• Critique Les Liens du Sang T.7 par

    Nous arrivons déjà au tome 7 des liens du sang, la série de l'excellent Shuzo Oshimi. Tellement que dernièrement, on a ressorti une de ses œuvres de jeunesse, « Shino ne sait pas dire son nom », écrite au milieu de ses fleurs du mal. Déjà, nous avions un sujet atypique et une trame centrée sur les liens sociaux, par exemple, dans le milieu scolaire et plus particulièrement centré sur ses camarades de classe.

    Seiichi doit d'ailleurs enterrer sa relation avec Yuiko, une de ses voisines de table, mais y arrivera-t-il vraiment ? En parallèle, et ça occupe quasi tout le tome, nous allons enfin avoir le dénouement sur la chute du haut de la falaise de Shigeru issue du premier tome déjà. Quelles sont ses possibilités de rééducation pour remarcher ou pour de nouveau parler ? Mais réentendre le son de sa voix peut être dangereux non ? Que veux réellement Seiko, la mère de Sei, la responsable de tous ces malheurs ?

    Sinon, la dépression de celle-ci est très bien illustrée par le bazar dans la maison familiale, a contrario, on s'amuse à admirer la propreté sur la planche de celle de la famille de Shigeru. En général, côté dessin, c'est toujours aussi angoissant et pesant, et on ne regarde pas sans avoir des sentiments divers et variés, le mot « manga » prend ici tout son sens, soit le plus noble.

    Le dénouement final est celui que l'on redoutait tant, il est magnifiquement orchestré, tant par la pression qui monte petit à petit au début de ce tome, que par la scène finale que l'on a tant imaginée. Quant à la suite, difficile de savoir ce qui peut se passer à présent que la bombe a explosée... on peut avoir un petit peu d'aide M.Oshimi ?

    9

    Auray - 05 septembre 2020

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