EST-CE UN AVION ? EST-CE UNE FUSÉE ? NON, C'EST CE RATÉ DE BOOSTER GOLD

On a récemment évoqué la série Blue Beetle, lancée dans la foulée de Crisis on Infinite Earths, et développée sur deux ans avant de capoter.
Booster Gold présente de nombreuses similitudes avec la précédente série, notamment la construction sur la longueur, des intrigues à tiroir, une gestion pas trop maladroite des cross-overs (notamment Millenium), et un rangement des jouets vers la fin, qui témoigne du contrôle éditorial.
La série, lancée en 1986, a fait l'objet d'une réédition dans la collection Showcase en noir & blanc, bâtie sur le même modèle que l'édition : l'ensemble de la série suivi d'un numéro de Secret Origins consacré au personnage.

Booster Gold constitue la première création notable de Dan Jurgens (après Sun Devils, où il s'est essayé à l'écriture). Le postulat est assez original : un has-been du futur dérobe une machine à voyager dans le temps et un anneau de la Légion dans l'espoir de faire fortune dans le passé (notre présent). L'astuce, c'est que la véritable origine n'est révélée qu'au bout de quelques épisodes. Les premiers récits mettent en scène la machine à fric que Booster est parvenir à bâtir, à base de produits dérivés, de droit de l'image et de contrats divers.

La série passe entre les mains de plusieurs editors, et prend un certain temps avant de trouver sa vitesse de croisière (notamment quand des émissaires de la Légion remontent également le temps afin de retrouver le voleur). Jurgens développe certaines intrigues du début en développant des idées ancrées dans l'univers DC, par exemple en transformant le cartel des 100 en cartel des 1000 (greffant l'idée sur les méchants du Black Lightning de Tony Isabella). Par la suite, il développe des intrigues plus propres à la série, notamment en renvoyant le héros dans le futur (son présent) et en amenant sa sœur dans le casting.

Les personnages secondaires sont nombreux et assez sympathiques, il y a un réel suivi sur la situation du héros et ses rapports avec le reste de Metropolis, et Booster évolue de manière discrète mais constante.

Plusieurs encreurs travaillent sur les crayonnés de Jurgens. Bruce Patterson rajoute du détail, Ty Templeton privilégie un traitement plus lisse et lumineux. L'ensemble permet de redécouvrir le boulot de Jurgens, alors en pleine constitution : il se détache lentement de ses influences (un trait copiant maladroitement Neal Adams dans un découpage singeant les astuces de Frank Miller) afin de devenir ce qu'il sera plus tard, à savoir un illustrateur réaliste durablement associé à Superman (où il recyclera certains des adversaires de Booster).

Dans l'ensemble, la série est très sympathique, avec de bonnes idées SF, des moments d'émotion bien gérés (que l'épisode Millenium viendra cependant contredire) et un bon rythme. Cependant, s'il y a de l'humour, le personnage ne trouvera sa voix et sa voie qu'avec son admission au sein de la Ligue de Justice, où il profite des dialogues de Giffen et DeMatteis.
Jim
[img:3fnkl5h0]http://www.bedetheque.com/media/Couvertures/Couv_158467.jpg[/img:3fnkl5h0] [size=125:3fnkl5h0][b:3fnkl5h0]CHASE[/b:3fnkl5h0][/size:3fnkl5h0] est une série lancée début 1998 et malheureusement annulée à la fin de la même année après dix numéros. Le TPB, sorti en 2012, comprend le numéro 550 de [b:3fnkl5h0]Batman[/b:3fnkl5h0], les numéros 1 à 9 + le numéro [i:3fnkl5h0]1,000,000[/i:3fnkl5h0] (lié à l'[i:3fnkl5h0]event[/i:3fnkl5h0] éponyme) de la série régulière, et une foultitude de courts épisodes estampillés [b:3fnkl5h0]Secret Files[/b:3fnkl5h0] sur lesquels je reviendrai plus loin. Antérieure d'un peu moins de deux ans à [b:3fnkl5h0]Promethea[/b:3fnkl5h0], [b:3fnkl5h0]Chase[/b:3fnkl5h0] représente l'un des premiers travaux de J.H. Williams III au dessin, qui, de plus, cosigne ici les scénarios avec Dan Curtis Johnson, de son "vrai métier" programmateur chez Apple, dont c'est l'une des très rares incursions dans le domaine qui nous intéresse ici -- la plus développée et la plus notable, aussi. Johnson signera par la suite une poignée d'histoires courtes en 10 pages pour diverses anthologies [b:3fnkl5h0]80-Pages Giants[/b:3fnkl5h0] de DC, un arc de 5 numéros, "[i:3fnkl5h0]Snow[/i:3fnkl5h0]", pour la série [b:3fnkl5h0]Legends of the Dark Knight[/b:3fnkl5h0] (pour lequel il retrouvera son compère J.H. Williams III), et... c'est à peu près tout. Une production parcimonieuse qui ne l'empêchera pas de se retrouver sur le[i:3fnkl5h0] Hall of Fame[/i:3fnkl5h0] personnel de Gail Simone, justement pour sa création et son traitement du personnage de l'agent Cameron Chase. Chase est une ex-détective privée fraîchement engagée par le DEO ([i:3fnkl5h0]Departement of Extranormal Operations[/i:3fnkl5h0], alias en français le DEUS, Département des Évènements Ultra-Spéciaux). En introduction à la série, le personnage tout comme l'agence font conjointement leurs premières apparitions dans [b:3fnkl5h0]Batman[/b:3fnkl5h0] #550, et la façon dont ils le font est déjà intéressante. En effet, bien que le numéro soit principalement signé par Doug Moench et Kelley Jones, la dizaine de pages mettant en scène Chase, qui, sur la route qui doit la mener à New York prendre son poste, croise ici celle du chevalier noir sur la piste d'un avatar de Clayface, sont déjà dessinées par Williams. [img:3fnkl5h0]https://s28.postimg.org/gmwq1hhkt/Chase_1_pg07.jpg[/img:3fnkl5h0] Si celui-ci n'est pas encore au sommet de son art, son style est déjà reconnaissable et tranche déjà de façon (à mon avis) plutôt positive sur le reste des planches (mais je confesse mon peu de goût pour le dessin de Kelley Jones de manière générale). De plus, cet effet d' "appropriation" graphique se double d'un effet de sens "signalétique", qui deviendra plus clair par la suite lorsque des épisodes, faisant plus ou moins office d'interludes, reviendront sur le passé de Chase à San Francisco avant son embauche par le DEO -- Williams ne signant alors que les planches du récit-cadre, le corps principal des épisodes, en flashback, étant alors assuré par d'autres dessinateurs (respectivement Bob Hall et Charles Adlard). Une façon assez élégante de palier, je suppose, aux difficultés pour J.H. Williams III à tenir le rythme de publication (il n'a jamais été réputé être un rapide !) sans que le changement de style graphique paraisse arbitraire. L'agent Chase est donc un personnage évoluant dans un univers de super-héros, enquêtant sur, et occasionnellement travaillant avec, des super-héros, et qui... n'aime pas les super-héros. -- À l'opposé de sa sœur, Terry, une authentique [i:3fnkl5h0]fan-girl[/i:3fnkl5h0] (ce qui nous vaut, en passant, quelques aperçus assez amusants de la pop-culture et du [i:3fnkl5h0]merchandising[/i:3fnkl5h0] dans un monde où les super-héros existent), Cameron Chase n'éprouve guère que méfiance et dédain pour les justiciers costumés. Et, il faut le reconnaître, elle a plutôt une très bonne raison pour cela. Curtis et Williams dessinent un personnage complexe, faillible, auquel on ne penserait pas tout de suite à attacher le qualificatif d' "aimable" mais qui emporte néanmoins la sympathie, et autour de laquelle gravitent tout un entourage professionnel, familial et amical, efficacement campé, en plus, bien entendu, des caméos de "supers". [img:3fnkl5h0]https://s27.postimg.org/4d4xqoqgj/Chase_6_pg10_ex.png[/img:3fnkl5h0] Cette manière de présenter le monde des héros et vilains de DC par le prisme d'une approche plus "terre à terre" apparaît rétrospectivement comme annonciatrice d'un [b:3fnkl5h0]Gotham Central[/b:3fnkl5h0], tandis que certains passages rendant compte des enquêtes de l'agent Chase ne sont pas sans faire penser aux types de narrations qui allaient bientôt faire connaître un Brian M. Bendis. Inutile de dire que [b:3fnkl5h0]Chase[/b:3fnkl5h0] ne connut pas le même succès puisque la série fut vite arrêtée, et, pour ajouter à la frustration de la chose, après un des épisodes d' "interlude" déjà mentionnés, laissant plusieurs pistes inexplorées aussi bien dans le passé que dans le présent de l'héroïne. La dernière partie du TPB est consacrée à des histoires courtes (voire ultra-courtes) tirées de [b:3fnkl5h0]DC Universe Secret Files[/b:3fnkl5h0], [b:3fnkl5h0]Secret Files Guide to the DC Universe[/b:3fnkl5h0], [b:3fnkl5h0]Superman: Our Worlds At War Secret Files[/b:3fnkl5h0], [b:3fnkl5h0]JSA Secret Files[/b:3fnkl5h0], [b:3fnkl5h0]The Flash Secret Files[/b:3fnkl5h0], [b:3fnkl5h0]The Joker: Last Laugh Secret Files[/b:3fnkl5h0], [b:3fnkl5h0]Batgirl Secret Files[/b:3fnkl5h0] et [b:3fnkl5h0]Hawkman Secret Files[/b:3fnkl5h0], dans lesquelles Chase ne fait guère que jouer les utilités pour exposer aux lecteurs les arcanes de l'univers DC, dépourvue de tout ce qui faisait sa personnalité. Malgré cette triste fin en queue de poisson, la série mérite d'être redécouverte, pour la qualité de son scénario et de ses dessins, et aussi pour le grand nombre d'idées que Johnson et Williams sont arrivés à semer en deux poignées de numéros. Ostrander y puisera pour son [b:3fnkl5h0]Martian Manhunter[/b:3fnkl5h0], Chase elle-même sera reprise notamment par Andreyko pour son [b:3fnkl5h0]Manhunter[/b:3fnkl5h0] (que je n'ai pas encore lu) puis par Williams lui-même pour [b:3fnkl5h0]Batwoman[/b:3fnkl5h0], et le DEO a fait depuis son bonhomme de chemin dans l'univers DC jusqu'à finir sous les feux des projecteurs (dans une version certes plutôt... aseptisée) dans la série télé [b:3fnkl5h0]Supergirl[/b:3fnkl5h0] (puis à nouveau dans la plus récente série papier, avec Chase officiant désormais comme directrice). [img:3fnkl5h0]https://s23.postimg.org/3ru8onaqj/Chase_6_pg6_ex.png[/img:3fnkl5h0]
[quote="Jack!":31dyewni] [img:31dyewni]http://imageshack.com/a/img924/8852/GcJoH1.jpg[/img:31dyewni] [b:31dyewni]SUPERMAN: THE MAN OF STEEL VOL. 9 TP[/b:31dyewni] Written by JOHN BYRNE, ROGER STERN, JERRY ORDWAY and PAUL KUPPERBERG Art by JOHN BYRNE, JERRY ORDWAY, RON FRENZ, ERIK LARSEN and others Cover by JOHN BYRNE Retailers: This title is resolicited. All previous orders are cancelled. In these tales from SUPERMAN #19-22, SUPERMAN ANNUAL #2, ADVENTURES OF SUPERMAN #441-444, and DOOM PATROL #10, the mysterious Supergirl meets Superman for the first time! Plus, the Man of Steel faces Mr. Mxyzptlk, runs into the Doom Patrol and battles Metallo! And Lex Luthor is tricked into releasing criminals from the Phantom Zone—and it’s up to Superman to clean up his mess. RESOLICIT • On sale OCTOBER 26 • 280 pg, FC, $19.99 US [/quote:31dyewni] Bon, voilà, je l'ai, le dernier tome de la réédition de la période Byrne. Hé il est pas mal du tout. Déjà, Byrne est en belle forme, notamment grâce à l'encrage impeccable de John Beatty, qui lui va étonnamment bien. On aurait pu craindre une trop grande épure, mais en fait, non, ça se marie agréablement. Et puis, les séries consacrées au surhomme commencent à fonctionner comme un grand tout, une vaste saga, imposant certes de lire tous les titres, mais donnant de l'élan à plein de récits. Je ne savais pas, pour ma part, que la saga de Zod s'étalait sur [b:31dyewni]Adventures of Superman[/b:31dyewni] également, par exemple. Le recueil contient également un [b:31dyewni][i:31dyewni]Annual[/i:31dyewni][/b:31dyewni] dessiné par Ron Frenz, que je ne connaissais pas (je pensais que celui avec Titano était le seul). Le dessinateur est en mode kirbyen à fond, et ça fonctionne super bien. Stern avance également plein d'éléments qui seront développés pendant des années par la suite. Très agréable. Et il y a la [i:31dyewni]back-up[/i:31dyewni] "[i:31dyewni]Private Lives[/i:31dyewni]", mettant en scène Turpin et Sawyer. Ça parle d'amour et d'homosexualité, mais en termes très suggestifs, et à lire ces pages (excellentes), on redécouvre à quel point les choses ont changé en une petite trentaine d'années. À ce sujet, d'ailleurs, l'une des qualités d'écriture de Byrne est d'évoquer des choses en filigrane, destinées aux lecteurs attentifs. Du temps d'[b:31dyewni]Alpha Flight[/b:31dyewni], il laissait glisser des allusions à l'homosexualité de Northstar, détail qui ne sera exploité que des années plus tard. Là, outre la séquence avec Turpin et Sawyer, il signe une très belle scène entre Perry White et Alice (dans [b:31dyewni]Superman[/b:31dyewni] #20), qui laisse entrevoir un drame humain de premier calibre, qui ne sera développé que longtemps après le départ de l'auteur. C'est d'une grande élégance, et ce genre de petite touches fait oublier des intrigues héroïques parfois molles ou trop outrées. Rajoutons là-dessus un épisode de la [b:31dyewni]Doom Patrol[/b:31dyewni] permettant de découvrir un Erik Larsen débutant mais déjà vigoureux, et ça compose un sommaire succulent. Quelle belle collection. Et si je comprends bien, la suite sera ici : [quote="Jack!":31dyewni][img:31dyewni]http://imageshack.com/a/img921/7114/AH85ys.jpg[/img:31dyewni] [b:31dyewni]SUPERMAN: THE MAN OF TOMORROW BOOK ONE HC[/b:31dyewni] Written by JERRY ORDWAY and ROGER STERN Art by JERRY ORDWAY, MIKE MIGNOLA, P. CRAIG RUSSELL, KERRY GAMMILL, BRETT BREEDING and others Cover by JERRY ORDWAY and DAVE GIBBONS In these tales that led to the “Death of Superman,” the Man of Steel faces foes including Brainiac, Lex Luthor and Silver Banshee. While Luthor attempts to manipulate Brainiac into doing his bidding, Superman is forced to stop an assassination attempt on Luthor. And Superman banishes himself from Earth when doubts about his own sanity begin to take hold. Collects ADVENTURES OF SUPERMAN #445-450 and SUPERMAN #23-27. On sale APRIL 5 • 272 pg, FC, $39.99 US[/quote:31dyewni] Et j'en serai. Jim
Il y a des récits que je connais de réputation, mais qu'en fait, je m'aperçois, souvent des années après, que je n'ai jamais lus. Et c'est en parcourant les rayons de ma bibliothèque que j'ai remarqué que c'était le cas pour Underworld Unleashed. [img:325qke43]http://vignette3.wikia.nocookie.net/marvel_dc/images/8/89/Underworld_Unleashed_TP.jpg/revision/latest?cb=20080621051206[/img:325qke43] Bon, l'histoire, on la connaît, justement : un démon du nom de Neron prend du grade en Enfer et vient séduire vilains et héros de l'univers DC, promettant (et tenant) de leur augmenter les pouvoirs en échange de leur âme. Une coalition de justicier finira par lui faire entendre raison. [img:325qke43]http://images.sequart.org/images/Underworld-Unleashed-2-pg14-624x1024.jpg[/img:325qke43] Le TPB que j'ai réunit les trois numéros de la mini-série, qui se lisent très bien tout seuls (ce qui n'est pas toujours le cas dans ce genre d'entreprises) et le numéro [b:325qke43]Underworld Unleashed: Abyss[/b:325qke43], qui se focalisent sur Alan Scott alias (à l'époque) Sentinel. [img:325qke43]http://images.sequart.org/images/Underworld-Unleashed-1-pg31-639x1024.jpg[/img:325qke43] C'est très agréable à lire, relire ou découvrir. C'est écrit par Mark Waid sur un concept né de discussion de son grand ami (et editor) Brian Augustyn. Waid s'y connaît en continuité, en coups de théâtre, en construction de vilains mémorables et en astuces de premier ordre. La manière de vaincre Neron fournit par exemple une excellente conclusion au récit, tout en permettant de sortir des sentiers battus (pour une fois, ce n'est pas Superman le plus noble et la clé de tout…). [img:325qke43]http://images.sequart.org/images/Underworld-Unleashed-2-pg22-639x1024.jpg[/img:325qke43] Question dessin, c'est assuré par Howard Porter, encré par Dan Green puis par Dennis Janke. C'est pas aussi lisse et pur qu'avec l'encre de John Dell, mais c'est plein d'énergie. Je remarque, à la composition de la Justice League, que cette mini précède sa prestation sur JLA, ce dont je n'avais pas pris conscience. [img:325qke43]http://namtab.com/phantomstranger/underworldunleashed3pg10.gif[/img:325qke43] C'est pas mal du tout. Ça se lit très bien tout seul. Je crois que ça gagnerait à être étoffé de quelques épisodes périphériques, parce que certains trucs mériteraient un éclairage, mais dans l'ensemble, si on veut se contenter de l'événement central, ça fait une excellente distraction doublée, comme souvent chez Waid, d'un petit zest meta. Jim
[quote="zephon":3bcdget4]J'ai découverts Jurgens sur amazing spiderman lorsque Ben Reilly se crée un nouveau costume hyper cool (à mes yeux) tout en restant dans l'esprit de l'original, j'aimais bien son trait et sa tentative de créer un nouveau support cast tout en faisant apparaitre ici et là les "anciens".[/quote:3bcdget4] Ah ouais, j'ai beaucoup aimé aussi. De mémoire, il était encré par Janson, qui donnait un côté cassant à ses crayonnés. Et, comme tu le soulignes, il gérait bien l'univers du héros. Notamment la révélation concernant la nana principale dans la vie de ce dernier, surprise qui m'avait bien cueilli, à l'époque (je ne révèle rien, mais c'était assez astucieux). Vraiment, Jurgens avait bien saisi la manière de rendre intéressante cette nouvelle version de Spidey, et j'aurais aimé qu'il ait l'occasion d'aller plus loin (même si je suis très fan de ce que Dezago et Wieringo ont proposé dans sa foulée). Jim
On a récemment évoqué la série [b:lhsuag1k]Blue Beetle[/b:lhsuag1k], lancée dans la foulée de [b:lhsuag1k]Crisis on Infinite Earths[/b:lhsuag1k], et développée sur deux ans avant de capoter. [b:lhsuag1k]Booster Gold[/b:lhsuag1k] présente de nombreuses similitudes avec la précédente série, notamment la construction sur la longueur, des intrigues à tiroir, une gestion pas trop maladroite des [i:lhsuag1k]cross-overs[/i:lhsuag1k] (notamment [b:lhsuag1k]Millenium[/b:lhsuag1k]), et un rangement des jouets vers la fin, qui témoigne du contrôle éditorial. [img:lhsuag1k]http://vignette2.wikia.nocookie.net/marvel_dc/images/e/e8/Showcase_Presents_Booster_Gold.jpg/revision/latest/scale-to-width-down/270?cb=20101120031448[/img:lhsuag1k] La série, lancée en 1986, a fait l'objet d'une réédition dans la collection [i:lhsuag1k]Showcase[/i:lhsuag1k] en noir & blanc, bâtie sur le même modèle que l'édition : l'ensemble de la série suivi d'un numéro de [b:lhsuag1k]Secret Origins[/b:lhsuag1k] consacré au personnage. [img:lhsuag1k]http://ifanboy.com/wp-content/uploads/2013/03/In-House_Ad-1986.jpg[/img:lhsuag1k] [b:lhsuag1k]Booster Gold[/b:lhsuag1k] constitue la première création notable de Dan Jurgens (après [b:lhsuag1k]Sun Devils[/b:lhsuag1k], où il s'est essayé à l'écriture). Le postulat est assez original : un [i:lhsuag1k]has-been[/i:lhsuag1k] du futur dérobe une machine à voyager dans le temps et un anneau de la Légion dans l'espoir de faire fortune dans le passé (notre présent). L'astuce, c'est que la véritable origine n'est révélée qu'au bout de quelques épisodes. Les premiers récits mettent en scène la machine à fric que Booster est parvenir à bâtir, à base de produits dérivés, de droit de l'image et de contrats divers. [img:lhsuag1k]http://dccomicsartists.com/bronzeage/BoosterGold-BG01-04.jpg[/img:lhsuag1k] La série passe entre les mains de plusieurs [i:lhsuag1k]editors[/i:lhsuag1k], et prend un certain temps avant de trouver sa vitesse de croisière (notamment quand des émissaires de la Légion remontent également le temps afin de retrouver le voleur). Jurgens développe certaines intrigues du début en développant des idées ancrées dans l'univers DC, par exemple en transformant le cartel des 100 en cartel des 1000 (greffant l'idée sur les méchants du [b:lhsuag1k]Black Lightning[/b:lhsuag1k] de Tony Isabella). Par la suite, il développe des intrigues plus propres à la série, notamment en renvoyant le héros dans le futur (son présent) et en amenant sa sœur dans le casting. [img:lhsuag1k]https://3.bp.blogspot.com/-CMUj4BA4Pig/V1kefWt8OjI/AAAAAAAAEbk/HpdX4Z-etlU_S5B_aqR06ENhhsNMqDakwCKgB/s640/IMG_2182.JPG[/img:lhsuag1k] Les personnages secondaires sont nombreux et assez sympathiques, il y a un réel suivi sur la situation du héros et ses rapports avec le reste de Metropolis, et Booster évolue de manière discrète mais constante. [img:lhsuag1k]http://1.bp.blogspot.com/_ndMhsNIci6A/TK0WEgn_c0I/AAAAAAAAALE/t_2CLYi98Qk/s1600/2010-10-06.2.jpg[/img:lhsuag1k] Plusieurs encreurs travaillent sur les crayonnés de Jurgens. Bruce Patterson rajoute du détail, Ty Templeton privilégie un traitement plus lisse et lumineux. L'ensemble permet de redécouvrir le boulot de Jurgens, alors en pleine constitution : il se détache lentement de ses influences (un trait copiant maladroitement Neal Adams dans un découpage singeant les astuces de Frank Miller) afin de devenir ce qu'il sera plus tard, à savoir un illustrateur réaliste durablement associé à Superman (où il recyclera certains des adversaires de Booster). [img:lhsuag1k]https://1.bp.blogspot.com/-H8eslt8ryMA/V1jpa3Mxx4I/AAAAAAAAEX8/dFWEqvBCcp47OVfaCW0eHH7IfjhmOih7wCLcB/s640/Booster%2BGold%2B1.jpg[/img:lhsuag1k] Dans l'ensemble, la série est très sympathique, avec de bonnes idées SF, des moments d'émotion bien gérés (que l'épisode [b:lhsuag1k]Millenium[/b:lhsuag1k] viendra cependant contredire) et un bon rythme. Cependant, s'il y a de l'humour, le personnage ne trouvera sa voix et sa voie qu'avec son admission au sein de la Ligue de Justice, où il profite des dialogues de Giffen et DeMatteis. Jim
L'ennemi des Jeunes Titans, qui a constitué l'un des éléments forts de la saison 2 d'[b:3sftot0g]Arrow[/b:3sftot0g] (des trois premières que j'ai vues, c'est la seule qui mérite le déplacement) et s'annonce comme l'ennemi de poids dans le prochain film consacré à Batman, a eu droit à une série à son nom, écrite par son co-créateur, Marv Wolfman. [img:3sftot0g]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/71G713SVASL.gif[/img:3sftot0g] En 1992, les débuts de la série avaient déjà fait l'objet d'un recueil, [b:3sftot0g]Deathstroke: Full Cycle[/b:3sftot0g], reprenant [b:3sftot0g]New Titans[/b:3sftot0g] #70 et les cinq premiers numéros du titre, dans lesquels l'anti-héros affronte un nouveau Ravager. Le tout sous une nouvelle couverture formidable de Mike Zeck, l'un des points forts de la série (ses illustrations sont somptueuses). [img:3sftot0g]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51JZ9AU9aWL.jpg[/img:3sftot0g] Ces derniers temps, dans la logique patrimoniale de DC, la série est reprise en gros volumes, dans une optique "intégrale. À ma connaissance, il n'y a pour l'instant que deux recueils, le troisième semblant annoncé pour avril prochain (et devant contenir les numéros 14 à 20, mais bon, les trois premiers étant connectés au [i:3sftot0g]cross-over[/i:3sftot0g] "[b:3sftot0g][i:3sftot0g]Total Chaos[/i:3sftot0g][/b:3sftot0g]", je me demande si c'est facile à lire : à voir dans quelques mois). Bref. J'ai donc lu les deux premiers recueils. Je connaissais vaguement quelques péripéties, pour être parvenu à rassembler quelques fascicules, notamment ceux mettant en scène Pat Trayce, la deuxième Vigilante. Mais tout relire dans l'ordre est assez intéressant. [img:3sftot0g]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51kvhUWd24L.jpg[/img:3sftot0g] Le premier volume se tient très bien : un seul scénariste, Wolfman, un seul dessinateur, Steve Erwin, qui a un style réaliste pas désagréable (ses décors sont un peu faiblards, mais ses personnages sont bien tenus et il a une narration efficace, on sent chez lui l'influence classique qui fait le miel d'un Eduardo Barreto, sans l'élégance de ce dernier cependant), un déroulement logique des péripéties (Deathstroke ayant affronté le nouveau Ravager, il cherche à identifier une mystérieuse organisation ayant financé les menées terroristes de ce dernier, ce qui le conduit à Gotham à l'occasion de l'[i:3sftot0g]arc[/i:3sftot0g] "[i:3sftot0g][b:3sftot0g]City of Assassins[/b:3sftot0g][/i:3sftot0g]"…). [img:3sftot0g]http://a2.mzstatic.com/us/r30/Purple6/v4/37/1d/01/371d0100-a1fc-cca4-8adc-598be4be5ace/screen480x480.jpeg[/img:3sftot0g] Le deuxième tome est plus disparate. Les deux épisodes de l'entraînement de Pat Trayce sont dessinés par Art Nichols et encrés par George Pérez, c'est plutôt joli mais ça marque une rupture. S'enchaînent un épisode de [b:3sftot0g]Superman[/b:3sftot0g] par Jurgens, un fill-in écrit par Steven Grant, un [i:3sftot0g]Annual[/i:3sftot0g] faisant partie de la saga "[i:3sftot0g][b:3sftot0g]Eclipso Within[/b:3sftot0g][/i:3sftot0g]"… Bref, ça part un brin dans tous les sens, même si Jonathan Peterson et Wolfman lui-même maintiennent la cohésion. Gageons que le tome suivant sera mieux tenu. Dans l'ensemble, ça reste très agréable à lire. L'air du temps de l'époque (nous sommes au tout début des années 1990) est à la promotion de héros musclés, violents et armés jusqu'aux dents, dans le sillage des robliefelderies engrangeant de grands succès chez Marvel. Lancer une série [b:3sftot0g]Deathstroke[/b:3sftot0g] rentre parfaitement dans cette logique. Sauf que Wolfman la pervertit délicatement. Le personnage, au moment du lancement, vient de participer à la saga des Wildebeest au sein de la série [b:3sftot0g]New Titans[/b:3sftot0g], devant tuer son fils Joe possédé par une entité maléfique. à cette occasion, il est allié aux Titans qui le considère comme un héros. Et il est profondément traumatisé par cette mort. [img:3sftot0g]http://a4.mzstatic.com/us/r30/Purple6/v4/73/21/47/73214739-b838-9d6f-a288-41bc032d7d51/screen480x480.jpeg[/img:3sftot0g] [img:3sftot0g]http://a3.mzstatic.com/us/r30/Purple/v4/d5/ca/31/d5ca313f-3de3-b875-89f8-4cd89aace512/screen480x480.jpeg[/img:3sftot0g] Mais justement, là où d'autres héros s'endurcissent face au deuil, quelque chose casse chez Slade Wilson et une facette inconnue apparaît : il ne devient pas plus méchant, mais plus attentif, plus dévoué à ceux qu'il a choisi d'aimer. Il prend des distances, également, mais il demeure sensible au chagrin, à l'inquiétude. Bref, le parcours inverse de celui que suivent les comics de l'époque. Les auteurs ne s'y trompent pas, d'ailleurs : dans l'un des épisodes, Wilson affronte une parodie de [b:3sftot0g]X-Force[/b:3sftot0g], et Zeck met en scène sur la couverture l'affrontement entre Slade et Hemp, une brute borgne équipé d'un flingue plus gros que lui, pastiche évident de Cable. Zeck recourt à un encrage tout en hachure pour Hemp, alors que Deathstroke est encré à sa manière habituelle. Autre point intéressant : ceux qui connaissent le boulot de Wolfman savent que le thème de la réputation est central chez lui : les super-vilains tentent souvent de ruiner la réputation du héros (du Jester face à Daredevil à Vandal Savage contre Superman…). Ici, le thème est présent mais sous une autre forme, le mercenaire s'attachant à protéger une réputation qui, de toute façon, le précède. Les rapports entre l'assassin à gage et les héros sont à ce titres assez riches. Bref, une lecture bien sympathique, qui offre son lot de péripéties et de baston avec une caractérisation solide. Et qui me donne encore plus envie de lire les New Titans de Wolfman de la même période (que je connais for mal). Jim
[quote="soyouz":3rz2uu91][quote="Jim Lainé":3rz2uu91]d'autant qu'il était épaulé, pour ces épisodes, par notre Jean-Marc Lofficier national,[/quote:3rz2uu91] Tu sais ça de tes sources ou c'est indiqué quelque part dans les crédits ?[/quote:3rz2uu91] C'est indiqué, sur l'ensemble des épisodes ayant trait au complot européen contre les entreprises Kord, sous la rubrique "[i:3rz2uu91]plot assist[/i:3rz2uu91]". Jim
[quote="Oncle Hermes":dl67beab] Mais blague à part, j'ai moi-même un gros déficit de lecture blue-beetleiennes, et ce que tu dis de ce volume donne envie de s'y plonger. Et pourtant je ne suis pas un gros fan de Wein en tant que scénariste, qui est - me semble-t-il - quelqu'un de très doué pour sortir des idées originales et sympas, mais pas forcément le meilleur pour les animer ensuite.[/quote:dl67beab] Je crois que la force de Wein, en termes de structures, c'est de tirer de belles choses d'une structure déjà existante. J'aime beaucoup ses [b:dl67beab]Thor[/b:dl67beab], par exemple, parce qu'ils fonctionnent sur le retour de "vieux" personnages et la reprises de situations connues mais sous un angle nouveau (ce qu'il a fait sur le Green Goblin dans [b:dl67beab]Amazing Spider-Man[/b:dl67beab] est un peu du même ordre d'idée : c'est une approche originale faisant passer une redite comme une lettre à la poste). Alors bien entendu, pour un vieux lecteur (moi le premier), on reconnaît sans mal les choses qu'il copie, mais je fais partie de ceux qui aiment bien observer des scénaristes s'amuser sur ce système "thème / variation" (c'est pour ça que j'aime bien Tom DeFalco, par exemple). Mais si tu demandais son avis à Manticore, il te dirait que Wein n'est qu'un copieur maladroit. En termes de textes, la faiblesse de Wein, ce sont ses récitatifs. Il a des phrases trop longues et il s'emmêle parfois dans ses métaphores (il est du genre "la goutte d'eau qui met le feu aux poudres", si tu veux). En revanche, il est super agréable à lire dès qu'il s'agit de dialogues. Il sait rendre les accents, les niveaux de langue, les argots, et ça donne une réelle richesse aux échanges. Dans les deux cas, on sent un goût évident pour la dimension littéraire du travail. On pourrait dire qu'il s'écoute écrire, parfois (il est de cette génération qui a connu des pratiques telles qu'il fallait remplir chaque case si l'on voulait être payé), mais ça sent bon l'amour des mots. C'est pas étonnant que ce soit lui qui soit allé chercher Moore pour [b:dl67beab]Swamp Thing[/b:dl67beab] : l'écriture très riche de ce dernier a dû le séduire. Personnellement, j'aime bien, voire beaucoup, parce que justement c'est riche, c'est généreux, ça en donne pour son argent. Effectivement, ça a un côté bavard, mais c'est loin d'être désagréable. Jim
En parlant de parenté, j'avoue que chaque fois que je croise Blue Beetle, je repense à la présentation des personnages en tête d'un des TPB de [b:3qrjeqmr]Justice League International[/b:3qrjeqmr] :
[quote:3qrjeqmr]BATMAN. A.K.A. "The Dark Knight" (oooh, scary!) After witnessing the murder of his parents at a young age, billionnaire Bruce Wayne honed his mind and body into the perfect weapon. Bruce has decided to use his vast wealth, intellect and athletic prowess to dress up as a bat and ride around in bat-themed vehicles, to rid the world of crime. And yes, he is sane. [i:3qrjeqmr]We think.[/i:3qrjeqmr]
BLUE BEETLE. Ted Kord is a genius-level operator and Olympic-level athlete who carries a "BB gun" tha can temporarily blind anyone with a flash of light, or knock them down with a compressed air blast. Ted chooses to uses his vast wealth, intellect and athletic prowess to dress up as a beetle and ride around in a giant beetle ship. Not so sure about Ted's sanity, actually...[/quote:3qrjeqmr]
Mais blague à part, j'ai moi-même un gros déficit de lecture blue-beetleiennes, et ce que tu dis de ce volume donne envie de s'y plonger. Et pourtant je ne suis pas un gros fan de Wein en tant que scénariste, qui est - me semble-t-il - quelqu'un de très doué pour sortir des idées originales et sympas, mais pas forcément le meilleur pour les animer ensuite.
[quote="Lord-of-babylon":1konhvik][quote:1konhvik]La série est très agréable à lire. Wein, qui semble connaître aussi bien le Blue Beetle de Ditko que son Spider-Man (dont il a été le scénariste), goupille des histoires qui sont autant de clins d'œil. Ted Kord, l'héritier du premier tenant du titre, passe son temps à trouver des prétextes pour s'absenter, réitérant les schémas de Peter Parker. Le deuxième épisode propose une citation sans ambiguïté de la célèbre scène où Spidey est coincé sous des poutres.[/quote:1konhvik] C'est rigolo. A lire ce que tu écris ici, je me demande si le rapprochement qu'on fait actuellement entre Peter Parker, directeur de société, et Tony Stark n'est finalement pas un raccourci facile et que la vraie filiation soit d'avantage entre le tisseur et Ted Kord (enfin je connais pas assez de Blue Beetle)[/quote:1konhvik] Je n'ai pas songé à Stark dans l'équation, en lisant ce volume, mais je me suis fait une réflexion voisine, en me disant que le Spidey de Slott, c'était Ted Kord qui accordait du temps à son entreprise. Oui, il y a une parenté, je trouve. Jim
[quote:u3ntqt3n]La série est très agréable à lire. Wein, qui semble connaître aussi bien le Blue Beetle de Ditko que son Spider-Man (dont il a été le scénariste), goupille des histoires qui sont autant de clins d'œil. Ted Kord, l'héritier du premier tenant du titre, passe son temps à trouver des prétextes pour s'absenter, réitérant les schémas de Peter Parker. Le deuxième épisode propose une citation sans ambiguïté de la célèbre scène où Spidey est coincé sous des poutres.[/quote:u3ntqt3n] C'est rigolo. A lire ce que tu écris ici, je me demande si le rapprochement qu'on fait actuellement entre Peter Parker, directeur de société, et Tony Stark n'est finalement pas un raccourci facile et que la vraie filiation soit d'avantage entre le tisseur et Ted Kord (enfin je connais pas assez de Blue Beetle)
Après avoir évoqué la séries [b:1wcidp1o]Blue Beetle[/b:1wcidp1o] des années 2000, j'ai dévoré le recueil format [i:1wcidp1o]Showcase[/i:1wcidp1o] (gros pavé noir et blanc) consacré à la série des années 1980. Et c'est une excellente surprise, un vrai plaisir de lecture. [img:1wcidp1o]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/611eP333TTL.jpg[/img:1wcidp1o] Resituons rapidement : nous sommes en 1986, [b:1wcidp1o]Crisis on Infinite Earths[/b:1wcidp1o] a redéfini les contours de l'univers DC, et l'éditeur a fait l'acquisition de la ligne "[i:1wcidp1o]action[/i:1wcidp1o]" de Charlton, récupérant donc Blue Beetle et Question (et quelques autres héros moins connus, Peacemaker, tout ça…). C'est le vétéran Len Wein qui se charge des scénarios. Là encore à des fins de précisions, rappelons que ce gars a signé quelques passages intéressants sur [b:1wcidp1o]Amazing Spider-Man[/b:1wcidp1o] ou [b:1wcidp1o]Thor[/b:1wcidp1o], chez Marvel, copiant les procédés et le style de Stan Lee. Personnellement, j'aime bien, c'est lisible, carré, solide, les histoires font en général un, deux ou trois épisodes, il sait où il va sans se lancer dans des délires ingérables. Il a la réputation (pas immérité, faut reconnaître) d'être un copieur, de ressortir les vieilles recettes, mais quand le plat est bon, c'est pas grave. Il est également lié à la création de Swamp Thing et Man-Thing, ainsi qu'au lancement des X-Men de 1975. C'est donc un monsieur assez sérieux dans le métier. Chez DC au milieu des années 1980, il fait plein de choses. Pour les lecteurs VF actuels, disons que c'est le dialoguiste du [b:1wcidp1o]Legends[/b:1wcidp1o] d'Ostrander et du [b:1wcidp1o]Wonder Woman[/b:1wcidp1o] de Pérez. [img:1wcidp1o]http://art.cafimg.com/images/Category_332/subcat_127122/1986bluebeetleprmomo.jpg[/img:1wcidp1o] Au dessin, il est épaulé par Paris Cullins. Alors moi, je ne connais pas bien. J'associais jusque-là à des prestations secondaires, sans réellement visualiser son travail. Et en fait, c'est plutôt intéressant. Le premier épisode rappelle un peu Pat Broderick (mais la présence de Bruce Patterson à l'encrage n'est pas étrangère à cette parenté), avec un sens du détail et des grands yeux mangas qui lorgnent aussi en direction d'Art Adams. Ça m'évoque également les [b:1wcidp1o]Spectacular Spider-Man[/b:1wcidp1o] de la période Marie Severin / Ed Hannigan / Al Milgrom, que je tiens en grande estime. Et progressivement, Cullins va se développer. Ses personnages sont encore un peu raides et hésitants, mais il y a une générosité évidente. C'est riche, c'est copieux, ça en donne pour son argent. Les changements d'encreur (je pense notamment aux épisodes de Del Barras) font ressembler le trait aux travaux de jeunesse de Mark Bagley. Y a de l'énergie, là-dedans. Par la suite, il sera dépanné par Chuck Patton (encore un dessinateur que je connais mal et mésestime : je dois seulement avoir un [b:1wcidp1o]Teen Titans Spotlight[/b:1wcidp1o] de lui, or son épisode de Blue Beetle évoque beaucoup l'Alan Davis de la même période, c'est plutôt chouette) puis remplacé par Ross Andru (avec quelques pages de Gil Kane) et Don Heck (super bien encrés, tous deux, par Danny Bulanadi). [img:1wcidp1o]http://art.cafimg.com/images/Category_27899/subcat_53263/DSC01090.JPG[/img:1wcidp1o] [img:1wcidp1o]http://art.cafimg.com/images/Category_3563/subcat_44194/sdBB22p1splash.jpg[/img:1wcidp1o] La présence de Ross Andru, célèbre dessinateur de [b:1wcidp1o]Spider-Man[/b:1wcidp1o] (sur des scénarios de Wein, notamment) ne fait que rappeler encore la proximité entre ce héros et un autre Monte-en-l'air. Bref, graphiquement, c'est plutôt chouette. [img:1wcidp1o]http://3.bp.blogspot.com/-W6jIyJG4QSI/UHlJ5cY4x1I/AAAAAAAAr-I/yik3MnePVag/s1600/splash-bluebeetle6-1.jpg[/img:1wcidp1o] La série est très agréable à lire. Wein, qui semble connaître aussi bien le [b:1wcidp1o]Blue Beetle[/b:1wcidp1o] de Ditko que son [b:1wcidp1o]Spider-Man[/b:1wcidp1o] (dont il a été le scénariste), goupille des histoires qui sont autant de clins d'œil. Ted Kord, l'héritier du premier tenant du titre, passe son temps à trouver des prétextes pour s'absenter, réitérant les schémas de Peter Parker. Le deuxième épisode propose une citation sans ambiguïté de la célèbre scène où Spidey est coincé sous des poutres. Les épisodes 5 à 7 marquent la rencontre avec Question, soit deux héros de Ditko dans une même aventure. Le trait de Cullins se stabilise un peu, il intègre quelques astuces de Kirby mais il est en constant hommage à Ditko. Il va jusqu'à utiliser des cases horizontales pour les scènes de baston, avec plein de personnages et plusieurs ilgnes de mouvement, comme le créateur du personnage. L'histoire, narrant un quiproquo tournant à la catastrophe entre un père et un fils, utilise la thématique du masque chère à Ditko tout en jouant sur des ressorts que n'aurait pas reniés Bill Mantlo. Le huitième épisode est une chronique douce-amère de la vie d'un petit criminel, proposant une réflexion sur la rédemption. Classique, là encore très marvélien. Wein intègre très bien la continuité de sa série à celle de l'univers DC. Les passages obligés par [b:1wcidp1o]Legends[/b:1wcidp1o] ou [b:1wcidp1o]Millenium[/b:1wcidp1o] sont très souples et fluides. De même, si ses récits ne sont pas très longs, il déroule des fils rouges sur plusieurs épisodes (par exemple, l'histoire de Chronos, en filigrane sur la première année). C'est d'ailleurs à ce niveau que Wein tend le bâton pour se faire battre. En effet, la série durant 24 numéros, de juin 1986 à mai 1988. La seconde année est marquée un sub-plot assez intéressant, impliquant un vilain français (un certain Cornelius, sans doute le même que celui de la série télé des années 1970), l'enlèvement d'un savant travaillant pour Kord, le retour des Boy Commandos (ayant pris quelques années), et plein d'autres choses. Mais il semble qu'à un certain moment, le couperet soit tombé : ce qui semblait être une décision bien arrêtée des vilains dans un épisode devient une remise à plus tard dans le suivant (sur le mode "bon, d'accord, on ne le fait pas, mais je n'ai pas dit mon dernier mot"). Ça sent l'intervention de dernière minute (de la part de Denny O'Neil, alors [i:1wcidp1o]editor[/i:1wcidp1o] du titre), demandant clairement à son scénariste de plier la tente. [img:1wcidp1o]https://sites.google.com/site/jjebaypics/_/rsrc/1402959358011/home/6-20-2016_001.JPG[/img:1wcidp1o] [img:1wcidp1o]https://sites.google.com/site/jjebaypics/_/rsrc/1402959358011/home/6-20-2016_002.JPG[/img:1wcidp1o] [img:1wcidp1o]https://sites.google.com/site/jjebaypics/_/rsrc/1402959358011/home/6-20-2016_003.JPG[/img:1wcidp1o] Wein signera encore quelques courts épisodes où reviennent les vilains des premiers épisodes (Chronos, Karapax…), signe que la série boucle la boucle avant de fermer boutique. Dommage, j'aurais bien aimé savoir ce que le scénariste avait en réserve, d'autant qu'il était épaulé, pour ces épisodes, par notre Jean-Marc Lofficier national, qui s'ingéniait à insérer de nombreuses références (Cornélius déjà cité, mais aussi Belphegor…). Il me semble que certaines de ces créations reviennent dans des [b:1wcidp1o]Deathstroke[/b:1wcidp1o] de Wolfman, ceux du "tour du monde" auxquels Lofficier a également participé. Faudra que j'y jette un œil. [img:1wcidp1o]http://vignette4.wikia.nocookie.net/marvel_dc/images/f/f3/Blue_Beetle_Ted_Kord_0009.jpg/revision/latest?cb=20120330094310[/img:1wcidp1o] Le gros volume [i:1wcidp1o]Showcase[/i:1wcidp1o] contient les vingt-quatre épisodes de la série (avec les couvertures, dont une jolie signée Mignola dans son style encore débutant), complétés par le récit publié dans la série [b:1wcidp1o]Secret Origins[/b:1wcidp1o] (le [i:1wcidp1o]Showcase[/i:1wcidp1o] consacré à [b:1wcidp1o]Booster Gold[/b:1wcidp1o] est bâti sur le même modèle). L'ensemble se lit très bien (bon, faut aimer les trucs bavards, mais suffit de savoir lire), et permet de redécouvrir à pas trop cher une série qui mérite d'être connue. Sans être géniale, elle témoigne de la grande santé de DC à l'époque, qui savait faire de bons divertissements en faisant confiance à ses auteurs. Jim
[quote="Jim Lainé":zfr7gzkz] Au scénario, Keith Giffen partage l'écriture avec J[b:zfr7gzkz]ohn Rogers, dont je ne sais rien,[/b:zfr7gzkz] à part qu'il est scénariste pour le cinéma, d'après les quatrièmes de couverture. Jim[/quote:zfr7gzkz] Tu rigoles ? C'est le frère de Steve ! C'est lui qui était chez Hydra !
En voyant revenir une série Blue Beetle dans l'actualité, et en lisant les propos d'Artemus sur Keith Giffen, je me suis mis à lire les trois TPB de la série post-[b:2b1ivga3]Infinite Crisis[/b:2b1ivga3], disposés sur une de mes étagères depuis quelque temps sans que j'aie poussé plus avant la découverte. J'ai donc lu [b:2b1ivga3][i:2b1ivga3]Shellshocked[/i:2b1ivga3][/b:2b1ivga3], [b:2b1ivga3][i:2b1ivga3]Road Trip[/i:2b1ivga3][/b:2b1ivga3] et [b:2b1ivga3][i:2b1ivga3]Reach for the Stars[/i:2b1ivga3][/b:2b1ivga3], qui couvrent les dix-neuf premiers épisodes de cette série. [img:2b1ivga3]https://www.wired.com/wp-content/uploads/blogs/geekdad/wp-content/uploads/2010/03/blue-beetle-shellshocked.jpg[/img:2b1ivga3] Autant dire tout de suite que, de toutes mes lectures estivales, c'est l'une de celles qui m'ont le moins emballé. C'est pas mal, mais sans plus. Déjà, graphiquement, la valse des dessinateurs laisse un goût de trop peu. Cully Hamner, c'est bien (bon, là, il est un peu expédié), Rafa Albuquerque, même débutant, c'est déjà super, mais ils ne livrent pas beaucoup d'épisodes d'affilée, constamment interrompu par des illustrateurs pas manchots, mais venant assurer un rythme mensuel que personne n'arrive à tenir réellement. [img:2b1ivga3]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51kidMt9cZL.jpg[/img:2b1ivga3] Ensuite, les histoires sont courtes (un ou deux épisodes), il y a peu de cliffhanger et les enjeux ne sont pas très impressionnants. Les méchants (La Dama en premier) n'en sont pas réellement, la menace du Reach ne semble pas très inquiétante, et le développement des intrigues (notamment l'apprentissage de Jaime) traîne en longueur. [img:2b1ivga3]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51GvkHFV7tL.jpg[/img:2b1ivga3] Au scénario, Keith Giffen partage l'écriture avec John Rogers, dont je ne sais rien, à part qu'il est scénariste pour le cinéma, d'après les quatrièmes de couverture. On sent bien la patte de Giffen, notamment dans certains dialogues humoristiques créant des apartés au milieu de l'action. Quand Rogers se charge seul de l'histoire, le récit est davantage dévolu à l'action et l'humour relève plus des situations cocasses ou des blagues potache. En soi, la série n'est pas désagréable, mais elle donne l'impression de ne pas trop savoir où aller, et surtout de s'y rendre à un train de sénateur. Mais elle a différents mérites, le fait de jouer sur la continuité n'étant pas le dernier. La présence d'un Peacemaker revisité est plutôt bien vue également. Mais au final, c'est un peu léger, rapidement lu, assez vite oublié. Il reste encore, je crois, un TPB de cette série plus quelques volumes dont je n'ai pas identifié le contenu, mais je crois que pour l'heure, je vais m'arrêter là. Jim
[b:z4vwo5qh](Concernant la colorisation de [i:z4vwo5qh]Batman: Year One[/i:z4vwo5qh])[/b:z4vwo5qh] [quote="Fred le Mallrat":z4vwo5qh][quote="Jim Lainé":z4vwo5qh][quote="Fred le Mallrat":z4vwo5qh]Je pense pas.. que ce soit une recolorisation pour glenat...[/quote:z4vwo5qh] Selon toi, donc, l'édition Glénat utilise les couleurs d'origine ? Voilà une info qui va faire plaisir à Tonton Hermès ! [/quote:z4vwo5qh] ben c est pas sorti bien longtemps aprés.. au pire c est les couleurs du 1er TP..[/quote:z4vwo5qh] Il faudrait que je l'aie sous les yeux pour revérifier, mais je pense que ce sont effectivement celles du 1er TPB. En même temps quand j'avais commencé à faire des comparaisons j'avais été surpris du nombre de colorisations différentes que j'avais trouvées, avec des différences assez ténues (je me souviens dans les toutes premières pages d'une présentatrice télé qui d'une version à l'autre change de couleur de cheveux, puis de couleur de veste...). Seule la première tranche avec les autres. Relativement. C'est pas non plus aussi flagrant que pour [i:z4vwo5qh]The Killing Joke[/i:z4vwo5qh], par exemple, hein, n'allez pas vous imaginez des choses. Mais globalement, pour la version parue dans [i:z4vwo5qh]Detective Comics[/i:z4vwo5qh], Richmond Lewis (alias Mme Mazuchelli) avait dû faire avec les contraintes de la quadrichromie et le résultat a un petit côté expressionniste que je trouve du meilleur aloi ; alors que pour les TPB, elle avait accès à une palette plus riche mais (l'art naissant de contrainte et mourant de liberté, rengaine connue) le résultat est beaucoup plus fade. J'avais mené quelques comparaisons planche à planche, voire case à case, il y a quelques années maintenant, et à chaque fois c'est la version [i:z4vwo5qh]princeps[/i:z4vwo5qh] qui m'a semblé la plus expressive et souvent aussi celle servant le mieux la lisibilité du dessin.
