Critique Manga Call of the night #11

8
Call of the night

par MassLunar le dim. 13 juil. 2025 Staff

Quand la petite amie de mon ami est une ennemie…

Nouvel arc pour le manga Call of the night qui débute par une présentation réussie de la nouvelle antagoniste, sans doute l'ennemie la plus redoutable du manga à ce jour, la mystérieuse vampire : Kiku Hoshimi. 

Après l'arc consacré à la détective, chasseuse de vampires, Anko Uguisu, qui s'est achevé de manière plate avec force effusion et réconciliation, le manga de Kotoyama repart sur de bons rails avec l'apparition d'une menace autrement plus dangereuse en la personne de la vampire, Kiku Hoshimi. Le premier chapitre, consacré à cette antagoniste que nous avons déjà remarqué dans la lecture des tomes précédents, est particulièrement réussi et nous entraine dans un lointain passé où on assiste aux nombreuses vampirisations de cette Bathory sans scrupules qui enchaine les acolytes et les délaissent. 

C'est une ennemie à la fois discrète et menaçante, sorte de reflet dépourvue d'émotions et de remords de Nazuna ! Ses apparitions sont même effrayantes, notamment lorsqu'elle s'adresse à travers une porte entrebaillé à la detective Anko dont elle a provoqué la mort de ses parents. La detective, devenue depuis un allié du groupe, tente de perçer le secret des origines de Kiku mais jusqu'à maintenant, elle n'y est pas parvenu. Or, pour éliminer un vampire, il faut parvenir à trouver un élément relié à son humanité perdu mais c'est une chose difficile concernant une vampire aussi ancienne que cette protagoniste. Cette dernière ne sait même plus qui elle est.

Kô, de son côté, va tâcher de sauver son meilleur ami Mahiru des griffes de Kiku Hoshimi dont il est devenu l'acolyte. Mais la discussion tourne vite au vinaigre entre les deux amis. Face à la violence de Mahiru, Kô réplique avec une force incontrôlable. Serait-il touché par les compétences surhumaines des vampires ?

Ainsi débute ce nouvel arc, avec une certaine noirceur. Loin des simples balades nocturnes animées par le ton moqueur de Nazuna, Call of the night expose dans cette partie des enjeux plus graves avec le personnage de Kiku. Jusqu'à maintenant, les vampires n'étaient pas des êtres foncièrement mauvais. Elles choisissaient un acolyte avec qui, elles pouvaient se lier mais sans forcément nuire à leur intégrité, ce qui n'est pas le cas de cette vampire, Kiku, qui multiplie les acolytes avant de les tuer ou de les abandonner dans une folie vampirique. Ce personnage et la relation qu'elle forme avec le pauvre Mahiru incarnent un miroir opposé à celle qui unit Kô et Nazuna. Depuis quelques tomes et malgré la conclusion tiède de l'arc précédent, le manga prend tout de même un virage beaucoup plus intéressant avec une piste scénaristique solide, loin des sympathiques errances du début. 

Certains personnages secondaires sont plus fouillés comme Mahiru qui de sympathique pote jovial devient plus sombre et incisif tandis qu'Akira possède un peu plus d'importance dans l'intrigue. Kotoyama fait également évoluer le personnage de Kô, rendu plus agressif par le sang vampirique alors qu'il n'est pas devenu un vampire à part entière. Kô est plus instable et seule Nazuna parvient à le calmer.

Ce onzième tome est donc placé sous le signe de la tension avec moins d'humour que les tomes précédents même si on appréciera toujours autant le caractère délectable de la prof-vampire mais peut-être un peu le bref épisode fan-service Maid qui place Akira dans une tenue aguicheuse et moulante, petite digression de ce volume...

On embarque donc avec enthousiasme dans ce nouvel arc qui vient aborder les heures les plus sombres de cet appel de la nuit. 

En bref

Un tome qui ouvre efficacement un nouvel arc avec l'apparition d'une ennemie, jusque là tapie dans l'ombre qui demeure à la fois discrète et bien mise en valeur. Le ton est beaucoup plus sérieux et les enjeux plus grave alors que Kô est perturbé par son pouvoir vampirique déstabilisant ses relations tandis que progressivement, la bande se dresse contre une vampire dénuée de remords et de pitié.

8
Call of the night
Positif

Le début d'un nouvel arc réussi avec un premier chapitre efficace autour du personnage de Kiku

L'amitié bouleversé entre Kô et Mahiru

Une intrigue plus sombre et autrement plus passionnante

Negatif

Akira en maid, du pur fan-service

MassLunar Suivre MassLunar Toutes ses critiques (647)
Partager :
Commentaires sur cette critique (0)
Laissez un commentaire