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Im

par KssioP le mar. 12 déc. 2017 Staff

Bam ! la claque monumentale que je me suis prise avec ce tome 5, je n’en suis toujours pas remise. Makoto Morishita a bien caché son jeu, trié ses cartes, dispatché ses pions, avant de sortir un atout de sa manche, je ne l’ai pas du tout vu arriver. C’est assez rare qu’un auteur parvienne à me surprendre ainsi, alors ça mérite un coup de cœur. Je vous explique.


Au début, tout va bien.


L’action se déroule directement après le tome 4. Harugo et sa famille sont toujours à la recherche de leur père, accompagnés d’Im qui reste plutôt en retrait sur les planches. Des combats, des liens qui se ressoudent, des blessures qui se referment, puis un premier élément vient brouiller notre compréhension. L’Ennéade, cette caste des neufs dieux égyptiens créateurs du monde auraient chacun un double Magaï sur terre. Je ne vous mens pas, ici mon cerveau a vrillé, rempli de points d’interrogations. Toutefois, les personnages n’ont pas l’air de comprendre mieux que le lecteur, l’auteur seule détient la solution et quelque part c’est rassurant. On se dit qu’on n’est pas complètement idiots.


Cléopâtre, notre belle reine plus schizo au demeurant, continue d’être une marionnette. Elle n’est pas très méchante au fond, juste triste et en soif de revanche, une mère blessée. La malheureuse retournera très vite et assez sèchement de là où elle vient, afin de laisser sa place à un ennemi plus dangereux. Seth« s », oui vous avez bien lu, j’ai écrit au pluriel. Celui de l’Ennéade et le Magaï. Lequel des deux est vraiment du côté du bien, il va à ce stade de l’histoire se contenter de lancer les paris et espérer parier sur le bon cheval. Impossible de savoir vers quel camp se tourner ou à qui faire confiance pour cette guerre qui se prépare assurément.


Encore moins à la fin.


Im, se fait méchamment remettre à sa place par l’Ennéade, qui de leur côté semblent ne pas savoir d’où le grand prêtre tient son pouvoir. Son prisme particulièrement qui lui permet de s’approprier les Magaï une fois vaincus est une énigme. Des secrets ont été scellés, les humains menés par le bout du nez, abêtis ? Im mentionne la porte des enfers, avec un serpent noir caché derrière. Il ne faut pas attendre longtemps pour rencontrer le serpent sauf qu’ils sont plusieurs. Lorsque tourné la dernière page, BAM ! Une nouvelle pièce du puzzle se dévoile, une pièce maîtresse à laquelle on ne s’attendait pas.


La construction très linéaire du scénario des premiers tomes ne suggérait pas un tel retournement de situation. Je sais qu’il faut toujours se méfier des apparences mais là, l’apparence de départ laissait vraiment croire à un rôle de bouffon. Et bien loupé ! le bouffon est le roi. Et hop toutes les cartes sont re-mélangées, cependant maintenant il n’est plus à douter que ce titre mérite notre attention. Ni que Hinome, la jeune amie d’Imhotep qu’on ne fait encore qu’entrapercevoir ici, devra intervenir de manière intrinsèque dans le futur de l’aventure. Reste à deviner ce que lui a réservé l’auteur. Personnellement, je m’attends dorénavant à tout.

En bref

Ce tome insuffle au lecteur l’envie impatiente de poursuivre. Makoto Morishita, dont le trait s’affine vitesse grand V au fil des pages, a l’esprit malin. De ces esprits qui surprennent et promettent un scénario plus compliqué qu’il n’y parait. Tout est bon dans ce tome 5. La tension monte lentement, les combats ne prennent pas trop de temps, les liens entre amis se consolident, jusqu’à… LA révélation qui coupe l’herbe sous le pied. Résultat : coup de cœur pour ce shonen à la hauteur de ses belles couvertures.

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