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Mon Vieux

par Den d Ice le jeu. 24 févr. 2011 Staff

Troisième et ultime opus de ce récit brut, ou virilité est synonyme de tendresse. Malgré les événements qui avancent (trop?) rapidement, l'histoire de Tsuru Moriyama se termine de la même façon qu'elle a commencé : soudaine, mais empreinte d'une salve d'émotions formidablement retranscrites.

A travers ce volume, l'auteur nous décrit le passé douloureux de notre héros. Après le ressenti de colère, ici le flash-back pointe le doigt sur la tendresse et l'affiliation abstraite entre Mon Vieux et sa génitrice. Tsuru Moriyama joue une fois encore la carte de la provocation en décrivant des scènes atypiques et étonnantes, susceptibles de choquer les plus sentimentaux d'entre vous. Mais au-delà de la simple provocation, c'est un symbole hautement fort que l'auteur nous transmet.

Autre fait important qui caractérise la tendresse du personnage principal : sa dévotion sans faille pour sa famille. Tetsu, le mari de sa fille (et yakuza) va se remettre sur le droit chemin en se confrontant de nouveau à ce père si différent. Une fois encore, Tsuru Moriyama ne fait aps dans la dentelle et transmet des émotions et des valeurs fortes par des actes tout aussi impressionnants.

Enfin, la troisième partie fait figure d'absolution. Mon Vieux se sait proche de la fin et après avoir restructuré l'ensemble de sa famille, il disparaît aussi mystérieusement qu'il est apparut. Une fin noble, cohérente au personnage, dotée de nombreux messages simples mais pourtant forts, surtout à l'heure actuelle, où les cellules familiales sont proches de ne plus rien dire.

En bref, ce troisième tome, comme toute la série, est un véritable hommage aux pères durs aux cœurs tendres, une ode à la famille et aux valeurs inhérentes. Malgré les nombreuses provocations de l'auteur, ce gekiga est un condensé d'émotions qui mérite votre attention si le mot famille signifie encore quelque chose pour vous.

En bref

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Mon Vieux
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