[quote="Jim Lainé":3ma20ays]Eux, je les ai en JPEG, et c'est clair que j'aimerais bien une réédition. Ça n'existe pas, un "[i:3ma20ays]Tales of the Batman: Michael Golden[/i:3ma20ays]" ? Alors faut le faire, tudieu ![/quote:3ma20ays] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=69540810936420071226155844large.jpg:3ma20ays][img:3ma20ays]http://img4.hostingpics.net/pics/69540810936420071226155844large.jpg[/img:3ma20ays][/url:3ma20ays] Non par contre il y a ce tpb, avec l'annual/special de Mike W. Barr. [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=334710tumblrnnjuwxYm3k1tw0xreo11280png.jpg:3ma20ays][img:3ma20ays]http://img4.hostingpics.net/pics/334710tumblrnnjuwxYm3k1tw0xreo11280png.jpg[/img:3ma20ays][/url:3ma20ays]
[quote="Marko":3cflhe4a] Ça me fait penser qu'il faudra que je vérifie si les Man-Bat de Golden ont été réédités. [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=183587BatmanFamily2054.jpg:3cflhe4a][img:3cflhe4a]http://img4.hostingpics.net/pics/183587BatmanFamily2054.jpg[/img:3cflhe4a][/url:3cflhe4a][/quote:3cflhe4a] Eux, je les ai en JPEG, et c'est clair que j'aimerais bien une réédition. Ça n'existe pas, un "[i:3cflhe4a]Tales of the Batman: Michael Golden[/i:3cflhe4a]" ? Alors faut le faire, tudieu ! Je ne suis pas fan inconditionnel de Golden, je trouve ça joli et agréable, mais y a plein de trucs qui me chiffonnent, mais ça reste quand même assez exceptionnel. [img:3cflhe4a]https://ultraboy8888.files.wordpress.com/2014/12/tec_482_007.png[/img:3cflhe4a] [quote="Marko":3cflhe4a]Je ne suis pas très amateur pour ma part de la recolorisation des Tales of Asgard du king.[/quote:3cflhe4a] Hier, j'ai ressorti le TPB [b:3cflhe4a]Thor Corps[/b:3cflhe4a] (bientôt dans la discussion en face), et dedans, il y a la recolorisation de [b:3cflhe4a]Thor[/b:3cflhe4a] #337 (le premier Simonson, pour les distraits) par Steve Oliff (c'était George Roussos l'auteur de la première version). Bon, je préfère les aplats de Roussos. Mais faut avouer qu'Oliff maîtrise complètement son sujet. C'est plus moderne, plus modelé, sans crouler sous les textures, sans écraser le dessin (la dernière planche, qui aurait mérité de la lumière, est un peu enterrée, cela dit). Je suis pas fan, mais c'est quand même super propre. Jim
[quote="Jim Lainé":2v9rfui3][quote="Fred le Mallrat":2v9rfui3]Je pense pas.. que ce soit une recolorisation pour glenat...[/quote:2v9rfui3] Selon toi, donc, l'édition Glénat utilise les couleurs d'origine ? Voilà une info qui va faire plaisir à Tonton Hermès ! [/quote:2v9rfui3] ben c est pas sorti bien longtemps aprés.. au pire c est les couleurs du 1er TP.. J ai l aversion Chroniques de Batman et c est pas les memes couleurs en tout cas que la version Panini (que j avais racheté pour les "bonus")
[quote="Oncle Hermes":3p4ttw60]([b:3p4ttw60]Valeria the She-Bat[/b:3p4ttw60] je ne connaissais pas et après une brève recherche Google Images, je vais continuer comme ça.
)[/quote:3p4ttw60]
Moi aussi.
Ça me fait penser qu'il faudra que je vérifie si les Man-Bat de Golden ont été réédités.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=183587BatmanFamily2054.jpg:3p4ttw60][img:3p4ttw60]http://img4.hostingpics.net/pics/183587BatmanFamily2054.jpg[/img:3p4ttw60][/url:3p4ttw60]
[quote="Oncle Hermes":3p4ttw60]Et à l'autre bout du spectre, les Batman d'O'Neil et Adams, ça doit être un des exemples le plus poussés (que je connaisse, bis) de recolo catastrophique.[/quote:3p4ttw60]
Il me semble que c'était le cas aussi avec les premiers Conan de BWS (en moins prononcé quand même). Je ne suis pas très amateur pour ma part de la recolorisation des Tales of Asgard du king.
[quote="Fred le Mallrat":315xe1il]Je pense pas.. que ce soit une recolorisation pour glenat...[/quote:315xe1il] Selon toi, donc, l'édition Glénat utilise les couleurs d'origine ? Voilà une info qui va faire plaisir à Tonton Hermès ! [quote="Fred le Mallrat":315xe1il]Apres une des recolorisation que j ai le moins aimé c etait un des TP des Cap d englehart.. soit secret empire soit Nomad (je penche pour le 1er): ca bavait.. c etait mal foutu.. je les ai d ailelurs assez vite revendus..[/quote:315xe1il] Toute cette période, je l'ai en Essential. Je crois avoir eu "[i:315xe1il][b:315xe1il]Nomad[/b:315xe1il][/i:315xe1il]" et rien ne m'a choqué. J'ai trouvé que ça faisait "d'époque", mais mes souvenirs sont lointains, et donc sans doute faux. Jim
[quote="Oncle Hermes":g8io9xb6]([b:g8io9xb6]Valeria the She-Bat[/b:g8io9xb6] je ne connaissais pas et après une brève recherche Google Images, je vais continuer comme ça.
)[/quote:g8io9xb6]
Bon, c'est pas vilain, c'est de l'Adams "moderne", donc un peu grossier.
Après, ce qu'il y a de bien avec les séries Continuity, c'est qu'elles sont courtes : quand elles atteignent dix numéros, c'est le Pérou. Résultat, si on tombe sur un bon bac à soldes, on peut compléter rapidement.
Tiens, dans une autre discussion, on causait des trucs jolis à regarder mais complètement cons. Bah voilà, le catalogue Continuity Comics, c'est l'exemple parfait. Et au final, le résultat, il est là : aucun de ces titres n'aura marqué l'histoire de la bande dessinée américaine.
[quote="Oncle Hermes":g8io9xb6]La recolorisation en comics, j'avoue que c'est une de mes bêtes noires (même quand c'est refait par la même personne, d'ailleurs).[/quote:g8io9xb6]
La fameuse saga "[i:g8io9xb6][b:g8io9xb6]Kraven's Last Hunt[/b:g8io9xb6][/i:g8io9xb6]" de Spider-Man, elle a été très vite recolorisée. Et au final, je ne l'aime pas. Du coup, j'ai les épisodes en Essentials (et c'est magnifique). Et je crois qu'un jour, il va falloir que je rachète la version Glénat, qui reprenait les couleurs de l'édition fascicules sur un magnifique papier blanc. Je les avais achetés à l'époque, puis offerts, mais ils me manquent.
[quote="Oncle Hermes":g8io9xb6] [i:g8io9xb6]Sandman[/i:g8io9xb6] doit être le seul cas que je connaisse où il y a vraiment eu une "amélioration". Et à l'autre bout du spectre, les Batman d'O'Neil et Adams, ça doit être un des exemples le plus poussés (que je connaisse, bis) de recolo catastrophique.[/quote:g8io9xb6]
Et le plus vicieux, c'est que cette recolorisation n'est pas unique. J'ai le premier tome de la première édition en deux tomes (vieille colo), le second tome de la seconde édition en deux tomes (première nouvelle colo) et l'édition en un seul volume (deuxième nouvelle colo, je crois que c'est sur celle-ci que s'appuie l'édition Urban). Et on voit bien qu'il y a des épisodes qui ont été traités de deux (donc, trois) manières différentes. J'avais fait la comparaison sur l'épisode où Green Arrow est blessé, dans la rue. Et aucune des deux n'est meilleure que la première.
[quote="Oncle Hermes":g8io9xb6] Sans aller jusque-là, c'est la raison pour laquelle je n'ai aucune édition papier de [i:g8io9xb6]Batman: Year One[/i:g8io9xb6] par exemple : j'y mettrai des sous quand quelqu'un fera paraître une édition conforme à l'original (on peut rêver...), d'ici là je chéris mes scans.
[/quote:g8io9xb6]
J'ai eu un des quatre épisodes en fascicules. Bon, je l'ai offert. Mais je trouve la recolorisation très chouette, tout de même.
Je ne me souviens plus : l'édition VF de chez Glénat (la première), c'était déjà la recolorisation, non ?
Jim
([b:npyeyjuo]Valeria the She-Bat[/b:npyeyjuo] je ne connaissais pas et après une brève recherche Google Images, je vais continuer comme ça.
)
La recolorisation en comics, j'avoue que c'est une de mes bêtes noires (même quand c'est refait par la même personne, d'ailleurs). [i:npyeyjuo]Sandman[/i:npyeyjuo] doit être le seul cas que je connaisse où il y a vraiment eu une "amélioration". Et à l'autre bout du spectre, les Batman d'O'Neil et Adams, ça doit être un des exemples le plus poussés (que je connaisse, bis) de recolo catastrophique. Sans aller jusque-là, c'est la raison pour laquelle je n'ai aucune édition papier de [i:npyeyjuo]Batman: Year One[/i:npyeyjuo] par exemple : j'y mettrai des sous quand quelqu'un fera paraître une édition conforme à l'original (on peut rêver...), d'ici là je chéris mes scans.
Je pense que ce sont les mêmes. Ça ressemble aux palettes utilisées dans le catalogue Continuity Comics, en plus… moderne, techniquement parlant. Et moi non plus, je ne suis pas fan, surtout pour des recolorisations de choses anciennes (parce que sur [b:4qkm48kl]Valeria the She-Bat[/b:4qkm48kl], je m'en fous un peu !). Jim
[quote="Jim Lainé":1po497nx]Dans la foulée, les couleurs ont été refaites, sans doute par le studio Continuity d'Adams.[/quote:1po497nx]
Ce ne seraient pas les mêmes qui ont fait un massacre sur ses Batman ? Je me souviens d'avoir découvert ça sur le numéro de [i:1po497nx]Detective Comics[/i:1po497nx] reproduit dans l'Anthologie Batman d'Urban ("Le secret des sépultures vacantes") que je connaissais déjà par un scan de l'original. C'est moche, ça jure, et ça ruine complètement la superbe ambiance de l'histoire. Et on retrouve le même "style" problématique avec le numéro de Batman reprit dans l'Anthologie Joker ("Les cinq vengeances du Joker").
[quote="Jim Lainé":o14pegqb]Bon, je reviens un instant sur la réédition de [b:o14pegqb]Deadman[/b:o14pegqb]… [quote="Jim Lainé":o14pegqb]La consultation des "sollicitations" pour novembre m'a fait prendre conscience qu'il existe une série de rééditions de [b:o14pegqb]Deadman[/b:o14pegqb] en souple (j'en étais resté au gros [i:o14pegqb]hardcover[/i:o14pegqb] avec jaquette qui reprenait les Adams…). Je vais donc me mettre en quête de tout cela, mais en attendant, je me suis dit qu'il n'était peut-être pas inutile d'en parler ici, ça peut toujours intéresser du monde. Et je reviendrai en dire un mot à l'occasion, quand j'aurais rattrapé mon retard… [img:o14pegqb]http://ecx.images-amazon.com/images/I/61OimNkIqKL._SY445_.jpg[/img:o14pegqb] [quote="Amazon":o14pegqb]Before his groundbreaking runs on BATMAN and GREEN LANTERN/GREEN ARROW, legendary comics artist Neal Adams first made his mark in superhero comics with Deadman, star of the DC Comics series STRANGE ADVENTURES. Inspired by the hit TV series The Fugitive, the Deadman stories star costumed highwire performer Boston Brand, who is assassinated by an unknown marksman in his first story. A mysterious deity called Rama Kushna gives Boston Brand the chance to revisit the land of the living as Deadman, with the mission of finding his murderer. DEADMAN features spectacular, bravura artwork by Neal Adams, then leading the field with an amazing, hyper-realistic style and trompe-l’oeil unlike anything seen in comics before or since. [u:o14pegqb]Broché[/u:o14pegqb]: 176 pages [u:o14pegqb]Editeur[/u:o14pegqb] : DC Comics (17 mai 2011) [u:o14pegqb]Langue[/u:o14pegqb] : Anglais [u:o14pegqb]ISBN-10[/u:o14pegqb]: 1401231160 [u:o14pegqb]ISBN-13[/u:o14pegqb]: 978-1401231163 [/quote:o14pegqb] [img:o14pegqb]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51GIaHidouL._SY445_.jpg[/img:o14pegqb] [quote="Amazon":o14pegqb]Neal Adams's groundbreaking tales of Deadman are collected in this new trade paperback featuring BRAVE AND THE BOLD #79, 86, STRANGE ADVENTURES #214-216, backup stories from AQUAMAN #50-52 and CHALLENGERS OF THE UNKNOWN #74. [u:o14pegqb]Broché[/u:o14pegqb]: 160 pages [u:o14pegqb]Editeur[/u:o14pegqb] : DC Comics (15 février 2012) [u:o14pegqb]Langue[/u:o14pegqb] : Anglais [u:o14pegqb]ISBN-10[/u:o14pegqb]: 1401233880 [u:o14pegqb]ISBN-13[/u:o14pegqb]: 978-1401233884[/quote:o14pegqb] [img:o14pegqb]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51PtgVSDq3L._SY445_.jpg[/img:o14pegqb] [quote="Amazon":o14pegqb][u:o14pegqb]Broché[/u:o14pegqb]: 176 pages [u:o14pegqb]Editeur[/u:o14pegqb] : DC Comics (25 décembre 2012) [u:o14pegqb]Langue[/u:o14pegqb] : Anglais [u:o14pegqb]ISBN-10[/u:o14pegqb]: 1401237282 [u:o14pegqb]ISBN-13[/u:o14pegqb]: 978-1401237288[/quote:o14pegqb][/quote:o14pegqb] J'ai donc récupéré le tome 1, qui comporte le premier épisode, dessiné par Infantino dans son style "encrage lourd" qu'il affectionnait parfois (voir ses encrages gras sur [b:o14pegqb]Elongated Man[/b:o14pegqb], j'adore, mais ça surprend par rapport à la finesse avec laquelle il était encré sur [b:o14pegqb]Flash[/b:o14pegqb], par exemple), et ses suites, dessinées par Adams. Chose étonnante, le second épisode (donc le premier Adams, vous me suivez ?) arbore la colo "pimpante" (couleurs plus saturées, dégradés et modelés dans tous les coins…) des rééditions des années 1980 et 1990. Genre, pas sobre. Alors que les suivants semblent avoir bénéficié d'une colo "remastérisée", modernisée sans outrance et en suivant les aplats d'origine. Personnellement, je préfère cette solution, qui laisse respirer le trait d'Adams. Et justement, ce qui est intéressant dans son approche, c'est qu'il déploie un réalisme presque photographique mais sans aller trop loin dans le découpage débridé, les collages psychédéliques et ce genre d'expériences qu'il tentera par la suite dans la série. Il reste encore assez sobre d'un point de vue narratif. Ce qui donne un équilibre passionnant : dessin outré et fascinant et narration accueillante. Virtuose, d'une certaine manière.[/quote:o14pegqb] Tiens, j'ai oublié de mentionner un détail… Les deux premiers tomes de cette collection en cinq volumes comprennent des textes de préface d'Arnold Drake, Carmine Infantino et Neal Adams. Dans ce dernier texte, on apprend un peu plus de choses sur les conditions de production des premiers épisodes. Et par exemple, contrairement à ce que j'ai écrit, ce n'est pas Infantino qui s'encre sur le premier épisode, mais George Roussos (et Adams a raison, ça ressemble bougrement à Infantino qui s'encre lui-même). Quand Adams reprend la série au deuxième épisode, il est également encré par Roussos, mais le résultat est étrange, comme s'il tentait d'imiter Infantino sans y parvenir (ce qui est logique : Roussos tente de donner une unité à l'ensemble). Et en fait, Adams a réencré cet épisode, afin de conserver une unité visuelle avec les suivants, dont il se chargeait seul. Dans la foulée, les couleurs ont été refaites, sans doute par le studio Continuity d'Adams. C'est très "artificiel", avec une sorte de réalisme photographique qui donne l'impression que ça en fait des tonnes, là où, justement, le trait d'Adams est suffisamment riche en soi. Ceci explique cela. [img:o14pegqb]http://www.dialbforblog.com/archives/473/sa206_1.jpg[/img:o14pegqb] [img:o14pegqb]http://www.dialbforblog.com/archives/473/sa206_1a.jpg[/img:o14pegqb] Après, ceux qui veulent voir ce qu'Adams encré par Roussos donnent doivent se référer à d'autres éditions plus anciennes (par exemple, l'album [b:o14pegqb]Deadman[/b:o14pegqb] aux éditions du Fromage, en France). Je sais plus si je l'ai, mais si c'est le cas, je vais vérifier, c'est une curiosité. [img:o14pegqb]http://www.bedetheque.com/media/Couvertures/Deadman1_11122004.jpg[/img:o14pegqb] Jim
[quote="Jim Lainé":2u4z1jf8]Récemment, le Doc a glissé qu'il avait acheté le recueil de Creature commandos, et ça, va falloir que je m'y intéresse de plus près.[/quote:2u4z1jf8]
Et ce fut une très chouette lecture. J'aime beaucoup les comics de guerre de DC et plus particulièrement les "mélanges de genre" (guerre et horreur, guerre et S.F., ...) que l'on trouve dans les histoires publiées dans [i:2u4z1jf8]Weird War Tales[/i:2u4z1jf8] et [i:2u4z1jf8]The War that time forgot[/i:2u4z1jf8].
Et ça me fait penser que je voulais écrire sur le [i:2u4z1jf8]Creature Commandos[/i:2u4z1jf8] mais je n'ai finalement pas eu le temps. J'écris sur les vieux films, séries et téléfilms...pour les comics, je préfère lire les excellents billets de Jim, Artie, Photonik, Alex et cie...
[quote="BenWawe":2pq0tm6o]Une nouvelle fois, je vous remercie pour ces nouveaux billets qui me font découvrir des choses dont je ne soupçonnais pas l'existence - même si les trouver est parfois difficile ![/quote:2pq0tm6o]
C'est pour cela que je tente de me limiter aux rééditions compilées. Souvent, elles sont encore dispo dans les [i:2pq0tm6o]comic shops[/i:2pq0tm6o] (qui peuvent les commander, ça m'arrive d'envoyer un mail (ou de le faire directement) à Pulps en leur demandant s'ils ont tel ou tel truc, et de me le mettre de côté). Et si ce n'est plus dispo en première main, ça circule quand même encore souvent en occasion, sur le net. Y a pas mal de trucs qui sont encore accessibles.
[quote="BenWawe":2pq0tm6o]Ce genre de chroniques et de discussions est clairement un avantage fondamental de ce forum passionnant.[/quote:2pq0tm6o]
Hé bé tant mieux.
J'aime bien faire découvrir des choses aux gens. Mais parfois, c'est l'inverse, les autres viennent causer d'achats à la coolitude avérée.
Récemment, le Doc a glissé qu'il avait acheté le recueil de [b:2pq0tm6o]Creature commandos[/b:2pq0tm6o], et ça, va falloir que je m'y intéresse de plus près.
[img:2pq0tm6o]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/61LPR-Fpk7L.jpg[/img:2pq0tm6o]
[quote="BenWawe":2pq0tm6o]Par contre, mon banquier ne vous remercie pas.
[/quote:2pq0tm6o]
Faudrait qu'ils lisent plus de BD, les banquiers.
Jim
Une nouvelle fois, je vous remercie pour ces nouveaux billets qui me font découvrir des choses dont je ne soupçonnais pas l'existence - même si les trouver est parfois difficile !
Ce genre de chroniques et de discussions est clairement un avantage fondamental de ce forum passionnant.
Par contre, mon banquier ne vous remercie pas.
[quote="Fred le Mallrat":3jr501xf]La difficulté du personnage est aussi liée à mon avis à son lien avec l aspect Chretien.. de l ancien testament.. au -delà de sa puissance. Là tu joues plus avec Odin, Zeus ni Vishnou (les indiens jouent eux même avec).... deadman lui est lié à un folklore..[/quote:3jr501xf] Et parfois cela fonctionne plus ou moins bien, les révélations de Way sur la nature du pouvoir du Ghost Rider (son statut d'agent du paradis plutôt que de l'enfer) valent surtout pour les développements ultérieurs du run d'Aaron, avec ses congénères provenant d'autres époques et la mise en avant de l'aspect "legacy heroes" plus fréquent chez DC, avec les générations successives qui se passent le flambeau pour former une lignée. À l'inverse Je ne suis pas fan de l'idée de JMS sur la nature totémique du héros, qui veut que Spidey affronte d'autres représentants du règne animal. Le concept de Lee et Ditko au départ est beaucoup plus fort dans la symbolique, étant donné que Peter n'a pas pu satisfaire son oedipe et sa crise d'adolescence puisque son père et son oncle sont décédés trop tôt. Cependant il a l'occasion de se rattraper avec sa galerie d'adversaires des 60's, généralement beaucoup plus âgés, et qui incarnent des figures paternelles négatives qu'il vaut mieux combattre pour s'imposer comme une figure à part entière qui n'a plus besoin d'un mentor, malgré son âge qui fait qu'habituellement il serait un sidekick (là aussi Ezekiel est superflu par rapport à Madame Web). Dans le même cas de figure, c'est aussi la situation qui s'applique à Jameson, dans une relation à double tranchant, d'un côté il lui vend des photos et se plie à ses désidératas, et de l'autre (une fois le masque endossé) il le fait tourner en bourrique et se montre impertinent et facétieux.
Le spectre j avais lu (en dehors d aparo) 2 numeros de Moench et Colan: sympa mais qui m avait pas non plus totalement convaincu de rechercher d autres numeros. La difficulté du personnage est aussi liée à mon avis à son lien avec l aspect Chretien.. de l ancien testament.. au -delà de sa puissance. Là tu joues plus avec Odin, Zeus ni Vishnou (les indiens jouent eux même avec).... deadman lui est lié à un folklore..
[quote="Fred le Mallrat":1lkvpkpb][quote="Jim Lainé":1lkvpkpb][quote="All New Tsouin":1lkvpkpb]Les pages sont sublimes. Je connais peu ce personnage. A part ses apparitions dans JLD, brightest day ou avec batman ( Moench/Kelly dans Strange), j'ai jamais lu ses aventures solo. Ça pique la curiosité, je jetterai un oeil sur les tpb.[/quote:1lkvpkpb] Tout n'est pas de ce niveau. Les tome 1 et 2 (pour Adams) et 4 (pour Garcia-Lopez) me semblent indispensables (outre que, comme dit plus haut, les récits se répondent). Après, il y a encore du Garcia-Lopez dans le tome 4, et les épisodes de [b:1lkvpkpb]Phantom Stranger[/b:1lkvpkpb] par Fred Carillo sont très jolis (Deadman y est un peu secondaire…). Si tu trouves la totale à un prix intéressant, faut quand même pas hésiter. Jim[/quote:1lkvpkpb] Moi j ai laché au TP3.. Les 2 1ers sont des classiques... au 3eme on tourne en rond avec des auteurs moins "talentueux" (je dis moins pas "pas")[/quote:1lkvpkpb] Le troisième, c'est le plus faiblard des cinq question dessin. Question scénario, on sent bien que le personnage tourne en rond, et je crois que le vrai renouveau est arrivé avec Baron et Jones, sauf que ça n'a pas bien duré. Jim
[quote="Jim Lainé":3bcc0o0u][quote="All New Tsouin":3bcc0o0u]Les pages sont sublimes. Je connais peu ce personnage. A part ses apparitions dans JLD, brightest day ou avec batman ( Moench/Kelly dans Strange), j'ai jamais lu ses aventures solo. Ça pique la curiosité, je jetterai un oeil sur les tpb.[/quote:3bcc0o0u] Tout n'est pas de ce niveau. Les tome 1 et 2 (pour Adams) et 4 (pour Garcia-Lopez) me semblent indispensables (outre que, comme dit plus haut, les récits se répondent). Après, il y a encore du Garcia-Lopez dans le tome 4, et les épisodes de [b:3bcc0o0u]Phantom Stranger[/b:3bcc0o0u] par Fred Carillo sont très jolis (Deadman y est un peu secondaire…). Si tu trouves la totale à un prix intéressant, faut quand même pas hésiter. Jim[/quote:3bcc0o0u] Moi j ai laché au TP3.. Les 2 1ers sont des classiques... au 3eme on tourne en rond avec des auteurs moins "talentueux" (je dis moins pas "pas") [quote:3bcc0o0u]il n'y a plus qu'à espérer que les autres volumes soient toujours prévus, ce serait dommage que le cas des tpb de Shade the changing man se réitère.[/quote:3bcc0o0u] Faut pas désesperer. On a eu une longue pause avec Animal Man ou JLI.. les suicide squad se sont arrétés 2 fois et un showcase a même été annulé..
[quote="Jim Lainé":2z4btkwe]Là encore, [b:2z4btkwe]The Spectre[/b:2z4btkwe] est une splendide série, qui mériterait d'être rééditée en entier.[/quote:2z4btkwe] il n'y a plus qu'à espérer que les autres volumes soient toujours prévus, ce serait dommage que le cas des tpb de Shade the changing man se réitère.
On a parlé récemment de la série [b:yhwe1hat]Martian Manhunter[/b:yhwe1hat] par John Ostrander et Tom Mandrake. On a donc rapidement évoqué l'une de leurs autres collaborations, leur reprise de [b:yhwe1hat]Spectre[/b:yhwe1hat] en 1994. Ce qui m'a donné envie de relire les deux TPB que j'ai (en fait, j'ai la vieille édition du premier TPB, qui reprenait les quatre premiers épisodes, et que j'ai gardée à cause de la préface d'Ostrander lui-même), édités il y a quelques années et couvrant une vingtaine d'épisodes. D'abord, les plus curieux (et anglophones) d'entre vous pourront se référer à [url=http://www.comicmix.com/2015/11/01/john-ostrander-the-spectre-what-was-i-thinking/:yhwe1hat]ce qu'Ostrander dit lui-même de cette prestation[/url:yhwe1hat]. [img:yhwe1hat]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/61Rm413wr%2BL.jpg[/img:yhwe1hat] [img:yhwe1hat]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/61k512NupPL.jpg[/img:yhwe1hat] Pour ma part, j'aime beaucoup cette série. Même si je trouve qu'elle se lit rapidement. Mais elle a plein de qualités. Ce qui frappe au début, c'est qu'Ostrander enquille directement sur la violence et les métaphores visuelles de la version qu'avaient donné Fleisher et Aparo dans les années 1970. La manière dont le Spectre punit les voyous meurtriers dans le premier chapitre rappelle clairement les châtiments paraboliques de cette version restée dans les mémoires. Mais il est clair qu'Ostrander ne va pas se contenter de renouer avec une violence qui est en vogue dans les années 1990. Son accroche, c'est de s'intéresser à Jim Corrigan, l'ancre humaine du spectre de vengeance. Pour ce faire, il va le montrer en pleine enquête sur ses assassins (Corrigan est hanté à plus d'un niveau). Ce qui permet plusieurs choses : d'une part placer le héros dans une continuité DC renouvelée (on est encore en post-[b:yhwe1hat]Crisis[/b:yhwe1hat]) : Corrigan a été tué dans les années 1940. Donc, Ostrander et Mandrake explore sa vie passée. Un peu plus tard dans la série, ils se pencheront sur la place du Spectre dans la Justice Society. D'autre part, ça permet de bien présenter Corrigan comme un mort : il est aussi froid dans ses sentiments que dans sa peau. Et la présence d'Amy Beitermann, une conseillère sociale, va finir par réveiller des sentiments et fragiliser son [i:yhwe1hat]alter ego[/i:yhwe1hat]. [img:yhwe1hat]http://www.rzero.com/books/Spectre-e.jpg[/img:yhwe1hat] L'un des points forts de la série, en plus de développer le héros, de poser des questions intéressantes sur la justice et le châtiment, de s'interroger sur la foi et la divinité (les auteurs posent le spectre comme véritablement "la voix de dieu", chose rare dans les [i:yhwe1hat]comics[/i:yhwe1hat] de super-héros, où un certain flou œcuménique est en général de rigueur), c'est aussi de connecter le personnage au reste de l'univers DC : donc on voit passer Eclipso ou le Count Vertigo, mais aussi Superman, Madame Xanadu, les membres vieillissants de la Society… On voit également revenir des personnages fétiches d'Ostrander, parmi lesquels le révérend Craemer, issu de [b:yhwe1hat]Suicide Squad[/b:yhwe1hat]. Sous ses airs de curé de choc revenu de tout et capable de douter, le père Craemer se retrouve bien déstabilisé face au Spectre ou à d'autres êtres surnaturels. L'ensemble des péripéties sont également particulièrement fluides, et s'enchaînent avec une logique redoutable : la perte de contrôle du Spectre, sa vulnérabilité face à Eclipso, ses errements entraînant des réactions du gouvernement, etc etc. Il y a là une mécanique implacable qui correspond à merveille au personnage. [img:yhwe1hat]http://www.rzero.com/books/Spectre-c.jpg[/img:yhwe1hat] Graphiquement, Tom Mandrake, qui reluque depuis des années du côté de Gene Colan, convient à merveille à ce récit crépusculaire, où les choses dans l'ombre perdent de leur consistance, et n'apparaissent que rarement telles qu'elles sont. [img:yhwe1hat]http://www.rzero.com/books/Spectre-d.jpg[/img:yhwe1hat] On retrouve certains des thèmes favoris d'Ostrander. Le double maléfique, par exemple (ici, Eclipso est au Spectre ce que Ma'alefa'ak est à J'onn J'onzz, mais il faut aussi citer Azmodus) ou encore l'âme sœur que l'on trouve et que l'on perd (ses allusions aux "spooks" renvoient bien entendu à certains personnage de Grimjack). Ce qui permet de rajouter de la tragédie par un jeu constant de miroirs qui facilite la caractérisation. Récemment, Marko s'exprimait sur le sujet de la toute-puissance de certains personnages (dans une discussion consacrée à Doctor Strange). Voilà ce qu'il disait : [quote="Marko":yhwe1hat][quote="Fred le Mallrat":yhwe1hat]Je sais pas si c est vraiment compliqué qu un personnage soit "puissant"[/quote:yhwe1hat] En soi non effectivement, tout dépend du scénariste s'il aborde cela comme quelque chose qui permet d'augmenter les potentialités du récit (les voyages dans le temps de Strange selon Stern ou Englehart, construits sur de véritables enjeux forts) ou à l'inverse comme un aspect délicat à gérer dans la capacité à proposer de nouveaux challenges intéressants. Ces derniers temps je relisais le Spectre d'Ostrander, un de mes runs favoris des 90's, et je trouve que l'auteur se débrouille remarquablement bien avec cette notion de puissance justement, tant dans la compréhension progressive de Corrigan envers sa mission, que de l'évolution de sa mentalité au contact des autres, avec tout ce que ça implique comme doutes et questionnements (un personnage avec un but absolu à atteindre et les moyens pour y arriver, mais sans le mode d'emploi). Le Cheminement importe plus que la puissance à disposition finalement, c'est très character-driven en ce sens. L' apprentissage se fait dans la douleur, finissant par entraîner un dilemme, et surtout une situation dramatique que le personnage n'a pas pu empêcher justement malgré son grand pouvoir. La force dramatique poignante qui s'en dégage est le signe d'une grande réussite, de même que l'utilisation maligne des éléments disparates de l'univers DC, le tiraillement du protagoniste principal entre son devoir et ses sentiments, ou encore l'équilibre de l'alternance entre la partie intimiste et le côté plus spectaculaire, par le biais des combats propres aux conventions du genre et des sujets plus sociaux. [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=819806amy.jpg:yhwe1hat][img:yhwe1hat]http://img15.hostingpics.net/pics/819806amy.jpg[/img:yhwe1hat][/url:yhwe1hat] Pour moi cela montre bien que cette puissance n'est pas un problème, ce n'est qu'un outil après tout, une spécificité à prendre en compte, il suffit juste de trouver un axe intéressant et viable pour l'aborder. [/quote:yhwe1hat] Là encore, [b:yhwe1hat]The Spectre[/b:yhwe1hat] est une splendide série, qui mériterait d'être rééditée en entier. Jim
[quote="All New Tsouin":3q1g6huw]Les pages sont sublimes. Je connais peu ce personnage. A part ses apparitions dans JLD, brightest day ou avec batman ( Moench/Kelly dans Strange), j'ai jamais lu ses aventures solo. Ça pique la curiosité, je jetterai un oeil sur les tpb.[/quote:3q1g6huw] Tout n'est pas de ce niveau. Les tome 1 et 2 (pour Adams) et 4 (pour Garcia-Lopez) me semblent indispensables (outre que, comme dit plus haut, les récits se répondent). Après, il y a encore du Garcia-Lopez dans le tome 4, et les épisodes de [b:3q1g6huw]Phantom Stranger[/b:3q1g6huw] par Fred Carillo sont très jolis (Deadman y est un peu secondaire…). Si tu trouves la totale à un prix intéressant, faut quand même pas hésiter. Jim
On avait déjà parlé de la réédition de [b:12hxzqve]Deadman[/b:12hxzqve] en cinq volumes, mais je me demande si on a évoqué l'ensemble de la collection… [quote="Jim Lainé":12hxzqve]La consultation des "sollicitations" pour novembre m'a fait prendre conscience qu'il existe une série de rééditions de [b:12hxzqve]Deadman[/b:12hxzqve] en souple (j'en étais resté au gros [i:12hxzqve]hardcover[/i:12hxzqve] avec jaquette qui reprenait les Adams…). Je vais donc me mettre en quête de tout cela, mais en attendant, je me suis dit qu'il n'était peut-être pas inutile d'en parler ici, ça peut toujours intéresser du monde. Et je reviendrai en dire un mot à l'occasion, quand j'aurais rattrapé mon retard…[/quote:12hxzqve] [img:12hxzqve]http://ecx.images-amazon.com/images/I/61OimNkIqKL._SY445_.jpg[/img:12hxzqve] [img:12hxzqve]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51XK1Anu3hL.jpg[/img:12hxzqve] [img:12hxzqve]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51PtgVSDq3L._SY445_.jpg[/img:12hxzqve] [img:12hxzqve]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/81Hn1Mo%2BHxL.jpg[/img:12hxzqve] [img:12hxzqve]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/514jWJ%2Bc0WL.jpg[/img:12hxzqve] [quote="Jim Lainé":12hxzqve]J'ai donc récupéré le tome 1, qui comporte le premier épisode, dessiné par Infantino dans son style "encrage lourd" qu'il affectionnait parfois (voir ses encrages gras sur [b:12hxzqve]Elongated Man[/b:12hxzqve], j'adore, mais ça surprend par rapport à la finesse avec laquelle il était encré sur [b:12hxzqve]Flash[/b:12hxzqve], par exemple), et ses suites, dessinées par Adams. Chose étonnante, le second épisode (donc le premier Adams, vous me suivez ?) arbore la colo "pimpante" (couleurs plus saturées, dégradés et modelés dans tous les coins…) des rééditions des années 1980 et 1990. Genre, pas sobre. Alors que les suivants semblent avoir bénéficié d'une colo "remastérisée", modernisée sans outrance et en suivant les aplats d'origine. Personnellement, je préfère cette solution, qui laisse respirer le trait d'Adams. Et justement, ce qui est intéressant dans son approche, c'est qu'il déploie un réalisme presque photographique mais sans aller trop loin dans le découpage débridé, les collages psychédéliques et ce genre d'expériences qu'il tentera par la suite dans la série. Il reste encore assez sobre d'un point de vue narratif. Ce qui donne un équilibre passionnant : dessin outré et fascinant et narration accueillante. Virtuose, d'une certaine manière.[/quote:12hxzqve] J'en profite pour répondre rapidement à la question qu'avait posée Nemo il y a quelque temps : il existe bien un run mythique, c'est celui de Neal Adams, d'abord sur scénario d'Arnold Drake puis en solo (c'est peut-être d'ailleurs la période la plus psychédélique de la série, avec des personnages zarbis et des expérimentations formelles assez impressionnantes, aussi délirantes que celles de Steranko à la même époque). Ces épisodes sont contenus dans les deux premiers tomes de cette "intégrale". [img:12hxzqve]http://www.dialbforblog.com/archives/150/sa15p3.gif[/img:12hxzqve] Quand Adams s'en va, Deadman se retrouve errant de série en série, apparaissant dans les aventures des autres. Une sorte de conclusion paraît dans un épisode de Batman, et ensuite le héros fait figure d'observateur ou de deus ex machina dans différentes séries, parfois chez le [b:12hxzqve]Phantom Stranger[/b:12hxzqve], parfois chez les [b:12hxzqve]Challengers of the Unknown[/b:12hxzqve]. Ça, c'est le contenu des tomes 3 et 4 de cette intégrale. Le quatrième, au demeurant, contient quelques histoires courtes dessinées par José Luis Garcia-Lopez, qui livre peut-être les plus belles pages consacrées au personnage (j'adore Adams, mais le réalisme élégant de Garcia-Lopez l'emporte dans mon cœur). [img:12hxzqve]https://ultraboy8888.files.wordpress.com/2014/10/adv_466_004.png[/img:12hxzqve] L'autre gros morceau de l'intégrale, c'est la mini-série [b:12hxzqve]Deadman[/b:12hxzqve] d'Andrew Helfer et José Luis Garcia-Lopez, publiée par DC en 1986 (soit huit ans après les épisodes de [b:12hxzqve]Challengers of the Unknown[/b:12hxzqve] dessinés par Keith Giffen et publiés dans le même ultime recueil) et figurant au centre de ce cinquième et dernier volume. [img:12hxzqve]http://4.bp.blogspot.com/-0gNtHt8-kmM/Tc37qVWdinI/AAAAAAAAFYw/5ffpTDQ_mFI/s1600/deadman.gif[/img:12hxzqve] Cette mini reprend, étonnamment, peu après la conclusion batmanienne citée plus haut. Un peu comme si les différentes aventures de Boston Brand n'avaient pas existé (effet [b:12hxzqve]Crisis[/b:12hxzqve] ? Ça reste un peu dommage, les aventures en question servant quand même à montrer que Brand commence à accepter son rôle spectral). Renforçant l'effet, le récit met Boston dans une situation où il meurt une nouvelle fois. Ce qui fait quand même un peu [i:12hxzqve]too much[/i:12hxzqve] : on a l'impression que le personnage tourne en rond. Ça lui confère une sorte de malédiction, c'est certain, mais tout de même. Le boulot de Helfer consiste à épaissir l'entourage de Brand (les gens du cirque, les gens de Nanda Parbat), mais également à "expliquer" la nature et la fonction du héros, à lui créer un ennemi, puis enfin à le libérer de tout ce fatras et à le propulser vers d'autres aventures et dans d'autres directions (c'est là qu'interviendront Mike Baron et Kelley Jones, mais ceci est une autre histoire). [img:12hxzqve]https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/564x/93/04/0b/93040b2caa656334a40095c70f97b2b2.jpg[/img:12hxzqve] Dans l'ensemble, c'est plutôt bien, assez riche, un peu dramatique exagérément, mais surtout c'est magnifiquement dessiné par Garcia-Lopez qui s'encre sur le projet. Personnellement, j'ai une petite préférence pour les récits courts qui précèdent (d'autant qu'ils sont un poil mieux reproduits), mais cette min-série [b:12hxzqve]Deadman[/b:12hxzqve] fait quand même figure de chef-d'œuvre. [img:12hxzqve]https://secretoriginspodcast.files.wordpress.com/2015/09/15page12.jpg[/img:12hxzqve] Pour conclure ce cinquième tome concluant l'intégrale, on trouve un récit tiré d'un [b:12hxzqve]Secret Origins[/b:12hxzqve] et dessiné par un Kevin Maguire encore débutant (et lorgnant bigrement sur Marshall Rogers). En tant que tel, ce récit d'origine revient sur les débuts du héros. Et ça renforce encore cette sensation de malédiction, d'événements auxquels il semble impossible d'échapper. Jim
[quote="Jim Lainé":2viujn8q] Pour ma part, je suis de ceux qui pensent que la faute d'orthographe relève du lapsus, et qu'elle cache / trahit quelque chose. Une méconnaissance, un doute, un esprit rebelle, une incertitude… (la poésie aussi, peut-être, au demeurant…)[/quote:2viujn8q] elle cache et elle est l'occasion de ? ^^ Je ne vais pas raconter tout de mon rapport à l'ecriture et à la lecture qui sont assez passionnels mais je peux livrer ceci au moins : la langue et l'ecriture me paraissent etre des champs assez étranger, je ne veux pas dire que je le pense, même si, mais je le vis assez comme cela. Aussi peu crédible que cela puisse paraître, je peux fournir un texte sans faute d'orthographe ou peu, je dis fournir car je ne peux l’écrire, il faut que je le relise pour cela et pas qu'une fois, tant il y a peu de rapport pour moi entre ce que j’énonce et comment cela s’écrit. l’écrit pour moi c'est de la correction (et pas au sens de la politesse, de bonjour/merci, mais on pourra ainsi se rejoindre) c'est toujours après, quelque part pour moi l’écrit corrige le sens mais n'en a pas. Des sons et des règles logiques de substitutions à base de trait, ça me suffit, je dirais même, presque, que l’écrit est de trop dans la langue. [quote:2viujn8q]L'orthographe et la grammaire sont des conventions, comme manger avec des couverts, utiliser la même monnaie, dire "bonjour" et "merci", plein de choses : cela permet de fluidifier les relations humaines, à plein de niveaux et entre plein de gens. Mais contrairement à ce qu'on peut croire, les conventions ne sont pas arbitraires (ce qui est arbitraire, et relève d'un choix et donc d'une sélection, c'est leur adoption), au contraire, elles s'appuient sur des réalités historiques, géographiques, culturelles.[/quote:2viujn8q] Littré qui donna beaucoup pour la dignité de la généalogie des mots comme porteur de culture garda pour un livre parallèle "pathologie verbale ou lésions de certains mots dans le cours de l'usage" le scandale qu'était à ses yeux, la destiné des mots dans le langage, qu'il disait alors travailler par quelque maligne intention. Il développait une métaphore de la chute des mots comme décadence des nobles familles. A la la quel malheur que donzelle qui venant de dominicella, terme noble, finisse comme un mot d'argot. quel esprit de moquerie habite la langue qui ne respecte rien. C'était pour le moins reconnaître, ne serait ce que pour la dénoncer, une autre dimension à l’écrit que la signification et le règle, une dimension constituée d'humour et de jouissance. Littré quelque part lutta sa vie durant contre cette décadence, ce qu'il concevait comme décadence, en rectifiant sans cesse les nobles lignages des mots et en tempêtant contre les bifurcations de la langue populaire. Littré portait haut la dignité de l'orthographe. Il ne s'amusait pas avec. [quote:2viujn8q]Personnellement (j'insiste sur le fait que c'est un avis particulier, le mien), la perspective de réformer ne me fait pas peur, ce qui m'inquiète, c'est que souvent elle s'accompagne de décisions arbitraires qui ne tiennent pas compte de la réalité historique, géographique, culturelle dont je parle. J'écoutais ce matin un débat sur France Culture, durant lequel l'un des intervenants (Régis Debray, je crois…) signalait que les ministres des relations extérieures n'ont pas de culture politique (il citait en exemple le fait que la situation actuelle en Ukraine plonge ses racines en partie dans le schisme de 1054) et que cela favorisait une pensée à courte terme (utilitariste et économique, avec un fond de morale, précise-t-il). Je suis assez d'accord. Sans être violemment cultivé moi-même, je suis attaché à l'idée que l'on sache d'où viennent les outils à notre disposition (et la grammaire est un outil). S'il y a une chose qui m'inquiète, c'est bien de perdre la "tracabilité" de l'outil, le "code source", comme l'expression a été employée dans la série Enquêtes codées (la première saison est repassée hier : très bon).[/quote:2viujn8q] Oui certes, je ne commence pas à écrire un peu sérieusement sur un sujet sans mon dico des étymologies et mon encyclopédies, mais cette tracabilité (que de tracas) efface cette autre dimension de la langue qui la fait vivante et que littré, bien que la dénonçant, garda pour un ouvrage à part de son dictionnaire, c'est dommage. [quote:2viujn8q]Pourrais-tu développer un peu le rapport que tu énonces entre structuralisme et génétique ?[/quote:2viujn8q] Ce n'était pas bien profond. Le structuralisme qui se fondait sur la structure phonique de la langue sidéra la France pendant dix ans. Puis la contre attaque s'organisa de Foucault (avec les archives), Derrida (et la trace écrite), ricoeur et l'herméneutique dénoncèrent la survalorisation de la structure orale dans ce qui fait structure et réabilitaire l'ecrit. Quelque part, le structuralisme de levy strauss et le retour à l’écrit qui lui répond partage l’éviction du vivant de la langue. J'y voyais là un effet du fetiche de l'ecriture en france ou ce qui est écrit est au commencement, la structure même phonique s’écrit. En raccourci structure = écrit = ce qui commande. De là je disais que l'idée que la génétique est à la base de tout correspond bien à écrit = structure = ce qui commande. J'ai l'aire critique mais je préfère mille fois le structuralisme voir sa réponse à tout ce qui s'est fait depuis dans le champ des idées hein. Un pays qui fétichise autant l'ecrit devrait pouvoir faire quelque chose en matiere de génétique, non ? tout de suite ça lui parle. [quote:2viujn8q]Pour l'heure, elle me semble le lieu d'erreurs et d'anglicismes[/quote:2viujn8q] autant j'ai le gout de l'integration de mot anglais dans la langue francaise, voir de formule entiere, mais du moment qu'on entend que c'est anglais autant l'anglicisme m’énerve. 'il fait le job" ça mérite le goulag direct. "that's all folks", c'est la classe. ^^ [quote:2viujn8q]Cyborg développant ses pouvoirs technologiques et s'affichant comme une sorte de silhouette inquiétante, même pour ses équipiers.[/quote:2viujn8q] oui la scene où il est complétement démonté, et où gar s'etonne qu'il n'ai pas plus de reste non robotique. Pas mal
[quote="Jim Lainé":3tc7dzaq]Pour ma part, je suis de ceux qui pensent que la faute d'orthographe relève du lapsus, et qu'elle cache / trahit quelque chose.[/quote:3tc7dzaq] Pas toujours... Mais c'est vrai que je me suis déjà fait la réflexion, en me relisant (notamment quand je tape, plus que quand j'écris à la main), et sans comprendre comment j'avais pu écrire ce que je voyais (un peu comme quand on dit un mot à la place d'un autre, qu'on est persuadé d'avoir dit le bon mot, mais que les interlocuteurs nous affirment le contraire... Sauf qu'à l'écrit, on en a la preuve) ! [quote:3tc7dzaq]La faute d'orthographe a été intégrée bien souvent. Par exemple "elle a l'air idiote", c'est une faute (de grammaire), mais elle est trouvable chez Victor Hugo, donc elle est, disons, adoubée.[/quote:3tc7dzaq] Je me fais reprendre à chaque fois que j'utilise le masculin T___T (de même quand je dis "un[u:3tc7dzaq]e[/u:3tc7dzaq] espèce de truc")... Cependant, pour revenir à rayer/railler, il n'y a pas qu'une différence d'orthographe : ce ne sont même pas des homophones : on a d'un côté "ra-yé" et de l'autre "rè-yé"... Un peu comme si, au lieu de dire "une paire", on disait "une part"... Et il y a une grosse différence entre "Tu mérites une paire de tartes" et "Tu mérites une part de tarte" ! Tori.
[quote="tsouin":calpv32a]Pour les firestorm c'est les épisodes 11-13 par Dan Jolley/Jamal Igle le 11 est dessiné par Eaglesham.[/quote:calpv32a]
Merci pour l'info.
[quote="n.nemo":calpv32a][quote="Jim Lainé":calpv32a][quote="n.nemo":calpv32a]c'est dommage que pour l'instant le new 52 ai [u:calpv32a]raillé[/u:calpv32a] le martien au profit de cyborg dans la jla. C'était un perso plus riche dans ce contexte que cyborg selon moi.[/quote:calpv32a]
Ah ouais, tu veux dire [u:calpv32a]rayé[/u:calpv32a], et pas [u:calpv32a]raillé[/u:calpv32a].
C'est-à-dire "effacé", et pas "moqué".
Tu vois que l'orthographe est importante. Sinon, on ne se comprend plus.
[/quote:calpv32a]
La faute d'orthographe, c'est profond. N'y a t il pas d'autre base matériel au péché que la faute d'orthographe ? Et à la poésie ?[/quote:calpv32a]
Pour ma part, je suis de ceux qui pensent que la faute d'orthographe relève du lapsus, et qu'elle cache / trahit quelque chose. Une méconnaissance, un doute, un esprit rebelle, une incertitude…
(la poésie aussi, peut-être, au demeurant…)
[quote="n.nemo":calpv32a]Vous m'avez d'ailleurs convaincu, oncle hermes et toi, lors de notre discussion, non pas qu'il était grave de toucher à l'orthographe, nulle chute du paradis qui en serait la conséquence, mais qu'il est parfaitement vain de chercher en France à la réformer, ce qui d'ailleurs était un désir que je mettais en scène plus qu'autre chose.
[/quote:calpv32a]
L'orthographe et la grammaire sont des conventions, comme manger avec des couverts, utiliser la même monnaie, dire "bonjour" et "merci", plein de choses : cela permet de fluidifier les relations humaines, à plein de niveaux et entre plein de gens. Mais contrairement à ce qu'on peut croire, les conventions ne sont pas arbitraires (ce qui est arbitraire, et relève d'un choix et donc d'une sélection, c'est leur adoption), au contraire, elles s'appuient sur des réalités historiques, géographiques, culturelles.
