Critique Manga Menya #1
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par Tampopo24 le lun. 9 mars 2026 Staff
Artisanat magique
Dans les récentes annonces de Noeve, j'avoue que celle-ci par son côté fantasy-ésotérique rurale m'attirait beaucoup. J'étais curieuse et ma curiosité fut récompensée avec un bon moment feel good d'évasion magique.
Menya est un oneshot, mettant en scène la jeune fille qu'on voit en couverture, une apprentie qui fabrique avec son maître des masques aux pouvoirs tous plus fabuleux les uns que les autres, au sein d'une forêt dans une ambiance un peu conte. On la doit à Kôhei Shibata, mangaka de Reki et Romi, série en 3 tomes avec la même ambiance légère qu'on avait pu découvrir précédemment également chez Noeve. Avec la même charte graphique, ce titre du magazine Harta, entraîne le lecteur dans un doux monde de folie dès la couverture !
Dans les 5 chapitres de ce oneshot, que je n'aurais pas été contre se voir transformé en courte série, l'auteur avec légèreté et un brin d'insouciante nous conte le quotidien de cette jeune apprentie qui prend un peu tout par-dessus la jambe alors que son maître essaie de lui inculquer les valeurs de son métier. Cela prendre du temps pour rentrer xD
J'ai beaucoup aimé ma toute première rencontre avec elle dans le premier chapitre, qui en mode conte en randonnée, nous fait découvrir la possibilité de ces masques dans une course poursuite aussi folle que légère dont la chute est savoureuse à souhait. Elle enchaîne ainsi, par exemple, masque pour voir les esprits, masque pour gagner en force, masque nyctalope, masque sous-marin, masque à gaz, etc. C'est très ludique et cela entraîne dans un monde un peu fou, onirique, à la lisière des contes, avec des touches à la fois européennes et orientales, dans un mélange singulier onirique proche de la légende du Roi des singes. J'ai adoré !
La suite est plus calme et nous présente l'artisanat derrière ces masques. Car l'héroïne est une apprentie un peu légère, à qui il faut mettre un peu de plomb dans la cervelle, et c'est savoureux de découvrir son maître la mettre à l'épreuve, en restaurant/réparant un masque qu'elle a abîmée, l'obligeant à y mettre du sien, ce qui lui permet de réaliser la profondeur de ce métier et le plaisir qu'on peut y prendre. Elle prend conscience de tout ce que cela demande, de même que lors d'un épisode nocturne où il l'emmène à la racine de leur métier, auprès de leur matière première. Ce sont de très beau moments que tout parent ou éducateur devraient apprécier car Menya en ressort grandie, métamorphosée.
En bref
Que ce soit dans sa relation à son maître, à son artisanat, à la nature, il y a vraiment quelque chose de touchant dans ce titre qui semble léger, voire presque humoristique, au premier abord. C'est une très jolie fable qui flirte allègrement et avec bonheur avec le conte, ce que j'adore. Les dessins de Kôhei Shibata sont tout aussi oniriques et dépaysants, avec une aura de fantasy chinoise que j'apprécie beaucoup et qui me dépayse joyeusement. Ce fut un moment drôle, tendre, onirique qui m'a fait voyager, un très bon feel good fantasy.
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Commentaires sur cette critique (1)
nancy2026
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