• Critique Au grand air T.8 par

    Pour ma part, c'est la première fois que j'ouvre un tome d' « au grand air » des Éditions Nobi Nobi. Qu'est-ce que je peux bien rechercher en lisant un de ces titres ? Tout simplement de l'aventure, de beaux paysages et un message actuel sur la préservation de l'environnement. Comme toujours, il y aura des bonnes surprises et des mauvaises, mais heureusement, cette deuxième partie n'est pas bien méchante.

    Bon, pour quelqu'un qui commence ce titre, et au vu du haut nombre de personnages, c'est vraiment dommage de ne pas les présenter dès le début par une simple galerie. Pour autant, je n'ai pas eu trop de mal à rentrer dans cette histoire, où Rin était plus mise en avant.

    Déjà, on s'amuse vraiment rien que dans les préparatifs de son scooter, car il faudra de quoi accrocher ses nombreux bagages, ou son smarphone qui servira de GPS, ou encore, et tout simplement, engager des vérifications sur les points de sécurité par son papa. Le papy n'oublie pas non plus de la protéger du fort vent des côtes maritimes en lui emmenant une vitre plus large, et plus haute à poser sur l'avant. Celui-ci nous permet de comprendre pourquoi sa petite fille ne souhaite pas aller dans le minibus avec les autres, en prenant son propre véhicule.

    Sinon, les préparatifs, c'est aussi de nombreux messages électroniques où l'on sourit beaucoup des différents fantasmes de chacune, ou des sacrifices exercés avant ce voyage, comme la prof qui ne veut pas craquer pour une bière alcoolisée. Ce running gag est sympathique d'ailleurs, et rend le personnage de papier plus humain.

    On peut s'étonner parfois de la recherche des géosites à outrance, et des points de vente gastronomique comme celle de la glace aux Wasabi sur les différentes étapes de la découverte de la péninsule d'Izu. Pourtant qui n'a pas cherché un endroit où manger des plats traditionnels ? Parfois, j'ai été agacé par ce côté capitaliste, on admire malheureusement peu le paysage, et on sort par exemple rapidement le téléphone portable pour un panoramique, ou, on achète trop souvent quelque chose, enfin, on n'utilise pas le covoiturage jusqu'au bout par exemple. Bref, la civilisation n'est jamais bien loin !

    En fait, ce manga fait plus allusion à l'aventure du camping, à son organisation, à ses outils, ou au fantasme des nouveaux matériaux possibles, que la découverte du Japon en elle-même. Mais je pense que l'on a passé cette étape dans ce volume, et que la deuxième partie s'appuie plus sur la thématique de la nature, car il est vrai que les paysages sont plus nombreux par la suite, comme les stations thermales, par exemple. À suivre donc dans le prochain tome !

    7

    Auray - 16 mars 2020

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