Personnellement (j'insiste sur le fait que c'est un avis particulier, le mien), la perspective de réformer ne me fait pas peur, ce qui m'inquiète, c'est que souvent elle s'accompagne de décisions arbitraires qui ne tiennent pas compte de la réalité historique, géographique, culturelle dont je parle. J'écoutais ce matin un débat sur France Culture, durant lequel l'un des intervenants (Régis Debray, je crois…) signalait que les ministres des relations extérieures n'ont pas de culture politique (il citait en exemple le fait que la situation actuelle en Ukraine plonge ses racines en partie dans le schisme de 1054) et que cela favorisait une pensée à courte terme (utilitariste et économique, avec un fond de morale, précise-t-il). Je suis assez d'accord. Sans être violemment cultivé moi-même, je suis attaché à l'idée que l'on sache d'où viennent les outils à notre disposition (et la grammaire est un outil). S'il y a une chose qui m'inquiète, c'est bien de perdre la "tracabilité" de l'outil, le "code source", comme l'expression a été employée dans la série Enquêtes codées (la première saison est repassée hier : très bon).
[quote="n.nemo":calpv32a]Il y a un véritable fétichisme de l’écriture en France, on n’échappe pas finalement au structuralisme si facilement que ça et à la promotion de l’écrit qui l'accompagne, au moins en cela la France a quelque disposition pour accueillir la génétique, c'est toujours ça de pris.
[/quote:calpv32a]
Je suis d'accord, en effet cette approche de l'écrit favorise une forme d'élitisme aussi. Mais bon, c'est une manière de tirer vers le haut, du moins me semble-t-il.
Pourrais-tu développer un peu le rapport que tu énonces entre structuralisme et génétique ?
[quote="n.nemo":calpv32a]
On ne touche pas au fétiche comme cela, la conséquence en sera un champ de la faute d'orthographe en constante extension. Il y aura peut être du bon qui en sortira ? Une oralité nouvelle par exemple ?
[/quote:calpv32a]
La faute d'orthographe a été intégrée bien souvent. Par exemple "elle a l'air idiote", c'est une faute (de grammaire), mais elle est trouvable chez Victor Hugo, donc elle est, disons, adoubée. À charge pour la grammaire d'expliquer la raison pour laquelle cette forme serait valide (en recourant à la notion de "l'accord logique" ou "accord de sens", par exemple).
Quant à la nouvelle oralité, n'est-ce pas ce qui se développe sur internet ?
Une "oralité écrite", en quelque sorte ?
Pour l'heure, elle me semble le lieu d'erreurs et d'anglicismes (écrire "gallerie" au lieu de "galerie" est le premier exemple qui me vient à l'esprit). Mais on peut imaginer qu'il arrivera un moment où l'erreur et l'inféodation au colonisateur culturel seront remplacées par de vraies créations de mots. Un peu comme le langage SMS a donné des néologismes intéressants comme "loler", par exemple, et favorisé un flux nouveau.
[quote="n.nemo":calpv32a][quote:calpv32a]Mais cela dit, je suis d'accord avec toi. Comme le dit Fred, Johns réduit Cyborg au rôle de moteur de recherche, sans cesse corrompu par un virus ou un programme belliqueux. La seule fois où le personnage a été sur le terrain, dans la série récente, c'est à l'occasion du "retour" des Metal Men. Mais autrement, il se contente de le placer devant des écrans et de s'en servir comme une sorte de régie téléphonique entre les autres héros.
Pour ma part, je dirais même que Johns a un problème avec Cyborg depuis plus longtemps. Dans le cadre de la série [b:calpv32a]Teen Titans[/b:calpv32a] des années 2000, il a lancé plein d'idées sur le personnage, mais il n'en a pas fait grand-chose. Comme s'il ne savait pas se résoudre à avancer ses pions. Encore une belle déception que cette série qui démarre sur les chapeaux de roue mais qui s'enlise assez rapidement dans des apports et des rajouts sans traiter les intrigues de base.
[/quote:calpv32a]
j'avais beaucoup aimé le cyborg mentor des jeunes titans avec un final dantesque contre un docteur light plus terrible que jamais.[/quote:calpv32a]
Y a de très bons passages, dans cette série. Le début m'épate parce que Johns balance un [i:calpv32a]cliffhanger[/i:calpv32a] à la fin de chaque épisode. Il va travailler des personnages un peu oubliés (par Wolfman et ses continuateurs), Gar Logan en premier. Par la suite, notamment quand c'est dessiné par Daniel, ça se perd un peu en route. Et je trouve que pas mal de séquences présentent un Cyborg développant ses pouvoirs technologiques et s'affichant comme une sorte de silhouette inquiétante, même pour ses équipiers. Et que cette angoisse est un peu perdue en cours de route. C'est peut-être moi qui attendais autre chose, mais tout de même, j'ai l'impression que Johns annonçait davantage que ce qu'il a livré.
Mais cette série fait partie des prestations de Johns que j'aime bien, et je crois que si j'ai le temps, je relirai bien cette série (grosse période de lectures et relectures, en ce moment).
Jim
[quote="Jim Lainé":3tvrfeer][quote="n.nemo":3tvrfeer]c'est dommage que pour l'instant le new 52 ai [u:3tvrfeer]raillé[/u:3tvrfeer] le martien au profit de cyborg dans la jla. C'était un perso plus riche dans ce contexte que cyborg selon moi.[/quote:3tvrfeer]
Ah ouais, tu veux dire [u:3tvrfeer]rayé[/u:3tvrfeer], et pas [u:3tvrfeer]raillé[/u:3tvrfeer].
C'est-à-dire "effacé", et pas "moqué".
Tu vois que l'orthographe est importante. Sinon, on ne se comprend plus.
[/quote:3tvrfeer]
La faute d'orthographe, c'est profond. N'y a t il pas d'autre base matériel au péché que la faute d'orthographe ? Et à la poésie ?
Vous m'avez d'ailleurs convaincu, oncle hermes et toi, lors de notre discussion, non pas qu'il était grave de toucher à l'orthographe, nulle chute du paradis qui en serait la conséquence, mais qu'il est parfaitement vain de chercher en France à la réformer, ce qui d'ailleurs était un désir que je mettais en scène plus qu'autre chose.
Il y a un véritable fétichisme de l’écriture en France, on n’échappe pas finalement au structuralisme si facilement que ça et à la promotion de l’écrit qui l'accompagne, au moins en cela la France a quelque disposition pour accueillir la génétique, c'est toujours ça de pris.
On ne touche pas au fétiche comme cela, la conséquence en sera un champ de la faute d'orthographe en constante extension. Il y aura peut être du bon qui en sortira ? Une oralité nouvelle par exemple ?
[quote:3tvrfeer]Mais cela dit, je suis d'accord avec toi. Comme le dit Fred, Johns réduit Cyborg au rôle de moteur de recherche, sans cesse corrompu par un virus ou un programme belliqueux. La seule fois où le personnage a été sur le terrain, dans la série récente, c'est à l'occasion du "retour" des Metal Men. Mais autrement, il se contente de le placer devant des écrans et de s'en servir comme une sorte de régie téléphonique entre les autres héros.
Pour ma part, je dirais même que Johns a un problème avec Cyborg depuis plus longtemps. Dans le cadre de la série [b:3tvrfeer]Teen Titans[/b:3tvrfeer] des années 2000, il a lancé plein d'idées sur le personnage, mais il n'en a pas fait grand-chose. Comme s'il ne savait pas se résoudre à avancer ses pions. Encore une belle déception que cette série qui démarre sur les chapeaux de roue mais qui s'enlise assez rapidement dans des apports et des rajouts sans traiter les intrigues de base.
[/quote:3tvrfeer]
j'avais beaucoup aimé le cyborg mentor des jeunes titans avec un final dantesque contre un docteur light plus terrible que jamais.
[quote="tsouin":4owvfg4u]J'avais trouvé les 16 ou 18 premiers numéros à pas cher à une convention y'a quelques années et quelquesmois aaprès DC avait commencé la réédition que tu présente, malheureusement il ne sont jamais allé au delà du deuxième tpb ( c'est con y'a que 36 épisodes ). J'avais bien accroché à ce titre faudrait que je trouve les manquants.[/quote:4owvfg4u] J'ai pour ma part toute la collection, les dix-sept premiers (plus le zéro et le [i:4owvfg4u]one million[/i:4owvfg4u]) en TPB, le reste en fascicules. Je vais peut-être me relire les fascicules, tiens (mais les TPB, c'est tellement confortable). Ouais, trente-six épisodes, c'est quatre TPB en tout : deux autres, c'est pas la mort. [quote="tsouin":4owvfg4u]Le n*11 ainsi que le 24 ( épisode très sympa avec la jli et des oreo ) ont été repris dans le DC comics present brightest day # 2 ( avec du firestorm ).[/quote:4owvfg4u] Ah tiens, je savais pas. Du [b:4owvfg4u]Firestorm[/b:4owvfg4u] ? Quelle période ? (La période Ostrander, je l'ai pas encore complétée, mais ce que j'en ai lu me plaît beaucoup : il redéfinit le personnage de manière intéressante, toute en jouant sur les peurs de l'époque). Jim
[img:35mran5g]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51brPhK46jL.jpg[/img:35mran5g] [img:35mran5g]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/61N12pjvpAL.jpg[/img:35mran5g] Ah ouais, j'adore. J'en avais parlé sur la discussion idoine quand j'ai relu la série entière, et j'étais super enthousiaste. [quote="Jim Lainé":35mran5g]Je suis en train de me relire l'ensemble de la série (je reviendrai en causer). C'est crétin, c'est drôle, c'est speed, c'est stupide, c'est hilarant, c'est vachement bien dialogué… et bien entendu, ça s'arrête. Non mais je vous jure, les gens ont vraiment de ces goûts… [/quote:35mran5g] [quote="Jim Lainé":35mran5g]J'ai lu récemment le deuxième (et dernier) TPB, et c'est toujours aussi bien. Larfleeze est confronté à une famille dysfonctionnelle de dieux, venus d'une autre dimension qu'ils ont mise à sac à force d'engueulades. L'avarice incarnée va déployer tellement d'efforts pour leur dérober ce qui leur appartient et qu'il pense être à lui qu'ils vont reconsidérer l'option et songer à rentrer chez eux, même si le chez-eux n'existe plus. C'est marrant, c'est rythmé, Pulsar Stargrave a des dialogues savoureux, la planète de robots est assez habilement traitée, l'arrivée de G'Nort, même s'il est dans un registre un poil moins crétin que d'ordinaire, est formidable, bref, ça se lit d'une traite. C'est d'ailleurs un truc étonnant, ça : c'est hyper dialogué (un peu moins que leurs [b:35mran5g]Justice League[/b:35mran5g], mais pas loin…), et pourtant ça se lit vite et bien, justement parce qu'ils ont le sens du rythme, de l'échange, de la répartie qui va bien. Une vraie leçon d'écriture pour tous les scénaristes qui affectionnent les grosses bulles de monologue. Vraiment, un arrêt de série immérité. Mais ça constitue une chouette mini-série de douze épisodes, à lire indépendamment du reste. Recommandé. [/quote:35mran5g] Signalons, parce que ce n'est pas précisé, que le premier TPB contient une [i:35mran5g]back-up[/i:35mran5g] parue à l'origine dans [b:35mran5g]Threshold[/b:35mran5g] (réel début des aventures de Larfleeze, en quelque sorte), et qu'Urban avait traduite dans [b:35mran5g]Green Lantern Saga[/b:35mran5g], je crois. Bien traduite, au demeurant. Les auteurs y revisitent de vieux personnages SF de chez DC, et c'est assez décapant de drôlerie. Jim
[img:2qoq879h]http://d1466nnw0ex81e.cloudfront.net/n_iv/600/1695044.jpg[/img:2qoq879h] Je me suis fait les 2 tpb qui couvrent la série. Aux manettes Giffen et Dematteis qui comme à leur habitude livrent des récits funs et rythmés. Faut dire qu'avec un personnage arrogant, moche, radin et surtout bête les auteurs ont de quoi faire. L'ajout de stargrave en valet de larfleeze permet de bons dialogues et situations cocasses. Kolins sans être un gros fan, livre un travail correct. Une petite série qui aurait méritée quelques numéros de plus.
J'avais trouvé les 16 ou 18 premiers numéros à pas cher à une convention y'a quelques années et quelquesmois aaprès DC avait commencé la réédition que tu présente, malheureusement il ne sont jamais allé au delà du deuxième tpb ( c'est con y'a que 36 épisodes ). J'avais bien accroché à ce titre faudrait que je trouve les manquants. Le n*11 ainsi que le 24 ( épisode très sympa avec la jli et des oreo ) ont été repris dans le DC comics present brightest day # 2 ( avec du firestorm ).
[quote="n.nemo":5qjqcqm6]c'est dommage que pour l'instant le new 52 ai [u:5qjqcqm6]raillé[/u:5qjqcqm6] le martien au profit de cyborg dans la jla. C'était un perso plus riche dans ce contexte que cyborg selon moi.[/quote:5qjqcqm6]
Ah ouais, tu veux dire [u:5qjqcqm6]rayé[/u:5qjqcqm6], et pas [u:5qjqcqm6]raillé[/u:5qjqcqm6].
C'est-à-dire "effacé", et pas "moqué".
Tu vois que l'orthographe est importante. Sinon, on ne se comprend plus.
Mais cela dit, je suis d'accord avec toi. Comme le dit Fred, Johns réduit Cyborg au rôle de moteur de recherche, sans cesse corrompu par un virus ou un programme belliqueux. La seule fois où le personnage a été sur le terrain, dans la série récente, c'est à l'occasion du "retour" des Metal Men. Mais autrement, il se contente de le placer devant des écrans et de s'en servir comme une sorte de régie téléphonique entre les autres héros.
Pour ma part, je dirais même que Johns a un problème avec Cyborg depuis plus longtemps. Dans le cadre de la série [b:5qjqcqm6]Teen Titans[/b:5qjqcqm6] des années 2000, il a lancé plein d'idées sur le personnage, mais il n'en a pas fait grand-chose. Comme s'il ne savait pas se résoudre à avancer ses pions. Encore une belle déception que cette série qui démarre sur les chapeaux de roue mais qui s'enlise assez rapidement dans des apports et des rajouts sans traiter les intrigues de base.
Jim
Pendant une grosse quinzaine d'années, John Ostrander signe de longues prestations sur des séries de l'univers DC, certes secondaires mais fécondes en idées et en intrigues. Après [b:e5zbr5yv]Firestorm[/b:e5zbr5yv], [b:e5zbr5yv]Suicide Squad[/b:e5zbr5yv], [b:e5zbr5yv]Spectre[/b:e5zbr5yv] et quelques autres, [b:e5zbr5yv]Martian Manhunter[/b:e5zbr5yv] constitue le dernier gros morceaux de cette belle tranche de carrière. [img:e5zbr5yv]http://vignette4.wikia.nocookie.net/marvel_dc/images/8/80/Martian_Manhunter_Son_of_Mars_%28Collected%29.jpg/revision/latest?cb=20140723152857[/img:e5zbr5yv] Je me replonge dans les deux TPB à ma disposition, à savoir "[b:e5zbr5yv][i:e5zbr5yv]Son of Mars[/i:e5zbr5yv][/b:e5zbr5yv]" et "[b:e5zbr5yv][i:e5zbr5yv]Rings of Saturn[/i:e5zbr5yv][/b:e5zbr5yv]" (s'il y en a un autre, je suis sûr qu'on trouvera quelqu'un dans ce forum pour nous le signaler). Cette série, comme beaucoup d'autres chez DC, je l'ai lue au gré des fascicules que je parvenais à dénicher, donc bien entendu j'avais des trous dans la collection, et une réédition en recueil est la bienvenue. Comme souvent chez Ostrander, le scénariste prend le personnage (ou le groupe) et tente de le mener vers d'autres horizons. Ici, la donnée est un peu différente. En effet, le limier martien est redevenu une vedette grâce à la série [b:e5zbr5yv]JLA[/b:e5zbr5yv] de Grant Morrison, et donc la prestation d'Ostrander établit un dialogue avec cette dernière, rebondissant sur des informations déjà couvertes (les Martiens Blancs au premier chef, mais pas que…). De même, Martian Manhunter dialogue avec [b:e5zbr5yv]Chase[/b:e5zbr5yv], la série consacrée à Cameron Chase, agent du DEO, écrit par Curtis Johnson. Cela peut donner l'impression, au lecteur qui n'aura pas suivi les deux autres titres, que plein de choses ne sont pas montrées et semblent acquises. Ostrander prend la précaution de tout bien expliquer, mais quand même, on peut avoir une sensation de "cheveu sur la soupe". Rien de bien grave, tout reste clair, mais l'effet [i:e5zbr5yv]ex-nihilo[/i:e5zbr5yv] que le scénariste est parvenu à donner à ses autres prestations n'est pas présent, en tout cas pas sensible de la même manière. [img:e5zbr5yv]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/61ibPDWn1HL.jpg[/img:e5zbr5yv] Cependant, ça reste d'une grande efficacité et ça développe une atmosphère intéressante. Les premiers épisodes posent des tas de choses : ambiance polar soutenue par une voix off très "détective", idées novatrices (J'onn J'onzz n'a pas une identité secrète, mais plusieurs… et certaines sont surprenantes !), exploitation ingénieuse des pouvoirs du héros… Il y a une petite touche Vertigo dans l'approche, qui rend la série comparable à [b:e5zbr5yv]Spectre[/b:e5zbr5yv] (des mêmes auteurs), mais aussi au [b:e5zbr5yv]Starman[/b:e5zbr5yv] de Robinson. La publication de numéros [i:e5zbr5yv]stand alone[/i:e5zbr5yv] entre les grandes sagas ne fait que rajouter à l'impression, d'autant que ces morceaux permettent de travailler l'image du héros en creux, à travers le regard des autres, et d'instiller de la psychologie et de la poésie (le numéro "[i:e5zbr5yv]one million[/i:e5zbr5yv]", dessiné par Bryan Hitch, est à ce titre bouleversant). [img:e5zbr5yv]http://goodcomics.comicbookresources.com/wp-content/uploads/2013/08/easteregg8-13-3a.jpg[/img:e5zbr5yv] [img:e5zbr5yv]http://goodcomics.comicbookresources.com/wp-content/uploads/2013/08/easteregg8-13-3b.jpg[/img:e5zbr5yv] Question intrigue, Ostrander exploite à fond le passé martien, en opposant J'onn à son jumeau (maléfique, voire… Malefic !), puis en développant les liens unissant les Martiens aux Saturniens, avec la présence de Jemm, son of Saturn, personnage créé graphiquement dans les années 1980 par Gene Colan. Ça speede, c'est puissant (Tom Mandrake sait faire parler la poudre), les pouvoirs télépathiques ou métamorphiques de J'onn l'autorisent à faire des exploits inédits, bref, c'est pas mal du tout. L'une des choses intéressantes, c'est que le scénariste ne ménage pas son héros, mais lui donne l'occasion de grandir, de devenir plus puissant mais également plus important (tout en s'amusant sur l'apparence du héros : lui donner deux bras supplémentaires renvoie aux Martiens de Burroughs, par exemple…). C'est plutôt bien vu, au milieu des "traversées du désert" qui deviennent souvent le passage obligé dans une carrière de héros. La série est moins violente que [b:e5zbr5yv]Spectre[/b:e5zbr5yv], donnant plus de place à l'aventure et au dépaysement. Elle est plus légère, sans pour autant tomber dans l'inconséquence. Une belle prestation, qui laissera sans doute l'un des meilleurs titres consacrés au personnage. Jim
[quote="Oncle Hermes":ccoge8lc]En même temps, après avoir lu du Deodato, il faut pas grand chose pour qu'un casting paraisse super varié, non ?
[/quote:ccoge8lc]
Héhéhé
Ouais.
Mais bon, Deodato, c'est pas le seul. J'avais Jim Lee dans le collimateur en tapant ça.
[quote="Oncle Hermes":ccoge8lc]Bon, je rigole, mais faudra que j'aille me relire les WW de Pérez aussi (ce qui n'est jamais un déplaisir) en faisant plus attention à cet aspect-là. (Mais vraiment Deodato..... j'ai du mal...)[/quote:ccoge8lc]
Pérez est assez doué pour ce que je relevais. Ça se sent aussi sur ses [b:ccoge8lc]Avengers[/b:ccoge8lc], par exemple. Mais sur [b:ccoge8lc]Wonder Woman[/b:ccoge8lc], c'est frappant en grande partie parce que le casting est féminin en majorité.
J'aime beaucoup Pérez. C'est sans surprise depuis trente ans, mais c'est carré, solide, inventif, généreux. C'est une certaine vision de la bande dessinée, à laquelle en tant que lecteur je souscris volontiers.
Jim
En même temps, après avoir lu du Deodato, il faut pas grand chose pour qu'un casting paraisse super varié, non ?
Bon, je rigole, mais faudra que j'aille me relire les WW de Pérez aussi (ce qui n'est jamais un déplaisir) en faisant plus attention à cet aspect-là. (Mais vraiment Deodato..... j'ai du mal...)
Je suis en train de relire les quatre TPB disponibles reprenant les épisodes de Pérez sur Wonder Woman (en tout cas, les quatre TPB que j'ai, ça ne couvre pas toute la prestation, seulement les deux premières années. Pour rappel, voici les titres : [i:3bo3xp5v][b:3bo3xp5v]Gods ans Mortals[/b:3bo3xp5v][/i:3bo3xp5v], [b:3bo3xp5v][i:3bo3xp5v]Challenge of the Gods[/i:3bo3xp5v][/b:3bo3xp5v], [i:3bo3xp5v][b:3bo3xp5v]Beauty and the Beasts[/b:3bo3xp5v][/i:3bo3xp5v] et [i:3bo3xp5v][b:3bo3xp5v]Destiny Calling[/b:3bo3xp5v][/i:3bo3xp5v]), et bien entendu, je trouve ça très bien. [img:3bo3xp5v]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51JCXZHG72L.jpg[/img:3bo3xp5v] Je ne reviens pas sur les qualités narratives : bonne gestion de la mythologie, alternance bienvenue entre le monde des dieux et les menaces terrestres, remise au goût du jour de méchantes telles que la Cheetah ou la Silver Swan… C'est dense, touffu, généreux, avec une caractérisation très réussie (les Kapatelis mère et fille sont vraiment sympathiques), ça en donne énormément pour son argent, et Pérez est alors en pleine possession de ses moyens). [img:3bo3xp5v]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/5113SRRY4ZL.jpg[/img:3bo3xp5v] Mais je profite de l'occasion pour évoquer un truc qui me semble abordé assez peu souvent, au sujet de l'auteur : sa capacité à caractériser des personnages qui soient visuellement bien différenciés. Dans une industrie où en général les dessinateurs représentent les personnages, surtout féminins, tels des gravures de mode, Pérez parvient à donner des personnalités graphiques bien tranchées. C'est un véritable festival. Il parvient à marquer l'âge ou l'ingratitude physique de l'adolescence, il crée des trognes improbables et pourtant séduisantes en rompant avec les canons de la beauté : Barbara Minerva avec son nez trop long et ses joues creuses, ou Myndi Mayer et son visage d'œuf, deux femmes qui ne sont pas démunies question séduction. De même, des personnages tels qu'Etta Candy sont redéfinis et se trouvent aux antipodes de l'héroïne, ce qui n'empêche pas qu'ils soient attirants (demandez à Steve Trevor). C'est une dimension qu'on oublie souvent dans le travail de Pérez, qu'on évoque en général en parlant de son sens du détail, de ses compositions complexes, de la richesse de ses planches (ça sert d'ailleurs de critique aux détracteurs, qui reprochent le caractère étouffant des pages). Mais on oublie trop souvent de noter à quel point il caractérise avec soin ses personnages, parvenant à maintenir des physionomies fortes d'une case ou d'une page à l'autre. Un soin accordé aux protagonistes qui méritait d'être relevé. Jim
Je suis en train de lire le TPB de la mini-série [b:2svksig3]Metamorpho Year One[/b:2svksig3], et c'est très sympa. [img:2svksig3]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51LKD-eMlpL.jpg[/img:2svksig3] Écrit par Dan Jurgens, dessiné par Mike Norton en chemin vers son style [i:2svksig3]cartoony[/i:2svksig3] qu'on lui connaît aujourd'hui mais encore trop fidèle aux [i:2svksig3]storyboards[/i:2svksig3] signés par son dessinateur, et encré par Jesse Delperdang qui prouve une fois de plus ses qualités de clarté et d'élégance, c'est très agréable à lire. [img:2svksig3]http://static1.comicvine.com/uploads/scale_medium/3/30334/1129887-jla2689.jpg[/img:2svksig3] Qui plus est, la mini-série bénéficie de magnifiques illustrations de couvertures signées Kevin Nowlan, un dessinateur un peu trop rare, il faut bien l'avouer. [img:2svksig3]http://vignette4.wikia.nocookie.net/marvel_dc/images/d/da/Metamorpho_Year_One_1.jpg/revision/latest?cb=20080715094109[/img:2svksig3] Ça reprend assez fidèlement la version de Bob Haney et Ramona Fradon de 1965, avec quelques modernisations (les explorations de Rex Mason font l'objet d'une émission de télé-réalité), les personnages sont fidèles à eux-mêmes (Sapphire demeure la ravissante idiote totalement dévouée à Rex : une petite dose de [i:2svksig3]riot girl[/i:2svksig3] n'aurait pas fait de mal…), et somme toute ça n'apporte rien de nouveau, mais ça se lit avec fluidité. [img:2svksig3]http://assets1.ignimgs.com/2007/10/03/metamorpho-year-one-20071002054417108-2148183_640w.jpg[/img:2svksig3] En lisant les épisodes, je me dis que ça ferait un contenu parfait pour une publication à la [b:2svksig3]Strange Spécial Origines[/b:2svksig3] ou [b:2svksig3]Spécial DC[/b:2svksig3]. Si Urban avait ce genre de choses à son catalogue, ça serait pas mal du tout, comme lecture. D'autant que DC n'est pas avare en formules de ce genre (des "Year One", dans ces années-là, il y en a eu quelques-uns, je pense à une mini écrite par Jen Van Meter et consacrée à Black Lightning). [img:2svksig3]http://vignette3.wikia.nocookie.net/marvel_dc/images/d/d4/Metamorpho_011.jpg/revision/latest/scale-to-width-down/434?cb=20100601090318[/img:2svksig3] En tout cas, c'est une lecture conseillée si on a envie de découvrir un personnage vraiment bizarre. Sans être spectaculaire ni révolutionnaire, c'est très distrayant. Une chouette lecture d'été. Jim
[quote="Jim Lainé":2fybyq8z][quote="Jim Lainé":2fybyq8z]Je viens de relire la fin du run de Bill Messner-Loebs sur [b:2fybyq8z]Wonder Woman[/b:2fybyq8z], illustré par Mike Deodato (qui faisait une entrée remarquée chez les deux majors à cette occasion). Pour faire court, c'est pas mal du tout, mais ça a un goût d'inachevé. L'ensemble des épisodes a été compilé dans deux petits TPB, tels qu'on en faisait il y a vingt ans à une époque où l'édition de TPB n'était pas monnaie courante. Le premier s'intitule "[i:2fybyq8z]The Contest[/i:2fybyq8z]" et le second "[i:2fybyq8z]The Challenge of Artemis[/i:2fybyq8z]". [img:2fybyq8z]http://ecx.images-amazon.com/images/I/61DFAY3G44L.jpg[/img:2fybyq8z][img:2fybyq8z]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51BYZJW9QYL.jpg[/img:2fybyq8z] Bill Messner-Loeb est sur la série depuis une grosse vingtaine d'épisodes, succédant à George Pérez qui avait refait de la Princesse Amazone un personnage incontournable. Il avait réussi à s'émanciper de l'ombre de son prédécesseur, ce qui n'était pas facile. Je n'ai pas tous les épisodes de cette période, mais ce qui frappe, c'est l'approche du scénariste, qui confronte son personnage au monde réel, et notamment à l'argent (comparable un peu à ce qu'il a fait sur Flash). Il est en général assisté de dessinateurs plutôt compétents mais pas tape-à-l'œil (Jill Thompson, Paris Cullins, Lee Moder…). L'arrivée de Deodato au numéro 90 va donc changer la donne. Même si son premier épisode est encore assez calme, Deodato lorgnant vers Silvestri, Garcia-Lopez voire Russ Manning, le dessinateur va rapidement imposer le style qu'on lui connaît, fait de cases éclatées et de bimbos aux jambes kilométriques. [img:2fybyq8z]http://www.amazonarchives.com/Images/won90p3.jpg[/img:2fybyq8z] L'intrigue est en gros la suivante : Diana vient de libérer Themyscira du joug de Circe, qui avait fait disparaître l'île dans l'espace-temps. Elle est contente de retrouver sa mère (Hippolyta) et ses copines (Mala, Phillipus…), mais pour les Amazones, la séparation a duré dix ans, durant lesquels les guerrières se sont trouvées opposées à une tribu perdue, avec laquelle elle doivent s'allier afin de survivre. Ces Amazones retrouvées partagent désormais une partie de l'île. La Reine Hippolyta, persuadée que sa fille n'a pas réellement bougé son popotin pour sauver les Amazones, organise un nouveau tournoi visant à désigner une nouvelle Wonder Woman qui, elle, assumera son rôle. Diana s'inscrit, mais c'est Artemis, membre de la tribu perdue, qui remporte la mise. Dans le même temps, Diana a découvert quelques secrets familiaux et met en doute la parole de sa mère quant à sa naissance et sa lignée. Bref, le torchon brûle entre la mère et la fille. [img:2fybyq8z]http://i220.photobucket.com/albums/dd74/sunbeamfireking/WW3-1.jpg[/img:2fybyq8z] Messner-Loebs pratique une politique de guerilla, secouant le statu quo de la série régulièrement. L'irruption d'un dessinateur spectaculaire (mais qui ne fera pas illusion longtemps) est l'occasion d'un bon secouage de cocotier. Endossant un autre uniforme, Diana s'associe à un détective privé afin de mener des enquêtes lucratives qui lui permettront d'aider ses amies. Et on sent bien que le scénariste a un fil rouge à dérouler mais, au fil des épisodes, on a l'impression qu'il se précipite pour ranger les jouets. En effet, les choses mises en place (l'agence de détective de Diana, la campagne de comm d'Artemis…) sont éclipsées par des séquences de baston fort spectaculaires mais un peu encombrantes. [img:2fybyq8z]http://static.comicvine.com/uploads/original/0/2532/1767052-wonderwoman00_01.jpg[/img:2fybyq8z] La narration de Messner-Loeb procède souvent par ellipse, mais la mise en scène de Deodato rend parfois l'ensemble un peu flou. Il est de notoriété publique qu'à l'époque, le dessinateur ne lisait pas très bien l'anglais, ce qui occasionnait parfois des erreurs, des bourdes. Ici, si le premier épisode est à peu près nickel (avec même un effet narratif intéressant : une même scène vue par deux personnages différents, avec deux interprétations opposées), on a quand même des scènes bizarres, des personnages qui sortent de nulle part, et visiblement des dialogues plaqués à des fins de colmatage. [img:2fybyq8z]http://goodcomics.comicbookresources.com/wp-content/uploads/2014/05/wonderwoman7007-620x897.jpg[/img:2fybyq8z] Le récit emmène Diana au milieu d'une guerre des gangs à Boston, à laquelle participe le White Magician, qui s'avère être le gros méchant qui tire les marrons du feu. Parallèlement, Artemis lutte contre des vilains caricaturaux (genre : The Chauvinist) et s'épuise dans ce qui s'avère n'être qu'une mise en scène de ses chargés de comm. C'est là qu'on sent que le scénariste en avait encore sous la pédale. Parce que plein de choses demeurent irrésolues ou simplement survolées. Par exemple, rien n'est résolu concernant les chargés de comm. L'affaire de l'agence de détective est abandonnée en cours de route. Artemis meurt à la fin du combat contre le White Magician devenu un monstre, et se contente de dire à Diana dans un dernier râle qu'elle est la seule et unique Wonder Woman. Les choses étant précipitées, il manque à cette série d'épisodes une engueulade franche entre les deux héroïnes, et peut-être aussi de grandes scènes d'action communes, que l'on ne voit en fait qu'en couverture. Ce qui rajoute à ce sentiment d'inachevé. Quand Messner-Loebs et Deodato partent, ils sont remplacés par John Byrne, invité par l'editor Paul Kupperberg. Ce dernier souhaitait-il secouer à nouveau le cocotier de la série ? Messner-Loebs n'avait-il plus rien à dire ? Les relations éditoriales s'étaient-elles distendues ? [img:2fybyq8z]http://40.media.tumblr.com/tumblr_mbc9gb9Ubc1qiknbco1_1280.jpg[/img:2fybyq8z] Il y a un sentiment de "dommage, quand même", à la lecture de ces deux TPB. L'épisode 100 comprend beaucoup de belles scènes, et s'il a un rythme tout à fait convenable, on sent bien que le scénariste range les jouets et boucle ses intrigues. Il y a une idée formidable concernant Circe, où l'on reconnaît une idée que Messner-Loebs a souvent exploitée, à savoir la rédemption du vilain. Et là encore, on se dit qu'il aurait peut-être géré les choses différemment, relançant l'affaire autour de la méchante. Quelque chose que l'on retrouvera d'ailleurs dans les épisodes de [b:2fybyq8z]Thor[/b:2fybyq8z] que Messner-Loebs (illustré par différents membres du Deodato Studio), qui reprennent l'idée de la sorcière convertie (l'Enchanteresse) et du double arrogant (Red Norvell). Un run qu'il n'aura pas non plus le temps de faire fructifier. [/quote:2fybyq8z] Tout cela est à redécouvrir à l'occasion d'une réédition récente : [quote="Jack!":2fybyq8z] [img:2fybyq8z]http://imageshack.com/a/img910/3258/uL9pna.jpg[/img:2fybyq8z] [b:2fybyq8z]WONDER WOMAN BY MIKE DEODATO TP[/b:2fybyq8z] Written by WILLIAM MESSNER-LOEBS Art and cover by MIKE DEODATO On sale MAY 11 • 376 pg, FC, $24.99 US Collecting Mike Deodato’s run on WONDER WOMAN from issues #85, 0 and 90-100! In her mother’s eyes, Diana has not lived up to the task of being Wonder Woman, and now the Queen of the Amazons sets in motion a contest where a new Wonder Woman will be crowned. But Diana sees things differently and decides take on any and all comers—until she is bested by Artemis![/quote:2fybyq8z] Jim[/quote:2fybyq8z] J'ai presque fini ce volume ( # 99 ) et comme le souligne Jim il y a du bon et du moins bon. Artemis n'est pas assez mise en avant, on la voit de temps en temps se taper contre des vilains hyper stéroïdes interchangeable typique de l'époque ( gros bras, gros flingue ), alors que diana à le droit à cheetah, chesshire, poison ivy ou encore le joker. Il aurait mieux valu centrer un épisode sur deux sur chaque héroïne laisser plus d'exposition à artemis. L'intrigue de la guerre des gangs est sympathique comme tout et l'idée du cabinet de détective privé. Il y a aussi des incohérences comme Hyppolyte qui donne deux bracelets de force d'atlas ( augmentant la force du porteur par 10 ) à artemis mais celle dernière n'en à plus qu'un 2 épisodes plus tard et apparemment le bras qui ne le porte pas n'a pas les facultés du dit objet. Deodato quand à lui livre le meilleur comme le pire, avec des poses anatomiquement impossible et à tendance sur les premiers épisodes à transformer la culotte de Wonder woman en string ( ce qui m'aurait bien plus si j'avais lu cela à l'époque ou c'est sorti ) [img:2fybyq8z]https://scontent-fra3-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/13244833_10209326986188784_370357498425531238_n.jpg?oh=71d44432ac0da6adbbde8623b596ded0&oe=579AC314[/img:2fybyq8z] [img:2fybyq8z]https://scontent-fra3-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/13240092_10209326986468791_6398025332403091661_n.jpg?oh=8565c9ff3d2fa8c4829531d8044ca013&oe=57DF3482[/img:2fybyq8z]
[quote="Jim Lainé":36um2lcf] L'ensemble est plutôt bien structuré, mais souffre du défaut des cross-overs de l'époque, à savoir que plein d'événements se déroule dans les séries annexes. On comprend bien, mais tout de même, on sent parfois qu'il y a des choses qui sont passées sous silence. Jim[/quote:36um2lcf] C'est vraiment galère ça, je me suis encore fait avoir dernièrement avec [b:36um2lcf]wonder woman wars of god[/b:36um2lcf]. La mini principale sert de passe plat aux développements qui se passent dans les séries mensuelles. Je trouve con de rééditer des histoires incomplètes.
[quote="Jack!":1rhj4rcx][img:1rhj4rcx]http://imageshack.com/a/img540/9828/ec5Fbg.jpg[/img:1rhj4rcx] [b:1rhj4rcx]THE DEMON VOL. 1: HELL’S HITMAN TP[/b:1rhj4rcx] Written by GARTH ENNIS Art by JOHN McCREA and others Cover by JOHN McCREA On sale DECEMBER 23 • 296 pg, FC, $19.99 US Garth Ennis’s tales of The Demon are collected for the first time! In these dark, fast-paced tales, Etrigan the Demon battles the Gothodaemon, the demon of Gotham City, with the help of Hitman. Then, a company of German soldiers from World War II are resurrected to capture an army base—and it’s up to the Demon and the crew of the Haunted Tank to send them back to their graves. Collected from THE DEMON #40 and 42-49, plus ANNUAL #2.[/quote:1rhj4rcx] Je suis en train de lire ce premier tome de l'intégrale du [b:1rhj4rcx]Demon[/b:1rhj4rcx] par Garth Ennis, et je me régale. C'est mauvais esprit, c'est violent, c'est insolent. L'un des trucs qui me fait le plus marrer, c'est les dialogues en vers d'Etrigan. Ennis s'éclate comme un sale gosse, et c'est parfois à pisser de rire. L'un des trucs qui me plaît bien, c'est la préface d'Ennis. Il explique son arrivée sur le titre (après Alan Grant), sa découverte du personnage dans la vision qu'en a Alan Moore, puis sa lecture tardive de la version de Kirby (sacré moment), les réactions de ses [i:1rhj4rcx]editors[/i:1rhj4rcx] (Dan Raspler et Peter Tomasi), bref, c'est très drôle. Il m'a semblé pendant un temps que les TPB de rééditions de "vieilleries" ne proposaient plus de préfaces. Cependant, en lisant celle-ci, ainsi que celle que Tony Isabella signe pour le recueil de [b:1rhj4rcx]Black Lightning[/b:1rhj4rcx], j'ai la vague impression que ça revient à la mode. Que ce soit moi qui ai eu une impression faussée ou pas, ça me fait bien plaisir d'en (re-)lire. [quote="Benoît":1rhj4rcx] Et bien voilà, il suffit qu'on en parle pour qu'une compilation voit le jour et ce sera visiblement bouclé en deux volumes. Curieux de voir ce que Garth Ennis peut faire sur ce personnage et cet univers, a priori éloignés des thématiques habituelles de l'auteur même si le résumé laisse penser qu'il s'en accommode avec roublardise : le démon qui fait équipe avec l'équipage du haunted tank pour repousser une compagnie de nazis ramenés à la vie, ça doit valoir son pesant de cacahuètes. [/quote:1rhj4rcx] Grand moment, ouais. Mais le premier arc long (son [i:1rhj4rcx]run[/i:1rhj4rcx] s'ouvre sur un épisode isolé, assez chouette, puis sur l'[b:1rhj4rcx]Annual[/b:1rhj4rcx] où apparaît Hitman, déjà…) est vraiment pas mal. Il boucle certains trucs laissés en plan par Grant, notamment autour d'Asteroth, il gère les bouleversements en enfer proposés par Gaiman, il change le [i:1rhj4rcx]statu quo[/i:1rhj4rcx] du personnage pour le lancer dans d'autres directions, et le tout dans une espèce de mauvais esprit qui fonctionne très bien. Et comme tu dis, on sent qu'il prend ses marques petit à petit, et ça donne un résultat très intéressant. Je découvre avec plaisir. En revanche, désormais, j'ai envie de lire les épisodes d'Alan Grant, dont j'apprécie en général le travail. Jim
[quote="Jim Lainé":260fi2sw]Je viens de relire la fin du run de Bill Messner-Loebs sur [b:260fi2sw]Wonder Woman[/b:260fi2sw], illustré par Mike Deodato (qui faisait une entrée remarquée chez les deux majors à cette occasion). Pour faire court, c'est pas mal du tout, mais ça a un goût d'inachevé. L'ensemble des épisodes a été compilé dans deux petits TPB, tels qu'on en faisait il y a vingt ans à une époque où l'édition de TPB n'était pas monnaie courante. Le premier s'intitule "[i:260fi2sw]The Contest[/i:260fi2sw]" et le second "[i:260fi2sw]The Challenge of Artemis[/i:260fi2sw]". [img:260fi2sw]http://ecx.images-amazon.com/images/I/61DFAY3G44L.jpg[/img:260fi2sw][img:260fi2sw]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51BYZJW9QYL.jpg[/img:260fi2sw] Bill Messner-Loeb est sur la série depuis une grosse vingtaine d'épisodes, succédant à George Pérez qui avait refait de la Princesse Amazone un personnage incontournable. Il avait réussi à s'émanciper de l'ombre de son prédécesseur, ce qui n'était pas facile. Je n'ai pas tous les épisodes de cette période, mais ce qui frappe, c'est l'approche du scénariste, qui confronte son personnage au monde réel, et notamment à l'argent (comparable un peu à ce qu'il a fait sur Flash). Il est en général assisté de dessinateurs plutôt compétents mais pas tape-à-l'œil (Jill Thompson, Paris Cullins, Lee Moder…). L'arrivée de Deodato au numéro 90 va donc changer la donne. Même si son premier épisode est encore assez calme, Deodato lorgnant vers Silvestri, Garcia-Lopez voire Russ Manning, le dessinateur va rapidement imposer le style qu'on lui connaît, fait de cases éclatées et de bimbos aux jambes kilométriques. [img:260fi2sw]http://www.amazonarchives.com/Images/won90p3.jpg[/img:260fi2sw] L'intrigue est en gros la suivante : Diana vient de libérer Themyscira du joug de Circe, qui avait fait disparaître l'île dans l'espace-temps. Elle est contente de retrouver sa mère (Hippolyta) et ses copines (Mala, Phillipus…), mais pour les Amazones, la séparation a duré dix ans, durant lesquels les guerrières se sont trouvées opposées à une tribu perdue, avec laquelle elle doivent s'allier afin de survivre. Ces Amazones retrouvées partagent désormais une partie de l'île. La Reine Hippolyta, persuadée que sa fille n'a pas réellement bougé son popotin pour sauver les Amazones, organise un nouveau tournoi visant à désigner une nouvelle Wonder Woman qui, elle, assumera son rôle. Diana s'inscrit, mais c'est Artemis, membre de la tribu perdue, qui remporte la mise. Dans le même temps, Diana a découvert quelques secrets familiaux et met en doute la parole de sa mère quant à sa naissance et sa lignée. Bref, le torchon brûle entre la mère et la fille. [img:260fi2sw]http://i220.photobucket.com/albums/dd74/sunbeamfireking/WW3-1.jpg[/img:260fi2sw] Messner-Loebs pratique une politique de guerilla, secouant le statu quo de la série régulièrement. L'irruption d'un dessinateur spectaculaire (mais qui ne fera pas illusion longtemps) est l'occasion d'un bon secouage de cocotier. Endossant un autre uniforme, Diana s'associe à un détective privé afin de mener des enquêtes lucratives qui lui permettront d'aider ses amies. Et on sent bien que le scénariste a un fil rouge à dérouler mais, au fil des épisodes, on a l'impression qu'il se précipite pour ranger les jouets. En effet, les choses mises en place (l'agence de détective de Diana, la campagne de comm d'Artemis…) sont éclipsées par des séquences de baston fort spectaculaires mais un peu encombrantes. [img:260fi2sw]http://static.comicvine.com/uploads/original/0/2532/1767052-wonderwoman00_01.jpg[/img:260fi2sw] La narration de Messner-Loeb procède souvent par ellipse, mais la mise en scène de Deodato rend parfois l'ensemble un peu flou. Il est de notoriété publique qu'à l'époque, le dessinateur ne lisait pas très bien l'anglais, ce qui occasionnait parfois des erreurs, des bourdes. Ici, si le premier épisode est à peu près nickel (avec même un effet narratif intéressant : une même scène vue par deux personnages différents, avec deux interprétations opposées), on a quand même des scènes bizarres, des personnages qui sortent de nulle part, et visiblement des dialogues plaqués à des fins de colmatage. [img:260fi2sw]http://goodcomics.comicbookresources.com/wp-content/uploads/2014/05/wonderwoman7007-620x897.jpg[/img:260fi2sw] Le récit emmène Diana au milieu d'une guerre des gangs à Boston, à laquelle participe le White Magician, qui s'avère être le gros méchant qui tire les marrons du feu. Parallèlement, Artemis lutte contre des vilains caricaturaux (genre : The Chauvinist) et s'épuise dans ce qui s'avère n'être qu'une mise en scène de ses chargés de comm. C'est là qu'on sent que le scénariste en avait encore sous la pédale. Parce que plein de choses demeurent irrésolues ou simplement survolées. Par exemple, rien n'est résolu concernant les chargés de comm. L'affaire de l'agence de détective est abandonnée en cours de route. Artemis meurt à la fin du combat contre le White Magician devenu un monstre, et se contente de dire à Diana dans un dernier râle qu'elle est la seule et unique Wonder Woman. Les choses étant précipitées, il manque à cette série d'épisodes une engueulade franche entre les deux héroïnes, et peut-être aussi de grandes scènes d'action communes, que l'on ne voit en fait qu'en couverture. Ce qui rajoute à ce sentiment d'inachevé. Quand Messner-Loebs et Deodato partent, ils sont remplacés par John Byrne, invité par l'editor Paul Kupperberg. Ce dernier souhaitait-il secouer à nouveau le cocotier de la série ? Messner-Loebs n'avait-il plus rien à dire ? Les relations éditoriales s'étaient-elles distendues ? [img:260fi2sw]http://40.media.tumblr.com/tumblr_mbc9gb9Ubc1qiknbco1_1280.jpg[/img:260fi2sw] Il y a un sentiment de "dommage, quand même", à la lecture de ces deux TPB. L'épisode 100 comprend beaucoup de belles scènes, et s'il a un rythme tout à fait convenable, on sent bien que le scénariste range les jouets et boucle ses intrigues. Il y a une idée formidable concernant Circe, où l'on reconnaît une idée que Messner-Loebs a souvent exploitée, à savoir la rédemption du vilain. Et là encore, on se dit qu'il aurait peut-être géré les choses différemment, relançant l'affaire autour de la méchante. Quelque chose que l'on retrouvera d'ailleurs dans les épisodes de [b:260fi2sw]Thor[/b:260fi2sw] que Messner-Loebs (illustré par différents membres du Deodato Studio), qui reprennent l'idée de la sorcière convertie (l'Enchanteresse) et du double arrogant (Red Norvell). Un run qu'il n'aura pas non plus le temps de faire fructifier. [/quote:260fi2sw] Tout cela est à redécouvrir à l'occasion d'une réédition récente : [quote="Jack!":260fi2sw] [img:260fi2sw]http://imageshack.com/a/img910/3258/uL9pna.jpg[/img:260fi2sw] [b:260fi2sw]WONDER WOMAN BY MIKE DEODATO TP[/b:260fi2sw] Written by WILLIAM MESSNER-LOEBS Art and cover by MIKE DEODATO On sale MAY 11 • 376 pg, FC, $24.99 US Collecting Mike Deodato’s run on WONDER WOMAN from issues #85, 0 and 90-100! In her mother’s eyes, Diana has not lived up to the task of being Wonder Woman, and now the Queen of the Amazons sets in motion a contest where a new Wonder Woman will be crowned. But Diana sees things differently and decides take on any and all comers—until she is bested by Artemis![/quote:260fi2sw] Jim
[quote="Jack!":2mjind5k] [img:2mjind5k]http://imageshack.com/a/img538/1613/2ibYUG.jpg[/img:2mjind5k] [b:2mjind5k]DEATHSTROKE THE TERMINATOR VOL. 2: SYMPATHY FOR THE DEVIL TP[/b:2mjind5k] Written by MARV WOLFMAN and DAN JURGENS Art by ART NICHOLS, GEORGE PEREZ, DAN JURGENS, STEVE ERWIN and others Cover by MIKE ZECK On sale DECEMBER 23 • 192 pg, FC, $14.99 US In this new collection of stories from issues #10-13, ANNUAL #1 and SUPERMAN #68, Deathstroke must train the new Vigilante while he recovers from his own recent injuries. Plus, after being captured by Superman, Deathstroke must escape the Justice League of America. [/quote:2mjind5k] J'ai acheté récemment les deux premiers tomes de la réédition de la série [b:2mjind5k]Deathstroke[/b:2mjind5k] des années 1990. J'en ai quelques épisodes, mais pas tous, et une édition en reliure n'est pas pour me déplaire. Graphiquement, Steve Erwin est classique et compétent, j'aime bien. Marv Wolfman est dans sa démarche d'humanisation de ses personnages, comme sur New Teen Titans, et là il manipule le vilain qu'il a co-créé avec Pérez, et il s'en sort super. Et les couvertures sont dues à Mike Zeck, et c'est magnifique. C'était la grande décennie où l'on achetait des [i:2mjind5k]comics[/i:2mjind5k] pour leur couverture, et à chaque fois c'était un festival. Et Zeck faisait partie de ces [i:2mjind5k]cover artists[/i:2mjind5k] qui déplaçaient les foules, avec Brian Bolland, Simon Bisley et bientôt Alan Davis. Un recueil de ces illustrations ne serait pas immérité. Bref. Donc je connaissais déjà certains des épisodes, et il est intéressant de suivre Deathstroke dans son parcours, où somme toute il ne fait que réagir aux agressions extérieures, ce qui permet de faire oublier son statut de "méchant". Mais une replongée rapide m'a fait prendre conscience d'un truc : la dette immense que les scénaristes DC doivent à Wolfman. En relisant les premiers épisodes, je n'ai pas pu m'empêcher de repenser à la série [b:2mjind5k]Deathstroke[/b:2mjind5k] du nioufiftitou, qui traite du même sujet. Et je me suis dit qu'en fait, depuis le départ de Wolfman, les auteurs tournent un peu en rond : Raven, Trigon, Ravager, c'est toujours un peu la même chanson. Ça fait un point commun supplémentaire que Wolfman partage avec Claremont : ils ont tellement marqué leur série (les New Teen Titans pour le premier, les X-Men pour le second), que nombreux sont leurs successeurs à revenir à ce qu'ils estiment être des "fondamentaux", et qui sont en fait les apports de ces deux scénaristes. Redécouvrir ces histoires est frappant. L'ombre de Wolfman plane toujours. Jim
[quote="n.nemo":24fhwawv][quote="Jim Lainé":24fhwawv] Et Byrne dessine bien. C'est la fin de ce que j'estime être la bonne période, mais c'est quand même très joli. Jim[/quote:24fhwawv] j'aime bien sa periode trame sur namor[/quote:24fhwawv] Je déteste pas, mais tous ses personnages ont le menton en galoche. Moi, j'ai toujours dit que mon Byrne préféré, c'est entre 1978 et 1982. J'ai relu récemment son [i:24fhwawv]run[/i:24fhwawv] sur les [b:24fhwawv]Fantastic Four[/b:24fhwawv], j'aime mieux qu'avant, j'aime plus de trucs, mais dans l'ensemble, graphiquement, passées les deux premières années, j'aime beaucoup moins. Moins de décors, des personnages en face / profil, c'est moins enivrant qu'avant.
