• Critique Un pont entre les étoiles T.1 par

    Habitué à nous faire découvrir des titres différents, les éditions Akata profitent de leur offre « confinement » pour nous proposer, après Aromantic (love) story et SOS Love, un titre très éloigné dans le fond et la forme : Un pont entre les étoiles, petite série historique en 4 volumes de Kyukkyupon (dont nous découvrirons l’origine – très spéciale – de ce nom de plume dans les bonus). Le thème ? Le conflit sino-japonais, vu par une petite fille japonaise et un petit garçon chinois.

    Dès les premières pages, le style graphique de Kyukkyupon marque le lecteur : rétro, comme le présente l’éditeur, mais surtout incroyablement détaillé, comme cette double-page présentant Shanghaï. On regrette même que les toutes premières pages n’aient pas pu nous être proposées en couleurs car de très belles, nous aurions sans doute pu les qualifier de superbes. Dans tous les cas, nous avons là un style graphique qui, s’il n’est pas « moderne » ou dans la « norme » actuelle, semble parfaitement correspondre au récit qui nous est narré.

    Passons donc au récit. Nous sommes en 1936 et la petite Haru se voit contrainte de s’installer à Shanghaï suite à une mutation professionnelle de son père. Arrivée dans ce tout nouveau pays et même si elle et ses parents se sont installés à Hongkou, le quartier japonais de la ville, Haru a le mal du pays. Mais elle découvre une nouvelle culture, une nouvelle langue, et très rapidement… un nouvel ami, qui lui permettront de faire face à ses changements importants pour elle. Faire les commissions sera alors l’occasion de parfaire sa connaissance de la langue de Shanghaï (du mandarin ? La langue n’est pas précisée dans le volume et est uniquement appelée « Shanghaïen) et de côtoyer, un peu plus chaque jour, Xing, ce chinois étonnant qu’elle surnomme le « magicien ».

    Ce premier volume est une introduction nous permettant de faire connaissance avec nos jeunes protagonistes, tout en sachant très bien que, bientôt, le calme de la ville et du pays d’accueil de Haru sera troublé par une guerre qui laissera des traces. On sent d’ailleurs les prémices de cette animosité entre japonais et chinois à plusieurs endroits du récit. Nous savons que la suite nous en apprendra plus sur cette guerre clairement inconnue sous nos contrées, très peu étudiée à l’école et dont nous ignorons finalement beaucoup de choses. Ce sera donc instructif, et tout ce qui est instructif est enrichissant.

    8

    ivan isaak - 28 avril 2020

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