tout de même dommage. Ici, l'ambiance est assez légère, avec des protagonistes tantôt dévergondés (la demoiselle du premier chapitre, la jeune étudiante du second, la truculente colocataire du chapitre éponyme, la fille de la campagne, les deux fans ou encore ces deux voisins très peu farouches), tantôt plus timides (le jeune homme du cercle d'amis du 3e chapitre, le gars de la ville, le salaryman). Et la rencontre entre les deux est souvent pleine d'étincelles. Les personnages en question sont variés, tout comme les situations, et l'on a à aucun moment l'impression de lire deux fois la même chose, même dans les récits aux bases similaires (les histoires de belles sœurs).

    Car malgré la brièveté des histoires, on a tout de même droit à un léger contexte à chaque fois, avant que les choses ne dérapent (ce qui ne met jamais très longtemps à arriver). Pas de véritable scénario à proprement parler donc, mais assez pour avoir un peu plus que des scènes de cul qui s'enchaînent les unes après les autres. Il y a un début et une fin, et généralement, le quotidien des protagonistes ne sera plus jamais le même après les quelques moments coquins qu'ils viennent de partager ! Les épilogues sont souvent drôles, parfois inattendus, et arrachent sans mal un sourire !

    Bref, en quelques pages, il est tout à fait possible de s'attacher à certains personnages.

    Pour le reste, « Une pointe d'insolence », c'est un hentai et donc majoritairement du sexe. Chez Nekomata Naomi, on est en présence de parties de jambes en l'air débridées tout en restant assez classiques dans les pratiques. C'est dans la mise en scène que l'on trouve de la variété, avec des angles de vue et des positions évitant là encore toute redondance. Le trait de l'autrice est plutôt agréable, avec des visages ronds et expressifs, des corps eux aussi tout en rondeurs (et je ne parle pas seulement des seins, globalement généreux sans être hors-normes, des demoiselles, mais bien de corps réalistes) et des personnages tantôt jeunes, tantôt plus matures. Tout au plus regrettera-t-on que les personnages masculins soient nettement en retrait par rapport à leurs partenaires féminines. Côté attributs, là non plus, rien d'exagéré... on sent que l'on a affaire à *une* mangaka ! ^^

    « Une pointe d'insolence » cumule donc à la fois les qualités de « Cheeky & Chubby » et les défauts de « Le parfum sucré du désir » parus précédemment chez l'éditeur, tout en possédant ses propres atouts. Moins bon que le premier, mais meilleur que le second, il séduira sans mal quiconque n'est pas fan des gros seins ou recherche un hentai visuellement moins extravagant. Une plutôt bonne pioche donc !

    Coté édition, Niho Niba nous sort comme d'habitude un très bel objet : huit pages couleur, des croquis sous la jaquette satinée, une relire robuste et impression qui ne bave pas. En revanche, cette fois, quelques petites coquilles se sont invitées à la fête... guère nombreuses, heureusement.

    7

    Pois0n - 11 septembre 2019

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