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  • Critique The Perfect Insider par

    Une série qui a son charme, mais...

    J'ai fortement apprécié la contribution d'Asano au character design. Et il serait juste de saluer la qualité de l'ambiance graphique et musicale.
    On appréciera peut-être aussi les éléments un peu nerd de l'intrigue.
    cependant, que de lourdeurs dans le story telling...
    En dépit des efforts louables de la réalisation pour nous montrer que l'enfermement tape sur le système de tous (délires psychédéliques, duo de personnages secondaires perturbés...), on peut fermement s'ennuyer là où au contraire on attendrait de la tension dramatique et une stimulation neuronale car non de non, il s'agit d'une enquête ! On obtient un huis-clos trop pesant, qui masque mal la vacuité du propos.
    Les réflexions laconiques de Saikawa entre deux babilllages crispant de son élève n'aident pas à le rendre plus immersif.

    J'avoue avoir un peu bloqué sur la fascination du professeur Saikawa pour le professeur Magata. Que cette fascination soit limite malsaine, passe encore, ça pouvait me sortir de l'engourdissement, mais elle était surtout un poil trop artificiellement poussée pour être crédible. Dommage... Ceci dit, la relation particulière entre Saikawa et Nishinosono est éclairée par le dernier épisode aussi, au cas où. Mais pourquoi ai-je cette impression de "tout ça pour ça" avec eux deux ? Mention spéciale cependant à la petite explication sur à la façon d'enseigner qu'avait le père de Nishinosono. Cette enquête aurait du nous faire le même effet !!
    Au final, je me serais limite passée du dernier épisode. Même s'il entérinait la différence de vue entre les deux savants, il n'a fait qu'augmenter ma perplexité devant la façon dont la philosophie de Magata est résumée. A part me confirmer qu'on bouclait la boucle sur le sens de la vie, comme attendu depuis la scène d'exposition, je n'y ai trouvé aucun intérêt.

    Comme espéré, on aura échappé aux références philosophiques plaquées là, en revanche on aura eu comme un Heidegger mal digéré avec l'expression de la pensée de Magata, et je me demande si ce n'était pas le pire pour moi, vu que le pari de lier forme et fond était réussi et que là dessus rien à dire. Quoique... il y avait bien un ingrédient classique dont je me serais bien passé : les longs passages dialogués qui se doivent de combler les lacunes dans notre compréhension dans la caractérisation du personnage.
    Que dire aussi de certains flash back qui comblent le manque car le duo prof/élève en est rendu à brasser du vide et à se réfugier dans des circonvolutions intimistes avec un air de pas y toucher ?

    Il y a deux types de séries que j'adore parce qu'elles me stimulent énormément, pour des raisons diamétralement opposées : les chroniques survitaminées qui font l'éloge de la vitesse, avec une narration d'apparence chaotique (type Baccano, Drrr!! ou Kekkai Sensen) ; ou bien les séries qui font l'éloge de la lenteur mais dont le tableau impressionniste me fait autant d'effet qu'un bon cours de philo (genre Mushishi ou Sarai-ya Goyou)

    Or, là, j'ai l'impression que Perfect Insider m'a fait l'éloge de la torpeur. Une fumeuse torpeur.

    6

    _Andrea - 31 janvier 2016

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