7
Black Lagoon

par Pois0n le mer. 19 sept. 2012 Staff

Black Lagoon annonce la couleur dés sa première case; et embarque le lecteur dans une aventure blindée d'action.

Tout commence par l'enlèvement imprévu d'un modeste employé de bureau ayant eu la malchance de devoir transporter des données très sensibles dont diverses personnes voudraient au choix se débarrasser pour les uns, s'emparer pour les autres. Mais les deux camps ont une chose en commun: aucun ne fait dans la dentelle, pour notre plus grand plaisir! Ce chapitre permet au lecteur de découvrir en même temps que le fraîchement surnommé Rock les divers protagonistes qui l'entoureront désormais. Revy, la belle brune survoltée; Benny, l'intello reconverti en navigateur du petit groupe; Dutch, le capitaine calme et posé qui gère les électrons libres qui l'entourent comme il peut. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils sont sacrément barrés, et c'est un plaisir de les suivre.

La série ne suit pour l'instant aucun fil rouge précis, et l'on se contente de suivre l'équipage du Black Lagoon dans ses petites missions. Qui s'achèvent systématiquement dans un déluge de balles. Si vous recherchez un manga avec une histoire léchée, vous ne lirez pas ce manga, n'est-ce pas? Ca tombe bien, le scénario est ici quasi inexistant, faisant la part belle à l'action, et uniquement elle.

De ce côté-là, Black Lagoon, ce n'est que du bonheur. Ca tire dans tous les sens, carrément avec le sourire et en musique quand on s'appelle Revy. C'est hélas, aussi, l'occasion de pointer un souci non négligeable: si les persos sont poseurs comme il faut (et magnifiquement dessinés), et les angles de vue très dynamiques; la lisibilité des événements en pâtit énormément. La mise en scène est loin d'être idéale, mettant l'accent sur les persos plutôt que l'action elle-même, rendant certains passages inutilement confus (Revy flinguant une flotte entière à elle seule... sauf qu'on ne voit pas grand-chose) ou manquant d'impact alors qu'il aurait dû s'agir de moments forts (la tropille et l'hélico). Dommage.

On pourra également regretter la sobriété graphique de tout ça. Ca tire beaucoup, mais ne vous attendez pas à de grandes gerbes d'hémoglobine. A l'image de l'éxécution de cet informateur chinois, que l'on ne verra pas se faire transformer en passoire: les hommes de Balalaïka lui tirent dessus de haut et un bureau cache le tout. Sage, trop sage! La violence est plus suggérée que montrée, via les gros plans sur les armes et les douilles qui volent. Par contre, verbalement, les répliques qui font mouche fusent: le contrat est rempli, heureusement!

Au final, ce premier tome de Black Lagoon est franchement accrocheur malgré ses petits défauts. On aurait aimé voir davantage le Black Lagoon, plus de scènes maritimes aussi, nos mercenaires passant plus de temps à se fritter à terre qu'à naviguer; loin de l'image de "pirates modernes" que l'on pouvait attendre d'eux. Mais ne boudons pas notre plaisir, en l'état, on tient un divertissement franchment sympathique.

En bref

De l'action survoltée, un univers original et des perso bien barrés: malgré de petits soucis de mise en scène, Black Lagoon démarre très fort et promet de beaux moments pour la suite s'il continue sur sa lancée...

7
Black Lagoon
Pois0n Suivre Pois0n Toutes ses critiques (278)
Partager :
Commentaires sur cette critique (0)
Laissez un commentaire