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Pandemonium

par Lelouch le ven. 26 déc. 2014 Staff

Zipher, étrange petit bonhomme se dirige vers la région d’un peuple de personnes dotées de pouvoirs extraordinaires. Enfin, c’est ce qu’il veut croire. Sur son dos, un cercueil, contenant le corps de sa petite amie. Il est à la recherche de l’impossible pour réanimer ce corps qu’il a tant aimé. Dans sa quête vers la contrée mystérieuse, il finit par tomber d’épuisement, il est alors recueilli par Domika, une de ces magiciennes, qui le prend en pitié, le logeant et lui offrant à manger. Mais bien vite, Zipher doit se rendre à l’évidence, il ne trouvera pas ce qu’il recherche dans ce village reculé.

C’est un étrange manga que nous avons entre nos mains avec « Pandemonium ». Deux éléments marquent au premier abord : il est dans le sens de lecture occidental et tout en couleur, ou plutôt dans une gamme chromatique de rouge et de noir. L’histoire est elle aussi assez étrange. Si le sujet semble simple, la quête de Zipher pour revoir sa défunte fiancée, la façon de traiter le sujet est plus particulier. On en embarquer dans un autre monde, sombre, dans un état de semi-veille, où tout semble endormi. L’arrivée de Zipher, petit personnage vif, va bouleverser ce petit monde d’équilibre. Entre son comportement intrusif et volontaire, à la fois malmener les personnages et les charmer. Son comportement change du tout au tout, comme s’il était un peu lunatique, passant de la gentillesse avec les surprises qu’il a dans son sac à la lourde insistance pour arriver à ses fins. Les autres personnages sont discrets et on n’en sait pas beaucoup sur eux, ils sont énigmatiques cachant leurs véritables intentions. Que cherche Domika en protégeant l’intrus du village ? On est donc dans une situation un peu ambivalente, où on est un peu dans l’attente, où chaque page réserve une surprise. D’autres éléments se préparent mais, pour le moment on n’en sait pas plus, le second tome nous dira tout !

« Pandemonium » se présente plus comme un objet graphique. Le style des personnages est amusant : ce sont des dérivés d’animaux. Difformes pour les habitants du village. Les couleurs rouges et noires viennent accentuer le côté très recherché du style. On se plonge dans ces coloris réchauffant un peu l’histoire.

Malgré tous ces éléments attachants : sujet, histoire, couleurs…, on survole plus le premier tome qu’on y plonge complètement. Il manque un petit quelque chose pour nous embarquer complètement dans le rythme tantôt rapide, tantôt lent que Zipher donne au scénario. Ce premier volume de « Pandemonium » met en place une jolie histoire avec un genre graphique original, mais la découverte de la capitale de l’enfer n’est pas aussi entrainante, que l’on pourrait s’y attendre au premier feuilletage du volume.

En bref

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Pandemonium
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