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  • Critique Zero pour l'Eternité T.1 par

    Zero pour l'éternité se veut être un bond dans le passé, sous la forme d'une enquête menée par les descendants d'un kamikaze, dont ils ne savent rien. Poussés par l'envie d'en apprendre plus sur lui, ils n'ont pas d'autre choix que de trouver des gens qui l'ont connu et d'entendre leurs témoignages avant qu'il ne soit trop tard.

    Rapidement, l'on se rend compte que dans ce premier tome, ce n'est pas tant sur le fameux grand-père de Kentarô et Keiko que l'on en apprendra le plus, mais sur la vie de l'un de ses compagnons d'armes. Tout le génie du procédé narratif réside dans le fait que pour comprendre sa façon de voir Kyûzô Miyabe, il faut avant tout le comprendre, lui, savoir quel a été son parcours et découvrir sa façon de penser.
    L'on alterne donc entre les phases de récit, dans le présent, du vieil homme aux deux jeunes adultes, et les flash-backs rendant la narration beaucoup plus vivante. Car si le récit s'avère instructif et intéressant, il faut reconnaître que l'ensemble est assez lourd, assez indigeste, et comme Kentarô, on soupire lorsque Mr Ishioka commence par narrer son expérience dans un magasin de tofu. L'auteur prend bien le temps de détailler la façon de penser de son personnage, au risque de rendre certaines notions très redondantes, et de donner l'impression de tourner en rond. "Tout ça pour ça". C'est certes très réaliste, très "vivant", touchant quelque part aussi, tant l'on a l'impression d'être avec Kentarô et Keiko sur ce canapé, mais le rythme est très lent et certains passages ne sont pas si utiles au fond du récit que ça, en fin de compte.

    Graphiquement, si l'on accrochera ou non aux visages assez ronds des personnages, Souichi Sumoto parvient à les rendre assez expressifs. Mais c'est surtout sur les dessins d'avions, bateaux et surtout combats aériens qu'il excelle. Toujours très bien mises en scène, les phases du récit se déroulant dans les airs sont un régal à suivre, toujours lisibles et haletantes.

    Côté édition, à par une toute petite coquille et un papier qui laisse occasionnellement apparaître les cases de derrière ( de façon tout à faire raisonnable), il n'y a rien à redire. Notons la présence appréciable du petit carnet explicatif en toute fin de volume.

    En résumé, différent des récits de guerre axés sur les combats pour mieux se focaliser sur le côté humain des évènements, l'approche est en tout cas très appréciable et rappelle toute l'importance du devoir de mémoire et de la sauvegarde des souvenirs des anciens. Zero pour l'éternité s'avère être un moyen original de se plonger dans le Japon pendant la guerre au travers de ses personnages, en dépit du "syndrome Arte" qui le rend aussi intéressant, détaillé et bien documenté que légèrement lourd à suivre par moments. A réserver cependant aux amateurs d'histoire.

    6

    Pois0n - 16 janvier 2013

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