J'ai vu récemment un documentaire sur [b:i82llrv9]Soul Train[/b:i82llrv9], la légendaire émission télé. Et quand ils évoquent la "Soul Train Line", je suis pris d'un doute à l'écoute de leurs explications, parce que j'ai l'impression qu'il laissent entendre que certaines coupes sont des perruques. Faudrait que je réécoute… Jim
[quote:2sb0abe1][..] J'aimais bien le look et les pouvoirs d'Éclair Noir, à qui je trouvais, de mémoire, une sorte de "cool attitude" qui ne me déplaisait pas. [..][/quote:2sb0abe1] [i:2sb0abe1]Idem[/i:2sb0abe1], et je trouve que son costume et son [i:2sb0abe1]look[/i:2sb0abe1] font encore merveille aujourd'hui.
[quote="Jack!":2xpkhunh][img:2xpkhunh]http://imageshack.com/a/img911/5061/XTcQAk.jpg[/img:2xpkhunh] [b:2xpkhunh]BLACK LIGHTNING TP[/b:2xpkhunh] Written by TONY ISABELLA Art by TREVOR VON EEDEN, FRANK SPRINGER and VINCE COLLETTA Cover by RICH BUCKLER and FRANK SPRINGER On sale APRIL 6 • 224 pg, FC, $19.99 US With the power to generate electricity from within, Jefferson Pierce adopts the secret identity of Black Lightning! But it will take all of his abilities to protect his Metropolis neighborhood of Suicide Slum from those that seek to destroy it. With guest appearances from Superman and more, this new title collects issues #1-11 from the 1970s series, plus a story from CANCELLED COMICS CAVALCADE. [/quote:2xpkhunh] Personnellement, je crois avoir découvert Black Lightning dans le [i:2xpkhunh]comic strip[/i:2xpkhunh] de la Ligue de Justice qui passait dans [b:2xpkhunh]Télé Junior[/b:2xpkhunh], vers 1980 (peu ou prou). J'aimais bien le look et les pouvoirs d'Éclair Noir, à qui je trouvais, de mémoire, une sorte de "cool attitude" qui ne me déplaisait pas. En revanche, je sais que j'ai dû croiser ses aventures en VF au détour d'un sommaire de pocket Arédit, mais je n'en ai aucun souvenir. Ce recueil tombe à point, je crois. Ça permet de redécouvrir le personnage, ainsi qu'une tonalité [i:2xpkhunh]seventies[/i:2xpkhunh] assez inimitable. Graphiquement, Trevor Von Eeden a toujours été un mystère, pour moi. Son boulot respire le taff de bon dessinateur, et pourtant, je l'ai toujours trouvé très inégal. Non seulement d'un boulot à l'autre (parfois, il est très expérimental, et à d'autres occasion très plan-plan), mais aussi au sein d'un épisode, où les personnages ne sont pas toujours tenus et où des faiblesses se font voir. Là, c'est encore le cas. Et comme en plus la majorité des épisodes est encrée par Vince Colletta, c'est pas joli joli. Tony Isabella, le scénariste, est très attaché au personnage, qui est sa création, et dont il estime que Judd Winick l'a trahi (en lui greffant une famille, en le rendant plus rentre-dedans…). Il développe un personnage de noir bien intégré dans la société, mais comme souvent avec des héros des années 70 issus des minorités, le personnage principal est entouré également de Noirs (on retrouve le même truc pour Falcon ou Black Goliath, chez Marvel). Ce qui donne une impression de communautarisme qui me semble un peu contre-productif. De même, passé sa première aventure en deux parties, Black Lightning affronte Superman. Alors oui, il se trouve face au représentant de l'establishment des super-héros, mais c'est aussi voyant que lourd. De plus, ça donne l'impression que les [i:2xpkhunh]editors[/i:2xpkhunh] pressentaient qu'il fallait mettre une vedette afin d'attirer l'attention sur un titre qui, peut-être, n'aurait pas été viable autrement. Quarante ans plus tard, la manœuvre semble malhabile. Reste des épisodes denses (tant mieux : dix-sept pages, c'est court), aux intrigues souvent rapides. Je trouve beaucoup de charme à ces rééditions, mais c'est clair qu'il manque un dessinateur inoubliable qui ferait passer le goût, un peu fort pour des palais qui ne goûtent ni la nostalgie ni le caractère historique du héros. Jim
[quote:2v2eji6n][img:2v2eji6n]http://imageshack.com/a/img923/3443/EbjsiA.jpg[/img:2v2eji6n] [b:2v2eji6n]SUPERMAN: PANIC IN THE SKY TP NEW EDITION[/b:2v2eji6n] Written by DAN JURGENS, ROGER STERN, LOUISE SIMONSON and JERRY ORDWAY Art by DAN JURGENS, BOB McLEOD, JON BOGDANOVE, TOM GRUMMETT and others Cover by DAN JURGENS and BRETT BREEDING On sale JUNE 8 • 296 pg, FC, $19.99 US In this new edition of DC classic, Brainiac invades the earth with his ultimate weapon—Warworld! With the help of Wonder Woman, The Flash, Green Lantern and more, Superman must defend his adopted home. Collects ACTION COMICS #474-476, SUPERMAN: MAN OF STEEL #9-11, ADVENTURES OF SUPERMAN #488-490 and SUPERMAN #65-67.[/quote:2v2eji6n] Je vois qu'une ressortie de ce récit est annoncée. C'est très sympa. Stern a redéfini Brainiac depuis peu, et l'ensemble des auteurs s'associent afin de rendre la version "cosmique" plus dangereuse que jamais. La saga fait preuve d'un souffle véritable, le dessin est bien péchu (j'aime particulièrement Grummett et Bogdanove), et Superman est posé en "chef" des héros, rôle qui lui va à merveille. Le titre reprend celui d'un épisode fameux de la série avec George Reeves. De mémoire, la préface de mon édition expliquait le clin d'œil. Je ne sais pas si elle sera reprise dans cette nouvelle édition. De l'action, de l'exotisme, de la baston, un vrai danger. Super classique, mais très très cool à lire. J'ai la vieille édition, mais j'imagine que celle-ci sera aussi très bien. Jim
Je cherchais des informations sur des sorties que je souhaitais évoquer dans cette rubrique, et je retombe sur l'annonce de la ressortie de [b:absvu381]Legends[/b:absvu381]. J'en profite donc pour faire un petit topo rapide. [quote:absvu381][img:absvu381]http://imageshack.com/a/img923/2639/Q380Ko.jpg[/img:absvu381] [b:absvu381]LEGENDS 30TH ANNIVERSARY EDITION TP[/b:absvu381] Written by JOHN OSTRANDER and LEN WEIN Art by JOHN BYRNE and KARL KESEL Cover by JOHN BYRNE On sale JUNE 1• 168 pg, FC, $16.99 US In the wake of CRISIS ON INFINITE EARTHS, the heroes of the DC Universe must find a new purpose and direction in the battle for justice! When G. Gordon Godfrey arrives on behalf of Darkseid to create a hate campaign that outlaws super-heroic activities, the world’s greatest find themselves fighting the very people they swore to protect! Don’t miss this new edition collecting the 6-issue miniseries, including the first appearance of the modern Suicide Squad![/quote:absvu381] Là où [b:absvu381]Crisis on Infinite Earths[/b:absvu381] opérait un ravalement en profondeur de l'univers DC, [b:absvu381]Legends[/b:absvu381] se propose de définir l'héroïsme dans ce nouveau décor. L'ensemble est plutôt bien structuré, mais souffre du défaut des cross-overs de l'époque, à savoir que plein d'événements se déroule dans les séries annexes. On comprend bien, mais tout de même, on sent parfois qu'il y a des choses qui sont passées sous silence. Mais Ostrander gère bien les personnages, mettant en avant ceux dont il a la charge (Firestorm et surtout le Suicide Squad). Wein signe des dialogues efficaces à défaut d'être originaux. Et Byrne dessine bien. C'est la fin de ce que j'estime être la bonne période, mais c'est quand même très joli. Jim
[quote="Benoît":3tz4taip] En juillet, ce sera le début d'une nouvelle édition des [url=http://www.amazon.fr/Wonder-Woman-Greg-Rucka-Vol/dp/1401263321/ref=pd_sim_14_36?ie=UTF8&dpID=61i372kB-WL&dpSrc=sims&preST=_AC_UL160_SR103%2C160_&refRID=1NZREWD7TZ5ZED4SS2NK:3tz4taip]Wonder Woman[/url:3tz4taip] de Greg Rucka dans d'épais volumes d'un peu plus de 300 pages. Même traitement pour son run sur [url=http://www.amazon.fr/Batman-New-Gotham-Greg-Rucka/dp/1401263674/ref=pd_sim_14_25?ie=UTF8&dpID=51smTzztQTL&dpSrc=sims&preST=_AC_UL160_SR105%2C160_&refRID=1Y2X2FC739AA9B4R8YCX:3tz4taip]Detective Comics[/url:3tz4taip]. [/quote:3tz4taip] Avant ça il y a aura la nouvelle édition des [url=http://www.comics-sanctuary.com/comics-wonder-woman-by-mike-deodato-vol-1-tpb-softcover-souple-s42640-p235498.html:3tz4taip]Wonder Woman de Mike Deodato[/url:3tz4taip] en mai, avec aussi plus de 300 pages prévues. C'est le run avec Artemis. A voir si le contenu annoncé sera le bon, car par rapport à l'édition précédente (qui était en 2 TP), on trouve en plus le #85 dans cette édition.
La série télé aura au moins eu une vertu. L'autre réédition sympa, c'est la suite de la série [url=http://www.amazon.fr/Aquaman-TO-SERVE-AND-PROTECT/dp/1401263828/ref=pd_sim_14_1?ie=UTF8&dpID=51ISHv3CnSL&dpSrc=sims&preST=_AC_UL160_SR107%2C160_&refRID=1NZREWD7TZ5ZED4SS2NK:7xs2uje9]Aquaman[/url:7xs2uje9] dessinée par Patrick Gleason. Après le court run du scénariste Will Pfeifer, DC enchaîne sur la période écrite par John Arcudi (avec deux fill-in par John Ostrander entre les deux). Si la compilation se poursuit, le prochain volume regroupera des épisodes dessinés par Leonard Kirk. En juillet, ce sera le début d'une nouvelle édition des [url=http://www.amazon.fr/Wonder-Woman-Greg-Rucka-Vol/dp/1401263321/ref=pd_sim_14_36?ie=UTF8&dpID=61i372kB-WL&dpSrc=sims&preST=_AC_UL160_SR103%2C160_&refRID=1NZREWD7TZ5ZED4SS2NK:7xs2uje9]Wonder Woman[/url:7xs2uje9] de Greg Rucka dans d'épais volumes d'un peu plus de 300 pages. Même traitement pour son run sur [url=http://www.amazon.fr/Batman-New-Gotham-Greg-Rucka/dp/1401263674/ref=pd_sim_14_25?ie=UTF8&dpID=51smTzztQTL&dpSrc=sims&preST=_AC_UL160_SR105%2C160_&refRID=1Y2X2FC739AA9B4R8YCX:7xs2uje9]Detective Comics[/url:7xs2uje9]. D'autres rééditions comme la série [url=http://www.amazon.fr/Batman-Shadow-Bat-Vol-1/dp/1401263194/ref=pd_sim_14_4?ie=UTF8&dpID=511%2B5%2BHNQ7L&dpSrc=sims&preST=_AC_UL160_SR107%2C160_&refRID=0YX7Q1QPTQNKJ6VBFDQ5:7xs2uje9]Batman : Shadow of the bat[/url:7xs2uje9] par Alan Grant et divers dessinateurs comme Norm Breyfogle et Tim Sale, des compilations de divers Elseworlds autour de [url=http://www.amazon.fr/Elseworlds-Batman-Vol-1-Various/dp/1401260748/ref=pd_sim_14_1?ie=UTF8&dpID=51geWcRXmxL&dpSrc=sims&preST=_AC_UL160_SR104%2C160_&refRID=19WN06J6ZHX9DCKE1S0B:7xs2uje9]Batman[/url:7xs2uje9], [url=http://www.amazon.fr/Elseworlds-Superman-Vol-1-Various/dp/140126347X/ref=pd_sim_14_47?ie=UTF8&dpID=61ot5JFGKcL&dpSrc=sims&preST=_AC_UL160_SR104%2C160_&refRID=1Y2X2FC739AA9B4R8YCX:7xs2uje9]Superman[/url:7xs2uje9] ou [url=http://www.amazon.fr/Elseworlds-Justice-League-Vol-1/dp/1401263771/ref=pd_sim_14_26?ie=UTF8&dpID=51VznxLYN1L&dpSrc=sims&preST=_AC_UL160_SR103%2C160_&refRID=11C6M2G53AK74384SNGS:7xs2uje9]Justice league[/url:7xs2uje9]. Dans les séries récentes, j'attends impatiemment la compilation intégrale des [url=http://www.amazon.fr/Omega-Men-The-Complete-Series/dp/1401261531/ref=pd_sim_14_36?ie=UTF8&dpID=51z7OSbyjyL&dpSrc=sims&preST=_AC_UL160_SR105%2C160_&refRID=0ARR7DA3AF89B8W3Q7XZ:7xs2uje9]Omega Men[/url:7xs2uje9] de Tom King et Barnaby Bagenda. Côté Marvel, on note une intégrale de la série [url=http://www.amazon.fr/Machine-Man-Kirby-Ditko-Collection/dp/0785195777/ref=pd_sim_14_16?ie=UTF8&dpID=51rjqwXJikL&dpSrc=sims&preST=_AC_UL160_SR105%2C160_&refRID=0ARR7DA3AF89B8W3Q7XZ:7xs2uje9]Machine Man[/url:7xs2uje9] par Jack Kirby et Steve Ditko entre autres.
Amazon annonce pour septembre le premier tome de Flash by Mark Waid
(je le croirais que quand je l'aurais entre les mains)
Je crois pas qu'on ai un topic sur les bons plans donc je le poste ici me disant que ça touchera les plus intéressés.
[img:2gdzrnza]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51%2BgkCd915L.jpg[/img:2gdzrnza]
L'omnibus Batman par Neal Adams qui sort en mars aux USA est actuellement à moitié prix sur Amazon.com. En comptant les frais de port le volume revient à 50 euros
[quote="KabFC":3q6qw8e9]en VO oui c'est sur que j'en vois peu, mais en VF, c'est permanent.[/quote:3q6qw8e9]
Il me semblait pourtant évident qu'un sujet consacré aux TPB dans la section VO évoquait les parutions outre-Atlantique. Va falloir mettre un écriteau pour bien expliquer. Avec des lumières et des flèches au néon tout autour.
Jim
[quote="KabFC":13fc6o2j]Bizarre j'ai pas l’impression moi de ne plus voir de préface.[/quote:13fc6o2j] Peut-être as-tu raison, mais dans mes achats réguliers de TPB, je n'en vois pas beaucoup passer. En général, c'est des trucs que je lis, donc je pense que je m'en souviendrais. La préface d'Ostrander pour la vieille réédition de [b:13fc6o2j]Spectre[/b:13fc6o2j] n'a pas été reprise lors de la réédition récente, par exemple. Jim
J'ai beaucoup aimé cette histoire, et j'ai apprécié également les 60 numéros suivants, que j'avais récupérés. Si je n'étais pas d'accord avec toutes les orientations de Grell, force est de reconnaître son talent de conteur et sa volonté d'aller au bout de ses idées et des principes de sa série. Oliver Queen est poussé au bout du bout, dans une atmosphère sombre et réaliste, assez terrible ; c'est une bonne chose, car c'est fait en plus avec talent.
J ai récupéré long Bow Hunters en singles... et je rejoins bien ce que dis Jim. Le reproche le plus evident est ce qui arrive à Black Canary, assez complaisant, pas forcement "utile".. ca rappelle un peu identity crisis.. La série qui suit j ai acheté le 1er TP et j ai trouve ca... assez moyen.. j ai pas continué. Dans el genre la série Question d'O'neil est quand même bien au dessus... Je prefere Jon Sable (ou en tout cas c est le souvenir que j en ai en l ayant lu au début des années 90)
En 1987, alors que DC renouvelle le catalogue de ses personnages, Mike Grell, alors connu pour Warlord chez DC et pour Jon Sable chez First, est invité par Mike Gold (lui-même transfuge de First) à raviver la flamme de l'archer vert. [img:36u751lk]http://vignette1.wikia.nocookie.net/marvel_dc/images/a/ab/Green_Arrow_Longbow_Hunters_1.jpg/revision/latest?cb=20100902044126[/img:36u751lk] Il entame donc une redéfinition du personnage dans une série en prestige format (j'adore les prestige format… je l'ai déjà dit ?). Le récit présente un Oliver Queen vieillissant (non seulement il porte la célèbre barbiche blonde inventée par Neal Adams, mais en plus il avoue se sentir vieux), qui s'installe à Seattle avec Dinah "Black Canary" Lance. Grell fait le portrait d'un personnage bougon, dragueur, un peu égoïste et irresponsable, légèrement conservateur, donc en gros pas particulièrement aimable. [img:36u751lk]http://vignette2.wikia.nocookie.net/marvel_dc/images/8/89/Green_Arrow_Longbow_Hunters_2.jpg/revision/latest?cb=20100902044132[/img:36u751lk] La ville est secouée par une vague de criminalité qui conduit le justicier à hanter à nouveau les rues. Ce qui le conduira sur le chemin de Shado, une mystérieuse archère destinée à occuper une place plus grande dans sa vie. Le récit est dur, on pourra reprocher une certaine complaisance dans la peinture de la violence et dans le traitement de certains personnages. [img:36u751lk]http://vignette1.wikia.nocookie.net/marvel_dc/images/e/eb/Green_Arrow_Longbow_Hunters_3.jpg/revision/latest?cb=20100902044137[/img:36u751lk] Cette relance est intéressante, riche, adulte, elle ouvrira sur une série (où le triste sort de Dinah sera un peu exploré, avant qu'elle n'explose dans [b:36u751lk]Birds of Prey[/b:36u751lk]) que Grell se contentera d'écrire pour d'autres (dommage, serait-on tenté de dire). Le reproche que l'on pourrait faire, c'est la décompression. À l'époque, Grell fait partie de ces praticiens d'un récit décompressé, laissant libre cours à l'image, à l'encontre d'une approche surdialogué. Le résultat, hélas, c'est que ça se lit quand même trop vite. [img:36u751lk]http://behindthepanels.net/wp-content/uploads/2014/04/87longbowhousead001.jpg[/img:36u751lk] L'édition que l'ai comprend une préface par Mike Gold (l'habitude des préfaces s'est perdue, hélas), où ce dernier évoque l'amitié qui lie les deux hommes, même s'ils sont politiquement opposés (Gold est un gauchiste anti armes à feu, Grell est un conservateur amateur de chasse), et jette quelques lumières sur la genèse du projet. [img:36u751lk]http://behindthepanels.net/wp-content/uploads/2014/04/Green-Arrow-The-Longbow-Hunters-01.jpg[/img:36u751lk] C'est très joli, Grell prend le parti de traiter les ombres en matières et en hachures, afin de n'avoir jamais d'aplats (selon lui, l'aplat n'existe pas dans la nature), et les couleurs de Julia Lacquement, qui ont un peu vieilli, donne un aspect très travaillé à l'ensemble. [img:36u751lk]http://behindthepanels.net/wp-content/uploads/2014/04/ga-lbh02-panel001.png[/img:36u751lk] C'est beau, assez intense, mais ça se lit trop vite. Petit reproche que l'on pourrait presque faire à la série régulière qui viendra ensuite. Jim
[quote="Guy Gardner":1lpect36]Ha ouais, quand même, ça fait un an, la...
Flashpoint a du causer un problème, vu que la série est inclus dedans, Bosoter Gold est le seul type avec Flash venant de l'univers normal dans l'univers Flashpoint. Et il manque 10 épisodes à publiés, ça fait peut être beaucoup en un seul tome et pas assez en deux.
Et puis, en fait, il n'y a pas vraiment de conclusion en plus, [spoiler:1lpect36]vu que Booster s'échappe de Flashpoint et se retrouve dans Vanishing Point, il est donc hors du temps, en dehors de Flashpoint et même des new 52, ce qui laisserait une porte ouverte pour donner une suite, mais j'ai tendant à penser que notre plus grand héros de tout les temps que personne ne connait va rester la éternellement.[/spoiler:1lpect36]
.[/quote:1lpect36]
Je viens enfin de lire la fin de la série ( merci encore Photonik pour l'adresse du comic shop de valence ). Effectivement la conclusion laisse une belle porte ouverte pour rattraper cette connerie de new 52, bon faudrait que booster retrouve un équipement ( après doomsday et la guerre amazone/atlante il est pas au top de sa forme ). Le dernier épisode est en partie dessiné par un leonardi en toute petite forme, dommage que le duo jurgens/rapmund n'ai pas pu fournir les 22 pages.
Cette petite série m'aura bien plu, dommage qu'il est fait partie des 3/4 des séries foireuses sorties à toute hâte pour coller avec le reboot ( et pourtant c'était Jurgens qui gérait la JLI, mais avec l'éditorial pourrave et un cross encore plus nase avec firestorm c'est déjà pas mal que le titre ai tenu 12 numéros ).
Un bon gachis.
[img:352r10vb]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/Theroyals04_zpsdosvhytd.jpg[/img:352r10vb]
[quote:352r10vb]The year is 1940. As the Blitz destroys London and kills thousands, the Royal Family looks on. But in this world, the only people with special abilities are Royalty, and the purer the bloodline, the greater their abilities. So why don't they stop the carnage with their powers? A truce between the Earth's nobles has kept them out of our wars--until now. When England's Prince Henry can take no more and intervenes, will it stop the planet's suffering or take it to another level?
Writer Rob Williams (Judge Dredd: Trifecta, Low Life, ADVENTURES OF SUPERMAN and Daken) and artist Simon Coleby (The Authority, Judge Dredd: Year One and Trifecta) team up to bring you this epic of World War proportions. History will be transformed in a way you've never seen before.
Collects THE ROYALS: MASTERS OF WAR #1-6[/quote:352r10vb]
[quote="Présence":352r10vb][...]
En 1940, la faille royale britannique se compose du Roi, de la Reine (alitée) et de leurs 3 enfants (tous adultes) : Arthur (un individu débauché), Henry (un jeune idéaliste) et Rose (une jeune femme encore innocente). Ils vivent une vie privilégiée, à l'abri des horreurs de la guerre, à laquelle ils ne souhaitent pas prendre part. Un soir Henry décide d'emmener Rose se rendre compte sur place de la situation à Londres. Henry transporte sa sœur en volant, car il dispose du superpouvoir de vol autonome. Elle dispose de capacités télépathiques. En découvrant la réalité des bombardements, Henry décide de prendre une part active au combat, mettant ses superpouvoirs au service de la nation. [...][/quote:352r10vb]
[url=http://artemusdada.blogspot.fr/2015/10/the-royals-masters-of-war.html:352r10vb]J'ai lu avec plaisir cette mini-série et j'en parle ici.[/url:352r10vb]
Et j'espère que nous verrons [b:352r10vb]The Royals : Masters of War [/b:352r10vb] publiée en français ; une histoire qui m'a évoqué l'excellente trilogie de [b:352r10vb]Larry Correia[/b:352r10vb] en ce sens qu'elle réinterprète avec brio cette "mythologie moderne" que sont les super-héros avec une idée tellement simple que je me demande comment on n'a pas pu l'avoir avant.
[quote="Jim Lainé":3336br68][quote="Jack!":3336br68][img:3336br68]http://ecx.images-amazon.com/images/I/81NdLFBlXWL.jpg[/img:3336br68] [b:3336br68]SUPERMAN: DARK KNIGHT OVER METROPOLIS TP[/b:3336br68] Written by JOHN BYRNE, ROGER STERN, DAN JURGENS and JERRY ORDWAY Art by BRETT BREEDING, ARTHUR ADAMS, DAN JURGENS, JERRY ORDWAY and others Cover by ARTHUR ADAMS On sale OCTOBER 16 • 168 pg, FC, $14.99 US In these 1980s tales, Superman calls on Batman to battle Intergang, and then entrusts Batman with a Kryptonite ring! Collected from SUPERMAN #44, ADVENTURES OF SUPERMAN #466-467, ACTION COMICS #653-654 and ACTION COMICS ANNUAL #1. [/quote:3336br68] Alors "[b:3336br68][i:3336br68]Dark Knight Over Metropolis[/i:3336br68][/b:3336br68]", c'est l'une des sagas importantes, et particulièrement mésestimées, de Batman et Superman. En gros, après [b:3336br68]Crisis on Infinite Earths[/b:3336br68], on a deux héros qui ne s'aiment pas. Ils se sont croisés fugitivement dans les [b:3336br68]Man of Steel[/b:3336br68] de Byrne, et cette saga (une enquête de Batman à Metropolis) est leur première "rencontre officielle", en gros. Et la fin est vraiment super (c'est une scène qui sera reprise de multiples fois, et qui a une grande importance dans la construction des personnages dans cette version de l'univers). Vraiment, c'est un récit très important. Et en plus, assez joli : Batman par Ordway, ça donne bien ! L'[b:3336br68]Annual[/b:3336br68] dessiné par Art Adams et contant une histoire assez bateau de vampires est beaucoup plus anecdotique, mais le TPB, pour sa principale saga, est fortement conseillé.[/quote:3336br68] Je viens de relire le TPB. Et je suis emballé par la partie donnant le titre au recueil. En revanche, l'[i:3336br68]Annual[/i:3336br68] écrit par Byrne et dessiné par Art Adams n'est franchement pas terrible. Outre que l'action en est assez téléphonée, les décors brillent par leur absence et l'ensemble n'est pas réellement chouette à regarder, comme si la rencontre Adams / Giordano ne s'était pas produite. Et l'on se rend compte que la présence d'un Terry Austin changeait déjà tout. En revanche, le récit "[i:3336br68]Dark Knight Over Metropolis[/i:3336br68]" est assez formidable. Déjà, c'est la troisième rencontre entre Superman et Batman dans cette version post-[b:3336br68]Crisis[/b:3336br68] de l'univers DC (après celle dans [b:3336br68]Man of Steel[/b:3336br68], celle dans l'Annual évoqué plus haut, on ne comptera pas [b:3336br68]Legends[/b:3336br68], qui est un gros [i:3336br68]cross-over[/i:3336br68], ni [b:3336br68]Cosmic Odyssey[/b:3336br68]). Et c'est la deuxième dans ce qui s'apparente à une série régulière. Il fallait donc quelque chose d'exceptionnel qui fasse avancer les relations entre les deux héros, relations tendues, chacun surveillant l'autre du coin de l'œil, loin de l'amitié sans concession et un peu béate de la version précédente. L'intrigue tourne autour d'une bague ornée de kryptonite possédée par Lex Luthor, qui permettra à une toubib de confirmer ses soupçons sur l'identité secrète de Clark Kent. Le devenir tragique de ladite médecin justifiera la présence de Batman à Metropolis, dans le cadre d'une enquête. La résolution d'icelle amènera un changement dans les relations des deux héros, et la construction d'une confiance teintée de réalisme, dans une scène qui restera comme l'un des fondements de cette version du tandem (au point que certains dialogues en seront repris dans d'autres récits, la scène finale devenant un incontournable. Outre l'intérêt évident pour les personnages, le récit a de nombreuses qualités, et la relecture met en valeur le grand nombre de choses qui s'y passent. L'air de rien, cette trilogie (précédée par deux épisodes "prologues") est séminale. Par exemple, c'est dans les trois chapitres de "Dark Knight over Metropolis" que se développe officiellement la relation amoureuse entre Lois et Clark. De même, l'un des épisodes prologues met en scène Hank Henshaw, le futur Superman Cyborg. Ou encore, la présence de la bague de kryptonite et ses conséquences sur la santé de Luthor entraîneront un vaste feuilleton ("mort" de Luthor, arrivée de son fils, révélation du clonage…). Sans compter quelques petits détails, comme la présence d'un Slam Bradley au détour d'un épisode (bon, on apprendra plus tard qu'il s'agit de son fils). Nous sommes en 1990, Mike Carlin est bien installé aux commandes des titres Superman, mais les couvertures ne présentent pas encore l'écusson avec le numéro du sens de lecture. Cependant, c'est à l'occasion de cette "mini-série dans les séries" que Carlin et ses auteurs commencent à forger le vaste feuilleton que deviendront les séries Superman. Responsables éditoriaux et lecteurs savent que c'est possible, la saga avec l'Eradicator vient de le prouver, et [b:3336br68]Action Comics[/b:3336br68] est redevenu mensuel depuis peu, ce qui fait un épisode de Superman toutes les semaines. Mais avec "[i:3336br68]Dark Knight over Metropolis[/i:3336br68]", le sens du feuilleton bat son plein, dans un constant ballet de causes et de conséquences. Dans le récit, par exemple, on voit bien que l'affaire de l'Eradicator (Clark était possédé par un vieil esprit kryptonien, pour faire court) a nui aux relations entre Perry White et son ancien journaliste fétiche. De même, la présence de Cat Grant au procès de Morgan Edge prend ses racines dans le passé. Tout cela s'inscrit dans une évolution au long cours. Et les titres Superman entrent dans ce qui sera une décennie faste. Bref, un vrai plaisir de relecture, avec tous les ingrédients des bons comics classiques : des grands sentiments, de l'humour, du suspense. Un chouette feuilleton. Jim
Y a en effet des chances que tu l'ai lu chez moi. La regular qui a suivi est pas mal fichue, mais c'est elle qui a causé tout ce bazar du Hawkman post Crisis. Truman avait au départ conçu sa mini de façon à ce qu'elle puisse servir d'origines remaniées à un Hawkman qui soit peu ou prou celui du Silver Age. Quand DC a demandé à raconter son arrivée sur terre , d'une façon contemporaine aux séries DC qui sortaient à l'époque, ça a fichu une zone pas possible. sinon, passage Jouffroy, je note. je passe souvent devant, mais je n'étais jamais rentré dans le passage, je crois.
J'ai relu [b:1gk3kz04]Hawkworld[/b:1gk3kz04], la mini-série en trois [i:1gk3kz04]prestige formats[/i:1gk3kz04] qui a relancé Hawkman dans l'univers DC de l'après [b:1gk3kz04]Crisis[/b:1gk3kz04], à la fin des années 1980. J'ai l'édition TPB de 1991, avec l'introduction de Mike Gold (donc c'est pas la même couverture). Je ne l'ai pas achetée à l'époque, mais bien plus récemment (quand j'ai relu, il y a quelques jours, il y avait encore une étiquette en euros : je me demande bien dans quelle boutique j'ai pu l'acheter, tiens*…), et en fait je crois que je l'ai lu chez un pote, genre chez Nikolavitch. Ce qui fait que mes souvenirs en étaient très flous. [quote="Jack!":1gk3kz04] [img:1gk3kz04]http://imageshack.us/a/img543/2461/qd3v.jpg[/img:1gk3kz04] [b:1gk3kz04]HAWKWORLD TP NEW EDITION[/b:1gk3kz04] Written by TIMOTHY TRUMAN Art by TIMOTHY TRUMAN and QUIQUE ALCATENA Cover by TIMOTHY TRUMAN On sale FEBRUARY 26 • 152 pg, FC, $14.99 US In this classic 3-issue miniseries from the 1990s, writer/artist Timothy Truman reinvents Hawkman as a brutal member of Thanagar’s police force, in a society split between the decadent ultra-rich and alien immigrants struggling for fortune—and survival! [/quote:1gk3kz04] Je l'ai dit déjà plusieurs fois, j'adore le format [i:1gk3kz04]prestige[/i:1gk3kz04]. C'est élégant et solide comme un TPB, et presque aussi souple et léger qu'un fascicule. Tous les avantages des deux formats. Souvent, ce format était consacré, à l'époque, à des récits un peu à part (Le [b:1gk3kz04]Dark Knight Returns[/b:1gk3kz04] de Frank Miller, le [b:1gk3kz04]Cosmic Odyssey[/b:1gk3kz04] de Jim Starlin et Mike Mignola…) ou revêtant une importance dans le développement d'un univers. C'est le cas ici. Tim Truman, on le connaît à l'époque pour des séries comme [b:1gk3kz04]Grimjack[/b:1gk3kz04] ou [b:1gk3kz04]Scout[/b:1gk3kz04], chez les indépendants. Élève de l'école Joe Kubert, il est, selon Gold, le choix idéal pour reprendre le personnage de Hawkman. Ce dernier, on sait de ses origines revisitées durant le Golden Age qu'il est sur Terre afin de poursuivre des criminels extraterrestres. La mini de Truman va donner des explications sur le criminel thanagarien que Katar Hol va pourchasser. Truman s'intéresse à Thanagar, où se passe toute l'action. On suit Katar Hol, fils d'un héros local et inscrit dans les forces de l'ordre. Il va déchanter en se frottant à la corruption. Ayant lu le truc il y a des décennies, c'était parti un peu loin, et j'ai redécouvert la parabole politique. Truman fait de Thanagar un monde belliqueux et conquérant qui vampirise les civilisations qu'il a conquises, le tout dans une atmosphère de racisme galopant. La vision d'un libéralisme charognard n'est pas loin. Chose intéressante, en dévorant les autres, la civilisation thanagarienne s'étiole, perd de sa spécificité, notamment son savoir-faire en matière de produits manufacturés (le vin, entre autres). De là, le personnage de Paran Katar, le père du héros, est intéressant : de prime abord, c'est un conservateur limite du réactionnaire, genre "c'était mieux avant / c'était mieux chez nous", qui se plaint de la disparition d'une exception culturelle tout en cultivant l'adoration des reliques de périodes révolues. Mais en grattant, au fil du récit, on découvre qu'il est bien ouvert et humaniste que le reste de la civilisations. Sinon progressiste, il milite pour une émancipation des esclaves et une séparation des cultures afin qu'aucun ne vienne étouffer les autres. Cela rend son discours plus complexe qu'il n'y paraît. L'autre chose intéressante, c'est que Truman n'hésite pas à convoquer des images fortes : celle du terrorisme, celle de la chasse à l'homme, faisant le portrait d'une société décadente parce que cruelle. Les personnages ne sont pas sympathiques, pas "aimables". Dans cet ensemble, il introduit Byth, le grand méchant de l'histoire, métamorphe toxicomane qui occupe une place bien en vue dans la société avant d'être délogé par le héros. Et qui fera de nombreuses apparitions par la suite, grand apport au mythe. S'il repeint entièrement les murs, Truman se garde bien de tout jeter, et fait quelques allusions aux séries passées. On voit par exemple le costume classique de Hawkman tel que dessiné par Kubert, et on comprend qu'il s'agit d'une tenue d'entraînement. Mais elle est là, et elle induit un rapport à l'autorité différent. Reste que l'ensemble du récit souffre parfois de problèmes de rythme. Scènes d'action parfois trop longues, scènes d'ambiance trop importantes, grosse ellipse temporelle dans le deuxième chapitre… C'est d'autant plus frappant que le bédéaste choisit de ne pas utiliser d'onomatopée pour les scènes de baston, qui se "lisent" donc dans le silence, et fatalement trop vite. Mais ça reste un jalon important du personnage et un récit qu'il convient de redécouvrir, avec un chouette traitement couleur et des atmosphères convaincantes. Jim * Ah si, je vois. C'est une boutique dans le Passage Jouffroy, à Paris, 9e Arrondissement. Grattage de mémoire… Ah oui, Le Petit Roi, c'est le nom de la boutique. Une super boutique tout en bois, sur trois niveaux. De mémoire, les comics sont à l'étage d'en dessous, avec les [i:1gk3kz04]pockets[/i:1gk3kz04], tout ça. C'est pas super bon marché (c'est pas une brocante ni une solderie, quoi), mais en fouinant on trouve pas mal de trucs qui coûteraient un bras dans un comic shop. Et puis l'accueil est cool et la boutique impressionnante. Faites un détour.
Il y a quelque temps, je relevais l'existence de ça : [quote="Jim Lainé":39vcd08r][quote="DC Comics pour juin 2012":39vcd08r][img:39vcd08r]http://img88.imageshack.us/img88/2843/078f.jpg[/img:39vcd08r] [b:39vcd08r]WONDER WOMAN: THE TWELVE LABORS TP[/b:39vcd08r] Written by LEN WEIN, CARY BATES, ELIOT S. MAGGIN and MARTIN PASKO Art by CURT SWAN, IRV NOVICK, DICK DILLIN, KURT SCHAFFENBERGER and others Cover by BOB OKSNER On sale JULY 4 • 232 pg, FC, $14.99 US • Collects WONDER WOMAN #212-222. • In these 1970s tales, Diana Prince is back as Wonder Woman – but she must prove her worthiness by undertaking twelve tasks – each monitored by one of her former Justice League teammates![/quote:39vcd08r] Ça, je suis presque certain de pas l'avoir lu, ou alors en morceau. Donc hop, dans mon budget "patrimoine". [/quote:39vcd08r] Ce à quoi Alexa me répondait, avec sa pertinence habituelle : [quote="ALEXA":39vcd08r]Commandé depuis plusieurs semaines déjà.^^ J'ai d'ailleurs créé la fiche série mais j'attends d'avoir une image de la couverture définitive avant de créer la fiche du volume. @ Jim : Tu es sur de ne pas les avoir déjà lu ? Les numéros concernés sont déjà presque tous sorti chez Arédit/Artima dans la collection [url=http://www.superpouvoir.com/bdd/comics/779-super-action-avec-wonder-woman/:39vcd08r]Super action avec Wonder Woman[/url:39vcd08r].[/quote:39vcd08r] Et comme je le précisais à l'époque, quelques images me disaient quelque chose, je me souvenais vaguement de l'épisode dessiné par Kurt Schaffenberger (dont j'aime beaucoup le trait rond, naïf, presque pour enfants), ainsi que de l'épisode de Dick Giordano, sans doute le plus beau du lot, avec une Diana étourdissante (mais attifée comme un sac). Donc, alors qu'il figure sur mes étagères depuis longtemps, j'ai enfin relu ce volume. Alors première précision, la couverture montrée dans les sollicitations n'est pas celle qui a été maquettée pour la version publiée. Hélas. Résultat des courses, la couverture définitive est la plus laide depuis des années. Qu'on en juge : [img:39vcd08r]http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/wonder-woman-the-twelve-labors-comics-volume-1-simple-10602.jpg[/img:39vcd08r] Mais le contenu, lui, est assez agréable. Ce qui frappe, c'est que ce qui semble être un [i:39vcd08r]arc[/i:39vcd08r] cohérent, destiné éditorialement à remettre l'Amazone sur les rails, a été confié à des équipes disparates. Onze épisodes, réalisés par plusieurs scénaristes et par plusieurs dessinateurs. Ces derniers officient dans une veine réaliste sans aspérité (ça n'a ni l'aspect photographique de Neal Adams, ni l'énergie de Gene Colan, par exemple), mais ils assurent tous. C'est un style un peu daté, un peu trop lisse parfois, mais irréprochable. Personnellement, j'ai redécouvert Curt Swan il y a quelques années, et j'aime beaucoup son approche "calme". Irv Novick est plus anguleux, mais ça reste bien agréable, comme Dick Dillin. John Rosenberger, que je n'ai pas vu souvent (récemment, j'ai lu son épisode présentant [url=http://www.comics-sanctuary.com/forum/arrow-t22245-300.html:39vcd08r][b:39vcd08r]Lady Cop[/b:39vcd08r][/url:39vcd08r], par exemple), a une réelle qualité de dessin, hélas saccagée ici par l'encrage de Vince Colletta), Schaffenberger a un trait un peu "kids", un peu daté, mais c'est joli, Giordano dessine sexy et énergique, de l'Adams en moins bien, et le dernier épisode est confié à José Delbo et Tex Blaisdell, et ça m'évoque pas mal le Jim Mooney de [b:39vcd08r]Spectacular Spider-Man[/b:39vcd08r] (c'est un compliment). Delbo est d'ailleurs plus intéressant ici que sur la tétrachiée d'épisodes de [b:39vcd08r]Wonder Woman[/b:39vcd08r] qu'il réalisera plus tard, et qui sont moins relevés. Bref, c'est joli, même si les lecteurs d'aujourd'hui (voire leurs aînés) pourraient trouver que ça manque de sel. Surtout, ça manque de cohésion sur la durée. Pour une opération montée comme un tout cohérent, comme une redéfinition, c'est trop disparate. Ça se sent aussi sur les récits. Chacun y va de sa petite aventure, souvent associé à son personnage fétiche (Cary Bates signe une aventure où apparaît Flash, Elliott Maggin un récit où intervient Green Arrow…), sans qu'il y ait de réel fil rouge. Ce dernier se dégage sur les trois épisodes finaux, écrits par Martin Pasko, qui semble vouloir raconter un truc un peu différent. Et c'est là qu'on sent que le projet n'est pas tenu sur la durée. Bon, déjà, à la base, c'est un peu louche. Le principe est le suivant : la série vient de passer par l'excellente mais foutraque période de Denny O'Neil, durant laquelle Diana Prince ne dispose plus de ses pouvoirs et parcourt le monde avec I-Ching, habillée dans des tenues séduisantes que lui envieraient Modesty Blaise ou Emma Peel. C'est une période bordélique parce que l'editing change de main en cours de route, qu'O'Neil quitte le titre puis revient, que Sekowsky reprend les affaires pendant quelque temps, et que, dès que la Reine Hyppolita et les Amazones reviennent sur Terre, Robert Kanigher s'empresse de piétiner ce qui vient d'être fait (l'apparition de Nubia, malgré ses bonnes intentions, correspond en gros à tirer dans la carlingue). Bref, d'une part on tourne le dos à une grande période qui a eu le mérite de montrer les limites de la série (avec la maladresse balourde qu'on peut ressentir aujourd'hui), et d'autre part on ne lui donne pas de direction propre (la série hésite entre récupérer une partie du discours féministe tout neuf et réinvestir dans les vieilles rengaines mythologiques de Moulton). Ça traîne quelques épisodes, jusqu'à ce que Julius Schwartz sonne la fin de la récré. C'est là qu'interviennent ces "[i:39vcd08r]Douze Travaux[/i:39vcd08r]". Dont le principe soulève un sourcil. Wonder Woman est accueillie les bras ouverts par tous ses collègues, mais elle fait un coup de calgon, estime qu'elle doit prouver qu'elle est digne de revenir, et ressort accomplir douze travaux épiques, que les copains sont chargés de surveiller et de noter. C'est quand même un peu bas du front. Pour un personnage masculin, ça se serait sans doute passé en mode "salut, tu reviens de voyage ? tiens, prends une bière (sans alcool)", mais c'est une femme (et quelle femme), alors elle doit faire ses preuves. Deux choses désamorcent en partie cette constatation : d'une part, elle choisit unilatéralement de s'imposer cette épreuve (ah, la culture amazone : toujours des défis), et d'autres part les autres membres (surtout des mecs : Black Canary brille par sa solitude) sont persuadés que ça sert à rien, qu'elle n'a pas besoin de ça. Outre que le principe est un peu connaud, la structure des récits est répétitive. Un héros arrive, fait son rapport au reste du comité, et on ouvre l'histoire sur Wonder Woman qui fait son exploit et l'autre âne qui se cache afin qu'elle ne le voie pas et ne s'offusque pas d'une surveillance qu'elle a elle-même demandé. Dans le genre contre-productif, c'est du nanan. Si jamais été un extraterrestre, c'est le moment que j'aurais choisi pour attaquer. Mais bon bref. On sent bien que les scénaristes sont un peu enquiquinés et remplissent les pages sur la convocation du boss. Pasko, sur les derniers épisodes, crée une sorte de suspense, tissant une intrigue sur un double de Wonder Woman, étalée maladroitement sur trois épisodes. Car, ouais, l'un des exploits est accompli par un double robotique tellement bien imité que la Ligue décide que c'est quand même Wonder Woman qui l'a accompli. Pirouette cacahouète. Accessoirement, ce récit en trois parties a tout de même plusieurs mérite : d'une part il envoie des clins d'œil à la période O'Neil (avec le retour du Docteur Cyber, du Docteur Moon et d'un costume blanc), d'autre part il invente le personnage du diabolique Wade Dazzle, sorte de parodie acide de Walt Disney, robot devenu mégalo et fou. Un Disney mécanique qui remplace les visiteurs de son parc par des copies cybernétiques, quelle idée !!! Le problème est souvent que les récits ne vont pas au bout de leurs idées. L'histoire de ce monde alternatif où les femmes sont esclaves confine à la caricature elliptique. Le récit de cet homme aux pouvoirs mentaux menant une campagne de dénigrement contre Wonder Woman n'est ni creusé ni fini. C'est d'ailleurs l'un des deux chapitres de l'épisode dessiné par Schaffenberger, et l'on se demande pourquoi ce numéro contient deux récits, alors que chacun d'eux aurait mérité l'ensemble des planches disponibles. Encore cette sensation de projet pas tenu sur la durée. Ce qu'il restera, c'est la volonté de donner un rôle plus important à Diana Prince, qui intègre le "bureau des crises" de l'ONU (mais dans un rôle hypocritement subalterne : c'est elle qui bosse mais qui fait les rapports à son chef), et d'élargir ses pouvoirs (la gestuelle "bullets and bracelets" s'élargit à tous projectiles et même aux rayons d'énergie). On sent un tournant pour une héroïne un peu plus proche du monde qui l'entoure, mais c'est un peu maigre. Bref, c'est très sympa à lire, si l'on fait abstraction non pas des tics de l'époque (ah, l'évocation de la libération de la femme, par ces scénaristes qui semblent comprendre le truc de travers), mais plutôt de la structure éditoriale, trop rigide, trop répétitive et pour tout dire assez stérile. Moment important de la série, cet [i:39vcd08r]arc[/i:39vcd08r] donne un aperçu de la difficulté qu'on ressentie les équipes à gérer le titre : équipes changeantes, direction difficile à définir, note d'intention floue. Pour nostalgiques ou historiens. Jim
[quote="Jim Lainé":adcf5v0w]Mais l'intérêt du recueil ne s'arrête pas là. D'une part le sommaire est "chronologique", s'articulant autour d'un désastre annoncé : - Pre-disaster warnings (avec des récits de Sheldon Mayer et Alfredo Alcala qui dégagent un fumet proche de celui de Camelot 3000). - The Day after Doomsday (compilant une petite back-up tournante de deux pages, publiée dans les anthologies de SF des années 1970, et parmi lesquels on déniche une histoire de Roger McKenzie et Frank Miller, que même moi je découvre). - Tales of the Atomic Knights (là, c'est simple et facile à comprendre). - The Gods Return (chapitre passionnant, parce qu'il propose Hercules Unbound, mais aussi l'Atlas de Kirby, issue du 1st Issue Special #1. Même encré par Bruce Berry, du Kirby de 1975 en noir & blanc, ça tabasse). - More Tales of the Post-Apocalyptic World (compilant quelques récits courts, notamment des back-up de Kamandi explorant le monde post-apo de Kirby). - Alternate Endings (connectant ce monde cauchemardesque à l'univers DC).[/quote:adcf5v0w] Fini...et ce fut une très chouette lecture. Comme je l'ai souligné plus haut, j'ai beaucoup aimé les vignettes de 2 à 4 pages, autant de variations sur le thème du "Dernier homme sur Terre". J'ai découvert les [i:adcf5v0w]Atomic Knights[/i:adcf5v0w] et [i:adcf5v0w]Hercules Unbound[/i:adcf5v0w], deux séries tout de même très différentes dans le ton ([i:adcf5v0w]Atomic Knights[/i:adcf5v0w], c'est quand même de la SF aussi sympathique que kitschissime à souhait...avec un traitement de personnage féminin so [i:adcf5v0w]sixties[/i:adcf5v0w]. [i:adcf5v0w]Hercules Unbound[/i:adcf5v0w] mêle avec efficacité mythologie et post-apo) que les différents auteurs ont pourtant su relier avec naturel (ces deux titres, Kamandi, OMAC se déroulent tous dans le même futur paralllèle donc, ce que je ne savais pas). La présence au sommaire de l'[i:adcf5v0w]Atlas[/i:adcf5v0w] de Kirby m'échappe tout de même (indépendamment du fait que ça en jette). Je ne vois pas trop le lien avec les [i:adcf5v0w]Atomic[/i:adcf5v0w] et [i:adcf5v0w]Hercule[/i:adcf5v0w]. [i:adcf5v0w]Hercules Unbound[/i:adcf5v0w] est vraiment un comic-book qui fait plaisir aux mirettes. Les dessins de Garcia-Lopez et l'encrage de Wally Wood offrent un rendu très élégant. Amusant de voir aussi la façon dont l'encrage de Wally Wood s'impose même sur les premiers épisodes dessinés par Simonson. J'ai eu du mal à reconnaître son style, d'ailleurs...qu'on retrouve sur les #11 et 12 où Simonson s'encre lui-même. Un excellent Showcase, un chouïa fourre-tout et qui déborde de choses très intéressantes...
