Critique BD Les echos invisibles #1
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par Lauriane le mar. 25 oct. 2011 Staff
Thème récurrent dans la bibliographie de Tony Sandoval : le deuil et la folle douleur qu’il introduit dans le cœur des survivants. Son héros, Baltus, n’est pas épargné. Il a perdu celle qu’il aime. Son abattement vous prend aux tripes. Il le rend fou. Fou de douleur. J’aime le traitement que Grazia La Padula fait des flashbacks, les couleurs chaudes et enveloppantes qu’elle leur attribue et ses contours doux. Point de nostalgie là-dedans, de la douceur de vivre, de celle qu’il est bon d’éprouver auprès de l’être aimé et qui tranche magistralement avec le présent de Baltus, celui du deuil, du déchirement, de la déraison, du gris, de l’encre, du froid qui s’immisce partout et vous glace les sangs.
Il y aura éternellement un vide dans le cœur de Baltus. Mais lorsqu’il décide de s’éveiller de nouveau à la vie, d’accepter l’absence (ou pour le moins de faire avec puisqu’elle est inéluctable), un sixième sens ressurgit en lui. Il lui faut partir, c’est une évidence. S’il veut survivre à sa douleur, il doit également maîtriser ses visions. Du calme, de l’isolement. C’est ainsi qu’il échoue sur une petite île sicilienne sur laquelle, plusieurs années après, une jeune journaliste viendra le chercher et l’incitera à revenir sur ce sol hollandais où son cœur s’est brisé.
J’attendrai donc le second et dernier tome avec dans un coin de ma mémoire, ce regard d’une tristesse confondante, celui d’un homme brisé.
En bref
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