• Critique Dead Mount Death Play T.1 par

    Dead Mount Death Play est un Isekai inversé. C'était la seule chose que je connaissais avant d'avoir lu le tome. Ce qui veut dire qu'un personnage de fantasy se retrouve transporté dans un autre monde, d'une manière ou d'une autre. C'était la première fois que j'en lisais un dans ce sens-là, étant donné que je suis habitué aux Isekai classiques.

    Arrivée dans ce nouveau monde

    Dans les premières pages, nous suivons le protagoniste principal dans son ancien monde. C'est un démon nécromancien, en plein combat avec le légendaire chevalier sacré, « héros » de son monde. Cette mise en place du contexte nous donne un aperçu du personnage principal dans sa véritable forme, avant de se retrouver dans un monde dont il ignore tout, et sous un tout nouveau jour. Le monde dans lequel il se réincarne ressemble à notre monde, dans lequel les humains dominent. Notre démon devient un jeune garçon, alors fraîchement assassiné. On ne sait pas encore la raison pour laquelle un groupe d'individus peu fréquentable en voulait à sa vie, mais notre héros se retrouve très vite en plein conflit.

    A ce moment, j'ai eu ma première déception. Etant donné que dans un Isekai, le personnage principal vient d'un monde tranche-de-vie (pour ceux que j'ai lus et vus), donc je me serais attendu à la même chose à l'inverse. Or, les personnages que nous avons l'occasion de voir, sont loin d'être « normaux » et font qu'une fois sa réincarnation terminée, on a l'impression de lire un manga fantastique classique. Surtout que notre héros garde en partie ses pouvoirs, alors que ça aurait été très intéressant de le voir évoluer en perdant tout ce qu'il connaît. Et, pourquoi pas, qu'il réussisse à les récupérer au fur et à mesure, mais certainement pas aussi vite. Je trouve que les enjeux sont limités et que, hormis cacher ses pouvoirs, il n'a pas de but réel dans ce nouveau monde. Surtout que le tome est vachement épais, donc il y aurait eu matière à bien développer l'introduction dans ce premier tome.

    L'univers

    Si l'on enlève le principe d'Isekai inversé, ce tome n'était pas mauvais. Les personnages qui sont mis en avant sont particulièrement intéressants et ont une personnalité totalement déjantée, tout ce que j'aime. Notamment les policiers qui enquêtent sur le groupe mené par Clarissa, qui tuent à gage des gens peu recommandables. Ils vont être un véritable frein à l'épanouissement de Polka (nom de l'ancien propriétaire du corps du démon), et sûrement les principaux antagonistes de l'histoire. Les deux que l'on voit au premier plan, Iwanome et Arase, ont un chara-design vraiment particulier. On est loin des antagonistes dénoués de sens et de charisme. Encore heureux d'ailleurs, vu l'univers dans lequel nous sommes plongés.

    Un autre point que j'ai beaucoup apprécié : Le caractère de notre protagoniste. Bien qu'il soit dans le corps d'un adolescent, sa réflexion et son calme lui donne un air totalement badass. Et bien que ce ne soit pas son corps, je trouve qu'ils ont parfaitement trouvé le chara-design qui corresponde à ses pouvoirs. C'est d'ailleurs ce qui m'avait intrigué sur la couverture ! Maintenant, j'attends le deuxième tome pour voir si je serai moins mitigé.

    6

    Niwo - 25 avril 2019

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