[quote="Jim Lainé":2h35vf9f]En goguette chez Pulps en début de semaine, j'ai fait un crochet par le rayon [b:2h35vf9f]Essential[/b:2h35vf9f] / [b:2h35vf9f]Showcase[/b:2h35vf9f] (à l'instigation d'un copain qui trouvait sans doute que je ne croulais pas déjà sous le poids des TPB que j'avais raflés). [img:2h35vf9f]http://ecx.images-amazon.com/images/I/61QWGbI2zPL.jpg[/img:2h35vf9f] Et donc, je trouve, enfin (non : ENFIN !!!!) le [b:2h35vf9f]Showcase[/b:2h35vf9f] intitulé [b:2h35vf9f]The Great Disaster Featuring the Atomic Knights[/b:2h35vf9f]. Grosso modo, ça parle de post-apocalyptique. En proposant un sommaire un peu foutraque, fédéré de manière thématique, et non autour d'une série ou d'un auteur. Le bouquin regorge de curiosités. Pour le vieux lecteurs que je suis, les deux trucs passionnants, c'est les [b:2h35vf9f]Atomic Knights[/b:2h35vf9f] (des survivants de la bombe qui revêtent des armures de chevaliers les protégeant des radiations), une série de John Broome et Murphy Anderson parue dans [b:2h35vf9f]Strange Adventures[/b:2h35vf9f], et ensuite [b:2h35vf9f]Hercules Unbound[/b:2h35vf9f], une série post-apo des années 1970 magnifiquement dessinée par Wally Wood, José Luis Garcia-Lopez et Walter Simonson. [/quote:2h35vf9f] Les Atomic Knights font une apparition à la fin du chapitre 11 du nouveau Wonder Woman '77 (qui sera repris dans le #2 version papier), nouveau look version Cat Staggs : [img:2h35vf9f]http://nsa37.casimages.com/img/2015/09/25/150925080340251139.jpg[/img:2h35vf9f]
[quote="Jim Lainé":1v0p8xle]En goguette chez Pulps en début de semaine, j'ai fait un crochet par le rayon [b:1v0p8xle]Essential[/b:1v0p8xle] / [b:1v0p8xle]Showcase[/b:1v0p8xle] (à l'instigation d'un copain qui trouvait sans doute que je ne croulais pas déjà sous le poids des TPB que j'avais raflés). [img:1v0p8xle]http://ecx.images-amazon.com/images/I/61QWGbI2zPL.jpg[/img:1v0p8xle] Et donc, je trouve, enfin (non : ENFIN !!!!) le [b:1v0p8xle]Showcase[/b:1v0p8xle] intitulé [b:1v0p8xle]The Great Disaster Featuring the Atomic Knights[/b:1v0p8xle]. Grosso modo, ça parle de post-apocalyptique. En proposant un sommaire un peu foutraque, fédéré de manière thématique, et non autour d'une série ou d'un auteur. Le bouquin regorge de curiosités. Pour le vieux lecteurs que je suis, les deux trucs passionnants, c'est les [b:1v0p8xle]Atomic Knights[/b:1v0p8xle] (des survivants de la bombe qui revêtent des armures de chevaliers les protégeant des radiations), une série de John Broome et Murphy Anderson parue dans [b:1v0p8xle]Strange Adventures[/b:1v0p8xle], et ensuite [b:1v0p8xle]Hercules Unbound[/b:1v0p8xle], une série post-apo des années 1970 magnifiquement dessinée par Wally Wood, José Luis Garcia-Lopez et Walter Simonson. [img:1v0p8xle]http://westfieldcomics.com/blog/wp-content/uploads/2014/03/Strange-Adventures-144.jpg[/img:1v0p8xle] [img:1v0p8xle]http://westfieldcomics.com/blog/wp-content/uploads/2014/03/Hercules-Unbound-1.jpg[/img:1v0p8xle] Mais l'intérêt du recueil ne s'arrête pas là. D'une part le sommaire est "chronologique", s'articulant autour d'un désastre annoncé : - [i:1v0p8xle]Pre-disaster warnings[/i:1v0p8xle] (avec des récits de Sheldon Mayer et Alfredo Alcala qui dégagent un fumet proche de celui de [b:1v0p8xle]Camelot 3000[/b:1v0p8xle]). - [i:1v0p8xle]The Day after Doomsday[/i:1v0p8xle] (compilant une petite [i:1v0p8xle]back-up[/i:1v0p8xle] tournante de deux pages, publiée dans les anthologies de SF des années 1970, et parmi lesquels on déniche une histoire de Roger McKenzie et Frank Miller, que même moi je découvre). - [i:1v0p8xle]Tales of the Atomic Knights[/i:1v0p8xle] (là, c'est simple et facile à comprendre). - [i:1v0p8xle]The Gods Return[/i:1v0p8xle] (chapitre passionnant, parce qu'il propose Hercules Unbound, mais aussi l'Atlas de Kirby, issue du [b:1v0p8xle]1st Issue Special[/b:1v0p8xle] #1. Même encré par Bruce Berry, du Kirby de 1975 en noir & blanc, ça tabasse). - [i:1v0p8xle]More Tales of the Post-Apocalyptic World[/i:1v0p8xle] (compilant quelques récits courts, notamment des [i:1v0p8xle]back-up[/i:1v0p8xle] de [b:1v0p8xle]Kamandi[/b:1v0p8xle] explorant le monde post-apo de Kirby). - [i:1v0p8xle]Alternate Endings[/i:1v0p8xle] (connectant ce monde cauchemardesque à l'univers DC). [img:1v0p8xle]http://westfieldcomics.com/blog/wp-content/uploads/2014/03/1st-Issue-Special-1.jpg[/img:1v0p8xle] [img:1v0p8xle]http://westfieldcomics.com/blog/wp-content/uploads/2014/03/DC-Comics-Presents-57.jpg[/img:1v0p8xle] Bref, un sommaire riche et assez inhabituel pour un [b:1v0p8xle]Showcase[/b:1v0p8xle], qui donne l'occasion de lire ou relire des choses assez rares et un peu oubliées. Et ce, vraiment à tort. N'hésitez pas. Jim[/quote:1v0p8xle] J'ai commencé ça et c'est pas mal du tout. Bon, je ne discerne pas encore le "grand plan d'ensemble" (l'inclusion de l'épisode de Superman au début me semble un peu forcée), mais comme je l'ai souligné, je n'en suis qu'au début, aux vignettes du "Day after Doomsday", qui me plaisent beaucoup d'ailleurs. J'ai toujours apprécié le format "nouvelle", que ce soit en prose ou en BD. En BD, que ce soit en 2, 3 ou 4 pages comme ici, les auteurs doivent poser l'ambiance rapidement, mettre le lecteur dans le bain avec peu d'information et imposer généralement une chute (en l'occurence la dernière case) qui claque bien. Et là, c'est souvent réussi. C'est un exercice auquel tu t'es souvent prêté à l'époque des Semic Pockets, Jim, et comme les Pockets présentaient un éventail de genre assez varié, il y avait pas mal de chouettes choses à lire...
[quote="Jim Lainé":1sipp2u2][quote="ALEXA":1sipp2u2]Sur le run lui-même, je dois dire que j'ai un petit faible pour lui parce que Diana voit son rôle de WW remis en cause.[/quote:1sipp2u2] Mais ça ne va pas loin. Diana monte son agence de détective, elle se bat contre trois méchantes et le Joker dans le cadre de la guerre des gangs, et on finit par oublier tout cela très rapidement. Ce qui est fait autour de Circe est excellent, mais c'est rapidement escamoté. Ouais, dommage. Très lisible (j'ai adoré m'y replonger hier), mais un brin superficiel, hélas. [quote="ALEXA":1sipp2u2] Et puis c'est plaisant de voir une autre version de WW, Artémis marchant plus au "rendement" que Diana. D'ailleurs si je me souviens bien (ma lecture remontant à pas mal de temps^^'), dans [i:1sipp2u2]The Challenge of Artemis[/i:1sipp2u2], Artémis lui dit quelque-chose du genre "j'ai eu plus de résultats en 4 mois que toi en 4 ans". [/quote:1sipp2u2] Ce point-là également n'est pas creusé. Pas de réelle discussion morale, ou technique, ou logistique, à part l'argument du "tu empiètes sur mes plate-bandes". Et pas réellement de conséquence sur la campagne de pub mensongère dont Artémis est elle-même victime. Là encore, j'ai l'impression que Messner-Loeb aurait pu aller plus loin (genre, Diana aurait pu aller demander des comptes à des gens). Le seul fait que la mini-série [b:1sipp2u2]Requiem[/b:1sipp2u2] existe me laisse dire qu'il avait envisagé des suites dans la série même. C'est dommage parce qu'il y a tellement d'idées dans ces deux tomes qu'on aurait bien aimé qu'il continue (parce que bon, le début de la période Byrne, c'est pas mirobolant).[/quote:1sipp2u2] Je suis d'accord, c'est intéressant sans être renversant. Ce qui est le cas d'autres parties de ses aventures (je parle dans sa propre série) d'ailleurs. J'adore le personnage, mais je suis réaliste sur la qualité des productions qui la concerne. Il manque toujours quelque-chose qui empêche de dire "ça c'est vraiment super" (à part pour la période Pérez pour ma part). [quote="Jim Lainé":1sipp2u2] [quote="ALEXA":1sipp2u2]Oui Artémis revient plus tard, Diana, redevenue WW, est allée la "récupérer" chez Hadès. Ca se passe dans [i:1sipp2u2][url=http://www.comics-sanctuary.com/bdd/comics/42992-artemis-requiem/:1sipp2u2]Artemis: Requiem[/url:1sipp2u2][/i:1sipp2u2].[/quote:1sipp2u2] Je crois que j'ai jamais lu. Et ça n'a jamais été compilé, ça ? Si ?[/quote:1sipp2u2] Je n'ai lu que le #1 de cette série, je ne sais pas ce qu'elle vaut. Je ne crois pas qu'il existe de compilation (mais sans certitude).
[quote="ALEXA":duml4uky] Pour info, l'année prochaine est prévu le TPB [i:duml4uky][url=http://www.comics-sanctuary.com/comics-wonder-woman-by-mike-deodato-vol-1-tpb-softcover-souple-s42640-p235498.html:duml4uky]Wonder Woman by Mike Deodato[/url:duml4uky][/i:duml4uky]. Il reprendra le contenu du volume The Contest + le #85 (V2). Je suppose que le suivant fera aussi l'objet d'une "réédition".[/quote:duml4uky] J'aimerais bien qu'ils s'intéressent à l'ensemble du run de Messner-Loebs. J'ai l'impression, du peu que j'en ai lu, que ça me plairait bien. [quote="ALEXA":duml4uky]Sur le run lui-même, je dois dire que j'ai un petit faible pour lui parce que Diana voit son rôle de WW remis en cause.[/quote:duml4uky] Mais ça ne va pas loin. Diana monte son agence de détective, elle se bat contre trois méchantes et le Joker dans le cadre de la guerre des gangs, et on finit par oublier tout cela très rapidement. Ce qui est fait autour de Circe est excellent, mais c'est rapidement escamoté. Ouais, dommage. Très lisible (j'ai adoré m'y replonger hier), mais un brin superficiel, hélas. [quote="ALEXA":duml4uky] Et puis c'est plaisant de voir une autre version de WW, Artémis marchant plus au "rendement" que Diana. D'ailleurs si je me souviens bien (ma lecture remontant à pas mal de temps^^'), dans [i:duml4uky]The Challenge of Artemis[/i:duml4uky], Artémis lui dit quelque-chose du genre "j'ai eu plus de résultats en 4 mois que toi en 4 ans". [/quote:duml4uky] Ce point-là également n'est pas creusé. Pas de réelle discussion morale, ou technique, ou logistique, à part l'argument du "tu empiètes sur mes plate-bandes". Et pas réellement de conséquence sur la campagne de pub mensongère dont Artémis est elle-même victime. Là encore, j'ai l'impression que Messner-Loeb aurait pu aller plus loin (genre, Diana aurait pu aller demander des comptes à des gens). Le seul fait que la mini-série [b:duml4uky]Requiem[/b:duml4uky] existe me laisse dire qu'il avait envisagé des suites dans la série même. C'est dommage parce qu'il y a tellement d'idées dans ces deux tomes qu'on aurait bien aimé qu'il continue (parce que bon, le début de la période Byrne, c'est pas mirobolant). [quote="ALEXA":duml4uky]Côté dessinateur, ce n'est pas ma période préférée, n'étant pas fan des femmes à "tablettes de chocolat", taille extra-extra fine ou cambrure exagérée.[/quote:duml4uky] En soi, je ne déteste pas. C'est [i:duml4uky]too much[/i:duml4uky], c'est du Jim Lee sous amphétamines, c'est pas équilibré, mais bon, son modèle de nana ne manque pas de [i:duml4uky]sex appeal[/i:duml4uky]. Sauf que le problème est là : il n'y a qu'un seul modèle. Elle sont toutes coulées dans le même moule. Etta Candy fait des apparitions, et c'est pareil, une bimbo qui fait 2m12… de jambe ! Alors que Pérez avait trouvé un moyen de la laisser ronde tout en la faisant jolie. Les filles de Deodato, en tout cas à cette période, c'est un peu des playmobil : on les reconnaît à la coiffure qui diffère. [quote="ALEXA":duml4uky]Oui Artémis revient plus tard, Diana, redevenue WW, est allée la "récupérer" chez Hadès. Ca se passe dans [i:duml4uky][url=http://www.comics-sanctuary.com/bdd/comics/42992-artemis-requiem/:duml4uky]Artemis: Requiem[/url:duml4uky][/i:duml4uky].[/quote:duml4uky] Je crois que j'ai jamais lu. Et ça n'a jamais été compilé, ça ? Si ? Jim
[quote="Jim Lainé":19pd28ed]Je viens de relire la fin du run de Bill Messner-Loebs sur [b:19pd28ed]Wonder Woman[/b:19pd28ed], illustré par Mike Deodato (qui faisait une entrée remarquée chez les deux majors à cette occasion).
Pour faire court, c'est pas mal du tout, mais ça a un goût d'inachevé.
L'ensemble des épisodes a été compilé dans deux petits TPB, tels qu'on en faisait il y a vingt ans à une époque où l'édition de TPB n'était pas monnaie courante. Le premier s'intitule "[i:19pd28ed]The Contest[/i:19pd28ed]" et le second "[i:19pd28ed]The Challenge of Artemis[/i:19pd28ed]".
[img:19pd28ed]http://ecx.images-amazon.com/images/I/61DFAY3G44L.jpg[/img:19pd28ed][img:19pd28ed]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51BYZJW9QYL.jpg[/img:19pd28ed]
[/quote:19pd28ed]
Pour info, l'année prochaine est prévu le TPB [i:19pd28ed][url=http://www.comics-sanctuary.com/comics-wonder-woman-by-mike-deodato-vol-1-tpb-softcover-souple-s42640-p235498.html:19pd28ed]Wonder Woman by Mike Deodato[/url:19pd28ed][/i:19pd28ed]. Il reprendra le contenu du volume The Contest + le #85 (V2).
Je suppose que le suivant fera aussi l'objet d'une "réédition".
Sur le run lui-même, je dois dire que j'ai un petit faible pour lui parce que Diana voit son rôle de WW remis en cause. Et puis c'est plaisant de voir une autre version de WW, Artémis marchant plus au "rendement" que Diana. D'ailleurs si je me souviens bien (ma lecture remontant à pas mal de temps^^'), dans [i:19pd28ed]The Challenge of Artemis[/i:19pd28ed], Artémis lui dit quelque-chose du genre "j'ai eu plus de résultats en 4 mois que toi en 4 ans". C'est sur qu'Artémis se pose moins de "questions existentielles" et fonce dans le tas. On va dire qu'elle est plus action que réflexion puis action.
Côté dessinateur, ce n'est pas ma période préférée, n'étant pas fan des femmes à "tablettes de chocolat", taille extra-extra fine ou cambrure exagérée.
[quote="Jim Lainé":19pd28ed]
Artemis meurt* à la fin du combat contre le White Magician devenu un monstre, et se contente de dire à Diana dans un dernier râle qu'elle est la seule et unique Wonder Woman.
* J'ai pas trop bien suivi, mais de mémoire, elle est revenue. Et il me semble par Messner-Loebs. Le scénariste promoteur à la tête d'une série dérivée. C'est un peu comme [b:19pd28ed]Thunderstrike[/b:19pd28ed] créé par DeFalco, par exemple…[/quote:19pd28ed]
Oui Artémis revient plus tard, Diana, redevenue WW, est allée la "récupérer" chez Hadès. Ca se passe dans [i:19pd28ed][url=http://www.comics-sanctuary.com/bdd/comics/42992-artemis-requiem/:19pd28ed]Artemis: Requiem[/url:19pd28ed][/i:19pd28ed].
Je viens de relire la fin du run de Bill Messner-Loebs sur [b:3d27odqk]Wonder Woman[/b:3d27odqk], illustré par Mike Deodato (qui faisait une entrée remarquée chez les deux majors à cette occasion). Pour faire court, c'est pas mal du tout, mais ça a un goût d'inachevé. L'ensemble des épisodes a été compilé dans deux petits TPB, tels qu'on en faisait il y a vingt ans à une époque où l'édition de TPB n'était pas monnaie courante. Le premier s'intitule "[i:3d27odqk]The Contest[/i:3d27odqk]" et le second "[i:3d27odqk]The Challenge of Artemis[/i:3d27odqk]". [img:3d27odqk]http://ecx.images-amazon.com/images/I/61DFAY3G44L.jpg[/img:3d27odqk][img:3d27odqk]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51BYZJW9QYL.jpg[/img:3d27odqk] Bill Messner-Loeb est sur la série depuis une grosse vingtaine d'épisodes, succédant à George Pérez qui avait refait de la Princesse Amazone un personnage incontournable. Il avait réussi à s'émanciper de l'ombre de son prédécesseur, ce qui n'était pas facile. Je n'ai pas tous les épisodes de cette période, mais ce qui frappe, c'est l'approche du scénariste, qui confronte son personnage au monde réel, et notamment à l'argent (comparable un peu à ce qu'il a fait sur Flash). Il est en général assisté de dessinateurs plutôt compétents mais pas tape-à-l'œil (Jill Thompson, Paris Cullins, Lee Moder…). L'arrivée de Deodato au numéro 90 va donc changer la donne. Même si son premier épisode est encore assez calme, Deodato lorgnant vers Silvestri, Garcia-Lopez voire Russ Manning, le dessinateur va rapidement imposer le style qu'on lui connaît, fait de cases éclatées et de bimbos aux jambes kilométriques. [img:3d27odqk]http://www.amazonarchives.com/Images/won90p3.jpg[/img:3d27odqk] L'intrigue est en gros la suivante : Diana vient de libérer Themyscira du joug de Circe, qui avait fait disparaître l'île dans l'espace-temps. Elle est contente de retrouver sa mère (Hippolyta) et ses copines (Mala, Phillipus…), mais pour les Amazones, la séparation a duré dix ans, durant lesquels les guerrières se sont trouvées opposées à une tribu perdue, avec laquelle elle doivent s'allier afin de survivre. Ces Amazones retrouvées partagent désormais une partie de l'île. La Reine Hippolyta, persuadée que sa fille n'a pas réellement bougé son popotin pour sauver les Amazones, organise un nouveau tournoi visant à désigner une nouvelle Wonder Woman qui, elle, assumera son rôle. Diana s'inscrit, mais c'est Artemis, membre de la tribu perdue, qui remporte la mise. Dans le même temps, Diana a découvert quelques secrets familiaux et met en doute la parole de sa mère quant à sa naissance et sa lignée. Bref, le torchon brûle entre la mère et la fille. [img:3d27odqk]http://i220.photobucket.com/albums/dd74/sunbeamfireking/WW3-1.jpg[/img:3d27odqk] Messner-Loebs pratique une politique de guerilla, secouant le statu quo de la série régulièrement. L'irruption d'un dessinateur spectaculaire (mais qui ne fera pas illusion longtemps) est l'occasion d'un bon secouage de cocotier. Endossant un autre uniforme, Diana s'associe à un détective privé afin de mener des enquêtes lucratives qui lui permettront d'aider ses amies. Et on sent bien que le scénariste a un fil rouge à dérouler mais, au fil des épisodes, on a l'impression qu'il se précipite pour ranger les jouets. En effet, les choses mises en place (l'agence de détective de Diana, la campagne de comm d'Artemis…) sont éclipsées par des séquences de baston fort spectaculaires mais un peu encombrantes. [img:3d27odqk]http://static.comicvine.com/uploads/original/0/2532/1767052-wonderwoman00_01.jpg[/img:3d27odqk] La narration de Messner-Loeb procède souvent par ellipse, mais la mise en scène de Deodato rend parfois l'ensemble un peu flou. Il est de notoriété publique qu'à l'époque, le dessinateur ne lisait pas très bien l'anglais, ce qui occasionnait parfois des erreurs, des bourdes. Ici, si le premier épisode est à peu près nickel (avec même un effet narratif intéressant : une même scène vue par deux personnages différents, avec deux interprétations opposées), on a quand même des scènes bizarres, des personnages qui sortent de nulle part, et visiblement des dialogues plaqués à des fins de colmatage. [img:3d27odqk]http://static6.comicvine.com/uploads/original/11117/111172593/5215096-1131481fbdc6519423467de278fb75a9.jpg[/img:3d27odqk] Le récit emmène Diana au milieu d'une guerre des gangs à Boston, à laquelle participe le White Magician, qui s'avère être le gros méchant qui tire les marrons du feu. Parallèlement, Artemis lutte contre des vilains caricaturaux (genre : The Chauvinist) et s'épuise dans ce qui s'avère n'être qu'une mise en scène de ses chargés de comm. C'est là qu'on sent que le scénariste en avait encore sous la pédale. Parce que plein de choses demeurent irrésolues ou simplement survolées. Par exemple, rien n'est résolu concernant les chargés de comm. L'affaire de l'agence de détective est abandonnée en cours de route. Artemis meurt* à la fin du combat contre le White Magician devenu un monstre, et se contente de dire à Diana dans un dernier râle qu'elle est la seule et unique Wonder Woman. Les choses étant précipitées, il manque à cette série d'épisodes une engueulade franche entre les deux héroïnes, et peut-être aussi de grandes scènes d'action communes, que l'on ne voit en fait qu'en couverture. Ce qui rajoute à ce sentiment d'inachevé. Quand Messner-Loebs et Deodato partent, ils sont remplacés par John Byrne, invité par l'editor Paul Kupperberg. Ce dernier souhaitait-il secouer à nouveau le cocotier de la série ? Messner-Loebs n'avait-il plus rien à dire ? Les relations éditoriales s'étaient-elles distendues ? [img:3d27odqk]http://40.media.tumblr.com/tumblr_mbc9gb9Ubc1qiknbco1_1280.jpg[/img:3d27odqk] Il y a un sentiment de "dommage, quand même", à la lecture de ces deux TPB. L'épisode 100 comprend beaucoup de belles scènes, et s'il a un rythme tout à fait convenable, on sent bien que le scénariste range les jouets et boucle ses intrigues. Il y a une idée formidable concernant Circe, où l'on reconnaît une idée que Messner-Loebs a souvent exploitée, à savoir la rédemption du vilain. Et là encore, on se dit qu'il aurait peut-être géré les choses différemment, relançant l'affaire autour de la méchante. Quelque chose que l'on retrouvera d'ailleurs dans les épisodes de [b:3d27odqk]Thor[/b:3d27odqk] que Messner-Loebs (illustré par différents membres du Deodato Studio), qui reprennent l'idée de la sorcière convertie (l'Enchanteresse) et du double arrogant (Red Norvell). Un run qu'il n'aura pas non plus le temps de faire fructifier. Jim * J'ai pas trop bien suivi, mais de mémoire, elle est revenue. Et il me semble par Messner-Loebs. Le scénariste promoteur à la tête d'une série dérivée. C'est un peu comme [b:3d27odqk]Thunderstrike[/b:3d27odqk] créé par DeFalco, par exemple…
[quote="Jim Lainé":12cz6wz4]N'hésitez pas.[/quote:12cz6wz4] J'ai acheté ce Showcase après avoir lu ton post...et c'est vrai que le sommaire est assez copieux ! Je lis en ce moment les [url=http://www.comics-sanctuary.com/forum/les-super-zeros-jon-morris-t77601.html:12cz6wz4][b:12cz6wz4]Super-Zéros[/b:12cz6wz4][/url:12cz6wz4] (et ça commence vachement bien, les 50 premières pages sont déjà pleines de persos hallucinants dont je n'avais jamais entendu parler) et dès que j'ai fini, j'enchaîne avec cet énorme pavé...
[quote="Jim Lainé":2hlzhmqn] - [i:2hlzhmqn]The Day after Doomsday[/i:2hlzhmqn] (compilant une petite [i:2hlzhmqn]back-up[/i:2hlzhmqn] tournante de deux pages, publiée dans les anthologies de SF des années 1970, et parmi lesquels on déniche une histoire de Roger McKenzie et Frank Miller, que même moi je découvre). [/quote:2hlzhmqn] Je découvre également que ces deux pages existent sur le net. Alors partageons. [img:2hlzhmqn]http://2.bp.blogspot.com/_4N6ybVLERfQ/SWK0J5WWu0I/AAAAAAAAHtM/6lOKSn1buok/s1600/weird+war+tales+68-29.jpg[/img:2hlzhmqn] [img:2hlzhmqn]http://4.bp.blogspot.com/_4N6ybVLERfQ/SWK0JQK6RHI/AAAAAAAAHtE/nVS4egWutpI/s1600/weird+war+tales+68-30.jpg[/img:2hlzhmqn] Jim
En goguette chez Pulps en début de semaine, j'ai fait un crochet par le rayon [b:2c7pyqu3]Essential[/b:2c7pyqu3] / [b:2c7pyqu3]Showcase[/b:2c7pyqu3] (à l'instigation d'un copain qui trouvait sans doute que je ne croulais pas déjà sous le poids des TPB que j'avais raflés). [img:2c7pyqu3]http://ecx.images-amazon.com/images/I/61QWGbI2zPL.jpg[/img:2c7pyqu3] Et donc, je trouve, enfin (non : ENFIN !!!!) le [b:2c7pyqu3]Showcase[/b:2c7pyqu3] intitulé [b:2c7pyqu3]The Great Disaster Featuring the Atomic Knights[/b:2c7pyqu3]. Grosso modo, ça parle de post-apocalyptique. En proposant un sommaire un peu foutraque, fédéré de manière thématique, et non autour d'une série ou d'un auteur. Le bouquin regorge de curiosités. Pour le vieux lecteurs que je suis, les deux trucs passionnants, c'est les [b:2c7pyqu3]Atomic Knights[/b:2c7pyqu3] (des survivants de la bombe qui revêtent des armures de chevaliers les protégeant des radiations), une série de John Broome et Murphy Anderson parue dans [b:2c7pyqu3]Strange Adventures[/b:2c7pyqu3], et ensuite [b:2c7pyqu3]Hercules Unbound[/b:2c7pyqu3], une série post-apo des années 1970 magnifiquement dessinée par Wally Wood, José Luis Garcia-Lopez et Walter Simonson. [img:2c7pyqu3]http://westfieldcomics.com/blog/wp-content/uploads/2014/03/Strange-Adventures-144.jpg[/img:2c7pyqu3] [img:2c7pyqu3]http://westfieldcomics.com/blog/wp-content/uploads/2014/03/Hercules-Unbound-1.jpg[/img:2c7pyqu3] Mais l'intérêt du recueil ne s'arrête pas là. D'une part le sommaire est "chronologique", s'articulant autour d'un désastre annoncé : - [i:2c7pyqu3]Pre-disaster warnings[/i:2c7pyqu3] (avec des récits de Sheldon Mayer et Alfredo Alcala qui dégagent un fumet proche de celui de [b:2c7pyqu3]Camelot 3000[/b:2c7pyqu3]). - [i:2c7pyqu3]The Day after Doomsday[/i:2c7pyqu3] (compilant une petite [i:2c7pyqu3]back-up[/i:2c7pyqu3] tournante de deux pages, publiée dans les anthologies de SF des années 1970, et parmi lesquels on déniche une histoire de Roger McKenzie et Frank Miller, que même moi je découvre). - [i:2c7pyqu3]Tales of the Atomic Knights[/i:2c7pyqu3] (là, c'est simple et facile à comprendre). - [i:2c7pyqu3]The Gods Return[/i:2c7pyqu3] (chapitre passionnant, parce qu'il propose Hercules Unbound, mais aussi l'Atlas de Kirby, issue du [b:2c7pyqu3]1st Issue Special[/b:2c7pyqu3] #1. Même encré par Bruce Berry, du Kirby de 1975 en noir & blanc, ça tabasse). - [i:2c7pyqu3]More Tales of the Post-Apocalyptic World[/i:2c7pyqu3] (compilant quelques récits courts, notamment des [i:2c7pyqu3]back-up[/i:2c7pyqu3] de [b:2c7pyqu3]Kamandi[/b:2c7pyqu3] explorant le monde post-apo de Kirby). - [i:2c7pyqu3]Alternate Endings[/i:2c7pyqu3] (connectant ce monde cauchemardesque à l'univers DC). [img:2c7pyqu3]http://westfieldcomics.com/blog/wp-content/uploads/2014/03/1st-Issue-Special-1.jpg[/img:2c7pyqu3] [img:2c7pyqu3]http://westfieldcomics.com/blog/wp-content/uploads/2014/03/DC-Comics-Presents-57.jpg[/img:2c7pyqu3] Bref, un sommaire riche et assez inhabituel pour un [b:2c7pyqu3]Showcase[/b:2c7pyqu3], qui donne l'occasion de lire ou relire des choses assez rares et un peu oubliées. Et ce, vraiment à tort. N'hésitez pas. Jim
[quote="artemus dada":1bofyfi9][img:1bofyfi9]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/STACouv_zps87c0b761.jpg[/img:1bofyfi9]
En attendant un petit commentaire sur le premier [i:1bofyfi9]TPB [/i:1bofyfi9]de la série [b:1bofyfi9]Stromwatch : Team Achilles[/b:1bofyfi9], permettez-moi de vous proposer un [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/12/stormwatch-team-achilles.html:1bofyfi9][b:1bofyfi9]premier billet[/b:1bofyfi9][/url:1bofyfi9] sur la série où il est notamment question de la controverse au sujet du scénariste de la série [b:1bofyfi9]Micah Ian Wright[/b:1bofyfi9].
Puis un [b:1bofyfi9][url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/12/stormwatch-team-achilles-1.html:1bofyfi9]deuxième billet[/url:1bofyfi9][/b:1bofyfi9] où je vous propose, un peu hors sujet puisque nous sommes ici dans la section V.O, le premier épisode de cette série dans la traduction de l'ami [b:1bofyfi9][url=http://nikolavitch-warzone.blogspot.fr/:1bofyfi9]Niko[/url:1bofyfi9] [/b:1bofyfi9] paru en son temps chez l'éditeur [b:1bofyfi9]SEMIC[/b:1bofyfi9], qui au demeurant reprenait le premier [i:1bofyfi9]TPB[/i:1bofyfi9] [b:1bofyfi9]U.S[/b:1bofyfi9] dans sa totalité.
[i:1bofyfi9]PS[/i:1bofyfi9]: oui la couverture proposée ici est celle de [b:1bofyfi9]SEMIC[/b:1bofyfi9] et non pas celle de l'édition [b:1bofyfi9]U.S[/b:1bofyfi9], mais en fait c'est la même ; et puisque je l'avais scannée je vous la propose en illustration.
[/quote:1bofyfi9]
[quote="artemus dada":1bofyfi9][url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/12/stormwatch-team-achilles-1-22.html:1bofyfi9]Suite & fin[/url:1bofyfi9] du premier épisode de[b:1bofyfi9] Stormwatch : Team Achilles[/b:1bofyfi9] qui ne semble susciter que peut d’intérêt et c'est bien dommage, cette série vaut pourtant le détour.
[/quote:1bofyfi9]
Pour ceux qui n'auraient pas été convaincus par mes articles précédents, je remets le couvert en creusant le sujet : pour ceux que cela intéresse c'est [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2015/08/stormwatch-team-achilles-suite.html:1bofyfi9]par ici[/url:1bofyfi9].
D'autant que le recueil de [b:1bofyfi9]SEMIC[/b:1bofyfi9] est disponible pour une bouchée de pain.
[img:28e5iq41]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/intoyou_zpsvpq5ybtb.jpg[/img:28e5iq41]
[quote:28e5iq41]A New York Times Bestseller!
Hugo Award-winning novelist China Mieville breathes new life into a classic DC Comics series as part of the second wave of DC Comics—The New 52.
In the small run-down town of Littleville, CO, a troubled young man stumbles upon the lost H-Dial and all of the secrets and power it possesses. It has been many years since the H-Dial has been seen, though legions of villains have been scouring the globe looking for it and its ability to transform users into a variety of superheros and take on their powers and psyches. Will our hero be able to harness the power of the H-Dial and protect it from falling into the hands of evil? Will this newfound power plunge our hero to madness? And will we ever discover where the H-Dial came from and its true meaning?[/quote:28e5iq41]
J'ai lu [b:28e5iq41]Dial H[/b:28e5iq41] [b:28e5iq41][i:28e5iq41]"Into you"[/i:28e5iq41][/b:28e5iq41] et je vous en parle [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2015/07/dial-h-0-6-into-you.html:28e5iq41]ici[/url:28e5iq41], pour ceux que cela intéresse.
Une nouvelle orientation pour cette ancienne série de [b:28e5iq41]DC Comics[/b:28e5iq41], qui n'est pas sans rappeler la reprise de la [b:28e5iq41][i:28e5iq41]Doom patrol[/i:28e5iq41][/b:28e5iq41] par [b:28e5iq41]Grant Morrison[/b:28e5iq41].
Il serait d'ailleurs du meilleur goût qu'un éditeur hexagonal s'y intéresse si vous voulez mon avis.
[quote="Jim Lainé":28tlp3wh]J'ai récemment lu le TPB [b:28tlp3wh]The Demon : From the Darkness[/b:28tlp3wh], que j'ai depuis cet été et qui est sorti en janvier dernier, je crois. Il reprend la mini-série signée Matt "Grendel" Wagner de 1987, ainsi que son numéro #22 de la série régulière, sorti en 1992. J'en profite pour remettre l'échange qu'on avait eu avec Benoît, histoire de redonner un contexte (ça m'évite de retaper des trucs, je ne jette rien !). [quote="Jack!":28tlp3wh] [b:28tlp3wh]THE DEMON: FROM THE DARKNESS TP[/b:28tlp3wh] Written by MATT WAGNER Art by MATT WAGNER and ART NICHOLS Cover by MATT WAGNER On sale JANUARY 15• 128 pg, FC, $14.99 US Jason Blood travels to Cornwall to find the spirit of Merlin and lift the curse that binds him to Etrigan, The Demon. But unraveling a centuries old curse is anything but easy, and Blood learns more about his mystical alter ego than he could have imagined. Collects the 4-issue miniseries from 1987 and issue #22 of The Demon’s monthly series.[/quote:28tlp3wh] [quote="Jim Lainé":28tlp3wh]Ça, j'ai jamais lu. Youpi ! Et s'ils faisaient les épisodes de Garth Ennis, ça serait super cooooooool ! [/quote:28tlp3wh] [quote="Benoît":28tlp3wh]J'avais noté ça aussi (et y a un reprint d'un épisode de Jack Kirby inclus dedans visiblement, en attendant une version softcover de The demon), mais je ne sais pas si je pourrais le prendre, il y a déjà trois grosses sorties Vertigo qui me font de l'oeil. J'ignorais que Garth Ennis avait écris sur le personnage, mais ça serait intéressant d'avoir une réédition des ses épisodes, je commence à apprécier le boulot du scénariste après avoir été très longtemps réfractaire.[/quote:28tlp3wh] [quote="Jim Lainé":28tlp3wh]Les épisodes d'Ennis constituent, de mémoire, son arrivée chez DC. En tout cas, je n'ai pas le souvenir qu'il ait fait beaucoup de choses pour eux avant (peut-être du [b:28tlp3wh]Hellblazer[/b:28tlp3wh] : je ne sais pas quelle série a été la première, en fait, ça se joue entre [b:28tlp3wh]Hellblazer[/b:28tlp3wh] et [b:28tlp3wh]Demon[/b:28tlp3wh]). Personnellement, je n'ai pas suivi, parce que j'avais pas beaucoup de sous à l'époque et que c'était moins facile à trouver que d'autres séries (notamment certaines séries qui m'intéressaient davantage). Ce n'est pas Ennis qui l'a lancée, cette série, c'est Alan Grant (qui faisait / avait fait plein de Batman bien sympa avec Breyfogle notamment, avec son sens de l'irrévérence qu'on lui connaît…), mais je ne sais pas combien de temps il est resté, ni s'il y a eu d'autres scénaristes que Grant et Ennis (à part le #22 mentionné plus haut, dû à Matt Wagner, je crois que je l'ai eu, je ne sais pas si je l'ai encore). À ma connaissance, c'est dans un des [i:28tlp3wh]Annuals[/i:28tlp3wh] de la série qu'est apparu Hitman, à l'occasion d'un événement éditorial où des extraterrestres infectent des humains leur donnant ainsi des pouvoirs (l'idée, c'était de créer des personnages secondaires capables de revenir régulièrement voire d'avoir leur propre série : à ma connaissance, le seul à y parvenir, c'était Hitman). En tout cas, rien que d'en parler, y a une chose qui me plaît de plus en plus dans cette politique de rééditions, c'est que c'est l'occasion de découvrir plein de trucs que je n'ai jamais lus. J'ai lu beaucoup de comics, mais il m'en reste tellement à découvrir. C'est assez grisant, d'une certaine manière. [/quote:28tlp3wh] [quote="Benoît":28tlp3wh] Ah, c'est un épisode de Matt Wagner (ce qui tombe sous le sens pour cette réédition), au temps pour moi. Je n'avais pas été vérifié s'il y avait eu d'autres séries régulières en dehors de celle de Kirby.[/quote:28tlp3wh] [quote="Jim Lainé":28tlp3wh]Il y a eu la mini de Wagner, suivie de la régulière dont on parle (Grant, Ennis…), et au début des années 2000 il y a eu une série par Will Pfeifer et John Byrne, dont j'ai vaguement survolé quelques numéros, mais je n'en sais pas plus…[/quote:28tlp3wh] Bref donc, j'ai lu ce TPB. C'est sympa mais sans plus. Les quatre épisodes constituent une mise à jour du personnage, avec redéfinition du statu quo pour l'univers DC de l'immédiat post-[b:28tlp3wh]Crisis[/b:28tlp3wh]. C'est sympathique, avec plein d'effets de style (les voix off, les rimes…), mais ça tourne un peu à vide, les bases nouvelles posées (la ressemblance avec Belial…) ne menant somme toute pas loin. À la fin, on est en mode "tout ça pour ça ?". Graphiquement, Wagner est encré par Art Nichols, qui a une belle encre, un peu sèche cependant, et qui hélas met en valeur les défauts de Wagner, à savoir un dessin un peu bancal et des personnages un peu plat. L'un dans l'autre, la belle friandise du TPB, c'est le numéro 22 de la série régulière, une histoire de possession et d'invocation qui tourne mal. Wagner s'encre seul et on retrouve l'auteur de [b:28tlp3wh]Grendel[/b:28tlp3wh], tant dans la graisse du trait que dans l'exploitation formelle de la planche. Il s'inscrit dans la tonalité irrévérencieuse de la série, avec un Démon cruel et ricaneur. L'épisode est raconté en rime, ce qui rajoute une dimension "exercice de style" assez agréable. Bref, c'est un peu le clou du spectacle. C'est, éventuellement, une bonne occasion pour ceux qui ne connaissent pas de découvrir le Démon. Voire de découvrir Wagner. Cependant, ni l'un ni l'autre ne sont au sommet de leur forme, et les fans pourraient être déçus. C'est pas mal, pas indispensable. Agréable, mais un peu vain. Et cela me conduit à répéter ce que je suggérais au début de la conversation avec Benoït : ils feraient bien de rééditer la série régulière. Jim[/quote:28tlp3wh] Je confirme ce que dit JIM de cette Mini que j ai trouvé en solde en singles... Sympa mais pas transcendant. Je pense qu Ennis était d abord sur Hellblazer avant Demon. edit aprés verification 91 pour Hellblazer et 94 pour Demon
Je ne pense pas que cela ait déjà été posté, donc pour les amateurs de vieilleries (dont je fais partie), voici trois hardcovers qui sortiront en octobre, publiés non pas chez DC mais chez Book Sales (Chartwell Books).
Il s'agit de compilations de plusieurs numéros entre 1938 et 1945 (selon les personnages), agrémentées de commentaires et analyses par Roy Thomas.
[url=http://www.casimages.com/i/150726024834334116.jpg.html:3c2r0s9v][img:3c2r0s9v]http://nsa37.casimages.com/img/2015/07/26/150726024834334116.jpg[/img:3c2r0s9v][/url:3c2r0s9v]
[quote:3c2r0s9v]This new compilation of comic books from the early years of Batman details
his involvement in World War II. For many readers, this is the first time
ever look at Batman in the war. Batman, created in 1939, the caped crusader,
lone mysterious vigilante, brooding anti-hero. He was a great detective and
solved crime in Gotham City. Here we see him battling Hitler and fighting the
war.
HC, 8×11, 304pgs, FC SRP: $24.99[/quote:3c2r0s9v]
[img:2zjhbmea]http://www.comictreadmill.com/CTMBlogarchives/2006images/Mystery%20In%20Space%201.jpg[/img:2zjhbmea] La mini-série [b:2zjhbmea]Mystery in Space[/b:2zjhbmea], écrite par Jim Starlin en 2006-2007, a été compilée en deux tomes. Je les ai depuis longtemps, mais je n'ai lu sérieusement le truc que récemment. Et c'est très sympa. [img:2zjhbmea]http://img4.wikia.nocookie.net/__cb20090811203442/marvel_dc/images/9/9a/Mystery_in_Space_v.2_8.jpg[/img:2zjhbmea] L'histoire se passe sur Hardcore Station, un satellite artificiel d'obédience ultra-libérale. Starlin en profite pour balancer un peu de son venin anti-clérical et anti-capitaliste, dans une veine assez humoristique, tendance humour noir et rire jaune. Sur cette station vit Captain Comet, vieux héros SF de DC. Il a vieilli, il a les tempes blanches et il est revenu de tout. Dans le premier épisode, il est victime d'une agression qui le laisse pour mort. Mais bon, pas tout à fait. [img:2zjhbmea]http://www.comictreadmill.com/CTMBlogarchives/2006images/Mystery%20Dog.jpg[/img:2zjhbmea] Revenu à la vie d'une manière qu'il n'explique pas lui-même, Captain Comet se met en quête de ses assassins et de ses commanditaires. Ce qu'il ne sait pas, c'est que sa résurrection est liée à celle d'un autre personnage, le Weird, qu'il avait animé dans la série du même nom, dessinée par Berni Wrightson en 1987. Version légèrement modifiée de ce héros bizarre (comme son nom l'indique), ce personnage en partie amnésique explore lui aussi Hardcore Station afin de comprendre ce qui lui arrive et d'où il vient (et à qui appartient le corps à partir duquel on a cloné celui qu'il habite). [img:2zjhbmea]http://www.comictreadmill.com/CTMBlogarchives/2006images/Mystery%20Weird.jpg[/img:2zjhbmea] L'astuce de la série, c'est que les deux héros suivent des parcours différents et parallèles, sans se rencontrer avant le huitième et dernier épisode. Les numéros sont divisés en deux parties, toutes deux écrites par Starlin. La première, consacrée à Captain Comet, est dessinée par Shane Davis (dont je trouve personnellement que c'est son meilleur boulot, mais c'est pas bien dur), dépanné par Ron Lim, qui fait super bien le job. L'autre, consacrée au Weird, est dessinée par Starlin (souvent encrée par son vieux compère Al Milgrom). Pour le vieux fan, retrouver Starlin dans une narration exigeante et des décors SF, c'est super agréable. [img:2zjhbmea]http://static.comicvine.com/uploads/scale_large/0/2350/100541-18319-107319-1-mystery-in-space.JPG[/img:2zjhbmea] L'intrigue tourne autour d'un putsch politique où une faction extrémiste tente de mettre la main sur Hardcore Station. Le satellite, au centre d'une série que Starlin avait réalisée quelques années plus tôt (mais que je n'ai pas lue) est décrit de manière assez claire, mais je me demande dans quelle mesure avoir lu [b:2zjhbmea]Hardcore Station[/b:2zjhbmea] n'aide pas à mieux saisir les ressorts de [b:2zjhbmea]Mystery in Space[/b:2zjhbmea], sur quelques détails. L'édition en deux volumes propose, en bonus, la réédition de [b:2zjhbmea]The Weird[/b:2zjhbmea], la série de Starlin et Wrightson, excellente occasion de redécouvrir une série qui aurait mérité un coup de projecteur beaucoup plus tôt. [quote="Blackiruah":2zjhbmea]Nouvel épisode : [url=http://www.comics-sanctuary.com/news/18465/viens-dans-mon-comic-strip-batman-enfer-blanc.html:2zjhbmea][size=150:2zjhbmea][b:2zjhbmea]Viens Dans Mon Comic Strip : Batman - Enfer Blanc[/b:2zjhbmea][/size:2zjhbmea][/url:2zjhbmea] [/quote:2zjhbmea] Tiens, je lis en ce moment [b:2zjhbmea]The Weird[/b:2zjhbmea], l'autre collaboration de Starlin et Wrightson (juste avant [b:2zjhbmea]The Cult[/b:2zjhbmea], je crois). [img:2zjhbmea]http://images.sequart.org/images/The-Weird-01-660x1007.jpg[/img:2zjhbmea] C'est une excellente mini-série, qui allie plein de choses, une intrigue de super-héros avec corruption, trahison, baston, humour, mais également une bonne histoire de SF et une parabole sur la paternité (je serais curieux de savoir ce que Jeff Lemire en pense). [img:2zjhbmea]http://images.sequart.org/images/The-Weird-2-660x1010.jpg[/img:2zjhbmea] Graphiquement, la curiosité, c'est que Wrightson est encré par Dan Green, connu à l'époque pour bosser sur X-Men aux côtés de Romita Jr et de Silvestri. Je n'ai pas la chronologie en tête, mais peut-être que ça correspond à la période où Wrightson a ses ennuis de santé avec sa main (ou alors, simplement, il n'avait pas le temps). [img:2zjhbmea]http://images.sequart.org/images/The-Weird-3-660x990.jpg[/img:2zjhbmea] Mais le résultat est franchement pas mal. Le trait est un peu maigre, parfois la reproduction n'est pas suffisamment bonne pour lui rendre honneur, mais les modelés du crayon de Wrightson sont bien rendus par l'encrage très vivant de Green. C'est assez agréable. [img:2zjhbmea]http://images.sequart.org/images/The-Weird-4-660x1007.jpg[/img:2zjhbmea] En revanche, on retrouve Wrightson tout seul aux crayons des couvertures, dont il assure l'encrage également. On voit qu'il bosse en plus gras. Mais on comprend aussi à quel point Green est dans l'esprit du maître. [img:2zjhbmea]http://images.sequart.org/images/5-the-weird-1-p38-660x966.jpg[/img:2zjhbmea] Question histoire, ça tient pas mal : un Zarolatt (un gentil extraterrestre) arrive sur Terre et prend le corps de Walter Langley, fraîchement décédé. Il tente de fuir un Macrolatt (un méchant extraterrestre) qui a pris possession d'un certain Jason. Le fils de Walter et la Ligue de Justice sont pris au milieu de la bataille, dans des scènes assez épiques et jubilatoires à grands coups de mandales et d'immeubles qui s'écroulent. [img:2zjhbmea]http://images.sequart.org/images/The-Weird-3-p29-e1346053808417-660x657.jpg[/img:2zjhbmea] C'est très sympa à lire, divertissant, touchant, nettement plus grand public que [b:2zjhbmea]The Cult[/b:2zjhbmea] / [b:2zjhbmea]Enfer Blanc[/b:2zjhbmea], et on sent que les deux auteurs fonctionnent bien en équipe. [img:2zjhbmea]http://i1094.photobucket.com/albums/i452/causticlad/Scasn%20Daily/page08.jpg[/img:2zjhbmea] La réédition, en complément du deuxième tome de [b:2zjhbmea]Mystery in Space[/b:2zjhbmea], reprend les couleurs et les trames de l'édition de 1987. Moi, j'adore, ça me plonge dans le souvenir de mes premières lectures en VO, sur du papier pourri avec des trames à gros points. Miam. [img:2zjhbmea]http://i1094.photobucket.com/albums/i452/causticlad/Scasn%20Daily/page01.jpg[/img:2zjhbmea] Cependant, la confrontation entre les grosses trames et le beau papier couché blanc me fait penser également aux sensations que j'avais quand j'ai découvert la collection Comics USA, qui utilisait les films d'impression américains (donc à grosse trame) sur beau papier. [img:2zjhbmea]http://i1094.photobucket.com/albums/i452/causticlad/Scasn%20Daily/page07.jpg[/img:2zjhbmea] Et je me dis que, finalement, [b:2zjhbmea]The Weird[/b:2zjhbmea] aurait fait une tétralogie très sympa, si la collection avait continué. C'est un peu dommage, au final, car ça aurait été une bonne occasion de découvrir la dynamique de la Ligue à l'époque, avec un Guy Gardner inoubliable. Jim
[quote="Jim Lainé":7l9isxl2][quote="Jack!":7l9isxl2] [img:7l9isxl2]http://imageshack.us/a/img89/4782/sw6j.jpg[/img:7l9isxl2] [b:7l9isxl2]JONAH HEX: SHADOWS WEST TP[/b:7l9isxl2] Written by JOE R. LANSDALE Art by TIMOTHY TRUMAN and SAM GLANZMAN Cover by TIMOTHY TRUMAN On sale APRIL 9 • 392 pg, FC, $24.99 US • MATURE READERS In these twisted tales from JONAH HEX: TWO-GUN MOJO #1-5, JONAH HEX: SHADOWS WEST #1-3 and JONAH HEX: RIDERS OF THE WORM AND SUCH #1-5, Hex battles a doctor determined to transform him into a zombie, joins up with a Wild West show and learns the dark secret behind the existence of a demonic baby, and discovers an ancient race of man-eating worms from beneath the earth. [/quote:7l9isxl2] Dans les années 1990, le romancier Joe Lansdale et le dessinateur Tim Truman (dont là encore Nikolavitch pourra venir vous parler, bien mieux que moi, de ses différents travaux western, de son ascendance indienne, tout ça…) se sont associés à l'occasion de plusieurs mini-séries autour de Jonah Hex*. Ces dernières, qui développent un ton horrifique et un mauvais esprit galopant, n'avaient à ma connaissance jamais été compilées. Pour ma part, je n'avais que les trois épisodes de [b:7l9isxl2]Shadow West[/b:7l9isxl2]. Je vais donc pouvoir découvrir les deux autres récits, qui m'ont l'air aussi croquignolets que celui que je connais. Ce qui d'ailleurs m'a permis de comparer l'impression. Je soupçonne vigoureusement que, comme souvent, le matériel a été récupéré via des scanns. Si l'impression est tout à fait honnête, on constatera quand même une légère déperdition, repérable à un trait noir moins net et à des couleurs plus passées. Rien d'affolant, c'est tout à fait honorable qualitativement parlant, mais on touche aux milites techniques, les choses disponibles sur films (ou cromalins) n'étant, pour l'heure en tout cas, pas encore récupérables parfaitement. Je rappelle que ce recueil est estampillé Vertigo. Il est donc possible que certains libraires le classe séparément des autres [b:7l9isxl2]Jonah Hex[/b:7l9isxl2]. C'est le cas chez Pulps, où le recueil est rangé parmi les Vertigo, alors que la série de Palmiotti et Gray est rangée ailleurs (et les recueils en [b:7l9isxl2]Showcase[/b:7l9isxl2] encore ailleurs). Mais bon, ça vous fera visiter plusieurs rayons, c'est sain ! Jim * À bien y réfléchir, Jonah Hex, pour personnage secondaire qu'il soit, a plutôt été bien servi question BD. Sa série des années 1970 est d'excellente tenue, rude et rugueuse pour l'époque (et encore aujourd'hui) et d'ordinaire excellemment dessinée. Ces récits Vertigo sont vraiment bien, avec un ton ricanant. La série de Gray et Palmiotti est de premier ordre, développant un ton de fable succulent, et même l'[b:7l9isxl2]All-Star Western[/b:7l9isxl2] récent, malgré ses innombrables concessions (qui n'auront pas sauvé la série), propose une myriade de choses intéressantes (mais perd sa portée "fabuliste"). Dans l'ensemble, on peut prendre à peu près n'importe quoi de Jonah Hex, c'est de première qualité.[/quote:7l9isxl2] J'ai relu il y a quelques jours la mini-série [b:7l9isxl2]Jonah Hex: Shadows West[/b:7l9isxl2], la plus courte du recueil. Je l'avais en fascicule et elle s'est retrouvée sur une pile de choses dépareillées, à portée de main pour une lecture détente (je sais pas pourquoi, mais je me fais une cure de Lansdale / Truman, en ce moment : je viens de me lire [b:7l9isxl2]Dead Folks[/b:7l9isxl2], chez Avatar, par exemple…). Bref. Hé bien c'est toujours aussi chouette, Jonah Hex par ces deux-là. [img:7l9isxl2]http://img3.wikia.nocookie.net/__cb20130820161516/marvel_dc/images/a/ac/Jonah_Hex_Shadows_West_1.jpg[/img:7l9isxl2] [img:7l9isxl2]http://img3.wikia.nocookie.net/__cb20060526125336/marvel_dc/images/1/1f/Jonah_Hex_Shadows_West_2.jpg[/img:7l9isxl2] [img:7l9isxl2]http://img4.wikia.nocookie.net/__cb20060526125352/marvel_dc/images/4/4d/Jonah_Hex_Shadows_West_3.jpg[/img:7l9isxl2] L'histoire commence par une scène de tribunal qui renvoie directement au juge Roy Bean (vous savez, celui dans [b:7l9isxl2]Lucky Luke[/b:7l9isxl2]), mâtiné un brin du juge Parker. Déluge de mauvais esprit, de mauvais goût et de mauvaises fusillades (le carnage dans la rue…), cette scène d'intro place l'ambiance. On est dans de la parodie grinçante et ricanante, pas vraiment loin de l'aire de jeu dans laquelle s'ébat bien souvent Garth Ennis. L'ensemble est envahi de [i:7l9isxl2]one-liners[/i:7l9isxl2] qui font mouche, le tout écrit dans un argot elliptique qui demande un peu d'attention. Là-dessus, Jonah Hex, désabusé comme jamais, croise le chemin d'un nain as du pistolet, qu'il accompagne jusqu'au cirque où il travaille. L'éternel justicier itinérant s'installe donc au pays des jongleurs, des acrobates et des bêtes de foire, même pas convaincu lui-même que ce soit une bonne idée. Le portrait du patron du cirque, Buffalo Will, est saisissant : aventurier raté, frustré et jaloux, il tente de grapiller des miettes de gloire en vivant dans l'ombre de son presque homonyme, nettement plus célèbre que lui, mais pas vraiment moins imposteur. Will est un complexé trouillard, qui envoie ses hommes (et femmes), belle galerie de clichés de l'ouest (la flingueuse, le benêt…) au feu pour son compte. C'est dans ce décor (banal à pleurer ?) que Hex rencontre une indienne, qui sert de repos du guerrier aux hommes de la troupe. Il décide de quitter cette foire aux monstres et propose à la femme de venir avec lui, accompagnée de son enfant, une sorte de… bébé ours. S'ensuivent des poursuites, des fusillades, des bons mots, de la cruauté, des remarques qui fusent, des instants d'émotion et des fulgurances de fantastique que même le héros ne comprend pas. Méchant, acide, sadique, drôle et teinté de surnaturel, c'est une mini-série qui se lit rapidement, qui fait bien rire, et qui écorne sérieusement l'image de l'ouest. "[i:7l9isxl2]Shadows West[/i:7l9isxl2]", c'est un peu aussi "[i:7l9isxl2]Shadows of the West[/i:7l9isxl2]", tant la description de ces contrées sauvages lentement grignotées par la civilisation (dans ce qu'elle a de pire : le divertissement comme monstration de l'anormalité) en vient à dire que l'ouest n'est plus que l'ombre de lui-même. Les indiens portent des lunettes et changent de nom, les cow-boys sont des clowns, la culture indienne est violée… Portrait à l'acide. Amusant, mais triste. Signalons l'équipe éditoriale de l'époque. Stuart Moore, futur scénariste (pas dégueu d'ailleurs), et son assistant Cliff Chiang, futur dessinateur. Jim
[quote="Jim Lainé":3tx2zne1][quote="Jack!":3tx2zne1][img:3tx2zne1]http://imageshack.us/a/img856/3558/0106y.jpg[/img:3tx2zne1] [b:3tx2zne1]SUPERMAN: DARK KNIGHT OVER METROPOLIS TP[/b:3tx2zne1] Written by JOHN BYRNE, ROGER STERN, DAN JURGENS and JERRY ORDWAY Art by BRETT BREEDING, ARTHUR ADAMS, DAN JURGENS, JERRY ORDWAY and others Cover by ARTHUR ADAMS On sale OCTOBER 16 • 168 pg, FC, $14.99 US In these 1980s tales, Superman calls on Batman to battle Intergang, and then entrusts Batman with a Kryptonite ring! Collected from SUPERMAN #44, ADVENTURES OF SUPERMAN #466-467, ACTION COMICS #653-654 and ACTION COMICS ANNUAL #1. [/quote:3tx2zne1] Alors "[b:3tx2zne1][i:3tx2zne1]Dark Knight Over Metropolis[/i:3tx2zne1][/b:3tx2zne1]", c'est l'une des sagas importantes, et particulièrement mésestimées, de Batman et Superman. En gros, après [b:3tx2zne1]Crisis on Infinite Earths[/b:3tx2zne1], on a deux héros qui ne s'aiment pas. Ils se sont croisés fugitivement dans les [b:3tx2zne1]Man of Steel[/b:3tx2zne1] de Byrne, et cette saga (une enquête de Batman à Metropolis) est leur première "rencontre officielle", en gros. Et la fin est vraiment super (c'est une scène qui sera reprise de multiples fois, et qui a une grande importance dans la construction des personnages dans cette version de l'univers). Vraiment, c'est un récit très important. Et en plus, assez joli : Batman par Ordway, ça donne bien ! L'[b:3tx2zne1]Annual[/b:3tx2zne1] dessiné par Art Adams et contant une histoire assez bateau de vampires est beaucoup plus anecdotique, mais le TPB, pour sa principale saga, est fortement conseillé. Jim[/quote:3tx2zne1] Ah, ça je vais prendre. J'ai peu d'épisodes de cette période et ça sera l'occasion de la redécouvrir...
