Critique Manga Super Ball Girls #1

8
Super Ball Girls

par MassLunar le jeu. 26 mars 2026 Staff

Un ecchi façon Gremlins

Muneyuki Kaneshiro, scénariste de Jagaaan ! et de Blue Lock , et le dessinateur Akira Hiramoto (Prison School) s'associent pour signer une comédie ecchi bourrée de rebondissements avec une touche à la Gremlins. Attention, cette comédie érotico-absurde n'hésite pas à aller très loin dans son délire pour le pire et le meilleur mais le pire n'est-il parfois pas le meilleur ? 

En même temps, il fallait bien s'attendre à un manga sulfureux quand on connait le duo à l'origine de ce seinen édité par Soleil. D'un côté, Muneyuki Kaneshiro qui a rencontré un important succès avec le manga BLUE LOCK  est aussi le scénariste d'un seinen assez déjanté, parfois cru, Jagaaan! où des personnes plutôt tourmentées se voit confier des superpouvoirs tandis que Hiramoto est coupable de l'une des comédies ecchi les plus endiablées qui soit : Prison School. 

De fait, en raison du pédigrée de ces deux mangakas, Super Ball Girls est résolument une comédie ecchi avec force, humour et érotisme matinée toutefois avec une pointe d'horreur qui rapproche ce titre d'un film culte Gremlins à la différence près que les créatures qu'il ne faut pas nourrir après minuit ne sont pas des êtres pelucheux aux grandes oreilles mais des magnifiques jeunes femmes. Oui, nous sommes dans l'ecchi  ! 

Le héros de cette histoire, Eita Ichiyoshi, est un solitaire qui mène un train de vie répétitif, regrettant sa vie et se morfondant dans l'ennui. Le jour, il travaille dans une usine de chocolat et il passe ses soirées devant la télé avec toujours le regret d'une vie insipide derrière et devant lui. Le personnage déprimant qui va tout de même tenter de se relever, surtout lorsqu'un de ses collèges pète un câble pendant le travail. En revenant chez lui, Eita rattrape en plein vol une balle rebondissante venue d'on ne sait ou. En jouant avec dans son appartement, cette balle se met à rebondir jusqu'à se métamorphoser en une sublime jeune femme désireuse d'embrasser Eita. Les ennuis commencent surtout lorsque trois autres canons font aussi leurs apparitions dans l'appartement.

Ainsi débute ce manga d'harem dont le postulat de départ est aussi absurde que drôle : une balle rebondissante qui se métamorphose en sublime nymphe. C'est plutôt originale mais rien d'étonnant car on connait le goût du grotesque de la part du scénariste qui dans Jagaaan ! contait l'histoire de pouvoirs transmis par des batraciens tombés du ciel. Cette fois, il s'agit de "Pokégirlsballs".

Par la suite, l'intrigue va montrer le début de la cohabitation entre notre héros et ces quatre filles, cohabitation d'autant plus ardue, qu'elles ne parlent pas la langue et font n'importe quoi, du moins au départ. Chacune d'entre elles possède sa personnalité dont, fort heureusement, une fille intelligente qui secondera le pauvre Eita.

Alors que ce premier tome s'ouvre sur une comédie absurde et érotique, quelques notes d'horreur viennent détonner comme le coup du chocolat, très dangereux pour ces créatures ou encore le final de ce premier tome qui laisse présager des catastrophes bien plus sérieuses. Ainsi, à la manière de Jagaaan ! , Muneyuki Kaneshiro débute sa série par un certain humour un peu desaxé avant d'imposer un cadre plus sérieux avec de vrais enjeux. On peut paraitre s'attendre à ceci avec Super Ball Girls , le côté sensuel et sexy en plus.

Et de ce côté-là, force est de constater que le dessin d'Akira Hiramoto est incroyable de beauté. Peu importe que le titre soit une comédie ecchie ou pas, le dessinateur  délivre des gros plans sur les visages féminins bluffant, notamment au niveau du regard et des lèvres. Un chara-design tout en beauté , de pair avec la séduisante plastique des personnages.Mais le dessinateur se débrouille aussi également dans le dessin horrifique , c'est corporel et parfois peu rebutant comme en témoigne la séquence du chocolat qui surprend totalement ! 

Difficile de fixer un avis définitif sur ce premier tome de Super Ball Girls qui fait typiquement partie de ces titres affichés pervers là où on pourrait simplement le réduire à une comédie harem très bien faite mais le côté horrifique à la Gremlins nuance un peu ce premier volume qui demeure toutefois très séduisant à lire. C'est un bon moment de lecture pour peu qu'on ne soit pas trop agacée par ce style de manga ( si c'est le cas, on ne lit pas, tout simplement). Une bonne surprise assez étrange et déjantée sur les bords. 

En bref

Le premier tome d'une comédie ecchi iconoclaste et absurde qui flirte soudainement avec l'horreur avec quelques références à Gremlins. Un ovni de l'ecchi qui se révèle être une bonne surprise.

8
Super Ball Girls
Positif

Un sacré duo à l'origine de ce titre, entre le scénario absurde et provocant de Kaneshiro et le magnifique chara-desing de Hiramoto

Une touche d'horreur à la Gremlin

Negatif

Des personnages féminins réduites à des créatures tapageuses pour certaines d'entre elles (attention au goût douteux)

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