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L'Atelier des Sorciers

par Auray le ven. 18 juin 2021 Staff

Un retour en arrière pour un grand bond en avant

Aujourd'hui, afin d'apprécier au mieux le tome huit de l'atelier des sorciers, revenons un peu en arrière. Plus exactement, trois années, si on se réfère à la publication française. Il faut se remettre dans le contexte de l'époque, Coco débutait vraiment en magie et elle n'avait pas encore fait ses preuves envers les personnes de ce nouveau monde qui s'offrait à ce moment à elle.

Pour autant, c'était avec abnégation qu'elle sauva de justesse Kustas qui avait chuté tout en haut d'une falaise, près d'une rivière. Faisant fi des règles de la magie un instant pour sauver ce jeune garçon au milieu de plusieurs témoins, notre orpheline aura alors son premier lot de problème à l'époque. Si vous souhaitez de nouveau plonger dans cette aventure, il va falloir feuilleter le tome deux de la série.

Sinon, tout commence ici par la venue de Tarta qui arrive à convaincre la fine équipe de participer au grand festival annuel des sorciers du joyeux nom, la Fête de la Nuit d'argent. C'est alors que les préparatifs commencent, mais vous ne verrez pas encore cet événement... ce n'est pas pour autant que l'on va s'ennuyer !

Car, en allant voir le grand-père de Tarta à l'hôpital, on recroise donc le chemin de Kustas qui stagne dans les progrès à la marche. Effectivement, il avait eu un rocher sur ces jambes qui l'handicapera plus tard. Depuis, il traîne un fauteuil roulant. Enfin, pas tout à fait, il s'agit plus d'une chaise en bois magique qui peut bouger les pieds, mais elle reste peu pratique pour les tout-terrains. Même la ville et ses pavés peuvent être un vrai calvaire lors des déplacements au quotidien. Notre jeune héroïne et son compagnon de fortune vont s'arracher les cheveux afin de lui remonter un peu le moral, et lui prouver au passage que la magie peut encore lui rendre service. Mais comment arriver à ce que personne n'a encore inventé ? Il va falloir vraiment se démener sur ce coup-là !

Vraiment, je dois avouer que si le dernier tome de l'atelier des sorciers, je l'avais trouvé un peu en deçà niveau qualité, ici, ce fut un régal. Je ne sais pas si c'est encore mon côté soignant, mais franchement, même ceux qui aiment les belles histoires vont être aux anges. Ici, la magie fait office de pouvoir briser la vitre de la réalité, afin de pouvoir s'ouvrir au rêve. Et le rêve de Kustas est simple, il veut pouvoir bouger comme n'importe quelle personne de son âge. C'est juste magnifique, et il faut dire qu'encore une fois, beaucoup de charme ressort des cases de Kamome Shirahama. Son talent n'égale que la magie qui émane de la plume de Coco. Elle est incroyable, et le titre, même si le scénario ne serait pas à la hauteur (ce qui n'est pas le cas ici) vaudrait son achat rien que pour cela.

Vous pouvez craquer sans problème pour ce tome huit de la somptueuse série de l'atelier des sorciers. Plus que les graphismes à la hauteur de la magnifique couverture avec cette fois Tarta mis en avant, vous avez une histoire simple, qui par rapport à la réalité, donne du rêve et de l'espoir. C'est un peu les « Intouchables », le film réalisé d'Éric Toledano avec Omar Sy et François Cluzet dans une version magique. Pourtant, la fin ne sera pas si joyeuse, comme souvent, un drame se trame au loin... le sort en est jeté !

En bref

« La loi des sorciers est inflexible, mais... est-elle vraiment juste ? »

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L'Atelier des Sorciers
Positif

Les cases de Kamome Shirahama toujours aussi parfaites et sublimes, c'est un des plus beaux mangas sur le marché

L'histoire est incroyable, et pas si loin de notre réalité...

mais la magie aussi, et elle permet l'espoir ! Même si elle est souvent à double tranchant !

L'histoire hors-série trop mignonne, et la rubrique des capes du Chapeau pointu

Negatif

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