Récemment, DC a complété la réédition du [i:19jynu7e]run[/i:19jynu7e] d'Ed Brubaker sur [b:19jynu7e]Catwoman[/b:19jynu7e] par un troisième gros volume, couvrant les épisodes dessinés par Paul Gulacy. Pour info, les tomes 1 et 2 correspondent à la précédente édition TPB en quatre volumes, qui s'était arrêtée avant les Gulacy. Donc si vous avez ces quatre-là, inutile de reprendre les pavés 1 et 2, vous pouvez vous contenter, comme votre serviteur, du pavé 3. Et si vous n'avez jamais lu les [b:19jynu7e]Catwoman[/b:19jynu7e] de Brubaker, vous avez trois volumes épais à votre disposition, couvrant 37 épisodes. [quote="Jack!":19jynu7e] [img:19jynu7e]http://img33.imageshack.us/img33/6012/075tw.jpg[/img:19jynu7e] [b:19jynu7e]CATWOMAN VOL. 2: NO EASY WAY DOWN TP[/b:19jynu7e] Written by ED BRUBAKER Art by BRAD RADER, RICK BURCHETT, DAN DAVIS, CAMERON STEWART, MIKE MANLEY and JAVIER PULIDO Cover by CAMERON STEWART On sale JUNE 12 • 400 pg, FC, $24.99 US In this new volume collecting CATWOMAN #10-24 and CATWOMAN SECRET FILES #1, The Black Mask, longtime foe of Batman, has his sights set on Gotham City’s East End to house his drug trafficking empire. When Selina Kyle discovers the Black Mask’s intentions, she declares war against his operation. Don’t miss the noir-style tales written by Ed Brubaker! [/quote:19jynu7e] [quote="Jack!":19jynu7e] [img:19jynu7e]http://imageshack.us/a/img833/5715/1pam.jpg[/img:19jynu7e] [b:19jynu7e]CATWOMAN VOL. 3: UNDER PRESSURE TP[/b:19jynu7e] Written by ED BRUBAKER Art by PAUL GULACY, JIMMY PALMIOTTI, SEAN PHILLIPS, STEFANO GAUDIANO and DIEGO OLMOS Cover by PAUL GULACY and JIMMY PALMIOTTI On sale MARCH 26 • 312 pg, FC, $24.99 US In these tales from CATWOMAN #25-37, gangwar leads to a kidnapping that affects one of Selina’s friends – but when she tries to trace the kidnappers, she ends up fighting the Penguin and a ruthless, cybernetically enhanced Mafia enforcer known as Zeiss.[/quote:19jynu7e] L'arrivée de Gulacy casse un peu l'orientation "roman noir" du dessin cookien qui définit les épisodes précédents. Personnellement, je ne suis pas super fan, et j'avais un peu décroché de la série à l'époque. Mais Brubaker tient bien sa barque, gérant les relations de Selina avec la famille Bradley, et rameutant un personnage qu'il avait créé pour ses épisodes de Batman. C'est pas mal, malgré le dessin rigide de Gulacy. Pas le Brubaker que je préfère, mais au moins, désormais, son [i:19jynu7e]run[/i:19jynu7e] est intégralement réédité. Jim
Récemment, DC a réédité l'entière série Harley Quinn de Karl Kesel en trois volumes. Le troisième est sorti ces derniers temps, étonnamment orné d'une couverture mat au toucher velouté, très agréable (mais qui tranche avec les deux précédents, ça va encore faire râler les collectionneurs. [quote="Jack!":y5piigqr] [img:y5piigqr]http://img692.imageshack.us/img692/8828/081xup.jpg[/img:y5piigqr] [b:y5piigqr]HARLEY QUINN: NIGHT AND DAY TP[/b:y5piigqr] Written by KARL KESEL Art by PETE WOODS, TERRY DODSON, RACHEL DODSON, AMANDA CONNER, PAUL CHADWICK and others Cover by terry dodson and RACHEL DODSON On sale JUNE 5 • 192 pg, FC, $16.99 US In this second Harley collection, Harley gets fed up with crime and decides to switch sides—much to the chagrin of Batman. Then, Harley must whip her gang into shape while battling Killer Croc. Collects HARLEY QUINN #8-13 and HARLEY QUINN: OUR WORLDS AT WAR #1. [/quote:y5piigqr] [quote="Jack!":y5piigqr][img:y5piigqr]http://imageshack.us/a/img837/3333/3c1c.jpg[/img:y5piigqr] [b:y5piigqr]HARLEY QUINN: WELCOME TO METROPOLIS TP[/b:y5piigqr] Written by KARL KESEL Art by TERRY DODSON, RACHEL DODSON, PHIL NOTO, CRAIG ROUSSEAU and others Cover by TERRY DODSON and RACHEL DODSON On sale MARCH 5 • 288 pg, FC, $19.99 US In this new Harley collection, HQ heads to Metropolis with allies Poison Ivy and Bizarro in tow! Collecting HARLEY QUINN #14-25. [/quote:y5piigqr] La série dans son ensemble est très drôle, rapide, souriante, colorée, amusante, remplie de jeux sur le langage et les parlers. Dodson assure l'essentiel des épisodes (et quand il part, la série ne lui survit pas longtemps). Le troisième volume reprend notamment la saga avec Bizarro, qui est assez drôle. Dodson y livre une prestation très "[i:y5piigqr]slapstick[/i:y5piigqr]", qui pourrait convaincre même ceux qui n'aiment pas son boulot. Harley Quinn (et les autres personnages féminins) est ravissante, et il compose un Bizarro aux mimiques irrésistibles. Un très bel exemple de la manière dont les comics peuvent utiliser l'humour comme ressort. Trois volumes conseillés à ceux qui veulent se marrer tout en profitant de l'univers DC. Jim
[quote="Jack!":1bloy5fu][img:1bloy5fu]http://imageshack.us/a/img856/3558/0106y.jpg[/img:1bloy5fu] [b:1bloy5fu]SUPERMAN: DARK KNIGHT OVER METROPOLIS TP[/b:1bloy5fu] Written by JOHN BYRNE, ROGER STERN, DAN JURGENS and JERRY ORDWAY Art by BRETT BREEDING, ARTHUR ADAMS, DAN JURGENS, JERRY ORDWAY and others Cover by ARTHUR ADAMS On sale OCTOBER 16 • 168 pg, FC, $14.99 US In these 1980s tales, Superman calls on Batman to battle Intergang, and then entrusts Batman with a Kryptonite ring! Collected from SUPERMAN #44, ADVENTURES OF SUPERMAN #466-467, ACTION COMICS #653-654 and ACTION COMICS ANNUAL #1. [/quote:1bloy5fu] Alors "[b:1bloy5fu][i:1bloy5fu]Dark Knight Over Metropolis[/i:1bloy5fu][/b:1bloy5fu]", c'est l'une des sagas importantes, et particulièrement mésestimées, de Batman et Superman. En gros, après [b:1bloy5fu]Crisis on Infinite Earths[/b:1bloy5fu], on a deux héros qui ne s'aiment pas. Ils se sont croisés fugitivement dans les [b:1bloy5fu]Man of Steel[/b:1bloy5fu] de Byrne, et cette saga (une enquête de Batman à Metropolis) est leur première "rencontre officielle", en gros. Et la fin est vraiment super (c'est une scène qui sera reprise de multiples fois, et qui a une grande importance dans la construction des personnages dans cette version de l'univers). Vraiment, c'est un récit très important. Et en plus, assez joli : Batman par Ordway, ça donne bien ! L'[b:1bloy5fu]Annual[/b:1bloy5fu] dessiné par Art Adams et contant une histoire assez bateau de vampires est beaucoup plus anecdotique, mais le TPB, pour sa principale saga, est fortement conseillé. Jim
Bon, pas de regrets d'avoir laissé passer cette mini. J'avais également aperçu la compilation d'une mini-série de la dernière décennie, qui est antérieure au boulot de [i:2ll4ejbw]Will Pfeifer[/i:2ll4ejbw] et [i:2ll4ejbw]John Byrne[/i:2ll4ejbw]. ça s'appelle [b:2ll4ejbw]The demon : Driven out[/b:2ll4ejbw], c'est écrit par [i:2ll4ejbw]Joshua Dysart[/i:2ll4ejbw] et dessiné par [i:2ll4ejbw]Pop Mahn[/i:2ll4ejbw]. Equipe créative qui m'intéressait énormément mais j'ai été un peu refroidi par le pitch, qui mettait en scène la séparation de Jason Blood et du démon Etrigan, forçant ce dernier à prendre possession d'un nouvel hôte. Ce dernier étant lié à un gang et des courses de voitures, le démon se retrouve impliqué dans des ennuis d'un genre nouveau. Pas franchement tentant.
J'ai récemment lu le TPB [b:2hac3l99]The Demon : From the Darkness[/b:2hac3l99], que j'ai depuis cet été et qui est sorti en janvier dernier, je crois. Il reprend la mini-série signée Matt "Grendel" Wagner de 1987, ainsi que son numéro #22 de la série régulière, sorti en 1992. J'en profite pour remettre l'échange qu'on avait eu avec Benoît, histoire de redonner un contexte (ça m'évite de retaper des trucs, je ne jette rien !). [quote="Jack!":2hac3l99] [img:2hac3l99]http://imageshack.us/a/img706/7045/hke4.jpg[/img:2hac3l99] [b:2hac3l99]THE DEMON: FROM THE DARKNESS TP[/b:2hac3l99] Written by MATT WAGNER Art by MATT WAGNER and ART NICHOLS Cover by MATT WAGNER On sale JANUARY 15• 128 pg, FC, $14.99 US Jason Blood travels to Cornwall to find the spirit of Merlin and lift the curse that binds him to Etrigan, The Demon. But unraveling a centuries old curse is anything but easy, and Blood learns more about his mystical alter ego than he could have imagined. Collects the 4-issue miniseries from 1987 and issue #22 of The Demon’s monthly series.[/quote:2hac3l99] [quote="Jim Lainé":2hac3l99]Ça, j'ai jamais lu. Youpi ! Et s'ils faisaient les épisodes de Garth Ennis, ça serait super cooooooool ! [/quote:2hac3l99] [quote="Benoît":2hac3l99]J'avais noté ça aussi (et y a un reprint d'un épisode de Jack Kirby inclus dedans visiblement, en attendant une version softcover de The demon), mais je ne sais pas si je pourrais le prendre, il y a déjà trois grosses sorties Vertigo qui me font de l'oeil. J'ignorais que Garth Ennis avait écris sur le personnage, mais ça serait intéressant d'avoir une réédition des ses épisodes, je commence à apprécier le boulot du scénariste après avoir été très longtemps réfractaire.[/quote:2hac3l99] [quote="Jim Lainé":2hac3l99]Les épisodes d'Ennis constituent, de mémoire, son arrivée chez DC. En tout cas, je n'ai pas le souvenir qu'il ait fait beaucoup de choses pour eux avant (peut-être du [b:2hac3l99]Hellblazer[/b:2hac3l99] : je ne sais pas quelle série a été la première, en fait, ça se joue entre [b:2hac3l99]Hellblazer[/b:2hac3l99] et [b:2hac3l99]Demon[/b:2hac3l99]). Personnellement, je n'ai pas suivi, parce que j'avais pas beaucoup de sous à l'époque et que c'était moins facile à trouver que d'autres séries (notamment certaines séries qui m'intéressaient davantage). Ce n'est pas Ennis qui l'a lancée, cette série, c'est Alan Grant (qui faisait / avait fait plein de Batman bien sympa avec Breyfogle notamment, avec son sens de l'irrévérence qu'on lui connaît…), mais je ne sais pas combien de temps il est resté, ni s'il y a eu d'autres scénaristes que Grant et Ennis (à part le #22 mentionné plus haut, dû à Matt Wagner, je crois que je l'ai eu, je ne sais pas si je l'ai encore). À ma connaissance, c'est dans un des [i:2hac3l99]Annuals[/i:2hac3l99] de la série qu'est apparu Hitman, à l'occasion d'un événement éditorial où des extraterrestres infectent des humains leur donnant ainsi des pouvoirs (l'idée, c'était de créer des personnages secondaires capables de revenir régulièrement voire d'avoir leur propre série : à ma connaissance, le seul à y parvenir, c'était Hitman). En tout cas, rien que d'en parler, y a une chose qui me plaît de plus en plus dans cette politique de rééditions, c'est que c'est l'occasion de découvrir plein de trucs que je n'ai jamais lus. J'ai lu beaucoup de comics, mais il m'en reste tellement à découvrir. C'est assez grisant, d'une certaine manière. [/quote:2hac3l99] [quote="Benoît":2hac3l99] Ah, c'est un épisode de Matt Wagner (ce qui tombe sous le sens pour cette réédition), au temps pour moi. Je n'avais pas été vérifié s'il y avait eu d'autres séries régulières en dehors de celle de Kirby.[/quote:2hac3l99] [quote="Jim Lainé":2hac3l99]Il y a eu la mini de Wagner, suivie de la régulière dont on parle (Grant, Ennis…), et au début des années 2000 il y a eu une série par Will Pfeifer et John Byrne, dont j'ai vaguement survolé quelques numéros, mais je n'en sais pas plus…[/quote:2hac3l99] Bref donc, j'ai lu ce TPB. C'est sympa mais sans plus. Les quatre épisodes constituent une mise à jour du personnage, avec redéfinition du statu quo pour l'univers DC de l'immédiat post-[b:2hac3l99]Crisis[/b:2hac3l99]. C'est sympathique, avec plein d'effets de style (les voix off, les rimes…), mais ça tourne un peu à vide, les bases nouvelles posées (la ressemblance avec Belial…) ne menant somme toute pas loin. À la fin, on est en mode "tout ça pour ça ?". Graphiquement, Wagner est encré par Art Nichols, qui a une belle encre, un peu sèche cependant, et qui hélas met en valeur les défauts de Wagner, à savoir un dessin un peu bancal et des personnages un peu plat. L'un dans l'autre, la belle friandise du TPB, c'est le numéro 22 de la série régulière, une histoire de possession et d'invocation qui tourne mal. Wagner s'encre seul et on retrouve l'auteur de [b:2hac3l99]Grendel[/b:2hac3l99], tant dans la graisse du trait que dans l'exploitation formelle de la planche. Il s'inscrit dans la tonalité irrévérencieuse de la série, avec un Démon cruel et ricaneur. L'épisode est raconté en rime, ce qui rajoute une dimension "exercice de style" assez agréable. Bref, c'est un peu le clou du spectacle. C'est, éventuellement, une bonne occasion pour ceux qui ne connaissent pas de découvrir le Démon. Voire de découvrir Wagner. Cependant, ni l'un ni l'autre ne sont au sommet de leur forme, et les fans pourraient être déçus. C'est pas mal, pas indispensable. Agréable, mais un peu vain. Et cela me conduit à répéter ce que je suggérais au début de la conversation avec Benoït : ils feraient bien de rééditer la série régulière. Jim
[img:3kgsq5ry]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51GRSQE8KFL._SY344_BO1,204,203,200_.jpg[/img:3kgsq5ry] Je me relis le run de winick sur GA et y'a pas à dire il sait y faire le père Winick. Auteur de green lantern, des outsiders ou encore du under the hood pour Batman, ici il prend un malin plaisir à faire souffrir ses héros. Entre Ollie qui trompe dinah avec la nièce de black lightning ( cette dernière ne fera pas long feu ) et sa rupture d'avec black canary. Ou la descente aux enfers de mia qui devient une meurtrière et se découvre être infectée par le virus HIV. En parallèle arsenal se fera tiré dessus dans la série outsiders, il n'y a guère que connor qui s'en tire bien. Judd caractérise à merveille ses héros et les rends attachants et touchants ( ollie en tête se sentant responsable de toutes les merdes qui leurs tombent dessus ). A coté de ça Winick apporte son lot de menace ( Draco;brick ou encore des démons dans l'excellent arc city walls ). C'est vraiment très bon et la suite est du même acabit ( deathstroke, ollie maire, retour sur l'ile ...) Graphiquement phil hester assure impeccablement la premère moitié du run ( faut juste se fader un arc par tom fowler ) la suite étant faite par mc daniel et ron garney. Un très bon run ( comme souvent avec ce scén qu'urban ferait bien d'adapter dans nos contrées
[img:3ccu260w]https://fbcdn-sphotos-d-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xpa1/v/t1.0-9/q71/s720x720/10517695_10204222619902817_9219203473782245420_n.jpg?oh=383281bb75e82589b70968710223b97c&oe=5459BFB8&__gda__=1413185342_8d74479f4915acfc1392ab601f6ef77e[/img:3ccu260w] Je suis en train de me relire le run de Johns sur Flash. J'aime beaucoup ce run qui remet en avant la rogue gallery. J'apprécie énormément la prestation de Waid mais ce dernier met plus wally en avant. Ici Johns redore le blason de ces vilains ( captain cold va me congeler si il voit que je le nomme ainsi ) un brin looser. Il redonne des origines aux principaux et en crée de nouveaux. Il développe aussi ses persos secondaires avec les flics morillo et chyre et ramène Iris West en plus des persos habituels ( linda et les autres speedster ). Ca bouge beaucoup, johns se permetant des épisodes de transitions centrés sur certains lascars entre les grosses sagas. Graphiquement Kollins avec hazzlewood à l'encrage livre un bon travail ( j'en suis pas encore à la partie du run par howard porter que j'aime beaucoup aussi ). J'espère que la série tv va donner envie à urban de retraduire tout ça en vf voir même d'aller chercher ceux de waid ( même si graphiquement greg larocque peut en refroidir plus d'un )
[quote="tsouin":39axjigq][img:39axjigq]http://imageshack.com/a/img12/2338/bdb5.png[/img:39axjigq] J'avais loupé la sortie des deux derniers tpb consacré aux man of steel de Byrne[/quote:39axjigq] Avant de partir pour ma virée parisienne de la fin de semaine dernière, j'avais eu la présence d'esprit de regarder quel était le dernier volume dans ma bibliothèque. C'était le septième, donc j'ai pris ce huitième, non mais ! [quote="tsouin":39axjigq]et c'est avec un grand plaisir que je me suis refait les 8 tomes de cette collection. A la base je suis pas un gros fan de superman[/quote:39axjigq] Moi, je suis beaucoup plus fan de Superman que de Batman. Et il y a des tas de trucs que j'aimerais lire en anglais. Genre le "[b:39axjigq][i:39axjigq]Trial of Superman[/i:39axjigq][/b:39axjigq]" (que j'ai en grande partie en allemand, langue dont je n'ai que quelques notions poussiéreuses datant de ma scolarité), ou encore la saga "[b:39axjigq][i:39axjigq]King of the World[/i:39axjigq][/b:39axjigq]", dont je n'ai presque rien, et qui semble vraiment intéressante. Fichu Batman qui domine le marché des deux côtés de l'Atlantique. [quote="tsouin":39axjigq] mais faut dire que le père Byrne était un sacré conteur. Avec un narration classique mais terriblement efficace il à su me faire accrocher au perso qui la plupart du temps m'ennuie.[/quote:39axjigq] Depuis le début, j'ai toujours préféré ce que proposait Wolfman. Je trouvais les idées de Byrne farfelues, mais surtout pas abouties. Il lance un truc, il n'en fait rien, il lance un autre truc. Pendant longtemps, n'ayant lu que des numéros épars, je me disais que j'avais une vue faussée de cette période, mais cette série de rééditions m'a conforté dans l'idée que ça manque de souffle. Et j'avoue que je préfère la fin de sa période, avec justement les vrais problématiques, que ce soit Superboy, Supergirl, le Zod de l'univers de poche… Et d'une certaine manière, la série ne décolle réellement qu'après son départ, notamment avec la saga "[i:39axjigq][b:39axjigq]Exile[/b:39axjigq][/i:39axjigq]", qui marque selon moi le véritable début de la grande période de Superman post-[b:39axjigq]Crisis[/b:39axjigq]. En fait, j'irai jusqu'à dire que l'ensemble de la période Byrne est globalement une réinstallation du personnage, une longue phase d'exposition. [quote="tsouin":39axjigq] Faut dire aussi que depuis que le perso est publié régulièrement en france on a pas eu de période vraiment folichonne ( quelques loeb sympa sous semic et après il a fallu que j'attende johns pour retrouver un semblant d'intérêt)[/quote:39axjigq] Rucka a essayé des choses. Mais bon, il n'était pas super bien servi au dessin, et certains choix (notamment son vilain principal) me sont restés en travers de la gorge. Et j'aurais tendance à dire que les gros morceaux de bravoure de l'ère Mike Carlin, à part "[b:39axjigq][i:39axjigq]la Mort de Superman[/i:39axjigq][/b:39axjigq]", sont restés inédits en France. [quote="tsouin":39axjigq] Ici avec Wolfman ( dans un premier temps sur adventure of sup ) et Ordway ( dont je n'étais non plus pas un grand fan car découvert sur la trilogie des démolisseurs sur les vengeurs de busiek ou encore maximum security )[/quote:39axjigq] Ordway, je le connaissais pour ses [b:39axjigq]All-Star Squadron[/b:39axjigq] dessinés sur scénario de Roy Thomas, que j'ai lus en traduction. Et j'aime vraiment beaucoup, c'est un dessin classique, élégant, [i:39axjigq]old school[/i:39axjigq] mais entièrement tourné vers les personnages. Dans les années 1990, je cherchais dans les bacs des épisodes de ses récits de Superman, mais aussi de sa série [b:39axjigq]Power of Shazam[/b:39axjigq], que j'aimais beaucoup. Vraiment, Ordway, pour moi, c'est gage de qualité. [quote="tsouin":39axjigq] les deux scenaristes remonte le mythe de sup après la crise de 85.[/quote:39axjigq] Wolfman a signé, avec Gil Kane (et d'autres, dont Curt Swan et Joe Staton, de mémoire), une sacrée période, avec plein de récits super chouettes et de planches magnifiques. Je pense que Wolfman a profité de la réfection de l'univers DC pour faire des choses qu'il n'avait pas eu le temps de faire précédemment. [quote="tsouin":39axjigq] J'y ai retrouvé tout les éléments qui m'ont fait aimer les comics, des histoires courtes ( un ou deux chapitres par histoire ), le vilain du mois, des subplot, des personnages secondaires travaillés et un peu de social.[/quote:39axjigq] Le côté "vilain du mois" m'enquiquinait, je dois l'avouer. En revanche, le côté social et les personnages secondaires, c'est ce qui fait pour moi la qualité de cette période. Et là encore, je trouve le travail de Wolfman puis d'Ordway (qui reprend l'écriture) assez impressionnant. Vraiment, j'adore, on sent que Clark Kent vit dans un vaste univers cohérent. [quote="tsouin":39axjigq] Byrne fourmille d'idées et livre parfois des histoires cocasse ( le action comics ou sup et barda sous emprise mentale vont presque jusqu'à tourner dans un porno, maudit mr miracle qui empêche ça). Il arrive aussi à gérer la nouvelle continuité et ses problèmes comme le cas superboy. Il arrive aussi à tirer de bonnes choses d'un cross assez pourri comme millénium. [/quote:39axjigq] La construction de [b:39axjigq]Millenium[/b:39axjigq] (comme celle d'[b:39axjigq]Invasion[/b:39axjigq], d'ailleurs) est complètement bordélique, si bien que, malgré des idées qui vont de l'intéressant au passionnant, les choses les plus intéressantes se déroulent dans les séries annexes (contrairement à [b:39axjigq]Crisis[/b:39axjigq], où les choses essentielles sont dans la série centrale : voir le semi-échec des épisodes de [b:39axjigq]Green Lantern[/b:39axjigq], assez difficiles à suivre sans avoir lu [b:39axjigq]Crisis[/b:39axjigq]). [quote="tsouin":39axjigq] Chaque titre à son identité, ainsi superman fait la part belle aux vilains, action comics aux team up de tout genre et adventure gère les problèmes plus terre à terre ( guerre des gang avec le fils de perry au centre, création et chute de gangbuster, problèmes familiaux de cat grant...) [/quote:39axjigq] [b:39axjigq]Adventures[/b:39axjigq] a longtemps été le titre à la continuité la plus forte, c'était donc un plaisir à suivre. [quote="tsouin":39axjigq] Byrne et Ordway livrent des planches magnifiques. Bref du tout bon. J'espère que DC va continuer cette collection [/quote:39axjigq] Je ne sais pas quelle est sa vocation. Veut-elle couvrir la période Byrne ? Si c'est le cas, on arrive bientôt à la fin, car avec la parution d'[b:39axjigq]Action Comics[/b:39axjigq] #600 dans ce tome, on arrive à la période où le titre devient hebdomadaire et contient différentes séries (la série consacrée à Superman ne fait plus que deux pages, par exemple…), et donc il ne restera plus que [b:39axjigq]Superman[/b:39axjigq], accompagné d'[b:39axjigq]Adventures[/b:39axjigq]. De quoi couvrir la saga du Zod d'une autre dimension, en un neuvième tome. Mais cette collection a-t-elle vocation à couvrir la suite ? Ce serait intéressant. Mais dans ce cas, elle va bientôt arriver à la hauteur de la saga "[b:39axjigq][i:39axjigq]Exile[/i:39axjigq][/b:39axjigq]", qui a connu une édition en TPB. Et qui pourrait très bien intégrer la numérotation de la collection (après tout, pourquoi pas). Et jusqu'à quand la collection pourrait se développer ? Pourquoi pas jusqu'à "[b:39axjigq][i:39axjigq]La Mort de Superman[/i:39axjigq][/b:39axjigq]", en absorbant "[b:39axjigq][i:39axjigq]Time and Time Again[/i:39axjigq][/b:39axjigq]", "[b:39axjigq][i:39axjigq]Panic in the Sky[/i:39axjigq][/b:39axjigq]", "[b:39axjigq][i:39axjigq]They Saved Luthor's Brain[/i:39axjigq][/b:39axjigq]" et tous les autres ? Là, je n'y crois pas trop : "[b:39axjigq][i:39axjigq]Dark Knight over Metropolis[/i:39axjigq][/b:39axjigq]" vient de paraître, ça semblerait indiquer que DC puise dans une période qu'il ne considère pas comme propice à une intégrale. Donc je mise pour un neuvième et dernier volume, qui bouclerait avec les Byrne avant de plier boutique. Pour en revenir à ce tome en particulier, j'en profite pour signaler qu'il contient quelques curiosités. Par exemple un épisode où Byrne est encré par Ty Templeton (et du coup, ça ressemble à du Paul Pelletier ou du Dale Keown première manière). Ou encore les histoires de complément d'[b:39axjigq]Action Comics[/b:39axjigq] #600. On encore un [b:39axjigq]Action Comics[/b:39axjigq] dessiné par Ross Andru, dans lequel ce dernier met en scène ses créations, les Metal Men. Sauf que cet épisode, ici, souffre d'une reproduction déplorable, le trait noir ayant été bouffé à l'impression (la numérisation a sans doute été effectuée à partir d'un matériel pas terrible). Le résultat pique les yeux, et c'est vraiment dommage, parce que l'histoire est sympa et que Byrne se retrouve ici dans le rôle de l'encreur, ce qui donne aux planches une patte irrésistible. Avec des cas comme celui-ci, on touche les limites de l'exercice de la réimpression. Et on effleure le vieux problème récurrent du patrimoine, de plus en plus fragilisé par la modernité des moyens technologiques, et par leur obsolescence accélérée. Aujourd'hui, des planches vieilles de trente ans mobilisent des moyens considérables afin d'être exploitées, et cela ne garantit pas la qualité de l'ensemble. Il y a trente ans, justement, le problème ne se posait quasiment pas. Les amateurs de TPB qu'on qualifiera de "patrimoniaux" peuvent s'estimer heureux, on a accès à plein de trucs. Mais parfois, au détour d'un sommaire, un épisode mal scanné vient gâcher le plaisir. [quote="tsouin":39axjigq]et qu'au passage il reprenne la compilation de la JLI/E ( le 6eme tome étant sorti y'a un petit moment déjà.[/quote:39axjigq] Ah ça, oui, je ferais bien de noter ceux que j'ai, tudieu ! [quote="tsouin":39axjigq] Le reboot de 85 avait quand même plus de gueule que ce qu'on bouffe actuellement[/quote:39axjigq] Assez d'accord, même s'il souffre des mêmes travers. Mais ça a duré moins longtemps. Jim
[quote="Jack!":uq4e49o0] [img:uq4e49o0]http://imageshack.us/a/img89/4782/sw6j.jpg[/img:uq4e49o0] [b:uq4e49o0]JONAH HEX: SHADOWS WEST TP[/b:uq4e49o0] Written by JOE R. LANSDALE Art by TIMOTHY TRUMAN and SAM GLANZMAN Cover by TIMOTHY TRUMAN On sale APRIL 9 • 392 pg, FC, $24.99 US • MATURE READERS In these twisted tales from JONAH HEX: TWO-GUN MOJO #1-5, JONAH HEX: SHADOWS WEST #1-3 and JONAH HEX: RIDERS OF THE WORM AND SUCH #1-5, Hex battles a doctor determined to transform him into a zombie, joins up with a Wild West show and learns the dark secret behind the existence of a demonic baby, and discovers an ancient race of man-eating worms from beneath the earth. [/quote:uq4e49o0] Dans les années 1990, le romancier Joe Lansdale et le dessinateur Tim Truman (dont là encore Nikolavitch pourra venir vous parler, bien mieux que moi, de ses différents travaux western, de son ascendance indienne, tout ça…) se sont associés à l'occasion de plusieurs mini-séries autour de Jonah Hex*. Ces dernières, qui développent un ton horrifique et un mauvais esprit galopant, n'avaient à ma connaissance jamais été compilées. Pour ma part, je n'avais que les trois épisodes de [b:uq4e49o0]Shadow West[/b:uq4e49o0]. Je vais donc pouvoir découvrir les deux autres récits, qui m'ont l'air aussi croquignolets que celui que je connais. Ce qui d'ailleurs m'a permis de comparer l'impression. Je soupçonne vigoureusement que, comme souvent, le matériel a été récupéré via des scanns. Si l'impression est tout à fait honnête, on constatera quand même une légère déperdition, repérable à un trait noir moins net et à des couleurs plus passées. Rien d'affolant, c'est tout à fait honorable qualitativement parlant, mais on touche aux milites techniques, les choses disponibles sur films (ou cromalins) n'étant, pour l'heure en tout cas, pas encore récupérables parfaitement. Je rappelle que ce recueil est estampillé Vertigo. Il est donc possible que certains libraires le classe séparément des autres [b:uq4e49o0]Jonah Hex[/b:uq4e49o0]. C'est le cas chez Pulps, où le recueil est rangé parmi les Vertigo, alors que la série de Palmiotti et Gray est rangée ailleurs (et les recueils en [b:uq4e49o0]Showcase[/b:uq4e49o0] encore ailleurs). Mais bon, ça vous fera visiter plusieurs rayons, c'est sain ! Jim * À bien y réfléchir, Jonah Hex, pour personnage secondaire qu'il soit, a plutôt été bien servi question BD. Sa série des années 1970 est d'excellente tenue, rude et rugueuse pour l'époque (et encore aujourd'hui) et d'ordinaire excellemment dessinée. Ces récits Vertigo sont vraiment bien, avec un ton ricanant. La série de Gray et Palmiotti est de premier ordre, développant un ton de fable succulent, et même l'[b:uq4e49o0]All-Star Western[/b:uq4e49o0] récent, malgré ses innombrables concessions (qui n'auront pas sauvé la série), propose une myriade de choses intéressantes (mais perd sa portée "fabuliste"). Dans l'ensemble, on peut prendre à peu près n'importe quoi de Jonah Hex, c'est de première qualité.
[quote="Jack!":xydhixdo] [img:xydhixdo]http://imageshack.us/a/img69/8228/zriq.jpg[/img:xydhixdo] [b:xydhixdo]FLEX MENTALLO: MAN OF MUSCLE MYSTERY TP[/b:xydhixdo] Written by GRANT MORRISON Art and cover by FRANK QUITELY On sale APRIL 30 • 128 pg, FC, $14.99 US • MATURE READERS Once he was Hero of the Beach...and of the Doom Patrol. Now Flex Mentallo returns to investigate the sinister dealings of his former comrade The Fact, and a mysterious rock star whose connection to Flex may hold the key to saving them both. Collecting the four-issue miniseries, including a sketch section and recolored art. [/quote:xydhixdo] Oui, je sais, c'est à peine croyable, mais je n'ai jamais lu [b:xydhixdo]Flex Mentallo[/b:xydhixdo] en entier, seulement survolé. Donc j'ai pris la version [i:xydhixdo]softcover[/i:xydhixdo], que je vais dévorer sous peu. J'en profite pour signaler l'existence de ce recueil en version souple, donc moins cher. Jim
[quote="Jack!":1uzxvh42] [img:1uzxvh42]http://imageshack.com/a/img593/2447/4sfj.jpg[/img:1uzxvh42] [b:1uzxvh42]THE SPECTRE VOL. 1: CRIMES AND JUDGMENTS TP[/b:1uzxvh42] Written by JOHN OSTRANDER Art and cover by TOM MANDRAKE On sale MAY 14 • 320 pg, FC, $19.99 US In these tales from THE SPECTRE #1-12, detective Jim Corrigan tries to end his mission as The Spectre. But the grisly crimes of a serial killer pull him back into the battle for justice – and send him on a trip to hell! Plus, Madame Xanadu tries to help Corrigan – but her help may lead one of them to suicide. [/quote:1uzxvh42] La reprise de Spectre, par Ostrander et Mandrake (des complices sur [b:1uzxvh42]Grimjack[/b:1uzxvh42], sur [b:1uzxvh42]Firestorm[/b:1uzxvh42], sur [b:1uzxvh42]Martian Manhunter[/b:1uzxvh42], même sur [b:1uzxvh42]Batman[/b:1uzxvh42]), a contribué à replacer le personnage au premier rang, à redéfinir le concept pour une audience moderne, à durcir le ton (ça lorgne un peu du côté de Vertigo* en termes de violences, mais également de pertinences des sujets évoqués) et à mélanger plus intelligemment polar et fantastique. L'une des choses qui m'apparaît, c'est qu'Ostrander, au sein de ce personnage associant l'humain et l'immanent, remet l'humain au centre. Ce recueil contient douze numéros. Le vieux TPB en contenait, euh… quatre ou six, je ne sais plus. En revanche, il présentait une préface du scénariste qui n'est pas reprise ici. Dommage. Jim * À l'époque où l'éditeur proposait un Vertigo fort, pas mal de séries de super-héros tentaient de développer une tonalité voisine sans pour autant être estampillées en tant que telles. On pense bien entendu au [b:1uzxvh42]Starman[/b:1uzxvh42] de Robinson, mais le [b:1uzxvh42]Spectre[/b:1uzxvh42] d'Ostrander est un peu concerné.
une partie de la clé du chaos (il manque le premier épisode avec le Spectre, ma première rencontre avec le personnage) était reprise dans le TPB Superman vs Mongul sorti l'an passé. et en effet, j'adore cette histoire, complètement dans la démesure que permettent les comics, et qui en plus pose plein de concepts qui seront recyclés par la suite.
[quote="Jack!":1322jkq2] [img:1322jkq2]http://img585.imageshack.us/img585/7083/070sc.jpg[/img:1322jkq2] [b:1322jkq2]SHOWCASE PRESENTS: DC COMICS PRESENTS SUPERMAN TEAM-UPS VOL. 2 TP[/b:1322jkq2] Written by MARV WOLFMAN, LEN WEIN, GERRY CONWAY and others Art by RICH BUCKLER, JIM STARLIN, JOSE LUIS GARCIA-LOPEZ and others Cover by JIM STARLIN On sale JULY 17 • 568 pg, B&W, $19.99 US Superman battles for justice alongside heroes including Supergirl, Black Canary, Wonder Woman, The Flash, Starman and more in these stories from DC COMICS PRESENTS #27-50 and DC COMICS PRESENTS ANNUAL #1! [/quote:1322jkq2] J'avais repéré ce tome depuis longtemps, mais je ne le trouvais pas chez Pulps. J'ai d'abord cru qu'ils l'avaient vendu, alors en désespoir de cause, j'ai demandé, et en fait, ils n'avaient pas réassorti le rayon et le tome était dans la réserve. En arrivant vendredi pour la petite table ronde / rencontre, j'ai eu la surprise de voir que Stéphanie m'avait réservé un exemplaire. Joie sans fard. Précisons que la couverture définitive, c'est ça : [img:1322jkq2]http://static.comicvine.com/uploads/scale_large/6/67663/3211757-01.jpg[/img:1322jkq2] Bref, c'est super. Ça commence notamment avec des épisodes qui avaient, en leur temps, été traduit dans un album des [b:1322jkq2]Géants des super-héros[/b:1322jkq2], cette collection de VF de différents [i:1322jkq2]team-ups[/i:1322jkq2], éditée par Artima. [img:1322jkq2]http://www.bedetheque.com/media/Couvertures/Geantsdessuperheros4_01062002.jpg[/img:1322jkq2] Pour info, il s'agit de [b:1322jkq2]La Clé du Chaos[/b:1322jkq2], contenant l'une des histoires préférées de l'ami Nikolavitch (qui viendra en parler s'il a l'occasion). Une histoire qui met en scène, outre Superman, Supergirl, le Limier Martien et le Spectre. Ainsi que la première apparition de Mongul. C'est dessiné par Jim Starlin, dans un style encore assez proche de ses [b:1322jkq2]Captain Marvel[/b:1322jkq2] ou [b:1322jkq2]Adam Warlock[/b:1322jkq2], à savoir une grande maîtrise anatomique, pas encore trop de maniérismes, une belle énergie et des compositions de pages formidables, très riches mais très lisibles. Starlin, d'ailleurs, revient plus tard dans la série, notamment pour relancer Mongul, et pour dessiner la Légion des Super-Héros, sur scénario de Paul Levitz. Quant à Mongul, il fera aussi une apparition sans son créateur graphique. Autant de récits qui, personnellement, ne me disent rien. Plaisir de la découverte. Et plaisir des retrouvailles aussi : il y a un ou deux épisodes dessinés par José-Luis Garcia-Lopez, dont la rencontre avec le Joker qui occupe la couverture de ce volume. Je connaissais ce récit, que j'ai dans une publication de Sagédition, mais c'est cool de la relire en VO. Et en noir & blanc, rendant justice au dessin. À part ça, le tome contient des épisodes par Rich Buckler en pleine émulation Neal Adams, ou par des gens comme Irv Novick ou Don Heck. Pas mal de récits par Gerry Conway, ce qui est ironique, parce que, en arrivant chez DC, il a proposé ses services pour à peu près n'importe quoi, mais pas des séries [i:1322jkq2]team-ups[/i:1322jkq2] ! En tout cas, ravi : j'ai toujours aimé cette formule éditoriale, et j'aime bien suivre les efforts des scénaristes qui tentent d'injecter de la continuité et des thèmes personnels dans un format si étriqué. Jim
[img:2bl4bv9d]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/DeadMansKnock_zpsf419ad4e.jpg[/img:2bl4bv9d]
[quote:2bl4bv9d]Ce troisième recueil, contient les épisodes 13 à 18 de la série mensuelle, parus en 2010.
Les journaux télévisés ne parlent que de ça : la sortie imminente du quatorzième tome des aventures de [b:2bl4bv9d]Tommy Taylor[/b:2bl4bv9d]. Du pain bénit pour les média puisque l'auteur, Wilson Taylor, a mystérieusement disparu depuis des années et que son fils, [b:2bl4bv9d]Thomas Taylor[/b:2bl4bv9d] est activement recherché pour une série de meurtres commis en Suisse à la villa [b:2bl4bv9d]Diodati[/b:2bl4bv9d].
[/quote:2bl4bv9d]
[b:2bl4bv9d]The Unwritten[/b:2bl4bv9d] est incontestablement une série du calibre de celle de [b:2bl4bv9d]Fables[/b:2bl4bv9d] (pour donner une idée aux lecteurs francophones), j'ai déjà parlé du [i:2bl4bv9d]graphic novel[/i:2bl4bv9d] [b:2bl4bv9d][i:2bl4bv9d][url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/11/tommy-taylor-and-ship-that-sank-twice.html:2bl4bv9d]Tommy Taylor and the Ship That Sank Twice[/url:2bl4bv9d][/i:2bl4bv9d][/b:2bl4bv9d], et c'est fort dommage qu'elle ne soit toujours pas éditée en version française (seulement deux recueils chez [b:2bl4bv9d]Panini[/b:2bl4bv9d]).
Ceci dit si cela vous intéresse je parle [b:2bl4bv9d][url=http://artemusdada.blogspot.fr/2014/01/the-unwritten-dead-mans-knock.html:2bl4bv9d]ici[/url:2bl4bv9d][/b:2bl4bv9d] du troisième recueil, [b:2bl4bv9d][i:2bl4bv9d]Dead Man's Knock[/i:2bl4bv9d][/b:2bl4bv9d], il est question de bande passante sociale, de "faiction", de réalité, de monde, d'aventures, d'orphelin résilient, d'[i:2bl4bv9d]editor[/i:2bl4bv9d], etc....
Bonne lecture.
[img:vsab4hng]http://imageshack.com/a/img12/2338/bdb5.png[/img:vsab4hng] J'avais loupé la sortie des deux derniers tpb consacré aux man of steel de Byrne et c'est avec un grand plaisir que je me suis refait les 8 tomes de cette collection. A la base je suis pas un gros fan de superman mais faut dire que le père Byrne était un sacré conteur. Avec un narration classique mais terriblement efficace il à su me faire accrocher au perso qui la plupart du temps m'ennuie. Faut dire aussi que depuis que le perso est publié régulièrement en france on a pas eu de période vraiment folichonne ( quelques loeb sympa sous semic et après il a fallu que j'attende johns pour retrouver un semblant d'intérêt) Ici avec Wolfman ( dans un premier temps sur adventure of sup ) et Ordway ( dont je n'étais non plus pas un grand fan car découvert sur la trilogie des démolisseurs sur les vengeurs de busiek ou encore maximum security ) les deux scenaristes remonte le mythe de sup après la crise de 85. J'y ai retrouvé tout les éléments qui m'ont fait aimer les comics, des histoires courtes ( un ou deux chapitres par histoire ), le vilain du mois, des subplot, des personnages secondaires travaillés et un peu de social. Byrne fourmille d'idées et livre parfois des histoires cocasse ( le action comics ou sup et barda sous emprise mentale vont presque jusqu'à tourner dans un porno, maudit mr miracle qui empêche ça). Il arrive aussi à gérer la nouvelle continuité et ses problèmes comme le cas superboy. Il arrive aussi à tirer de bonnes choses d'un cross assez pourri comme millénium. Chaque titre à son identité, ainsi superman fait la part belle aux vilains, action comics aux team up de tout genre et adventure gère les problèmes plus terre à terre ( guerre des gang avec le fils de perry au centre, création et chute de gangbuster, problèmes familiaux de cat grant...) Byrne et Ordway livrent des planches magnifiques. Bref du tout bon. J'espère que DC va continuer cette collection et qu'au passage il reprenne la compilation de la JLI/E ( le 6eme tome étant sorti y'a un petit moment déjà. Le reboot de 85 avait quand même plus de gueule que ce qu'on bouffe actuellement
Ton billet relatant le contexte autour de Micah Ian Wright est très intéressant. Je n'en savais pas autant, et je suis content d'en apprendre plus. La série en elle-même était bonne, une parfaite opposition au titre The Authority de l'époque, qui s'installait dans un rôle de dirigeant du monde et s'enfermait dans une attitude que l'équipe critiquait auparavant. StormWatch Team Achilles perd, à un moment, sa direction initiale (l'équipe officielle qui "contrôle" les surhumains), mais va dans un sens également intéressant. Je comprends que DC, face au scandale de l'époque, ait décidé de virer l'auteur, mais ils auraient au moins pu éditer le dernier épisode. Pour les lecteurs.
