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Keiji

par Auray le mar. 23 nov. 2021 Staff

Un kabuki-mono au grand cœur

Le directeur de la collection des Éditions Mangetsu, Sullivan Rouaud, ne cache pas son enthousiasme concernant Tetsuo Hara, et on ne peut que le suivre lorsque l'on lit Sôten No Ken, la préquelle de Ken le survivant. Cette série occupera bien le dessinateur après Keiji, et vous pouvez d'ores et déjà lire la chronique ce jour sur Sanctuary.fr. Sinon, on notera qu'Hokuto No Ken a été créé avant ces deux susnommés.

D'ailleurs, on y retrouve de fortes similitudes avec ce dernier au niveau des dessins. Si on enlève les cheveux longs du rônin, on a vraiment le visage de son précédent héros. Passez cet effet, on admire les habits d'époque, les armures ou encore, les villages typiquement japonais de l'époque médiévale. Nous sommes exactement en 1582, année où le seigneur Oda Nobunaga est mort après avoir uni le Japon par des batailles devenues à présent historiques.

Comme souvent après une période phare comme celle-là, le trouble arrive à grands pas. Mais notre Keiji fait partie de ceux qui subissent les choses au dernier moment, il y prend guère parti tant que l'on ne frappe pas à sa porte. Et, dès le début, c'est une jeune femme qu'il protégeait qui va subir des répercussions. La vengeance doit être sans équivoque.

De plus, il s'agit vraiment d'un tome important, puisqu'il va advenir des évènements si sensibles qu'ils vont finir de sceller le destin du jeune homme. On y verra pour cela beaucoup son père ou son ignoble oncle. Après avoir fait le tour de son village natal, il pliera donc ses bagages, pour enfin découvrir le nouveau monde. Mais comment le faire avec les honneurs ? C'est là tout le travail du scénariste, Ryû Keiichirô.

Ce dernier prendra le temps de décrire les sentiments de celui qui porte des habits si colorés. Car, parfois, il faudra lire entre les lignes de ces faits et gestes qui cachent toujours une raison, et, un grand cœur. De plus, ils posent une ambiance toute particulière, comme ceux des contes anciens. Bref, ils sont tout aussi importants que le personnage en lui-même.

Keiji est un manga qui a, certes, vieilli, notamment au niveau des dessins, mais, comme Ken, son scénario fait que l'on suit les pérégrinations du kabuki-mono avec un grand plaisir. Car, on aime rentrer dans ce contexte historique qui nous donnera peut-être envie de replonger dans un des anciens numéros d'un magazine d'histoire comme Historia, ou alors, c'est juste pour les bons sentiments héroïques qui en émanent tant. Et, on peut aussi tout aussi bien craquer pour apprécier les progrès de maître Hara qui se verront tout au long des dix-huit tomes à paraître.

En bref

« Cette nouvelle ère, la plus flamboyante de l'histoire du Japon, marqua le début de la légende du plus incroyable des kabuki-mono ! »

7
Keiji
Positif

Une époque que l'on aime (re)découvrir

Keiji est tout, sauf ennuyeux !

Les décors, les habits, les villages, par maître Tetsuo Hara !

Le troisième tome est la fin d'un premier cycle

Negatif

Couverture fragile et salissante, attention !

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