Critique Manga Bootsleg #2

8
Bootsleg

par juju le mar. 10 févr. 2026 Staff

Quand le concept prend vraiment forme

Résumé éditeur

Dans un monde où des chaussures spéciales dotées de pouvoirs surnaturels font la loi, Zen poursuit sa route aux côtés des Bootsleg. Tandis que de nouveaux venus apparaissent, le jeune garçon découvre peu à peu les règles qui régissent ces chaussures marquées de kanji, ainsi que le véritable prix à payer pour les utiliser. Entre alliances fragiles, révélations et affrontements, chacun devra faire face à sa propre quête.

1. Des chaussures aux règles enfin claires

Si le tome 1 servait surtout à poser le décor et à présenter Zen, Elio et Masamune, ce tome 2 entre directement dans le dur. On comprend enfin la logique derrière les chaussures, notamment le nombre de kanji, et surtout leur fonctionnement précis. Le manga devient beaucoup plus lisible dans sa proposition.

Autre point important : chaque personnage porte sa propre quête, intime, personnelle, et surtout irrésoluble par un autre que lui-même. Une idée simple mais efficace, qui donne du poids aux parcours individuels.

2. Nouveaux visages, nouvelles dynamiques

Ce tome marque aussi l’arrivée d’une flopée de nouveaux personnages, avec en tête Ausilio et Giulietta, et plus largement la famille Piano venue d’Italie. Giulietta est clairement le personnage qui m’a le plus marqué : son pouvoir particulier, son aura, presque fragile, m’a immédiatement fait penser à la belle au bois dormant.

Le manga prend le temps de développer chacun : pouvoirs, passé familial, raisons de leur engagement… Tout le monde a droit à un minimum de profondeur, ce qui renforce la crédibilité de l’univers. Même le Handred rencontré ici sort de l’ordinaire.

3. Un shōnen malin qui monte en puissance

Oui, le début du tome est assez bavard, mais ce n’est jamais gratuit. Une fois les bases posées, le récit s’emballe et l’action prend le relais. Le concept me fait clairement penser à Gash Bell : malin, créatif, fondé sur des règles claires, mais avec une approche plus moderne et nettement moins sentimentale.

L’affrontement final est intéressant, même si je reste un peu sur ma faim : pour l’instant, aucun ennemi n'est véritablement tué, on est plus sur un répit que sur un vrai choc narratif. Mais la promesse est là, d’autant plus que le prochain tome nous fera voyager aux États-Unis.

En bref

Un bon shōnen original, créatif, parfois bavard mais jamais creux, avec de l’humour et une vraie identité. Bootsleg commence à révéler son potentiel et pose des bases solides pour la suite. Honnêtement, je suis assez étonné qu’on n’en parle pas plus… mais je suis là pour ça.

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Bootsleg
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