Critique Manga Blue Giant Momentum #2
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par Tampopo24 le mer. 1 avril 2026 Staff
Dur chemin jusqu'au Momentum
Dur dur d'arriver au fameux Momentum ! L'auteur ne se prive pas de nous montrer que c'est dur la vie d'artiste et un peu de réalisme fait du bien parfois.
C'est ce que j'aime dans cette saga, nous avons à la fois de grandes envolées incroyables où on pense que le groupe va décoller et ne plus toucher terre, et des retours à la réalité brutaux. Cette fois, nos héros bien qu'à New York ne parviennent pas à percer. Ce tome est donc consacré, comme cela avait été le cas dans l'arc précédent pendant un tome également, à leur manière de joindre les deux bouts, car être musiciens, c'est également ça, ce n'est pas que la gloire.
Cependant, je l'ai trouvé moins long et moins sombre que la dernière fois. On sent que le trio est plus positif, qu'il sait que ce n'est que momentané. Ainsi Dai repart à briquer des voitures et jouer les profs particuliers, pendant qu'Antonio joue les garçons d'hôtel ou que Zod vient en aide à des groupes ayant besoin d'un batteur. Chacun est dans l'attente comme nous. Pour autant, on ne s'ennuie pas. L'auteur parvient très bien à faire vivre l'ensemble. Il revient par exemple sur l'alcoolisme de Joe sans la moindre concession mais sans l'accabler non plus. Il propose un élève à Dai qui n'en a rien à faire. Tout cela fait vivre l'oeuvre et la nourrit l'air de rien. Il y a par exemple un magnifique épisode quand Zod va voir un artisan pour qu'il lui réalise se cymbales sur mesure.
Mais clairement ce qu'on attend, c'est qu'ils remontent sur scène et quand cela arrive le résultat est assez inattendu. Dai fait encore des siennes. Ce n'est pas la première fois mais c'est la première fois où ça va si loin. Je ne m'attendais pas à ce qu'il largue les autres ainsi, à ce que ce qu'il avait pris à NY pour se nourrir le détache autant. Je suis ainsi d'autant plus impatiente de voir la réception qu'on lui réserve, car il ne brosse pas les amateurs de jazz new-yorkais dans le sens du poil, au contraire. C'est là tout de même une petite frustration de ne pas pouvoir écouter son son. J'aurais presque aimé que l'auteur nous mette des QR Code vers des artistes similaires à ce que Dai propose pour qu'on se rende réellement compte, même si ses dessins, une fois de plus, sont bouillonnant et enflamme la scène et le regard des lecteurs comme Dai le fait lui-même avec la scène et l'audience en face de lui. Mais entendre le son, c'est autre chose encore.
En bref
Nouveau tournant donc dans la carrière de Dai et quel tournant. L'auteur ne nous épargne rien. De la difficulté à vivre de sa passion quand on est musicien, à l'audace d'aller à contre-courant pour imposer un style à soi novateur, c'est fantastique à suivre et à voir. La mise en scène de Shinichi Ishizuka m'émerveille une fois de plus, ainsi que son sens de la narration. Il a tout compris. Et chaque rencontre, chaque interview finale, donne un peu plus envie de se jeter sur la suite. Jusqu'où va-t-il aller ?
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