[quote="Le Doc":1xwr6fnf]Je reconnais que cet album ne m'avait pas du tout intéressé à l'époque...et comme je suis loin d'être un grand fan des dessins de Portacio...
[/quote:1xwr6fnf]
Oui moi non plus je ne suis pas fan de [b:1xwr6fnf]Portacio[/b:1xwr6fnf], mais je trouve que le scénario en quelque sorte, embellit le trait du dessinateur.
Pour le reste, la caractérisation des personnages est plutôt réussie, les dialogues font mouche, et puis il y a une touche de mauvais esprit rafraîchissante.
Pour ma part j'avais trouvé ce recueil pas mal du tout au moment de sa sortie, et je l'ai relu plusieurs fois pour écrire mes billets et j'ai pris beaucoup de plaisir à chaque lecture.
[img:2lg5b5o3]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/STACouv_zps87c0b761.jpg[/img:2lg5b5o3]
En attendant un petit commentaire sur le premier [i:2lg5b5o3]TPB [/i:2lg5b5o3]de la série [b:2lg5b5o3]Stromwatch : Team Achilles[/b:2lg5b5o3], permettez-moi de vous proposer un [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/12/stormwatch-team-achilles.html:2lg5b5o3][b:2lg5b5o3]premier billet[/b:2lg5b5o3][/url:2lg5b5o3] sur la série où il est notamment question de la controverse au sujet du scénariste de la série [b:2lg5b5o3]Micah Ian Wright[/b:2lg5b5o3].
Puis un [b:2lg5b5o3][url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/12/stormwatch-team-achilles-1.html:2lg5b5o3]deuxième billet[/url:2lg5b5o3][/b:2lg5b5o3] où je vous propose, un peu hors sujet puisque nous sommes ici dans la section V.O, le premier épisode de cette série dans la traduction de l'ami [b:2lg5b5o3][url=http://nikolavitch-warzone.blogspot.fr/:2lg5b5o3]Niko[/url:2lg5b5o3] [/b:2lg5b5o3] paru en son temps chez l'éditeur [b:2lg5b5o3]SEMIC[/b:2lg5b5o3], qui au demeurant reprenait le premier [i:2lg5b5o3]TPB[/i:2lg5b5o3] [b:2lg5b5o3]U.S[/b:2lg5b5o3] dans sa totalité.
[i:2lg5b5o3]PS[/i:2lg5b5o3]: oui la couverture proposée ici est celle de [b:2lg5b5o3]SEMIC[/b:2lg5b5o3] et non pas celle de l'édition [b:2lg5b5o3]U.S[/b:2lg5b5o3], mais en fait c'est la même ; et puisque je l'avais scannée je vous la propose en illustration.
[quote="Le Doc":3fench8h]Amazon les annonce pour 2014 (février pour le [url=http://www.amazon.fr/Martian-Manhunter-Mars-John-Ostrander/dp/140124386X/ref=sr_1_1?s=english-books&ie=UTF8&qid=1379716253&sr=1-1&keywords=martian+manhunter+ostrander:3fench8h]Martien[/url:3fench8h], mai pour le [url=http://www.amazon.fr/Spectre-Vol-Crimes-Judgements/dp/1401247180/ref=sr_1_1?s=english-books&ie=UTF8&qid=1379716355&sr=1-1&keywords=spectre+ostrander:3fench8h]Spectre[/url:3fench8h])... [quote="Jack!":3fench8h] [img:3fench8h]http://imageshack.us/a/img31/7057/xue7.jpg[/img:3fench8h] [b:3fench8h]MARTIAN MANHUNTER: SON OF MARS TP[/b:3fench8h] Written by JOHN OSTRANDER and JOHN ARCUDI Art by TOM MANDRAKE and JAN DUURSEMA Cover by TOM MANDRAKE On sale FEBRUARY 19 • 240 pg, FC, $19.99 US These tales from MARTIAN MANHUNTER #0-9 begin as the Manhunter tells Superman how he came to Earth. In his guise as Detective John Jones, he tracks a serial killer and investigates a mystery at Cadmus Laboratories, then saves the Justice League from the threat of Malefic. [/quote:3fench8h][/quote:3fench8h] J'ai trouvé les 18 premiers épisodes de cette série lors de la PCE, et je ne serais que vous conseiller ce tpb. Ostrander et Mandrake nous y dévoile les differents alter ego du martien et il a une vie bien remplie, tantôt américain, tantôt japonnais, un jour agent de la DEO et super vilain le lendemain. Ici vous en apprendrez plus sur la culture martienne et decouvrirez d'ou sort le martien rouge de l'arc rock of age de la jla de momo. La narration est classique et solide. Foncez sur ce receuil faites en un succès que dc sorte la suite après ( seulement 36 épisodes ).
[quote="Jim Lainé":366f0ph2][quote="Jack!":366f0ph2] [img:366f0ph2]http://img708.imageshack.us/img708/1083/071up.jpg[/img:366f0ph2] [b:366f0ph2]SUPERMAN: PHANTOM ZONE TP[/b:366f0ph2] Written by STEVE GERBER Art by GENE COLAN and TONY DEZUNIGA Cover by GENE COLAN and DICK GIORDANO On sale JULY 17 • 160 pg, FC, $14.99 US Explore the history of Krypton and the origins of The Phantom Zone, Krypton’s otherdimensional prison, in this new title that collects PHANTOM ZONE #1-4 and DC COMICS PRESENTS #97.[/quote:366f0ph2] Rhôôô, des vieilleries, pour moi !!! Du Colan (dans une mini dont j'ai entendu parler il y a des années mais que je n'ai jamais lue), comment voulez-vous que je me montre fort et inflexible ? Impossible.[/quote:366f0ph2] Je viens de prendre ce recueil, qui me laisse perplexe. Non pas par la qualité, ni par l'intérêt intrinsèque de l'histoire (la porosité de la prison dans la Zone Fantôme est mise à rude épreuve, si bien que les méchants attaquent la Terre, ce qui nous vaut des apparitions de la Supergirl de l'époque (qui se fait appeler Linda et se cache sous une perruque brune) et de Green Lantern (Hal Jordan). Non, ce qui me rend perplexe, c'est le fait qu'ils aient compilé ça (mais je les en remercie, parce que je vais lire des trucs complètement nouveaux pour moi) et qu'à l'époque, ils aient consacré une mini-série à la Zone Fantôme et confié Superman à Gene Colan. Soyons clair, Colan était (est encore et toujours, na !) un génie, tant dans sa narration que dans son trait, mais on le sait plus à l'aise dans des univers sombres tendance polar qu'affectionnent Daredevil, Batman voire Captain America. Sur une histoire de Superman, son style semble plus saugrenu. Encré par Tony DeZuniga, qui plus est, ça fait vraiment étrange. En même temps, quel plaisir de voir ces Kryptoniens déchaînés, assez loin de l'image proprette véhiculée par Curt Swan. Donc, on en apprend pas mal sur les Kryptoniens (notamment Quex-Ul, qui est considéré comme un grand criminel dans la continuité pré-Crisis, bonne occasion pour en savoir plus) à l'occasion des quatre épisodes de la série, complétés par le [b:366f0ph2]DC Comics Presents[/b:366f0ph2] #97, également écrit par Steve Gerber et dessiné par Rick Veitch et Bob Smith (moins grandiloquent, mais sympa). Moi, je découvre : j'en ai entendu parler, de cet ovni, mais je suis enchanté de cette réédition qui me donne l'occasion de me plonger dans un récit méconnu par deux auteurs que j'aime beaucoup. Jim
[quote="artemus dada":28afddo2]
Tout à fait d'accord et la suite ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/11/hero-07-22.html:28afddo2]critique disponible sur le blog[/url:28afddo2]) est tout aussi excellente.
Une belle réussite dans l'ensemble, mais si un ou deux points m'ont échappé.
En tout cas c'est bien dommage que les numéros 8 à 22 ne fassent pas l'objet de [i:28afddo2]Tpb[/i:28afddo2] (ou recueils en français
).[/quote:28afddo2]
J'ai quasiment complété les fascicules, et j'aime beaucoup le déroulement de la suite de la série, avec les personnages qui se croisent dans un grand feu d'artifice final.
Jim
[quote="Jim Lainé":2qz6ebl5][quote="artemus dada":2qz6ebl5][img:2qz6ebl5]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/1364400600_zps660814e7.jpg[/img:2qz6ebl5]
Au début des années 2000 le concept de [b:2qz6ebl5]Dial H for HERO[/b:2qz6ebl5] fait un retour chez [b:2qz6ebl5]DC Comics [/b:2qz6ebl5] sous la houlette de [b:2qz6ebl5]Will Pfeifer[/b:2qz6ebl5] & [b:2qz6ebl5]Kano[/b:2qz6ebl5].
Sobrement intitulée [b:2qz6ebl5]H.E.R.O.[/b:2qz6ebl5] la série produira 22 numéros dont seulement 6 ont été recueillis en [i:2qz6ebl5]trade paperback[/i:2qz6ebl5].
[url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/11/hero-pfeifer-kano.html:2qz6ebl5]Voir la critique d'Artemus Dada sur le blog[/url:2qz6ebl5]
[/quote:2qz6ebl5]
Pour moi, l'une des meilleures surprises des années 2000. Une série inventive, qui décline le thème de base à merveille, et qui se permet en plus de brosser des portraits humains et des tranches de vie savoureuses. Un équilibre passionnant entre la "grande histoire" et la "petite histoire".
Jim[/quote:2qz6ebl5]
Tout à fait d'accord et la suite ([url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/11/hero-07-22.html:2qz6ebl5]critique disponible sur le blog[/url:2qz6ebl5]) est tout aussi excellente.
Une belle réussite dans l'ensemble, même si un ou deux points m'ont échappé.
En tout cas c'est bien dommage que les numéros 8 à 22 ne fassent pas l'objet de [i:2qz6ebl5]Tpb[/i:2qz6ebl5] (ou recueils en français
).
[quote="Ben Wawe":3rirpph9] Personnellement, j'ai connu ce personnage par l'avant-dernier volume, lancé en 2004 par Jolley et ChrisCross, avec après Stuart Moore et Jamal Igle. J'avais adoré cette ambiance, cette fraîcheur qui étaient (et sont encore) si rares dans les comics de super-héros actuels.[/quote:3rirpph9] Oui, je vois quelle série. Moi, je crois que la toute première rencontre, c'est la couverture de Starlin pour un [b:3rirpph9]Justice League of America[/b:3rirpph9] (dans un album [b:3rirpph9]Ligue de Justice[/b:3rirpph9] d'Artima…) où Superman présente Firestorm comme le nouveau membre de l'équipe. Épisode de Conway, je crois bien. Là, tout môme, je me suis dit "[i:3rirpph9]purée, lui, il doit être balaise, si même Superman est fan ![/i:3rirpph9]". J'ai découvert la série avec Broderick plus tard. Et ensuite, la version Ostrander, que j'ai adorée, même si j'avais du mal à raccrocher les wagons… Jim
[quote="Jim Lainé":1d6bb4vl][img:1d6bb4vl]https://d1466nnw0ex81e.cloudfront.net/n_iv/600/1025229.jpg[/img:1d6bb4vl][/quote:1d6bb4vl] Personnellement, j'ai connu ce personnage par l'avant-dernier volume, lancé en 2004 par Jolley et ChrisCross, avec après Stuart Moore et Jamal Igle. J'avais adoré cette ambiance, cette fraîcheur qui étaient (et sont encore) si rares dans les comics de super-héros actuels.
Bon, je reviens un instant sur la réédition de [b:2zh1ohy7]Deadman[/b:2zh1ohy7]… [quote="Jim Lainé":2zh1ohy7]La consultation des "sollicitations" pour novembre m'a fait prendre conscience qu'il existe une série de rééditions de [b:2zh1ohy7]Deadman[/b:2zh1ohy7] en souple (j'en étais resté au gros [i:2zh1ohy7]hardcover[/i:2zh1ohy7] avec jaquette qui reprenait les Adams…). Je vais donc me mettre en quête de tout cela, mais en attendant, je me suis dit qu'il n'était peut-être pas inutile d'en parler ici, ça peut toujours intéresser du monde. Et je reviendrai en dire un mot à l'occasion, quand j'aurais rattrapé mon retard… [img:2zh1ohy7]http://ecx.images-amazon.com/images/I/61OimNkIqKL._SY445_.jpg[/img:2zh1ohy7] [quote="Amazon":2zh1ohy7]Before his groundbreaking runs on BATMAN and GREEN LANTERN/GREEN ARROW, legendary comics artist Neal Adams first made his mark in superhero comics with Deadman, star of the DC Comics series STRANGE ADVENTURES. Inspired by the hit TV series The Fugitive, the Deadman stories star costumed highwire performer Boston Brand, who is assassinated by an unknown marksman in his first story. A mysterious deity called Rama Kushna gives Boston Brand the chance to revisit the land of the living as Deadman, with the mission of finding his murderer. DEADMAN features spectacular, bravura artwork by Neal Adams, then leading the field with an amazing, hyper-realistic style and trompe-l’oeil unlike anything seen in comics before or since. [u:2zh1ohy7]Broché[/u:2zh1ohy7]: 176 pages [u:2zh1ohy7]Editeur[/u:2zh1ohy7] : DC Comics (17 mai 2011) [u:2zh1ohy7]Langue[/u:2zh1ohy7] : Anglais [u:2zh1ohy7]ISBN-10[/u:2zh1ohy7]: 1401231160 [u:2zh1ohy7]ISBN-13[/u:2zh1ohy7]: 978-1401231163 [/quote:2zh1ohy7] [img:2zh1ohy7]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51GIaHidouL._SY445_.jpg[/img:2zh1ohy7] [quote="Amazon":2zh1ohy7]Neal Adams's groundbreaking tales of Deadman are collected in this new trade paperback featuring BRAVE AND THE BOLD #79, 86, STRANGE ADVENTURES #214-216, backup stories from AQUAMAN #50-52 and CHALLENGERS OF THE UNKNOWN #74. [u:2zh1ohy7]Broché[/u:2zh1ohy7]: 160 pages [u:2zh1ohy7]Editeur[/u:2zh1ohy7] : DC Comics (15 février 2012) [u:2zh1ohy7]Langue[/u:2zh1ohy7] : Anglais [u:2zh1ohy7]ISBN-10[/u:2zh1ohy7]: 1401233880 [u:2zh1ohy7]ISBN-13[/u:2zh1ohy7]: 978-1401233884[/quote:2zh1ohy7] [img:2zh1ohy7]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51PtgVSDq3L._SY445_.jpg[/img:2zh1ohy7] [quote="Amazon":2zh1ohy7][u:2zh1ohy7]Broché[/u:2zh1ohy7]: 176 pages [u:2zh1ohy7]Editeur[/u:2zh1ohy7] : DC Comics (25 décembre 2012) [u:2zh1ohy7]Langue[/u:2zh1ohy7] : Anglais [u:2zh1ohy7]ISBN-10[/u:2zh1ohy7]: 1401237282 [u:2zh1ohy7]ISBN-13[/u:2zh1ohy7]: 978-1401237288[/quote:2zh1ohy7][/quote:2zh1ohy7] J'ai donc récupéré le tome 1, qui comporte le premier épisode, dessiné par Infantino dans son style "encrage lourd" qu'il affectionnait parfois (voir ses encrages gras sur [b:2zh1ohy7]Elongated Man[/b:2zh1ohy7], j'adore, mais ça surprend par rapport à la finesse avec laquelle il était encré sur [b:2zh1ohy7]Flash[/b:2zh1ohy7], par exemple), et ses suites, dessinées par Adams. Chose étonnante, le second épisode (donc le premier Adams, vous me suivez ?) arbore la colo "pimpante" (couleurs plus saturées, dégradés et modelés dans tous les coins…) des rééditions des années 1980 et 1990. Genre, pas sobre. Alors que les suivants semblent avoir bénéficié d'une colo "remastérisée", modernisée sans outrance et en suivant les aplats d'origine. Personnellement, je préfère cette solution, qui laisse respirer le trait d'Adams. Et justement, ce qui est intéressant dans son approche, c'est qu'il déploie un réalisme presque photographique mais sans aller trop loin dans le découpage débridé, les collages psychédéliques et ce genre d'expériences qu'il tentera par la suite dans la série. Il reste encore assez sobre d'un point de vue narratif. Ce qui donne un équilibre passionnant : dessin outré et fascinant et narration accueillante. Virtuose, d'une certaine manière. Jim
[quote="artemus dada":3tbw73kb][img:3tbw73kb]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/1364400600_zps660814e7.jpg[/img:3tbw73kb]
Au début des années 2000 le concept de [b:3tbw73kb]Dial H for HERO[/b:3tbw73kb] fait un retour chez [b:3tbw73kb]DC Comics [/b:3tbw73kb] sous la houlette de [b:3tbw73kb]Will Pfeifer[/b:3tbw73kb] & [b:3tbw73kb]Kano[/b:3tbw73kb].
Sobrement intitulée [b:3tbw73kb]H.E.R.O.[/b:3tbw73kb] la série produira 22 numéros dont seulement 6 ont été recueillis en [i:3tbw73kb]trade paperback[/i:3tbw73kb].
[url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/11/hero-pfeifer-kano.html:3tbw73kb]Voir la critique d'Artemus Dada sur le blog[/url:3tbw73kb]
[/quote:3tbw73kb]
Pour moi, l'une des meilleures surprises des années 2000. Une série inventive, qui décline le thème de base à merveille, et qui se permet en plus de brosser des portraits humains et des tranches de vie savoureuses. Un équilibre passionnant entre la "grande histoire" et la "petite histoire".
Jim
[quote="Photonik":3b1wcg4y]A ma connaissance, ce TPB n'a pas été évoqué dans les pages qui précèdent, j'en dis donc un mot car il me semble que c'est du matos très intéressant. [img:3b1wcg4y]http://sequart.org/images/Animal-Man-Born-to-be-Wild.jpg[/img:3b1wcg4y] [...] Pas lu les Veitch : c'est un artiste que je connais ma,l mais qui me semble jouir d'une excellente réputation ; il semblerait par contre qu'il soit loin d'être au sommet ici. J'attends de lire ça pour me faire une idée et revenir en causer ici.[/quote:3b1wcg4y] Le prochain volume de la série [b:3b1wcg4y]Animal Man[/b:3b1wcg4y], qui conclut les épisodes de [i:3b1wcg4y]Tom Veitch[/i:3b1wcg4y] est prévu pour janvier 2014 et Amazon annonce le sixième volume, soit le début du run de [i:3b1wcg4y]Jamie Delano[/i:3b1wcg4y] et [i:3b1wcg4y]Steve Pugh[/i:3b1wcg4y] qui aura marqué le personnage, pour juillet 2014 avec un reprint des épisodes #51-63.
[img:vkulxr0e]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/1364400600_zps660814e7.jpg[/img:vkulxr0e]
Au début des années 2000 le concept de [b:vkulxr0e]Dial H for HERO[/b:vkulxr0e] fait un retour chez [b:vkulxr0e]DC Comics [/b:vkulxr0e] sous la houlette de [b:vkulxr0e]Will Pfeifer[/b:vkulxr0e] & [b:vkulxr0e]Kano[/b:vkulxr0e].
Sobrement intitulée [b:vkulxr0e]H.E.R.O.[/b:vkulxr0e] la série produira 22 numéros dont seulement 6 ont été recueillis en [i:vkulxr0e]trade paperback[/i:vkulxr0e].
[url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/11/hero-pfeifer-kano.html:vkulxr0e]Voir la critique d'Artemus Dada sur le blog[/url:vkulxr0e]
[img:9ao358f2]https://d1466nnw0ex81e.cloudfront.net/n_iv/600/1025229.jpg[/img:9ao358f2] Je me suis précipité sur ce TPB, qui est plus vieux que je ne pensais (2011, que le temps passe vite) et qui présente les premières aventures d'un héros né dans les années 1970 et aujourd'hui assez bien installé dans l'univers DC (il bénéficie de tentatives régulières de séries, dont celle dans laquelle Ostrander a brillé dans les années 1990, il a fait assez vite partie de la Justice League…). Et pourtant, c'était pas gagné, puisque le personnage a subi l'implosion de DC à la fin des années 1970, sa série ne faisant que cinq numéros avant annulation. Le TPB compile donc ces cinq numéros (dont j'avais lu certains en pocket chez Arédit il y a des années, remontés, ce qui ne les mettait pas à leur avantage), le sixième numéro, publié sans couleurs (et reproduit ici de même) dans [b:9ao358f2]Comics Cavalcade[/b:9ao358f2], ainsi que ses [i:9ao358f2]back-ups[/i:9ao358f2] dans [b:9ao358f2]Flash[/b:9ao358f2]. L'ensemble est écrit par Gerry Conway (que j'ai toujours préféré chez Marvel que chez DC, pour ma part, même si, à la relecture, j'aime le ton de [b:9ao358f2]Firestorm[/b:9ao358f2], avec des personnages naturels, des tensions dans le casting…). Les épisodes de la série sont dessinés par Al Milgrom (pas le meilleur dessinateur du monde, mais il a une belle énergie et un [i:9ao358f2]storytelling[/i:9ao358f2] d'une lisibilité absolue), et les chapitres de la [i:9ao358f2]back-up[/i:9ao358f2] par George Pérez (et Pérez, au contraire de Conway, j'ai toujours préféré chez DC que chez Marvel : son arrivée chez DC coïncide avec la fin de tics graphiques, genre les grosses cuisses, et avec un équilibre entre le détail frénétique et la lisibilité). L'ensemble est visuellement très agréable. Le point faible, c'est l'encrage de Jack Abel, que personnellement je n'ai jamais su apprécier, et que je trouve plat, sans relief, monotone, sans matière (et sur l'épisode en noir & blanc, quelle calvaire). C'est sans doute, avec le Chic Stone vieillissant fin 70's début 90's, ce que j'ai le plus de mal à digérer en termes d'encrage. Fort heureusement, le recueil présente des planches encrées par Klaus Janson, Joe Rubinstein (dont les styles se marient fort bien, étonnamment) ou encore Bob McLeod, et ça, c'est chouette). Question histoire, j'aime beaucoup : vilains sympas (Multiplex, Killer Frost…), narration rapide, présentation rentre-dedans (le premier épisode envoie directement le héros à la face du lecteur dans de grandes images puissantes, les origines devant attendre un peu que la mise en scène des pouvoirs soit bien installée. Les dialogues sont assez sympas, et le personnage, visuellement, en impose (même s'il doit beaucoup à l'Atoman de Mort Meskin ou à la première version du Captain Atom de Ditko)… Bien content de cette redécouverte, qui donne, en tout cas pour un lecteur français comme moi, l'occasion de redécouvrir ces épisodes et les premiers pas d'un héros qui méritait une rétrospective. Après, il serait cool aussi de redécouvrir la série des années 1980, [b:9ao358f2]Fury of the Firestorm[/b:9ao358f2]. Elle avait été relancée par Conway lui-même, avec le dessinateur Pat Broderick (les lecteurs de [b:9ao358f2]Titans[/b:9ao358f2] se souviennent sans doute de ses [b:9ao358f2]Captain Marvel[/b:9ao358f2], qui constituent à mon sens son meilleur travail). En France, on a eu une trentaine d'épisodes dans des titres comme [b:9ao358f2]DC Flash[/b:9ao358f2]. Et bien entendu, la période John Ostrander est complètement inconnue (une cinquantaine d'épisodes jusqu'au dernier, le #100). C'est d'autant plus dommage qu'Ostrander avait appliqué au personnage la méthode d'Alan Moore, à savoir démonter le personnage entièrement pour le remonter ensuite à sa convenance. Et ça avait donné un titre qui lorgnait vers la SF tendance politique (avec l'exploitation de tout un "imaginaire de la bombe" vachement intéressant), mais également vers la parabole écologique (Firestorm devient un élémental du feu) et des intrigues d'espionnage (avec le [i:9ao358f2]cross-over[/i:9ao358f2] "[i:9ao358f2]The Janus Directive[/i:9ao358f2]"). Pour ma part, j'adore cette période, mais je ne suis pas encore parvenu à la compléter entièrement. Petit à petit, tout ça… Et je crois que ça mériterait une réédition en gros volume, vraiment. Jim
[quote="Jim Lainé":1t401yrk] [quote="Jack!":1t401yrk][img:1t401yrk]http://imageshack.us/a/img837/4755/0104x.jpg[/img:1t401yrk] [b:1t401yrk]DEADSHOT: BEGINNINGS TP[/b:1t401yrk] Written by JOHN OSTRANDER, KIM YALE, STEVE ENGLEHART, DOUG MOENCH, GERRY CONWAY and PAUL LEVITZ Art by LUKE McDONNELL, MARSHALL ROGERS, TERRY AUSTIN, DON NEWTON and others Cover by LUKE McDONNELL On sale OCTOBER 30 • 160 pg, FC, $14.99 US In these bullet-ridden 1980s tales, Deadshot goes on a solo mission to kill a crime boss known as El Jefe, only to learn that the men who sent him on this mission have ulterior motives. Collects DEADSHOT #1-4, BATMAN #369 and DETECTIVE COMICS #474. [/quote:1t401yrk] Alors il me semble que j'ai jamais lu la mini par Ostrander. Donc ça sera l'occasion. Ça semble de la même qualité que ses [b:1t401yrk]Suicide Squad[/b:1t401yrk], donc je suis particulièrement preneur. [/quote:1t401yrk] Sommaire très alléchant que celui de ce TPB : la mini par Ostrander, Yale et McDonnell est pas mal du tout (je redécouvre McDonnell en ce moment, dont j'ai gardé un mauvais souvenir sur [b:1t401yrk]Iron Man[/b:1t401yrk], que j'aimais pourtant bien sur [b:1t401yrk]Suicide Squad[/b:1t401yrk], et dont je découvre les [b:1t401yrk]Justice League of America[/b:1t401yrk], franchement sympa). On y découvre un McDonnell qui s'encre, avec un trait gras et cassant, qui fait redécouvrir son travail. Spectaculaire. Le reste du sommaire est occupé par l'épisode où Englehart et Rogers ont redéfini le personnage en lui donnant ce look si particulier, puis par deux épisodes de Conway et Newton (avec Alcala à l'encrage), où les capacités de Batman sont poussées plus loin par la capacité de Deadshot à toujours faire mouche. La mini de base racontant grosso modo les origines, la constitution du sommaire est assez cohérente, me semble-t-il. Vraiment, une chouette réédition. Jim
[quote="Photonik":373n587z]Ah ouais, ça c'est de la très très bonne came, les lecteurs du Strange version DC s'en souviennent sûrement. On en parlait ailleurs, Kelley Jones (vu sur "Sandman" par ailleurs) malgré ses faux airs de Liefeld et ses anatomies bizarroïdes est un excellent dessinateur au feeling un peu gothique pour le dire vite (peut-être même "morbide", il est parafit pour le genre horrifique en tout cas), calibré pour le Caped Crusader. Quant à Moench, son expertise en matière de batmaneries n'est plus à démontrer. De ce que j'en ai lu, c'est du tout bon : l'arc avec Black Mask, la rencontre avec Swamp Thing, etc...[/quote:373n587z] Ce qui est très bien dans ces épisodes, outre la dimension post-gothique du graphisme de Kelley Jones, en perpétuel hommage presque [i:373n587z]cartoony[/i:373n587z] à Berni Wrightson, c'est la tonalité purement [i:373n587z]pulps[/i:373n587z] des script de Doug Moench. Moench, c'est sans doute le scénariste de comics le plus pulps qu'il m'ait été donné de lire. Ça se sent dans ses [b:373n587z]Master of Kung-Fu[/b:373n587z] (bien évidemment), dans ses [b:373n587z]James Bond[/b:373n587z] (assez logique), dans ses [b:373n587z]Moon Knight[/b:373n587z] avec Sienkiewicz, mais jusque dans ses [b:373n587z]Fantastic Four[/b:373n587z] (les thèmes de la civilisation disparue et de la cité perdue, notamment, tripatouillés et bien déguisés, et pourtant fort présents). Et une fois qu'on a compris ça, ça éclaire son travail, fait de sécheresse, d'action, mais aussi de décalage et d'exotisme, de méchants surprenants et de décors empruntant à une théâtralité surdimensionnée. Dans ses [b:373n587z]Batman[/b:373n587z], ça se sent au choix des vilains notamment (Black Mask, donc il me semble être l'un des créateurs, et qui est, dans l'allure et dans le nom, un hommage transparent aux [i:373n587z]pulps[/i:373n587z] policiers), mais aussi dans les décors exotiques qui lui permettent d'explorer les lieux inattendus de Gotham. Ce qui fait que leur tandem a fourni vraiment certaines des plus intéressantes enquêtes du chevalier noir dans les années 1990. Il y a un ton incroyable, vigoureux, énergique, mais en même temps très détaché, avec un Batman en héros froid intervenant au bon moment, comme un [i:373n587z]deus ex machina[/i:373n587z] un peu déséquilibré, parfois en danger. Le fait que ces récits s'intercalent entre de grandes sagas ([b:373n587z]Contagion[/b:373n587z], [b:373n587z]Legacy[/b:373n587z]…) explique que le scénariste ne peut pas réellement mettre en danger le héros. Il choisit alors d'en faire un archétype surhumain, un peu comme les héros de [i:373n587z]pulps[/i:373n587z]. Ce n'est plus Batman au centre des histoires, mais ses ennemis ou le théâtre de ses batailles. Un ton vraiment unique. Et donc une super idée de réédition. Jim
[quote="artemus dada":tr49enzx]Suite et fin de la série [b:tr49enzx][i:tr49enzx]Frankenstein agent of S.H.A.D.E[/i:tr49enzx][/b:tr49enzx].
J'y parle d'une taxonomie un peu particulière : celle du hérisson et du renard, du sublime (forcément), d'[b:tr49enzx]Animal Man[/b:tr49enzx] et de [b:tr49enzx]Swamp Thing[/b:tr49enzx], et de ma déception.
[/quote:tr49enzx]
Très intéressant cette histoire de renard et de hérisson.
Je me suis demandé à quelle catégorie je pouvais appartenir, et j'en ai déduit que j'étais un blaireau.
Ah ouais, ça c'est de la très très bonne came, les lecteurs du Strange version DC s'en souviennent sûrement. On en parlait ailleurs, Kelley Jones (vu sur "Sandman" par ailleurs) malgré ses faux airs de Liefeld et ses anatomies bizarroïdes est un excellent dessinateur au feeling un peu gothique pour le dire vite (peut-être même "morbide", il est parafit pour le genre horrifique en tout cas), calibré pour le Caped Crusader. Quant à Moench, son expertise en matière de batmaneries n'est plus à démontrer. De ce que j'en ai lu, c'est du tout bon : l'arc avec Black Mask, la rencontre avec Swamp Thing, etc...
En furetant un peu sur amazon, j'ai vu que DC prévoyait un premier volume compilant l'excellent run [i:7s3ovav2]Batman[/i:7s3ovav2] de [b:7s3ovav2]Doug Moench[/b:7s3ovav2] et[b:7s3ovav2] Kelley Jones[/b:7s3ovav2] pour fin mars 2014. Ça va me permettre de compléter ce que je n'ai pas de cette série qui, après le passage d'Azrael dans le costume de Batman, revient aux fondamentaux du justicier de Gothman dans une ambiance Gothique profondément marquée par le genre expressionniste (les films de Burton et les dessins animés de Bruce Timm/Paul Dini y ont grandement contribué à l'époque). Enquêtes étranges, rencontres improbables, aventures spectaculaires et vilains monstrueux au programme. Quelques couvertures: [img:7s3ovav2]http://imageshack.us/a/img7/9571/80hk.jpg[/img:7s3ovav2] [img:7s3ovav2]http://imageshack.us/a/img802/2861/nevj.jpg[/img:7s3ovav2] [img:7s3ovav2]http://imageshack.us/a/img856/2189/bnbd.jpg[/img:7s3ovav2] [img:7s3ovav2]http://imageshack.us/a/img440/4654/z7rs.jpg[/img:7s3ovav2] [img:7s3ovav2]http://imageshack.us/a/img837/4695/q5vc.jpg[/img:7s3ovav2] [quote:7s3ovav2][b:7s3ovav2]Batman by Doug Moench and Kelley Jones Volume 1 HC Hardcover[/b:7s3ovav2] by Doug Moench (Author) , Kelley Jones (Illustrator) In these moody 1990s tales, Batman emerges from the shadows to battle corruption in Gotham City, and face foes including Killer Croc, The Scarecrow, Mr. Freeze, Two-Face and more. These tales by the classic Batman creative team of writer Doug Moench and artist Kelley Jones include guest-appearances by Nightwing, Robin, Deadman, and Swamp Thing. Collects Batman #515-525, 527-532, and 535-536.[/quote:7s3ovav2]
Suite et fin de la série [b:38my6sgw][i:38my6sgw]Frankenstein agent of S.H.A.D.E[/i:38my6sgw][/b:38my6sgw].
J'y parle d'une taxonomie un peu particulière : celle du hérisson et du renard, du sublime (forcément), d'[b:38my6sgw]Animal Man[/b:38my6sgw] et de [b:38my6sgw]Swamp Thing[/b:38my6sgw], et de ma déception.
[img:38my6sgw]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/dcFoS12_zpsa3e876c0.jpg[/img:38my6sgw]
Si ça vous dit, c'est [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/11/frankenstein-agent-of-shade-episodes-00.html:38my6sgw]là que ça se passe[/url:38my6sgw].
[quote="Benoît":a7t2ywqa][...]
Il n'y a que deux TPB en tout, il t'en reste un à lire et la série est bouclée.[/quote:a7t2ywqa]
[img:a7t2ywqa]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/FRSH_v2-Cv_zps1ac2d995.jpg[/img:a7t2ywqa]
Deuxième [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/11/frankenstein-agent-of-shade-episodes-09.html:a7t2ywqa][b:a7t2ywqa]billet[/b:a7t2ywqa][/url:a7t2ywqa] sur la série [b:a7t2ywqa][i:a7t2ywqa]Frankenstein agent of S.H.A.D.E[/i:a7t2ywqa][/b:a7t2ywqa] ; un billet qui analyse et commente le deuxième [i:a7t2ywqa]tpb[/i:a7t2ywqa] sobrement intitulé [b:a7t2ywqa][i:a7t2ywqa]Secrets of dead[/i:a7t2ywqa][/b:a7t2ywqa], du moins les épisodes 8 à 12 soit la moitié du recueil, tellement la série est dense.
Bonne lecture.
[quote="artemus dada":39arsj71][quote="Benoît":39arsj71][i:39arsj71]Walden Wong[/i:39arsj71] ne restera que le temps de deux épisodes, avant d'être remplacé par [i:39arsj71]Wayne Faucher[/i:39arsj71], qui instaurera un encrage cassant, plus en adéquation avec le dessin de [i:39arsj71]Ponticelli[/i:39arsj71] (qui semble ne plus avoir de série mensuelle depuis l'arrêt de [b:39arsj71]Dial H[/b:39arsj71], malheureusement).[/quote:39arsj71] Tu as lu cette série ? C'est vraiment pas mal, non ?[/quote:39arsj71] Pas encore. J'ai accumulé les single issues sans en avoir entamé la lecture, et les mois passants, ils se sont retrouvés éparpillés dans plusieurs piles, sans que je les ai à disposition sous la main. Mais j'avais feuilleté assidûment les premiers numéros, et ça m'avait l'air vraiment pas mal, avec un dessin épatant et des péripéties enlevées, bien plus que dans la série [b:39arsj71]Animal Man[/b:39arsj71] du même scénariste. Je vais peut-être en profiter ce weekend pour rectifier ça. [quote="Jim Lainé":39arsj71]Et ça me fait penser qu'il faut que je prenne les autres TPB.[/quote:39arsj71] Il n'y a que deux TPB en tout, il t'en reste un à lire et la série est bouclée.
[quote="artemus dada":1z8z9348][img:1z8z9348]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/1581371_zps17f1209f.jpg[/img:1z8z9348] [quote:1z8z9348] [b:1z8z9348]War of the Monster[/b:1z8z9348] As a part of the acclaimed DC Comics—The New 52 event of September 2011, it's Frankenstein as you've never seen him before, in a dark new series from acclaimed writer Jeff Lemire and artist Alberto Ponticelli! Frankenstein is part of a network of strange beings who work for an even stranger government organization: The Super Human Advanced Defense Executive, also known as S.H.A.D.E. Leading his new field team, The Creature Commandos, Frankenstein and company must fight against supernatural threats even more strange and dangerous than themselves. This volume collects issues 1-7 of [b:1z8z9348][i:1z8z9348]Frankenstein, Agent of S.H.A.D.E.[/i:1z8z9348][/b:1z8z9348], part of the [b:1z8z9348]DC Comics[/b:1z8z9348]—[b:1z8z9348]The New 52[/b:1z8z9348] event. Series: [b:1z8z9348][i:1z8z9348]Frankenstein, Agent of S.H.A.D.E[/i:1z8z9348][/b:1z8z9348] (Book 1) Paperback: 160 pages Publisher: [b:1z8z9348]DC Comics[/b:1z8z9348] (June 26, 2012) Language: English [/quote:1z8z9348] [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/11/frankenstein-agent-of-shade.html:1z8z9348]La critique d'[b:1z8z9348]Artemus Dada[/b:1z8z9348] est sur le blog.[/url:1z8z9348][/quote:1z8z9348] J'adore ce premier tome. Voilà ce que j'en disais à l'époque, encore sous le coup de la surprise. [quote="Jim Lainé":1z8z9348]Je me suis pris le premier TPB de la série, et j'ai trouvé ça formidable. C'est plein d'idées (la planète télépathe parasitée, hénaurme !), ça va à un grand rythme soutenu, les dialogues sont savoureux (tout le délire sur le "[i:1z8z9348]furball special[/i:1z8z9348]", c'est quelque chose…), les personnages sont très rapidement présentés mais profondément attachants (et drôles), et les intrigues vont vite (tout le contraire de la décompression : j'adore !). J'ai pris pour Lemire, dont les [b:1z8z9348]Justice League Dark[/b:1z8z9348] m'ont emballé. Et je retrouve le côté rapide, dense, intense, amusant mais pas ridicule. [/quote:1z8z9348] Et ça me fait penser qu'il faut que je prenne les autres TPB. Jim
[quote="Benoît":16o1hf3m][i:16o1hf3m]Walden Wong[/i:16o1hf3m] ne restera que le temps de deux épisodes, avant d'être remplacé par [i:16o1hf3m]Wayne Faucher[/i:16o1hf3m], qui instaurera un encrage cassant, plus en adéquation avec le dessin de [i:16o1hf3m]Ponticelli[/i:16o1hf3m] (qui semble ne plus avoir de série mensuelle depuis l'arrêt de [b:16o1hf3m]Dial H[/b:16o1hf3m], malheureusement).[/quote:16o1hf3m] Tu as lu cette série ? C'est vraiment pas mal, non ?
[i:pm66hpny]Walden Wong[/i:pm66hpny] ne restera que le temps de deux épisodes, avant d'être remplacé par [i:pm66hpny]Wayne Faucher[/i:pm66hpny], qui instaurera un encrage cassant, plus en adéquation avec le dessin de [i:pm66hpny]Ponticelli[/i:pm66hpny] (qui semble ne plus avoir de série mensuelle depuis l'arrêt de [b:pm66hpny]Dial H[/b:pm66hpny], malheureusement).
[img:2ait4n41]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/mudman/1581371_zps17f1209f.jpg[/img:2ait4n41] [quote:2ait4n41] [b:2ait4n41]War of the Monster[/b:2ait4n41] As a part of the acclaimed DC Comics—The New 52 event of September 2011, it's Frankenstein as you've never seen him before, in a dark new series from acclaimed writer Jeff Lemire and artist Alberto Ponticelli! Frankenstein is part of a network of strange beings who work for an even stranger government organization: The Super Human Advanced Defense Executive, also known as S.H.A.D.E. Leading his new field team, The Creature Commandos, Frankenstein and company must fight against supernatural threats even more strange and dangerous than themselves. This volume collects issues 1-7 of [b:2ait4n41][i:2ait4n41]Frankenstein, Agent of S.H.A.D.E.[/i:2ait4n41][/b:2ait4n41], part of the [b:2ait4n41]DC Comics[/b:2ait4n41]—[b:2ait4n41]The New 52[/b:2ait4n41] event. Series: [b:2ait4n41][i:2ait4n41]Frankenstein, Agent of S.H.A.D.E[/i:2ait4n41][/b:2ait4n41] (Book 1) Paperback: 160 pages Publisher: [b:2ait4n41]DC Comics[/b:2ait4n41] (June 26, 2012) Language: English [/quote:2ait4n41] [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2013/11/frankenstein-agent-of-shade.html:2ait4n41]La critique d'[b:2ait4n41]Artemus Dada[/b:2ait4n41] est sur le blog.[/url:2ait4n41]
[quote="soyouz":30c66ock][quote="Nikolavitch":30c66ock]Je viens de voir qu'ils annonçaient aussi un gros TPB reprenant la totalité des Jonah Hex de Joe R. Lansdale et Tim Truman dans les années 90. et là, über kif (j'en avais loupé quelques uns, reprendre le tout dans une grosse intégrale, ça le fait)[/quote:30c66ock] Ce sont du Hex dans l'espace (où personne ne l'entend tirer !) ?[/quote:30c66ock] Pas du tout (ça, c'est Fleisher / Texeira). Non non, les [b:30c66ock]Jonah Hex[/b:30c66ock] de Lansdale et Truman, c'est tendance Vertigo, avec un ton "surnaturel" qui colle avec l'angle éditorial de cette collection. Vraiment, le peu que j'en ai lu m'a emballé. Jim
[quote="Nikolavitch":363gpx7u]Je viens de voir qu'ils annonçaient aussi un gros TPB reprenant la totalité des Jonah Hex de Joe R. Lansdale et Tim Truman dans les années 90. et là, über kif (j'en avais loupé quelques uns, reprendre le tout dans une grosse intégrale, ça le fait)[/quote:363gpx7u] Ce sont du Hex dans l'espace (où personne ne l'entend tirer !) ?
[quote="n.nemo":2e8qazwf]ça fait longtemps que j'attend la soft cover de cet arc. C'est en lien avec ce que shooter a ecrit à 14 ans ? j'associe les deux.[/quote:2e8qazwf] Je ne crois pas. D'une part parce que le gros méchant de la saga n'avait pas encore été créé à l'époque, d'autre part parce que Shooter n'est pas lié à l'écriture de cette saga (c'est Levitz pour les deux TPB que j'ai évoqués plus haut). Cela dit, on sent bien que plein de concepts posés par Shooter sont toujours actifs dans les épisodes de Levitz. Le vilain central de [i:2e8qazwf]An Eye for an Eye[/i:2e8qazwf] (et le concept même de "Legion of Super Villains") vient de la période Shooter. Jim
Tiens tiens, ils annoncent une réédition de la [i:178qcbi5]Great Darkness Saga[/i:178qcbi5], qui est considérée comme une saga essentielle (je veux bien le croire) et l'un des sommets de la série (je suis plus circonspect). [quote="Jack!":178qcbi5] [img:178qcbi5]http://imageshack.us/a/img191/8526/7ojw.jpg[/img:178qcbi5] [b:178qcbi5]LEGION OF SUPER-HEROES: THE GREAT DARKNESS SAGA TP NEW EDITION[/b:178qcbi5] Written by PAUL LEVITZ and KEITH GIFFEN Art by PAT BRODERICK, KEITH GIFFEN and others Cover by KEITH GIFFEN and AL MILGROM On sale FEBRUARY 12 • 416 pg, FC, $24.99 US In this new edition collecting LEGION OF SUPER-HEROES #284-296 and ANNUAL #1, Darkseid unveils an ingenious plot to conquer the universe! But the Legion has its own plan to assemble an army of Legionnaires to stand against the Dark Lord and his invincible soldiers! [/quote:178qcbi5] Pour ma part, j'ai la précédente édition depuis de longues années, et je me suis replongé dedans, par curiosité, parce que j'aime bien l'univers (même si je ne parviens pas, depuis des décennies, à me rappeler les noms des personnages) et parce que je sens bien que ma culture Légion n'est pas au point. Et en fait, j'ai été grandement déçu. D'ordinaire, j'aime beaucoup ce que fait Paul Levitz, surtout sur la [b:178qcbi5]Justice Society[/b:178qcbi5] (j'aime énormément sa participation à la reconstitution du groupe, dans les années 1970, avec Conway, Wood et toute la bande, par exemple). Mais là, j'ai trouvé ça compliqué, tarabiscoté, pas clair, pas attachant. Je crois que je commence à comprendre ce qui fait que, depuis des années, je n'accroche pas à la série. Je crois que c'est trop lisse. L'univers en soi est trop lisse, présentant un futur un peu utopique, à la [b:178qcbi5]Star Trek[/b:178qcbi5], qui n'est jamais remis en cause ni placé dans une situation qui le mettrait en danger (l'avantage de [b:178qcbi5]Star Trek[/b:178qcbi5], c'est que c'est bien souvent éloigné de la Terre : la Légion, elle, est basée sur Terre, dans un éternel statu quo qui présente une société vaguement égalitaire, et qui n'est que fort rarement remis en cause. C'est sans doute pour cela que le début du [i:178qcbi5]run[/i:178qcbi5] d'Abnett et Lanning, qui présente une société galactique menacée, la refonte de Geoff Johns avec une Terre dominée par un groupuscule raciste, ou la série de Mark Waid, qui présente une génération de jeunes révoltés, change un peu la donne et rend l'ensemble plus attachant. Les personnages, également, sont trop lisses. Ils sont polis, ils s'entraident, ils ne s'engueulent que rarement et quand ça arrive, ils cherchent aussitôt à discuter, échanger et négocier (dans le TPB [i:178qcbi5]An Eye for an Eye[/i:178qcbi5], une engueulade entre Invisible Kid et chaipluki dure à peu près une case et demi avant que le Kid - qui est français, diplomate dans l'âme, quoi - ne dise à son adversaire qu'il va réfléchir à une solution). Alors, certes, je connais mal, et certes, je n'ai lu qu'une petite portion de ce qui a été publié sur cet univers (je n'ai quasiment jamais lu [b:178qcbi5]Legionnaires[/b:178qcbi5], par exemple), mais j'ai dans l'esprit, quand je pense à la Légion, l'impression que la série est restée coincée dans l'écriture proprette des années 1960. Ce n'est pas un mal en soi, mais j'ai l'impression que ce qui a profité aux X-Men ou aux Jeunes Titans, à savoir construire des personnages qui ne soit pas monoblocs, n'est pas parvenu jusqu'au XXXe siècle. C'est ainsi que l'emprisonnement de Chameleon Boy (dans [i:178qcbi5]Great Darkness Saga[/i:178qcbi5]) ou la réaction extrême de Princess Projectra (qui pose la question de l'héroïsme, dans [i:178qcbi5]An Eye for and Eye[/i:178qcbi5]) sont très intéressants, mais pour l'un c'est un peu présenté comme périphérique, et pour l'autre ça semble un événement posé pour profiter de la [i:178qcbi5]shock value[/i:178qcbi5] que ça représente. Comme si c'était des événements exceptionnels qui ne devaient pas entacher la dimension utopique, et lisse, de cet univers. La construction des récits, assez souvent également, sépare l'équipe en différentes missions. Pour un lecteur néophyte (ce que je crois être), cela dissout le caractère uni de l'équipe, qui perd de la cohésion qu'affirment pourtant les dialogues. Les scènes de groupe sont en général situées vers la fin (quand les héros gagnent) ou au milieu (quand ils perdent, afin de montrer que l'adversaire est puissant), parfois dans de grandes cases un peu bordélique. Les interactions entre les héros sont un peu court-circuitées à ce niveau. La succession de planètes abordées et de scènes de vol rend les personnages inhumains, d'une certaine manière. Il manque (en tout cas aux lectures que j'ai eues : quelques TPB, les Showcase…) des scènes où ils apparaissent en costume civil, où ils vont au restaurant ou font la vaisselle. Il manque à la Légion la dimension "hommes normaux" qui a si bien marché aux deux séries citées plus haut, au tournant des années 1980. Il manque sans doute des colères, des fâcheries, de l'humanité qui hurle et qui se brouille, des larmes et des rires, à cette série. Il me manque quant à moi, sans doute, de lire un autre [i:178qcbi5]run[/i:178qcbi5] qui m'irait plus au teint, je ne sais trop. Mais je n'ai pas encore trouvé les épisodes qui me feront dire que [b:178qcbi5]Legion of Super-Heroes[/b:178qcbi5], c'est une grande série. Jim
Amazon les annonce pour 2014 (février pour le [url=http://www.amazon.fr/Martian-Manhunter-Mars-John-Ostrander/dp/140124386X/ref=sr_1_1?s=english-books&ie=UTF8&qid=1379716253&sr=1-1&keywords=martian+manhunter+ostrander:3b9sabsj]Martien[/url:3b9sabsj], mai pour le [url=http://www.amazon.fr/Spectre-Vol-Crimes-Judgements/dp/1401247180/ref=sr_1_1?s=english-books&ie=UTF8&qid=1379716355&sr=1-1&keywords=spectre+ostrander:3b9sabsj]Spectre[/url:3b9sabsj])... [quote="Jack!":3b9sabsj] [img:3b9sabsj]http://imageshack.us/a/img31/7057/xue7.jpg[/img:3b9sabsj] [b:3b9sabsj]MARTIAN MANHUNTER: SON OF MARS TP[/b:3b9sabsj] Written by JOHN OSTRANDER and JOHN ARCUDI Art by TOM MANDRAKE and JAN DUURSEMA Cover by TOM MANDRAKE On sale FEBRUARY 19 • 240 pg, FC, $19.99 US These tales from MARTIAN MANHUNTER #0-9 begin as the Manhunter tells Superman how he came to Earth. In his guise as Detective John Jones, he tracks a serial killer and investigates a mystery at Cadmus Laboratories, then saves the Justice League from the threat of Malefic. [/quote:3b9sabsj]
[quote="Nikolavitch":1r36duq7]en fouinant chez Madame Mazone, j'ai découvert que deux TPBs de John Ostrander et Tom Mandrake étaient annoncés pour cet été. Spectre, et Martian Manhunter. et là, pour moi, c'est "win the yes".[/quote:1r36duq7] Hénaurme ! (Spectre, il existe un TPB reprenant environ les six premiers épisodes, déjà, mais sans doute plus disponible depuis bien longtemps). Et, bon, vu qu'on approche de fin septembre, ont-ils été autre chose qu'annoncés ? Jim
Tiens à propos de Green Lantern, puisque dans la série animée, on dans un peu sur les deux pieds, on dit comment? "secteur deux huit un quatre?" ou "secteur deux mille huit cents quatorze"?
