6
Fûka

par Niwo le sam. 16 mars 2019 Staff

La descente aux enfers

Même si Fûka a perdu de sa poésie, le manga en général n’a pas perdu sa fougue. Nous avons, cette fois-ci, droit à un tome qui oppose de nombreux groupes au festival des Hedgehogs. Et même si la série est pleine de rêves et de ténacité, ce n’est pas là son unique qualité. Et je dois bien avouer que ce tome m’a beaucoup aidé à le comprendre, et je ne peux que vous recommander de découvrir la série par vous-même.

Au premier abord, on pourrait penser que Fûka, du fait que le manga parle de musique, différerait énormément des autres titres du même public visé. Mais je dois avouer que ce tome m’a particulièrement prouvé le contraire. A chaque fois, notre groupe doit affronter d’autres groupes, le public ou encore les producteurs afin de prouver leur valeur et évoluer pour atteindre leur but. La structure du manga, de ce fait, est la même qu’un Nekketsu, par exemple. Un héros banal qui devient bon dans le domaine qui l’inspire, qui évolue et affronte de nombreux adversaires… La principale différence, c’est que les adversaires ne sont pas des ennemis, du moins pour la plupart. Ils n’ont pas de mauvaises intentions, et c’est un point que j’ai toujours aimé dans Fûka.

Et même si l’histoire commence à se répéter et à perdre de son intérêt, l’auteur réussit toujours à garder son lectorat malgré tout. Et c’est sûrement principalement dû au fait qu’on veuille savoir ce que vont devenir tous ces groupes que nous suivons. Et il y a également toujours quelques révélations à chaque tome, de quoi bien maintenir la série. Et même si je n’ai plus la même passion pour Fûka, je suis bien heureux de pouvoir continuer, et je pense ne pas être le seul.

Mais ça ne change rien au fait que l’émotion a beaucoup moins d’impact qu’avant. Et ça me désole, car c’est ce que j’adorais avec Fûka. En plus de ça, certaines révélations sont tirées par les cheveux, avec une probabilité tellement faible que ça m’a fait lever les yeux au ciel… Et c’est bien triste. En prime, ces révélations sont mal amenées, ce qui n’aide pas à la crédibilité de celles-ci : par exemple, la mère de Fûka Aoi qui va expliquer aux membres du groupe le lien entre les deux Fûka, sans pression sur la tombe de cette dernière. Je m’attendais à mieux.

En bref

Comme je le disais pour le tome 10, la série a perdu de sa beauté. Et même si ce tome a de nombreux points positifs, il y en a également des négatifs qui viennent gâcher la lecture dans son ensemble. Notamment des révélations impertinentes qui n’ont que peu de crédibilité. J’espère, une fois de plus, que la série évoluera dans le bon sens dès le tome 12, car on sait que l’auteur en est capable.

6
Fûka
Niwo Suivre Niwo Toutes ses critiques (413)
Partager :
Commentaires sur cette critique (0)
Laissez un commentaire