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Mixim 11

par ivan isaak le mer. 19 janv. 2011 Staff

Après le très bon Flame of Recca (Tonkam) et le plus décevant Mär (Kana), on croyait ne jamais revoir Nobuyuki Anzai au crayon, trop épuisé moralement et physiquement par son métier, comme les personnes l’ayant aperçu à la Japan Expo 2007 ont pu s’en rendre compte. Mais le voilà finalement de retour avec Mixim 11 (10 tomes parus au Japon, série en cours) chez Glénat, en collaboration avec Hisashi Nozaka qui l’accompagne officiellement au dessin.

Ichimatsu Matsuri est un lycéen as de la baston mais catastrophique en cours. Ses meilleurs amis sont Takezo Sangubashi, véritable geek/otaku ne lâchant jamais sa console ou ses mangas et Koume Haruno, à l’apparence enfantine mais à l’intelligence hors normes. Les trois camardes ont un énorme point commun : ils n’ont aucun succès avec les filles. Leur rencontre avec Carmina, provenant de Polaris, l’étoile la plus brillante de la voie lactée, va bouleverser leur vie…

Les fans de Flame of Recca ou Mär seront ravis de retrouver Nobuyuki Anzai et son style dans ce premier volume de Mixim 11. Le chara-design très reconnaissable de l’auteur offre immédiatement un sentiment de familiarité, qui ne sera que partiellement renforcé par le contenu du titre. Avec nos trois héros aux caractères finalement peu originaux et leur destin hors normes, ce premier volume semble orienter l’histoire vers une banale comédie romantique avec 2 sujets centraux et qui se recoupent : trouver la fille portant le signe du zodiaque qui partagera la vie de l’un de nos trois hurluberlus et déterminer lequel d’entre eux est l’héritier du trône de Polaris. Mais les dernières pages de ce tome nous promettent un changement d’ambiance et il est bien possible que nous ayons là droit à un shonen d’action comme les apprécie son auteur… Seul l’avenir nous le dire mais ce tome d’introduction, s’il remplit son rôle en terme de présentation de l’intrigue et des personnages, laisse néanmoins le lecteur sur sa faim, le récit étant pour l’instant beaucoup trop classique.

Noboyuki Anzai nous offre ici un premier tome sympathique mais auquel il manque encore quelque chose afin de le faire devenir très bon. Le changement d’ambiance qui semble se profiler en fin de volume pourrait bien faire évoluer le ressenti du lecteur. Mixim 11 ne convainc donc pas encore, mais l’espoir est là. A suivre…

En bref

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Mixim 11
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