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Beastars

par Auray le lun. 4 oct. 2021 Staff

Le retour au campus de Cherryton

Beastars n'est pas un manga comme les autres... À travers ses dessins animaliers, celui-ci fait parler notre société, elle-même assez carnassière. Pourtant, les herbivores ont parfois tout autant les dents longues. D'ailleurs, entre ces pages se cache l'origine de ces noms qui n'avaient pas tout à fait cette tonalité autrefois. Mais, ce n'est pas le plus passionnant de notre histoire.

Ce sont bien les mésaventures de Legoshi et de Louis. Le premier a fui à l'aveugle dernièrement, suite au combat contre l'hybride Melon. Ses pas l'ont guidé tout naturellement aux lieux issus du premier tome : le lycée Cherryton. La nostalgie s'empare rapidement au lecteur pour le coup, car on a l'impression de pas l'avoir vu depuis des siècles ce lieu.

Mais, tout a changé ici aussi depuis. Le loup, je le rappelle, aimerait tant que les deux peuples puissent vivre en harmonie. Du coup, sa surprise est grande quand il s'aperçoit qu'une séparation a lieu dans les locaux entre les carnis et les herbis. Elle est tant, qu'il faudrait enfin que celui-ci arrive à exprimer son rêve tout haut. Mais, ce n'est pas encore le moment.

Car, sa gentillesse a permis à Melon d'agir dans les bas-fonds de ce monde, soit, le marché noir. Le gang des Lions n'a plus autant de charismes depuis que le cerf a quitté toutes ces activités. Il se trouve carrément en danger de mort à ce moment-là. On suit également cette trame à suspense en serrant la mâchoire.

Heureusement, les bons sentiments règnent tout autant entre ces pages, comme lorsque l'on retrouve certains anciens personnages, comme Jack, le labrador. Il est si mignon lorsqu'il remue son arrière-train. Bravo encore à Paru Itagaki qui sait aussi bien dessiner ce style, comme celui plus menaçant, de la lapine guerrière en fin de tome. D'ailleurs, eux aussi sont issus d'un passé trouble, une autre manière d'explorer un peu plus Louis en somme.

Le personnage de Bill représente tout à fait le potentiel de cette série qui arrive toujours à nous passionner au fil de ses nombreux tomes. On sent que l'on peut faire des erreurs, et même encore d'autres dans le futur, mais, il faut apprendre à se pardonner. Essayer, c'est déjà être sur la bonne voie. Nul n'est parfait, mais chercher à l'être est tout ce que l'on peut faire de mieux pour le moment. À moins que ça soit trop tard au final ?

En bref

« Tiens, le sac à puces ! Tu es revenu au lycée ? »

8
Beastars
Positif

Des cases allant du mignon au solennel

On arrive à suivre plusieurs scénarios sans se perdre

Le retour aux sources...

tout en avançant dans l'histoire principale !

On oublie jamais les personnages secondaires également

Les bonus multiples en fin de tome et sur la couverture rigide

Negatif

On est à quatre tomes de la fin

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