Critique Manga Dark sweet nightmare

6
Dark sweet nightmare

par Pois0n le sam. 22 janv. 2022 Staff

Oiseau de malheur

Spécialisée dans la romance paranormale, Tomu Ohmi est loin d'être inconnue chez nous puisque pas moins de cinq de ses séries sont disponibles chez Soleil.

Dark Sweet Nightmare possède le feeling particulier de certains Harlequin Azur, avec un héros riche et pas très net, une touche légère de sensualité et des complications dramatiques au point d'en devenir presque caricaturales. On en est en tout cas définitivement plus proche que d'une paranormal romance « classique » à la Twilight (pour citer un truc que tout le monde connaît) ou de séries comme « Le baiser du renard » ou « Luna Kiss ». Pour faire court : il faut aimer ce style de récit, car l'aspect fantastique n'est ici qu'un outil au service de l'histoire.

L'histoire, c'est la romance compliquée entre Chizuru, domestique de métier, dont le seul but dans la vie est de revenir et rester auprès du patron de sa mère, pour lequel elle a le béguin depuis l'enfance ; et Yukihiko, l'homme en question, héritier d'une prestigieuse famille et pourtant banni par celle-ci. Autant prévenir : leur relation est, surtout au départ, tout sauf saine. Au moins Chizuru est-elle lucide sur ses agissements, mais ça ne l'empêche pas de les excuser avec un peu trop de facilité, entre syndrome de Stockholm et sentiments de longue date. Heureusement que l'aspect surnaturel débarque pour faire oublier un peu tout ça. La première moitié de la série narre ainsi surtout le rapprochement du couple, tandis que la seconde vient en éprouver la solidité. Est-ce que les rebondissements sont cliché ? Oui. Est-ce que ça se lit bien quand même ? Oui aussi, à condition, là encore, « d'être dans le trip ». Au moins le duo principal est-il finalement plutôt mignon, quant aux personnages secondaires, on sent clairement qui est le chouchou de l'autrice ! Côté narration, pas grand-chose à redire donc, le récit gagne en intensité au fur et à mesure et on a même droit à un petit épilogue doux-amer qui referme définitivement l'histoire.

Si vous recherchez une romance paranormale au ton plus mature, plus dramatique, sans craindre les clichés, alors vous y trouverez certainement votre compte.

Visuellement, l'ambiance luxueuse dans laquelle baignent les protagonistes, rehaussée par le mélange entre éléments traditionnels et occidentaux, donne véritablement une « patte » au récit. On n'est définitivement pas chez Mr-tout-le-monde. Côté personnages, le trait est expressif, mais... mais banal, en fait. On ne lira clairement pas la série pour ses graphismes.

Niveau édition, Soleil a fait un boulot plutôt sympa. Les couvertures sont splendides, les livres, de petit format, agréables à prendre en main... le seul reproche à faire, c'est un certain nombre de coquilles en vadrouille, trop pour ne pas les remarquer, sans être non plus un scandale.

En bref

"A réserver aux amateurs" : si Dark Sweet Nightmare est très bon dans son genre, encore faut-il accrocher à sa recette particulière. Une romance paranormale oui, mais qui emprunte au moins autant aux codes de la romance contemporaine, et en particulier ceux qui peuvent faire grincer.

6
Dark sweet nightmare
Positif

La narration maîtrisée

La sexualité des personnages évoquée sans vulgarité

L'ambiance

L'épilogue

Negatif

Une certaine redondance dans certaines idées

Pas mal de clichés quand même

Le côté toxique de Yukihiro (surtout dans le 1er tome)

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