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  • Critique Flat Out par

    On ne peut pas vraiment dire que les mangas sur les sports mécaniques se bousculent au portillon (et encore moins dans nos contrées) : le fantaisiste Run Day Burst il y a quelques années (mais qui s'en souvient ?), le mastodonte Initial D... et c'est à peu près tout. Sauf que tout le monde n'a pas forcément envie de se lancer dans une série de presque 50 tomes ! Heureusement, il y a de ça quatre ans, Black Box volait à notre secours avec Flat Out, une trilogie de Keiichiro Shinmura...

    Au premier abord, visuellement, le truc donne une impression mitigée : le trait se veut assez vieillot au niveau des visages (même si ceux-ci sont très expressifs !), tandis que les décors, eux, brillent par leur foisonnant niveau de détails. Il faudra attendre l'arrivée en piste de la Subaru Impreza pour faire définitivement pencher la balance : oui, Flat Out est beau, et son auteur sacrément doué lorsqu'il s'agit de retranscrire la sensation de vitesse !

    Ça tombe bien, car dans Flat Out, il n'est question que de la course et rien que de la course. Aucun approfondissement des personnages (pas même des deux meilleurs amis de Ryûya), aucune digression, aucun à-côté ; là où certaines séries tendent à s'éparpiller, ici, l'action reste focalisée sur l'essentiel.

    Il faut dire que trois tomes, c'est un peu court pour les débuts d'un champion. Passé le long prologue qui bouffe une bonne partie du tome 1 (une impressionnante course dans la neige !), le plus gros de la série se concentre sur les débuts de Ryûya lors du premier championnat WRC du Japon. L'occasion pour le manga de se montrer assez didactique, en expliquant rapidement les fondements de la discipline et un peu de technique à l'occasion, le tout sans que jamais le rythme ne s'essouffle.
    Bref, pendant les ¾ de la série, c'est un sans-faute.

    Dommage que les derniers chapitres fleurent bon le manga arrêté prématurément ! Alors rassurez-vous, il y a une fin, assez correcte en elle-même, même si l'on sent que le truc aurait dû aller au delà. Mais surtout, au vu de la narration jusque-là, cette étape en Australie est totalement expédiée ! Certaines spéciales sont carrément résumées en quelques cases. Exit donc les cases purement destinées à flatter la rétine et à mettre les voitures en valeur du début, on se retrouve à lire des planches allant droit au but, à savoir les rebondissements de la course. Sorties de pistes, aléas météo, chamboulements constants du classement... Le tout avec de nouveaux personnages avec lesquels l'on a à peine le temps de se familiariser, à savoir une poignée de pilotes rivaux. Et c'est dommage.

    Ceci dit, Keiichiro Shinmura est ainsi parvenu à boucler sa série en moins d'un tome, sans laisser ses lecteurs le bec dans l'eau. Il aurait même difficilement pu faire mieux. Ne boudons pas notre plaisir, Flat Out se lit vite, certes, mais fait passer un très bon moment, avec de jolies planches qui en mettent plein les yeux et des retournements de situations certes prévisibles (mais c'est le genre qui veut ça) n'ayant cependant jamais l'air artificiels ou alors, étant justifiés plus loin.

    Les amateur.e.s de sports mécaniques auraient ainsi grand tort de se priver.
    Une très bonne surprise!

    Côté édition, Black Box a fait du très joli taf (impression nickel, reliure impec', zéro coquille et papier suffisamment épais pour éviter l'effet transparence) même si le grand format n'est pas pratique pour les petites mains :p

    7

    Pois0n - 17 août 2018

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