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Réimp'

par Auray le ven. 19 nov. 2021 Staff

Première impression

Vous êtes en manque d'Honda, le libraire jusqu'à l'os qui vous expliquez tout ce qui pouvait se passer en arrière-boutique ? Les Éditions Glénat ont pensé à vous, car « réimp' ! » suit ce même pas, par contre, cette fois, on sera derrière les éditeurs Japonais. Comme ça se fait là-bas, ils auront leur propre magazine de prépublication, Vibes. La jeune employée, Kokoro Kurosawa, est une excuse pour nous expliquer les différentes méthodes utilisées dans ce métier ou les multiples intervenants. On va admirer cela de plus près, vous me suivez dans les coulisses de la rédaction ?

Au départ, la demoiselle m'a vraiment fait penser à l'héroïne de Naoki Urasawa, Yawara. Est-ce d'ailleurs un hommage ? Au départ, on insiste vraiment sur le fait qu'elle soit judokate. Elle se fait même remarquer par une prise sur le patron qui, pas rancunier, l'embauche tout de même. Effectivement, le caractère combatif de la jeune femme lui plaît beaucoup, car le trouve fort utile dans ce milieu de l'édition.

Finalement, on comprend plus le potentiel de ce titre avec le deuxième chapitre qui suit un mangaka confirmé un peu has-been. On y voit les fans déverser leur haine sur les réseaux sociaux, ou encore, les anciens assistants donner un dernier coup au maître s'il le fallait encore. On va pouvoir lire ce que peut faire toute l'équipe du Kothokan. On comprend alors mieux le caractère souhaité lors de l'entretien d'embauche, car tout le monde va avoir besoin de courage.

Ensuite, le troisième chapitre s'approche justement du patron, et donc, de sa petite histoire personnelle qui est loin d'être un long fleuve tranquille. Parfois, on doit prendre des décisions radicales afin de changer de vie et de forcer la chance, c'est ce qui nous est conté ici.

Enfin, « vendre à tout prix » propose le parcours d'un jeune mangaka qui essaie de se faire connaître. En parallèle, nous avons un représentant commercial qui se cherche. Un peu blasé au début, il va vite se faire prendre par cette vague d'optimisme et redoubler d'efforts.

« Réimp' ! » ne vous épatera malheureusement pas pour son dessin. On est entre le seinen et le shojo. Pas étonnant vu que Naoko Mazda nous parvient de ce milieu dans ses dernières œuvres en date. Ce qui me gêne plus, c'est que l'on a des visages avec des grands pifs ou des énormes oreilles. On aime ou pas, mais de toute façon, ce n'est pas ce que l'on recherche le plus dans ce genre de manga, ce sont plutôt de nouvelles connaissances ou alors de bons sentiments.

Car, des émotions, vous en aurez lors de votre lecture que j'ai trouvé plus limpide que le libraire jusqu'à l'os si je veux terminer ma comparaison. Il y a pourtant une spécificité, mais pour le moment, la compréhension est adaptée pour le grand public. De plus, l'équipe Glénat a eu la bonne idée à la fin de nous proposer une interview pour comparer ce travail à celui qui s'effectue en France. La boucle est bouclée, il ne reste plus qu'à vous procurer ce premier tome si vous êtes amateur de ce genre, ou, à l'affut de nouvelles connaissances sur le petit monde de l'édition.

En bref

« J'espère que tu seras vite responsable de ta propre série, Kurosawa ! »

7
Réimp'
Positif

Facile d'accès, malgré la complexité de la thématique

De la bonne humeur et de l'émotion en tous genre

Plusieurs métiers liés à l'édition sont intelligemment abordés

Une interview en fin de tome pour comparer avec la France

Negatif

Un premier chapitre peu inspiré

Le dessin n'attire pas du tout l'oeil à première vue

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