Après un tome 5 haletant, concentré sur l’action et la survie, THE PROMISED NEVERLAND ralentit son rythme pour nous proposer un moment de sérénité. Pas d’adrénaline, pas de stress particulier, on profite d... - Critique" /> 
SELECT a.id,a.date,a.contenu as avis, u.user_id, u.username, u.user_avatar, u.user_avatar_type,u.user_regdate,a.element_id as planning_id, p.volume FROM ms8.PLANNING as p,ms8.critiques AS a LEFT JOIN ms8.phpbb3_users AS u ON a.user_id=u.user_id LEFT JOIN ms8.notes AS n ON a.element_id=n.id_fiche WHERE p.id=a.element_id AND a.id='132470'
  • Critique The promised Neverland T.6 par

    Après un tome 5 haletant, concentré sur l’action et la survie, THE PROMISED NEVERLAND ralentit son rythme pour nous proposer un moment de sérénité. Pas d’adrénaline, pas de stress particulier, on profite d’un peu de repos pour passer aux révélations. Emma et Ray, évidemment réchappés de leur course poursuite du diable (dans un shônen il ne faut pas trop de morts, n’oublions pas la différence des genres^^) font la connaissance de Mujika et Sonju, deux êtres encapuchonnés dont le visage s’apparente à celui des humains. Toutefois, pensez à examiner leurs dents et leurs pieds pour vérifier qu’il n’y a pas anguille sous roche.

    On connaissait jusqu’à présent les « démons » doués d’intelligence qui dirigent les fermes et élèvent les humains pour se nourrir, les « démons » sauvages qui se nourrissent de tout ce qui bouge mais au cerveau plus limité. Désormais, il faut compter avec les Marginaux qui ne touchent pas aux humains mais qui n’en sont pas pour autant moins calculateurs et réfléchis. C’est à se demander si à un moment dans l’Histoire il n’y a pas eu de métissage entre humains et démons pour que tant de différences existent au sein d’une même population.

    Notre bande de fuyards secourus donc par ces Marginaux profitent de leur hospitalité sécurisée pour poser quelques questions. LA grande question surtout. La réponse donne du fil à retordre à nos deux principales têtes pensantes dont les convictions sont soufflées tel un courant d’air sur un château de cartes. Le monde humain comme ils l’envisageaient n’existe pas. Le lecteur se pose quant à lui d’autres questions et commence à entrevoir des failles dans le scénario, ou disons plutôt ses limites.

    Je dois l’avouer ! j’ai été déçue. Mon esprit combatif qui jusqu’à présent souhaitait que nos héros se lancent dans une guerre pour faire valoir leur droit à la liberté et l’existence, hésite. Parce qu’il transpose dans ses grandes lignes l’histoire de THE PROMISED NEVERLAND à notre situation réelle. On mange de la viande, on élève du bétail. Parfois de manière très qualitative jusqu’au jour J de l’abattage, d’autres fois de manière quantitative, très primaire et dans des conditions si terribles qu’on dit que cela n’a rien d’humain. Et, bien ici c’est exactement la même chose, à la différence que le bétail c’est nous. Certes, le contexte va faire que les événements sonnent comme une grande aventure de survie de l’humanité mais si on retire tous les à côté, il ne reste que cela. On peut logiquement se demander si KAIU SHIRAI, le scénariste, ne fait pas une thèse de notre société actuelle avec les végétariens, les vegans, les omnivores, les élevages, et la chasse au naturelle. Les sujets d’actualité qui divisent notre population mais de manière déguisée.

    Faisant partie des omnivores, je dois reconnaître que les démons me sont dorénavant plus proches que je ne le présageais dans les premiers tomes. Quant à Emma et les autres, je me dis qu’ils sont juste nés au mauvais endroit, au mauvais moment. J’ai perdu dans ce tome toute l’empathie que j’éprouvais à leur égard. Espérons que cela ne soit que passager car je risque rapidement de trouver de l’ennui par la suite. Surtout, que je ne suis toujours pas convaincue des énigmes assez tirées par les cheveux de Minerva mais résolues en un tour de main par des gamins très ingénieux. Oui je ne suis toujours pas remise de la solution du code en morse.

    Néanmoins, l’intérêt suit son court, et les fins de tomes à la cliffhanger incitent l’envie de poursuivre l’aventure.

    Restent les planches très irrégulières et imprécises qui gênent parfois la lecture. Les visages sont plus hachés, précipités, il y a souvent un manque manifeste de détails. On sent l’intensité dans la publication au japon même si on aurait pu penser le contraire puisque POSUKA DEMIZU seule s’occupe du dessin.

    6

    KssioP - 30 octobre 2019

    Avez-vous aimé cette critique ? OUI NON
Vous avez lu The promised Neverland T.6 ?
Ecrire une critique