Critique Manga Don't call it Mystery #11

8
Don't call it Mystery

par Tampopo24 le dim. 22 févr. 2026 Staff

Valentine's Tme <3

Tome de Saint Valentin annoncé, tome de Saint Valentin promis. Cette autrice ne cessera de me surprendre. 

Après une enquête aussi dense et
stressante que la précédente, ce tome fait office de bouffée d’air
frais. Pourtant on repart sur la trame de fond de l’histoire qui n’a
rien de simple avec les personnes qui gravitent autour de Totono et dont
on ne sait pas trop ce qu’ils trafiquent. Mais c’est justement ce
mystère savamment distillé qui est un plaisir à suivre, je le confesse.

Dans ce tome, 2 voire 3 histoires d’amour
donc. Pour la première, un camarade de classe de Totono l’entraîne dans
une charade géante où d’anciens étudiants ont besoin d’aide pour
retrouver une capsule temporelle parce que la personne qui l’a enterrée
perd la mémoire. C’était beau, touchant, malin aussi, avec une poignante
histoire de couple et une jolie mise en avant de l’art des pochoirs et
des bouches d’égouts décorées. Même en devinant certains éléments la
surprise finale est là, et surtout, j’ai apprécié de voir Totono en duo
avec un autre étudiant au grand pouvoir d’observation et de déduction,
c’est vivifiant, même si hautement improbable lol

Dans la deuxième histoire, on retrouve la
belle et mystérieuse Leica, la seule fille qui intéresse Totono et avec
qui il se sent capable d’être simplement lui-même. L’enquête est toute
simple, presque banale, s’appuyant sur une mystérieuse bille monogrammée
retrouvée dans le sac de courses de Totono, mais cela permet de les
voir se balader en ville, passer du temps ensemble et faire preuve de
leur fort esprit de déduction commun. Ils sont fait pour être ensemble
et ce genre de moment, tout en simplicité, le montre bien. La résolution
était aussi surprenante et inattendue malgré les indices semés. J’ai
beaucoup aimé sur ce que ça dit de ce qu’on ne voit pas pouvoir autour
de nous.

Enfin, la dernière histoire est celle qui
est la plus difficile à replacer. On retrouve Garo, la figure
mystérieuse de la couverture, une connaissance de Totono lors d’une
enquête, qui a des desseins tout aussi mystérieux et qu’on ne retrouve
que de temps en temps, le rendant difficile à suivre. Ce dernier
espionnait une figure célèbre de la médecine, un psychologue, le Dr
Tatsumi Naruko, et un jour tout tourne mal. Chapitre rapide sur comment
le piégeur se retrouve piégé, il pose plus de questions qu’il n’offre de
réponse, mais la tension et le mystère sont bels et bien là et donnent
envie de le retrouver lors de prochains épisodes peut-être plus
conséquent.

Pour terminer, parce que je veux dire un
petit mot dessus, les bonus m’ont beaucoup plu. Que ce soit l’épisode de
l’ascenseur où Totono était coincé (cf 2e histoire du tome) et où il
discute avec un couple souhaitant se marier, trouvant sans le vouloir
les mots juste sur la vie à 2 avec le bon partenaire, pour les rassurer.
Une belle surprise ! Ou les commentaires de l’autrice sur sa découverte
enthousiaste des plateaux de tournages, puisque sa série a été adaptée
en drama à cette époque-là. C’était très intéressant et plein de vie !

En bref

Tome au schéma plus traditionnel certes, mais aventures toujours aussi stimulantes. L’autrice continue d’instiller dans ses histoires des remarques pertinentes sur notre société mais aussi de faire évoluer son héros si particulier que ce soit au contact d’ami de la fac ou d’amis plus proche comme Leica. Les enquêtes sont courtes mais passionnantes encore une fois, se terminant avec une belle émotion. J’aimerais juste peut-être un mystère plus suivi autour de Garo, car à force de le voir en pointillé, je m’y perds ^^!

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Don't call it Mystery
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