Critique Manga Haou Airen

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Haou Airen

par Mishka le sam. 14 juin 2014

J'aime le mature shôjô, mais j'aime le mature shôjô bien fait. Ici, on a droit à un viol - littéral - du genre. Dans ce manga particulièrement racoleur on se demande un peu (souvent) où l'auteur veut en venir, ou bien si elle a simplement décidé de coucher sur papier des fantasmes tordus de jeune fille en chaleur.

Pour moi le scénario n'est qu'une excuse à toutes sortes de situations plus clichées les unes que les autres (ces scènes types où l'héroïne se fait capturer et presque violer par un gang, ...), et la relation entre les deux protagonistes qui est à remettre sérieusement en question. Étant donné que Kurumi n'est pas consentante la première fois que Hakuron décide d'assouvir ses pulsions sur elle, je me demande si on peut aller plus loin dans le mauvais goût en sachant qu'elle tombe amoureuse de lui par la suite. Syndrome de Stockholm?

Kurumi elle-même est un ramassis de clichés (l'héroïne au coeur pur qui se tue à la tâche pour sa famille, qui cherche à tout prix à protéger son amourette sans se demander ce qui est mal ou non), à part peut-être cette poitrine, qui fait d'elle un mix étrange entre une jeune fille innocente et une héroïne tout droit sortie d'un hentaï. Ma question est, mais pourquoi mettre du fan-service dans un shôjô destiné aux filles? Comment les lectrices sont-elles censées s'identifier à ça?

Pour moi la qualité du dessin est loin d'être suffisante, au final il y a peu de différence de trait entre les personnages de même sexe. Et chaque fois qu'un personnage a le malheur d'être dessiné de profil ou de biais, son visage s'en retrouve déformé, ce qui donne lieu à des curiosités anatomiques peu esthétiques. Du moins, c'est l'impression que ça me fait en permanence.

Bref, en conclusion, j'ai lu cette série parce que je m'ennuyais ferme. J'ai beau chercher, je n'arrive pas à lui trouver de qualité (à moins peut-être de donner une image plutôt pourrie et soumise de la femme?). Peut-être que les lectrices peu expérimentées dans le genre y trouveront leur compte, mais pas moi. J'ai beau avoir presque apprécié certaines œuvres de Mayu Shinjo, ici ça ne passe pas. A lire si on est seul dans un igloo, loin de toute civilisation.

En bref

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