Moi j'aurais tendance à dire deux mille huit cent quatorze, étant donné que l'univers est découpé en 3600 secteurs (en base 10?
).
DC semble avoir décidé d'exploiter son patrimoine [b:ty87ef36]Green Lantern[/b:ty87ef36]. Après trois tomes des [b:ty87ef36]Tales of the Green Lantern Corps[/b:ty87ef36] (les deux premiers consacrés à des [i:ty87ef36]one-shots[/i:ty87ef36] ou des [i:ty87ef36]back-ups[/i:ty87ef36], le troisième à [b:ty87ef36]Green Lantern Corps[/b:ty87ef36] #201 et suivants, c'est-à-dire la seconde partie du [i:ty87ef36]run[/i:ty87ef36] de Steve Englehart), ils ont lancé [b:ty87ef36]Green Lantern Sector 2814[/b:ty87ef36], qui commence avec les épisodes de Len Wein et Dave Gibbons. Dès le deuxième volume (celui dont au sujet duquel que je vous cause), on entame le début de la première partie du [i:ty87ef36]run[/i:ty87ef36] d'Englehart, ce qui est un peu bordélique dans la collection, mais bon, les Englehart sont en passe d'être en grande partie réédités, donc c'est cool… [quote="Jack!":ty87ef36][img:ty87ef36]http://img827.imageshack.us/img827/7807/086cw.jpg[/img:ty87ef36] [b:ty87ef36]GREEN LANTERN: SECTOR 2814 VOL. 2 TP[/b:ty87ef36] Written by LEN WEIN, STEVE ENGLEHART and PAUL KUPPERBERG • Art by DAVE GIBBONS, JOE STATON and others • Cover by DAVE GIBBONS On sale AUGUST 21 • 232 pg, FC, $16.99 US Over the course of these 1980s tales from GREEN LANTERN #182-183 and 185-189, John Stewart becomes the new Green Lantern of Earth, only to face the threats of Eclipso and Star Sapphire. Plus, John Stewart battles his predecessor as Green Lantern of Earth, Hal Jordan![/quote:ty87ef36] Donc, voilà. J'avais bien aimé le précédent, un peu planplan, mais tout sympa : l'éditorial a décidé à ce moment de la série (après des épisodes par Wolfman, il me semble, mais pareil, ça fait partie de trucs que je n'ai lus que de manière fort parcellaire) de ramener Hal Jordan sur Terre. Il y affronte de nouveaux vilains et d'anciens ennemis, et l'ensemble est un peu terre-à-terre, sans envergure épique. La relation avec Carol Ferris est pas mal, mais ça reste un peu mou. D'aucun diraient que c'est dû au dessin trop classique de Dave Gibbons, mais ce n'est pas tout à fait vrai : Len Wein donne l'impression de ne pas trop savoir quel enjeu donner à la série. Ce tome 2 marque donc la fin de la période Wein et le début du règne d'Englehart. Ce dernier est rapidement rejoint par Joe Staton (formidable encreur de plein de Hulk de Sal Buscema, et dessinateur venu de Charlton, qui commençait à se faire remarquer sur Green Lantern, auquel il sera attaché de longues années). La transition se fait notamment autour du Predator, un nouvel ennemi de Green Lantern qui est présenté comme un rival de Jordan dans le cœur de Carol. Len Wein a lancé le personnage en suivant le modèle du Green Goblin dans [b:ty87ef36]Spider-Man[/b:ty87ef36] : il laisse entendre que le Predator est un personnage de la série que les lecteurs connaissent bien. Mais il quitte la série sans révéler qui il est (je ne sais pas s'il avait une idée précise de qui il envisageait), et parmi les premières missions d'Englehart, il y a l'affaire Predator à régler, et ça sent clairement le "dis, coco, si tu pouvais régler ça, ça serait pas mal". Ce n'est pas la première fois qu'Englehart arrive sur une série et "range le désordre" de ses prédécesseurs. Déjà, sur [b:ty87ef36]Captain America[/b:ty87ef36], Roy Thomas l'avait chargé d'expliquer qui est le Captain America des années 1950, ce qui avait occasionné l'une des meilleures histoires de la série. Là, en un gros épisode dense bardé de [i:ty87ef36]flash-back[/i:ty87ef36] (peut-être un peu trop copieux, même si, à la lecture, ça passe assez bien), Englehart nous propose une de ses explications capillotractées dont il a le secret, un retournement de situation étonnant, bourré de connotations et de sous-entendus sexuels comme il adore. Qui plus est, tous les concepts qu'il avance à cette occasion serviront de tremplin à plein d'idées et de sagas par la suite (notamment chez Geoff Johns). Pour ceux qui ne connaissent pas, je vous laisse découvrir de quoi il retourne, je m'en voudrais de gâcher la surprise. Autre truc vachement bien dans son [i:ty87ef36]run[/i:ty87ef36], Englehart décide de pousser Jordan dans un coin et de donner la vedette à John Stewart. L'événement est doublement intéressant : d'une part il donne avec Stewart un ton différent de celui porté par Jordan. Stewart est plus bravache (sans doute porté par son idylle avec la jolie Katma-Tui) et rompt avec la tradition de l'identité secrète, par exemple. D'autre part il ne lâche pas pour autant Jordan, qui n'a plus d'anneau et n'exerce plus en costume vert, mais demeure présent dans la série. On peut comparer ce qu'il fait avec Jordan, à ce qu'il a également fait avec Henry Pym dans [b:ty87ef36]West Coast Avengers[/b:ty87ef36], travaillant sur le héros même quand ce dernier n'est pas "super". Très très intéressant : continuité forte, personnages en mouvement, réflexion sur le passé de la série, l'univers DC n'avait pas attendu [b:ty87ef36]Crisis on Infinite Earths[/b:ty87ef36] pour être moderne. Visiblement, la fin de cette première partie du [i:ty87ef36]run[/i:ty87ef36] d'Englehart va être rééditée dans le troisième volume. [quote="Jack!":ty87ef36] [img:ty87ef36]http://imageshack.us/a/img35/8406/xmdy.jpg[/img:ty87ef36] [b:ty87ef36]GREEN LANTERN: SECTOR 2814 VOL. 3 TP[/b:ty87ef36] Written by STEVE ENGLEHART Art by JOE STATON and others Cover by WALTER SIMONSON On sale JANUARY 15 • 200 pg, FC, $16.99 US In this new collection of GREEN LANTERN #194-200, John Stewart clashes with Guy Gardner to see who will be the Green Lantern of Earth. And while Stewart battles Harbinger during the Crisis on Infinite Earths, Gardner recruits enemies of the Green Lantern Corps to stand against an evil that could destroy the entire universe—including The Shark, Hector Hammond, Sonar, Goldface and more![/quote:ty87ef36] En plus, sous une couverture de Walt Simonson ! Comment voulez-vous que je ne cède pas à la tentation ? Jim
[quote="Photonik":n1mq1nzj][quote="Jim Lainé":n1mq1nzj]Qui plus est, c'est dessiné par Mignola, quoi. En pleine transition, d'ailleurs, quittant son style post-Ploog pour commencer sa stylisation (qui le mènera où l'on sait). [/quote:n1mq1nzj] Ah ouais, j'y aurais jamais pensé mais le jeune Mignola dans la lignée de Mike Ploog c'est tout à fait ça.[/quote:n1mq1nzj] C'est assez frappant, mais je dois avouer que j'ai vu ça dans une de ses interviews, je crois (ou dans un commentaire de chroniqueurs), il y a plus de vingt-cinq ans, à une époque où le nom de Mike Ploog n'évoquait pas vraiment grand-chose pour moi (je crois que je ne le connaissais que par ses [b:n1mq1nzj]Ghost Rider[/b:n1mq1nzj], ce qui n'est pas sa meilleure carte de visite). Jim
[quote="Jim Lainé":1n999cwt]Qui plus est, c'est dessiné par Mignola, quoi. En pleine transition, d'ailleurs, quittant son style post-Ploog pour commencer sa stylisation (qui le mènera où l'on sait). [/quote:1n999cwt] Ah ouais, j'y aurais jamais pensé mais le jeune Mignola dans la lignée de Mike Ploog c'est tout à fait ça.
De mon côté, je suis en train de lire les compléments du sommaire du TPB consacré à [b:15b2ebk1]World of Krypton[/b:15b2ebk1]. Je connais la série depuis une vingtaine d'années, que je considère comme l'un des meilleurs morceaux du travail de Byrne sur la reconstruction de Superman à partir de 1986. Peut-être même ce qu'il y a fait de mieux : excellente histoire de SF, cette mini-série se permet d'évoquer des vrais sujets passionnants (les droits des clones, la place de la religion dans la politique…) tout en approfondissant les bases de la nouvelle Krypton, plus froide et plus deshumanisée que l'utopie du post-[b:15b2ebk1]Crisis[/b:15b2ebk1]. Qui plus est, c'est dessiné par Mignola, quoi. En pleine transition, d'ailleurs, quittant son style post-Ploog pour commencer sa stylisation (qui le mènera où l'on sait). Cependant, ce n'est pas pour cette mini-série (un incontournable) que je vous parle du TPB, mais pour le reste du sommaire. [img:15b2ebk1]http://d1466nnw0ex81e.cloudfront.net/n_iv/600/949401.jpg[/img:15b2ebk1] Chose étonnante, alors que le TPB se consacre d'abord à la Krypton redéfinie en post-[b:15b2ebk1]Crisis[/b:15b2ebk1] (donc, à partir de 1986), le reste du sommaire est composé d'histoires courtes dédiées à la Krypton pré-[b:15b2ebk1]Crisis[/b:15b2ebk1] (la version d'avant 1986, donc, développée surtout grâce à des histoires des années 1970). Graphiquement, c'est très sympa, du Dick Dillin, du Dick Giordano, du Gray Morrow, du Gil Kane ("moderne", comprendre encré au feutre, mais ça reste quand même impressionnant), du Marshall Rogers, du Dave Cockrum, bref, super carré. Question scénario, c'est également le rendez-vous de tout plein d'artisans besogneux de l'époque, Paul Kuppergerg, Elliot S! Maggin, Martin Pasko, Denny O'Neil, Marv Wolfman… On retrouve les constructions lourdement démonstratrices d'O'Neil (mais Pasko fait assez fort également avec sa fable sur la préservation de l'eau, en mélangeant allègrement fanatisme religieux, pertes des repères culturels, exclusion et racisme avec l'absence de conscience écologique…), ainsi que les obsessions de la continuité chez Maggin. Mais l'ensemble se lit bien, malgré parfois quelques tics d'écriture un peu datés. Surtout, on y trouve des récits importants pour la construction de la "vieille" Krypton. Et l'on s'aperçoit que c'est super pensé, super cohérent. Les différents modèles de fusées construits par Jor-El (de la grande arche spatiale au modèle réduit qu'utilisera Kal-El, en passant par la fusée familiale qui ne décollera jamais), l'irruption de Brainiac qui emporte Kandor, le rôle (en filigrane) de Krypto, cobaye des expériences de Jor-El… Deux épisodes sont à ce regard intéressants, "[i:15b2ebk1]the Golden Folly of Jor-El[/i:15b2ebk1]", qui s'attarde sur le couple qu'il compose avec Lara et sur la variété et l'opiniâtreté de ses travaux, et "[i:15b2ebk1]Last Scoop on Krypton[/i:15b2ebk1]", qui décrit les rapports conflictuels entre Jor-El et le Conseil Scientifique de Krypton. Enfin, le gros morceau de cette compilation, c'est "[i:15b2ebk1]The Greatest Green Lantern of All ![/i:15b2ebk1]", qui explique pourquoi le corps des Green Lantern n'a pas pu empêcher la destruction de Krypton et donne la vedette à Tomar-Re (un personnage que j'aime beaucoup). À l'heure où l'univers DC a une fois de plus été réinventé, il peut sembler bizarre de conseiller la lecture d'un TPB centré sur une version passée de Krypton, et complété par des extraits d'une version plus ancienne encore. Mais l'ensemble du bouquin, outre ses qualités purement formelles, me semble intéressant aussi par sa description d'un concept qui, quoiqu'en perpétuelle évolution, n'en demeure pas moins cohérent. Qui plus est, plein d'idées ont été reprises dans les titres de la "Super-Famille" de l'actuelle version de l'univers DC, notamment tout le rapport au clonage (voir [b:15b2ebk1]Superboy[/b:15b2ebk1]), mais également le rapport conflictuel qu'entretiennent les Kryptoniens avec la conquête spatiale. Le travail de Lobdell, notamment, prend appui sur plein d'idées posées dans les récits rassemblés ici. Jim
Black Adam ? J'avais pris le premier tpb, et j'avais pas détesté, ça développait le perso dans une histoire de vengeance qui s'inscrivait dans les bouleversements de l'univers DC à l'époque. Mais ça ouvrait des portes dont je ne sais pas s'ils ont fait grand-chose par la suite (je ne sais pas si ça s'était poursuivi après ce premier trade)
Bonjour, Je me posais une question: Ça vaut quoi, la mini série sur Black Adam de Tomasi et Mahnke ? J'aime bien le personnage mais j'ai pas lu grand chose sur lui sachant que j'aime bien et le scénariste et le dessinateur, ça me tente beaucoup si c'est trouvable ... [img:4xxdgmgt]http://bizarroworldcomics.com/wp-content/blogs.dir/149/files/2013/07/black-adam.jpg[/img:4xxdgmgt] edit: Merci à la personne qui a rajouté l'image !
[quote="Jim Lainé":2x7veql6] [img:2x7veql6]http://ecx.images-amazon.com/images/I/61OimNkIqKL._SY445_.jpg[/img:2x7veql6] [img:2x7veql6]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51GIaHidouL._SY445_.jpg[/img:2x7veql6] [img:2x7veql6]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51PtgVSDq3L._SY445_.jpg[/img:2x7veql6] [/quote:2x7veql6] Je reviens un instant là-dessus. Lundi, j'ai trouvé les tomes 2 et 3. Le premier d'entre eux contient encore des épisodes de Neal Adams, au découpage échevelé avec des collages de motifs un peu psyché, des visages dans les décors, ce genre de choses. Vraiment magnifiques. Complété par des petits épisodes de George Tuska : c'est toujours chouette, Tuska, même dans les années 1970. Le suivant (donc le tome 3, c'est bon pour vous ?) est composé de récits plus disparates, souvent issus de [i:2x7veql6]back-ups[/i:2x7veql6] publiés ici ou là. Graphiquement, c'est honnête et carré, mais pas virtuose. Sans doute le ventre un peu mou de la collection, en attendant le quatrième qui contiendra du Garcia Lopez. Il n'y avait plus d'exemplaires du premier, mais j'ai demandé qu'ils m'en mettent un de côté à leur prochaine commande, ce qui me permettra de revenir sur le sujet fissa ! Jim
J'espère qu'un jour, Urban se décidera à sortir ces merveilles maintenant que DC les ressort en nouvelles éditions. Les deux premiers tomes de cette nouvelle collection était déjà couvert par l'ancienne édition hardcover de Panini, mais la vf n'avait pas les épisodes de Swamp Thing dans lesquelles Constantine apparaissait. Par contre, le deuxième tome était identique au deuxième tome de cette nouvelle édition (et assez dispensable s'agissant de l'annual et the horrorist, même pour le truc dessiné par Lloyd). Enfin bon, ça fait plaisir de voir que ce bon vieux John est toujours réédité. J'ai toujours trouvé que cette série avait un charme fou.
Cette nouvelle collection réédite intégralement et chronologiquement la série Vertigo [b:1zj2kfbd]Hellblazer[/b:1zj2kfbd], sous des couvertures inédites d'artistes comme [i:1zj2kfbd]Dave Johnson[/i:1zj2kfbd], [i:1zj2kfbd]Rafael Albuquerque [/i:1zj2kfbd]ou encore [i:1zj2kfbd]Brian Bolland[/i:1zj2kfbd]. Six volumes sont déjà disponibles. [img:1zj2kfbd]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/hellblazer_new_edition1_zpsd21293f1.jpg[/img:1zj2kfbd] [quote:1zj2kfbd][b:1zj2kfbd]HELLBLAZER VOL.1: ORIGINAL SINS - NEW EDITION[/b:1zj2kfbd] [i:1zj2kfbd]Written by: Rick Veitch, Jamie Delano Pencilled by: Rick Veitch, John Ridgway, Brett Ewins Inked by: Alfredo Alcala, John Ridgway, Jim McCarthy Cover Color by: Alex Sinclair Lettered by: John Costanza, Todd Klein, Annie Parkhouse Painted cover by: Dave McKean Layouts by: John Ridgway Color/B&W: Color Page Count: 304 U.S. Price: 19.99 On Sale Date: Mar 2 2011 Trim Size: Comic The very first Hellblazer collection is back in a new edition that includes John Constantine's early appearances in SWAMP THING #76-77 along with HELLBLAZER #1-9. This is the first of a series of new HELLBLAZER collections that put all his adventures in reading order, capturing Constantine at his youthful, anarchic best.[/i:1zj2kfbd][/quote:1zj2kfbd] [img:1zj2kfbd]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/hellblazer_new_edition2_zps79b7d256.jpg[/img:1zj2kfbd] [quote:1zj2kfbd][b:1zj2kfbd]HELLBLAZER VOL.2: THE DEVIL YOU KNOW NEW EDITION[/b:1zj2kfbd] [i:1zj2kfbd]Written by: Jamie Delano Pencilled by: David Lloyd, Dean Motter, Bryan Talbot, Mike Hoffman, Richard Piers Rayner Inked by: Mark Buckingham, David Lloyd, Dean Motter, Bryan Talbot, Mike Hoffman Cover Color by: David Lloyd Lettered by: Todd Klein, Elitta Fell Painted cover by: Dave McKean, Kent Williams Color/B&W: Color Page Count: 304 U.S. Price: 19.99 On Sale Date: Dec 28 2011 Trim Size: Comic In these tales from issue #10-13, THE HORRORIST #1-2 and ANNUAL #1, Constantine wins his first victory in the war with Nergal and encounters a woman who is the embodiment of the world's horrors.[/i:1zj2kfbd][/quote:1zj2kfbd] [img:1zj2kfbd]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/hellblazer_new_edition3_zpsd88c71d5.jpg[/img:1zj2kfbd] [quote:1zj2kfbd][b:1zj2kfbd]HELLBLAZER VOL.3: THE FEAR MACHINE NEW EDITION[/b:1zj2kfbd] [i:1zj2kfbd]Written by Jamie Delano Art by RICHARD PIERS RAYNER and Mark Buckingham Cover by David Finch Color/B&W: Color Page Count: 240 U.S. Price: 24.99 On Sale Date: Jun 20 2012 Trim Size: Comic Constantine finds himself encamped with a new-age pagan group that's tapping into their own psychic abilities - but a defense contractor is out to exploit their powers.[/i:1zj2kfbd][/quote:1zj2kfbd] [img:1zj2kfbd]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/hellblazer_new_edition4_zpsaf557e33.jpg[/img:1zj2kfbd] [quote:1zj2kfbd][b:1zj2kfbd]HELLBLAZER VOL.4: FAMILY MAN NEW EDITION[/b:1zj2kfbd] [i:1zj2kfbd]Written by: Jamie Delano, Grant Morrison, Neil Gaiman, Dick Foreman Art by: David Lloyd, Dave McKean, Mark Buckingham, Sean Phillips Cover by: Brian Bolland Color/B&W: Color Page Count: 288 U.S. Price: 19.99 On Sale Date: Nov 14 2012 Trim Size: Comic Binding: Softcover In this new volume collecting HELLBLAZER #23-33, a twist of fate sends John Constantine into the path of a serial killer called the Family Man, who forces the con man mage to make a shattering choice.[/i:1zj2kfbd][/quote:1zj2kfbd] [img:1zj2kfbd]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/hellblazer_new_edition5_zps1ca3ab62.jpg[/img:1zj2kfbd] [quote:1zj2kfbd][b:1zj2kfbd]HELLBLAZER VOL.5: DANGEROUS HABITS NEW EDITION[/b:1zj2kfbd] [i:1zj2kfbd]Written by: Jamie Delano, Garth Ennis Art by: Sean Phillips, Steve Pugh, Dave McKean, William Simpson, Mark Pennington, Malcolm Jones III, Tom Sutton Cover by: Dave Johnson Color/B&W: Color Page Count: 352 U.S. Price: 19.99 On Sale Date: May 8 2013 Trim Size: Comic Binding: Softcover This new edition of a classic HELLBLAZER collection features several tales never before collected, including a look at John Constantine’s rough and tumble childhood and the beginnings of his unique skills. Then, in early stories from PREACHER writer Garth Ennis, John Constantine is dying. As a sorcerer literally haunted by the demons of his past, John is no stranger to mystic bedevilment or supernatural horror. But it’s his chain smoking that ultimately brings death to Constantine’s door. Collecting HELLBLAZER #34-46.[/i:1zj2kfbd][/quote:1zj2kfbd] [img:1zj2kfbd]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/hellblazer_new_edition6_zps18e20a2f.jpg[/img:1zj2kfbd] [quote:1zj2kfbd][b:1zj2kfbd]HELLBLAZER VOL.6: BLOODLINES NEW EDITION[/b:1zj2kfbd] [i:1zj2kfbd]Written by: Garth Ennis, John Smith Art by: Steve Dillon, William Simpson Cover by: Rafael Albuquerque Color/B&W: Color Page Count: 400 U.S. Price: 19.99 On Sale Date: Aug 28 2013 Trim Size: Comic Binding: Softcover From PREACHER writer Garth Ennis, it’s a new edition of a classic HELLBLAZER title collecting issues #47-61. Includes a special Christmas, plus Constantine’s battle against the demon Calibraxis and more![/i:1zj2kfbd][/quote:1zj2kfbd] [b:1zj2kfbd][u:1zj2kfbd]Liens[/u:1zj2kfbd]:[/b:1zj2kfbd] Le site du label : [url=http://www.vertigocomics.com:1zj2kfbd]www.vertigocomics.com[/url:1zj2kfbd] Le site de l'éditeur : [url=http://www.dccomics.com:1zj2kfbd]www.dccomics.com[/url:1zj2kfbd]
[img:2wi7ei2u]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/jack_kirby_omac_zps1edd52b4.jpg[/img:2wi7ei2u] [quote:2wi7ei2u][b:2wi7ei2u]JACK KIRBY’S OMAC[/b:2wi7ei2u] [i:2wi7ei2u]Written by: Jack Kirby Art by: Jack Kirby, Mike Royer, D. Bruce Berry Cover by: Jack Kirby, Mike Royer Color/B&W: Color Page Count: 176 U.S. Price: 19.99 On Sale Date: Aug 28 2013 Trim Size: Comic Binding: Softcover Witness the debut of O.M.A.C. in this paperback collecting all eight issues of the legendary 1970s series! Meet corporate nobody Buddy Blank, who is changed by a satellite called Brother Eye into the superpowered O.M.A.C. (One Man Army Corps). Enlisted by the Global Peace Agency, O.M.A.C. battles the forces of conformity![/i:2wi7ei2u][/quote:2wi7ei2u] [b:2wi7ei2u][u:2wi7ei2u]Lien[/u:2wi7ei2u]:[/b:2wi7ei2u] Le site de l'éditeur : [url=http://www.dccomics.com:2wi7ei2u]www.dccomics.com[/url:2wi7ei2u]
A ma connaissance, ce TPB n'a pas été évoqué dans les pages qui précèdent, j'en dis donc un mot car il me semble que c'est du matos très intéressant. [img:1dwnu8lm]http://sequart.org/images/Animal-Man-Born-to-be-Wild.jpg[/img:1dwnu8lm] La suite du premier titre consacré au héros, rétrospectivement affilié au label Vertigo, après le run historique de Morrison : on attaque avec un court run de Milligan (6 petits épisodes et puis s'en va) suivi du début du run de Veitch, qui restera quant à lui une vingtaine de numéros. Dur, dur de passer après Morrison qui avait conclu son cycle sur une idée un peu "politique de la terre brûlée" ou "après moi, le déluge", Milligan lui-même en plaisantant en interview. Que faire après un tel coup d'éclat ? Milligan va intelligemment opter pour l'approche modeste. Sans occulter les évènements des épisodes précédentes (j'y reviens), il va se détourner de l'approche "cassage de 4ème mur", sans pour autant opter pour du réchauffé : Milligan reste dans la tonalité bizarroïde de son prédécesseur, voire l'amplifie, plongeant Buddy Baker dans un univers étranger proprement Kafkaïen. Et le bougre en remontrerait même à Morrison sur ce terrain-là : il ne recule devant rien, et aligne les idées à la fois malaisantes et drôles, dans le même temps, avec un humour noir et un mauvais esprit réjouissant (Animal Man reniflant des culs, impayable ; et bien sûr la scène du cheval, excellente idée...). Il va en plus donner une conclusion ambitieuse à son intrigue, veillant à expliquer la moindre des bizarreries de son script (une des ses spécialités, son "Dark Knight, Dark City" sur Batman fonctionne de la même façon) avec un épisode conclusif certes un peu didactique, mais en l'occurrence, comme ça cause physique quantique, c'est pas inutile (y'a un petit côté "Primer" de Shane Carruth, pour ceux qui connaissent ce chef-d'oeuvre de la SF). Le célèbre chat de Schrödinger devient pour l'occasion une pizza... Il évoque fort élégamment aussi, donc, les expériences extrêmes subies par le perso sous la plume de son prédécesseur, et en profite pour dédouaner ses successeurs d'évocations ultérieures. Rajoutez à la sauce la galerie de perso secondaires la plus absurde de l'histoire du genre (The Green Cigarette...), et des cliffhangers ciselés de main de maître, ça donne certes pas le meilleur travail de Milligan, mais un putain de bon ride totalement dans l'esprit de ce qui a précédé sur le titre. Pour la partie graphique, je n'ai jamais été fan de Chas Truog qui ne parvient quand même pas à gâcher le run de Morrison (son approche très premier degré du genre sert le propos du scénariste), mais faut dire que encrer par Mark Farmer, on sent quand même nettement la différence. C'en est même pas mal. Et on notera au détour d'un épisode le passage d'un Steve Dillon sur le titre, définitivement bien plus inspiré que sur au hasard les "Thunderbolts" de nos jours. Pas lu les Veitch : c'est un artiste que je connais ma,l mais qui me semble jouir d'une excellente réputation ; il semblerait par contre qu'il soit loin d'être au sommet ici. J'attends de lire ça pour me faire une idée et revenir en causer ici.
C'est marrant, le premier épisode de Deadman par Drake et Infantino, je l'ai lu là : [img:14ezau1i]http://img.bd-sanctuary.com/cs/big/super-star-comics-comics-volume-12-kiosque-45988.jpg[/img:14ezau1i] Un mag Arédit de l'époque qui contenait ni plus ni moins que "Crisis on Infinitie Earths", et même plus précisément la conclusion cataclysmique de l'event. A relever, un choix très révélateur du sérieux papal de l'éditeur quant à la gestion de l'éditorial : passe encore que la couv' présente Deadman plutôt que Crisis, mais la couv' de Deadman ne correspond absolument pas au contenu ! Et les auteurs affichés ne sont pas les bons, bien sûr...
[quote="KabFC":1284oalz]DEadman est un personnage qui m'intéresse ne tant que tel, mais j'admets ne pas savoir par ou prendre ? Une saga mythique Jim ?[/quote:1284oalz]
[quote="n.nemo":1284oalz]y a pas un run, genre totalement mythique, de adams sur ce perso ?[/quote:1284oalz]
Alors j'avoue qu'il me manque pas mal d'info. J'ai un recueil (édition du Fromage, je crois), qui reprend les Adams, mais bon… Cette collection me donne envie justement parce que je pourrais combler mes lacunes…
Grosso modo, le personnage a été créé par Arnold Drake et Carmine Infantino, mais très vite, Adams est arrivé sur la série. Mais le peu de souvenirs que je peux en avoir me laisse l'impression que c'est très sympa question scénario, mais que c'est surtout un festival de délires graphiques. Mais j'en ai fort peu lu et sans doute dans le désordre…
Moi, je sais ce que je vais faire, en tout cas : je vais m'intéresser en premier lieu au tome 1 (parce que c'est les débuts et qu'il y a de l'Adams à foison) et au tome 4 (parce qu'il contient les histoires courtes de Garcia-Lopez, qui sont bien sympas question histoires, de petits contes moraux en histoires courtes, et terriblement virtuose question dessin).
Mais vous n'êtes pas obligés de faire comme moi !
Jim
J'ai récemment découvert l'existence de ce TPB, qui m'avait un peu échappé dans mes pérégrinations récentes. C'est la couverture de Joe Kubert qui m'a attiré l'œil. Et pour moi, ça a été l'occasion de découvrir, une fois de plus, un truc dont je n'avais pour l'instant qu'entendu parler. [img:v4dmp9y9]http://ecx.images-amazon.com/images/I/61NRP3gwVFL._SY445_.jpg[/img:v4dmp9y9] [quote="Amazon":v4dmp9y9]Lord Andrew Bennett, a vampire, turned his lover, Mary Seward, into a vampire, in the hopes of keeping her by his side through eternity. However, her power caused her to become evil. She took the name Mary, Queen of Blood, and led a group of vampires called The Blood Red Moon in a quest to take over the world. [u:v4dmp9y9]Broché[/u:v4dmp9y9]: 320 pages [u:v4dmp9y9]Editeur[/u:v4dmp9y9] : DC Comics (11 avril 2012) [u:v4dmp9y9]Langue[/u:v4dmp9y9] : Anglais [u:v4dmp9y9]ISBN-10[/u:v4dmp9y9]: 1401233716 [u:v4dmp9y9]ISBN-13[/u:v4dmp9y9]: 978-1401233716[/quote:v4dmp9y9] Bon, Andrew Bennett, les plus récents lecteurs l'ont découvert dans les pages de [b:v4dmp9y9]Justice League Dark[/b:v4dmp9y9], mais c'est un vieux personnage, datant de 1981 et dont les aventures ont été publiées dans [b:v4dmp9y9]House of Mystery[/b:v4dmp9y9], à raison d'une dizaine de pages par épisode. Créé par Jean Marc DeMatteis et Tom Sutton, Bennett est un vampire qui transforme la femme qu'il aime en créature de la nuit, créant par là même son pire ennemi (je la fais courte). La série alterne des actions contemporaines et des aventures situées dans le passé et venues de la longue carrière de Bennett. Graphiquement, c'est marqué par la personnalité de Sutton, qui dessine certains épisodes et intervient comme encreur sur les autres (sur des crayonnés de gens comme Paris Cullins, entre autres). C'est pas mal, un peu fouillis, les mises en cases de Sutton sont compliquées et maniérées, mais c'est chouette, ça donne une allure presque onirique au truc. Au niveau du scénario, DeMatteis abandonne assez vite la série, pour être remplacé par Bruce Jones (c'est très bien aussi, un peu plus orienté action, avec des histoires en un ou deux épisodes et de bons [i:v4dmp9y9]cliffhangers[/i:v4dmp9y9]), puis pas le tandem Dan Mishkin / Gary Cohn. Chose intéressante, la série est éditée par Karen Berger, et d'une certaine manière, on peut voir dans [b:v4dmp9y9]House of Mystery[/b:v4dmp9y9] de cette époque une espèce de prototype à la collection Vertigo, avec la volonté de créer un fantastique moderne renouvelée et de développer des personnages forts et complexes. Une sorte de galop d'essai, quoi… Le dernier épisode du recueil est extrait de la série [b:v4dmp9y9]Brave and the Bold[/b:v4dmp9y9], où Batman rencontre un héros différent à chaque numéro : celui-ci est réalisé par Mike Barr et Jim Aparo. Pas mal, nettement moins foufou que la série qui a précédé, mais très sympathique. Jim
La consultation des "sollicitations" pour novembre m'a fait prendre conscience qu'il existe une série de rééditions de [b:1mrpquib]Deadman[/b:1mrpquib] en souple (j'en étais resté au gros [i:1mrpquib]hardcover[/i:1mrpquib] avec jaquette qui reprenait les Adams…). Je vais donc me mettre en quête de tout cela, mais en attendant, je me suis dit qu'il n'était peut-être pas inutile d'en parler ici, ça peut toujours intéresser du monde. Et je reviendrai en dire un mot à l'occasion, quand j'aurais rattrapé mon retard… [img:1mrpquib]http://ecx.images-amazon.com/images/I/61OimNkIqKL._SY445_.jpg[/img:1mrpquib] [quote="Amazon":1mrpquib]Before his groundbreaking runs on BATMAN and GREEN LANTERN/GREEN ARROW, legendary comics artist Neal Adams first made his mark in superhero comics with Deadman, star of the DC Comics series STRANGE ADVENTURES. Inspired by the hit TV series The Fugitive, the Deadman stories star costumed highwire performer Boston Brand, who is assassinated by an unknown marksman in his first story. A mysterious deity called Rama Kushna gives Boston Brand the chance to revisit the land of the living as Deadman, with the mission of finding his murderer. DEADMAN features spectacular, bravura artwork by Neal Adams, then leading the field with an amazing, hyper-realistic style and trompe-l’oeil unlike anything seen in comics before or since. [u:1mrpquib]Broché[/u:1mrpquib]: 176 pages [u:1mrpquib]Editeur[/u:1mrpquib] : DC Comics (17 mai 2011) [u:1mrpquib]Langue[/u:1mrpquib] : Anglais [u:1mrpquib]ISBN-10[/u:1mrpquib]: 1401231160 [u:1mrpquib]ISBN-13[/u:1mrpquib]: 978-1401231163 [/quote:1mrpquib] [img:1mrpquib]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51GIaHidouL._SY445_.jpg[/img:1mrpquib] [quote="Amazon":1mrpquib]Neal Adams's groundbreaking tales of Deadman are collected in this new trade paperback featuring BRAVE AND THE BOLD #79, 86, STRANGE ADVENTURES #214-216, backup stories from AQUAMAN #50-52 and CHALLENGERS OF THE UNKNOWN #74. [u:1mrpquib]Broché[/u:1mrpquib]: 160 pages [u:1mrpquib]Editeur[/u:1mrpquib] : DC Comics (15 février 2012) [u:1mrpquib]Langue[/u:1mrpquib] : Anglais [u:1mrpquib]ISBN-10[/u:1mrpquib]: 1401233880 [u:1mrpquib]ISBN-13[/u:1mrpquib]: 978-1401233884[/quote:1mrpquib] [img:1mrpquib]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51PtgVSDq3L._SY445_.jpg[/img:1mrpquib] [quote="Amazon":1mrpquib][u:1mrpquib]Broché[/u:1mrpquib]: 176 pages [u:1mrpquib]Editeur[/u:1mrpquib] : DC Comics (25 décembre 2012) [u:1mrpquib]Langue[/u:1mrpquib] : Anglais [u:1mrpquib]ISBN-10[/u:1mrpquib]: 1401237282 [u:1mrpquib]ISBN-13[/u:1mrpquib]: 978-1401237288[/quote:1mrpquib]
Ci-dessous, les designs des personnages par Cliff Chiang: [img:1dgyvtz1]http://imageshack.us/a/img46/3210/reby.jpg[/img:1dgyvtz1] [img:1dgyvtz1]http://imageshack.us/a/img853/8048/rwmj.jpg[/img:1dgyvtz1] [img:1dgyvtz1]http://imageshack.us/a/img17/1926/vktp.jpg[/img:1dgyvtz1] [img:1dgyvtz1]http://imageshack.us/a/img51/9905/d0ks.jpg[/img:1dgyvtz1] [img:1dgyvtz1]http://imageshack.us/a/img18/399/7weh.jpg[/img:1dgyvtz1] [img:1dgyvtz1]http://imageshack.us/a/img407/2134/n0zy.jpg[/img:1dgyvtz1] [img:1dgyvtz1]http://imageshack.us/a/img823/258/22tu.jpg[/img:1dgyvtz1] [quote="Cliff Chiang":1dgyvtz1]We tried to make a theatrical costume that used the highlights of the original Ditko look. The most striking parts of the costume are the acid color combination of green, red and yellow, and the feathers. At the same time, I wanted to reference French pulp characters like Irma Vep and Fantomas. Given her dark origins, there needed to be something deadly and mysterious about our Creeper. It’s flamboyant, but also dark and insect-like. The final look feels like it could have existed in 1920?s Surrealist Paris.[/quote:1dgyvtz1] [url=http://comicsalliance.com/cliff-chiang-beware-the-creeper-preview-art/:1dgyvtz1][b:1dgyvtz1][size=150:1dgyvtz1]INTERVIEW DU DESSINATEUR CLIFF CHIANG[/size:1dgyvtz1][/b:1dgyvtz1][/url:1dgyvtz1]
La série Vertigo [b:23s82qkb]House of secrets[/b:23s82qkb], écrite par [i:23s82qkb]Steven T. Seagle[/i:23s82qkb] ([b:23s82qkb]American Virgin[/b:23s82qkb]) et dessinée par [i:23s82qkb]Teddy Kristiansen[/i:23s82qkb] ([b:23s82qkb]The re[a]d diary[/b:23s82qkb]) va faire l'objet d'une réédition complète dans un omnibus qui contiendra les 25 épisodes de la série, ainsi que l'épilogue en deux parties [b:23s82qkb]Facade[/b:23s82qkb]. Rain Harper est une adolescente à problèmes en fuite qui débarque à Seattle et découvre une maison hantée dans laquelle elle va devenir malgré elle un membre d'un étrange système judiciaire: un jury composé de revenants jugent les secrets des gens et Rain va tenter de s'interposer entre les accusés et ces spectres vengeurs. Philippe et Philippe, de la librairie [b:23s82qkb]Arkham Comics[/b:23s82qkb], ont fait un petit [b:23s82qkb][url=http://arkham-comics.blogspot.fr/2013/02/pas-de-secrets-la-maison-arkham.html:23s82qkb]spotlight[/url:23s82qkb][/b:23s82qkb] sur la série en février dernier. [img:23s82qkb]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/house_of_secrets_zps6d8d2403.jpg[/img:23s82qkb] [quote:23s82qkb][b:23s82qkb]HOUSE OF SECRETS OMNIBUS HC[/b:23s82qkb] [i:23s82qkb]Written by STEVEN T. SEAGLE Art by TEDDY KRISTIANSEN, DUNCAN FEGREDO, DEAN ORMSTON and others Cover by TEDDY KRISTIANSEN RESOLICIT • On sale APRIL 10 • 752 pg, FC, $75.00 US • MATURE READERS In this hardcover collecting HOUSE OF SECRETS #1-25, a story from VERTIGO: WINTER’S EDGE #1 and the 2-part FAÇADE miniseries, teenage runaway Rain Harper becomes part of a supernatural justice system in a haunted mansion. Five spirits known as the Juris summon people to judge them for their secrets. Acting as a “witness,” Rain must try to save the defendants from their sentences.[/i:23s82qkb][/quote:23s82qkb] [img:23s82qkb]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/house_of_secrets1_zps5ce56c1c.jpg[/img:23s82qkb] [img:23s82qkb]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/house_of_secrets2_zps0cc955a7.jpg[/img:23s82qkb] [img:23s82qkb]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/house_of_secrets3_zps309abb19.jpg[/img:23s82qkb] [img:23s82qkb]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/house_of_secrets4_zps681bdc32.jpg[/img:23s82qkb] [b:23s82qkb][u:23s82qkb]Lien[/u:23s82qkb]:[/b:23s82qkb] Le site de l'éditeur : [url=http://www.dccomics.com/:23s82qkb]www.dccomics.com[/url:23s82qkb]
[quote="Guy Gardner":21kdtf76][quote="Harper":21kdtf76]Si vous n'avez pas d'argent, ce n'est pas grave, il vous faut cet album.[/quote:21kdtf76]
Ouais, mais non, j'ai déjà Robin Year One,
.
(Et le Batgirl Year one est a des prix exorbitants en occaz'...)[/quote:21kdtf76]
Qu'est-ce que j'ai écrit à la fin de ma phrase? Il vous faut cet album. evil:
Au mois de juin, l'éditeur DC Comics publiera un volume compilant les deux séries limitées [b:ru6m75zk]Batgirl : Year one[/b:ru6m75zk] et [b:ru6m75zk]Robin : Year one[/b:ru6m75zk] écrites par le duo de scénaristes [i:ru6m75zk]Chuck Dixon[/i:ru6m75zk] ([b:ru6m75zk]Batgirl[/b:ru6m75zk], [b:ru6m75zk]Robin[/b:ru6m75zk], [b:ru6m75zk]Nightwing[/b:ru6m75zk]) et [i:ru6m75zk]Scott Beatty[/i:ru6m75zk], et mises en image par les dessinateurs espagnols [i:ru6m75zk]Marcos Martin[/i:ru6m75zk] ([b:ru6m75zk]Doctor Strange : The oath[/b:ru6m75zk], [b:ru6m75zk]Amazing Spider-man[/b:ru6m75zk], [b:ru6m75zk]The private eye[/b:ru6m75zk]) et [i:ru6m75zk]Javier Pulido[/i:ru6m75zk] ([b:ru6m75zk]Human Target[/b:ru6m75zk], [b:ru6m75zk]The shade[/b:ru6m75zk]). [img:ru6m75zk]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/batgirl_robin_year_one_zpsfc851c48.jpg[/img:ru6m75zk] [quote:ru6m75zk][b:ru6m75zk]BATGIRL/ROBIN YEAR ONE TP[/b:ru6m75zk] [i:ru6m75zk]Written by CHUCK DIXON and SCOTT BEATTY Art by MARCOS MARTIN, ALVARO LOPEZ, JAVIER PULIDO and ROBERT CAMPANELLA Cover by MARCOS MARTIN and JAVIER PULIDO On sale JUNE 19 • 424 pg, FC, $24.99 US For the first time in one trade paperback, it’s the year one tales of both Robin and Batgirl, from BATGIRL YEAR ONE #1-9 and ROBIN YEAR ONE #1-4. See what happens when Robin dons his costume for the first time, then learn how Barbara Gordon transformed from ordinary citizen to costumed super heroine.[/i:ru6m75zk][/quote:ru6m75zk] [img:ru6m75zk]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/batgirl_year_one_zpsb68ac799.jpg[/img:ru6m75zk] [img:ru6m75zk]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/batgirl_year_one1_zpsedf2f249.jpg[/img:ru6m75zk] [img:ru6m75zk]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/batgirl_year_one2_zpsacb33b1b.jpg[/img:ru6m75zk] [img:ru6m75zk]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/batgirl_year_one3_zpse5b19fda.jpg[/img:ru6m75zk] [img:ru6m75zk]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/robin_year_one_zps1392a359.jpg[/img:ru6m75zk] [img:ru6m75zk]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/robin_year_one1_zps4e051902.jpg[/img:ru6m75zk] [img:ru6m75zk]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/robin_year_one2_zpsb536f9be.jpg[/img:ru6m75zk] [img:ru6m75zk]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/robin_year_one3_zpse735b795.jpg[/img:ru6m75zk] [b:ru6m75zk][u:ru6m75zk]Lien[/u:ru6m75zk]:[/b:ru6m75zk] Le site de l'éditeur : [url=http://www.dccomics.com/:ru6m75zk]www.dccomics.com[/url:ru6m75zk]
Créé en 1968 par [i:10rwxsos]Steve Ditko[/i:10rwxsos] ([b:10rwxsos]Amazing Spider-man[/b:10rwxsos], [b:10rwxsos]Doctor Strange[/b:10rwxsos]) dans Showcase #73, le Creeper est un super-héros à l'apparence effrayante renforcée par le rire strident qu'il déploie. Ce personnage singulier a fait diverses apparitions dans des titres publiés par DC Comics dans les dernières décennies, et a parfois eu les honneurs de séries ou mini-séries solo de courte durée. L'avatar civil du creeper est l'ancien présentateur de télévision Jack Ryder. Au début des années 2000, le scénariste [i:10rwxsos]Jason Hall[/i:10rwxsos] ([b:10rwxsos]Samurai Jack[/b:10rwxsos], [b:10rwxsos]Ben 10[/b:10rwxsos]) et le dessinateur [i:10rwxsos]Cliff Chiang[/i:10rwxsos] ([b:10rwxsos]Green Arrow & Black Canary[/b:10rwxsos], [b:10rwxsos]Doctor 13[/b:10rwxsos], [b:10rwxsos]Wonder Woman[/b:10rwxsos]) ont lancé une mini-série de cinq épisodes [b:10rwxsos]Beware the Creeper[/b:10rwxsos] sous le label mature Vertigo de l'éditeur DC Comics, qui avait pour particularité de mettre en scène une jeune femme sous le masque du Creeper, Judith Benoir. L'histoire prend place à Paris, au lendemain de la première guerre mondiale, et Judith Benoir cherche à se faire un nom en tant que peintre surréaliste. Elle revêt l'identité du Creeper pour commettre d'audacieux cambriolages, tout en maintenant le flou sur ses véritables intentions. Cette mini-série va faire l'objet d'une réédition en TPB prévue pour le mois de juillet par l'éditeur DC Comics. [img:10rwxsos]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/beware_the_creeper_zpsc6ec475b.jpg[/img:10rwxsos] [quote:10rwxsos][b:10rwxsos]BEWARE THE CREEPER TP[/b:10rwxsos] [i:10rwxsos]Written by JASON HALL Art and cover by CLIFF CHIANG On sale JULY 31 • 128 pg, FC, $14.99 US • MATURE READERS Collecting the 5-issue miniseries! In the aftermath of World War I, surrealist painter Judith Benoir desperately wants to make a splash in Paris. And as The Creeper, she escalates simple burglaries into spectacular art crimes, establishing her as a cultural icon. But what are the true motivations behind The Creeper’s actions? And how long before her antics spiral out of control and the law closes in?[/i:10rwxsos][/quote:10rwxsos] [img:10rwxsos]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/beware_the_creeper1_zpsae5dc208.jpg[/img:10rwxsos] [img:10rwxsos]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/beware_the_creeper2_zps4e653fd9.jpg[/img:10rwxsos] [img:10rwxsos]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/beware_the_creeper3_zps1e0799c9.jpg[/img:10rwxsos] [b:10rwxsos][u:10rwxsos]Liens[/u:10rwxsos]:[/b:10rwxsos] Le site de l'éditeur : [url=http://www.dccomics.com/:10rwxsos]www.dccomics.com[/url:10rwxsos] Le site du dessinateur : [url=http://www.cliffchiang.com:10rwxsos]www.cliffchiang.com[/url:10rwxsos]
Cette collection d'épais volumes collectent de nombreux travaux produits par Jack Kirby pour l'éditeur DC Comics à partir de son retour en 1957 chez l'éditeur de Broadway. Des séries comme [b:27kghuyj]House of secrets[/b:27kghuyj], [b:27kghuyj]House of mystery[/b:27kghuyj], [b:27kghuyj]All-star western[/b:27kghuyj], etc... sont compilées. [img:27kghuyj]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/jack_kirby_omnibus1_zps9915bfe3.jpg[/img:27kghuyj] [quote:27kghuyj][b:27kghuyj]THE JACK KIRBY OMNIBUS VOL.1[/b:27kghuyj] [i:27kghuyj]Written by: Robert Bernstein, Bill Finger, Jack Kirby, Dave Wood, Joe Simon, France Herron Pencilled by: Jack Kirby Inked by: Jack Kirby, George Roussos, Frank Giacoia, Joe Simon Cover Color by: Jack Kirby Lettered by: Howard Ferguson, Arthur Simek Introduction by: Mark Evanier Color/B&W: Color Page Count: 304 U.S. Price: 49.99 On Sale Date: Aug 3 2011 In 1957, Jack Kirby returned to DC Comics to draw the Green Arrow feature that ran in ADVENTURE COMICS and WORLD'S FINEST COMICS, pitting the Emerald Archer and his sidekick, Speedy, against a plethora of foes. At the same time, Kirby kept busy with work on DC's mystery titles. These short tales spotlighted extraterrestrials and earthly monsters, nuclear threats and super-intelligent animals, magic wishes gone wrong and cities lost beneath the seas, challenging Kirby's ever-fertile imagination in every story. Now, for the first time, DC Comics collects all of Kirby's many stories from the pages of HOUSE OF MYSTERY, HOUSE OF SECRETS, TALES OF THE UNEXPECTED, MY GREATEST ADVENTURE, ALL-STAR WESTERN, ADVENTURE COMICS, WORLD'S FINEST COMICS, as well as a trio of 1940s stories from REAL FACT COMICS.[/i:27kghuyj][/quote:27kghuyj] [img:27kghuyj]http://i721.photobucket.com/albums/ww213/benoit_le/comics_vo/dc_comics/jack_kirby_omnibus2_zpsf6f80451.jpg[/img:27kghuyj] [quote:27kghuyj][b:27kghuyj]THE JACK KIRBY OMNIBUS VOL.2[/b:27kghuyj] [i:27kghuyj]Written by JACK KIRBY, JOE SIMON, MICHAEL FLEISCHER, JOEY CAVALIERI and others Art by JACK KIRBY, JOE SIMON, MIKE ROYER, WALLACE WOOD and others Cover by JACK KIRBY On sale APRIL 17 • 624 pg, FC, $39.99 US • Collecting more of Jack Kirby’s epic tales from the 1970s and 1980s starring The Sandman, The Justice League, Atlas and many more. • Collects BLACK MAGIC #1-9, 1ST ISSUE SPECIAL #1, 5 and 6, KUNG FU FIGHTER #3, THE SANDMAN #1-6, DC COMICS PRESENTS #84, SUPER POWERS VOL.1 #1-5 and SUPER POWERS VOL. 2 #1-6, and KOBRA #1.[/i:27kghuyj][/quote:27kghuyj] [b:27kghuyj][u:27kghuyj]Lien[/u:27kghuyj]:[/b:27kghuyj] Le site de l'éditeur : [url=http://www.dccomics.com/:27kghuyj]www.dccomics.com[/url:27kghuyj]
[quote="KabFC":3ia29bk3]J'avais beaucoup aimé ce TPB sur Terra, je connaissais pas le perso, c'est Amanda Conner qui m'avait fait acheter le TPB et je n'ai pas regretté, du fun, tout simplement, on comprend bien les persos et c'est vraiment sympa.[/quote:3ia29bk3] [quote="Tsouin":3ia29bk3]Tout pareil et je conseille aussi les power girl par la même team créative. Du très bon comic book[/quote:3ia29bk3] Tout pareil que mes éminents prédécesseurs.
La lecture la plus récente dans le piochage de pile en retard, c'est le TPB de Terra, la nouvelle version inventée par Gray, Palmiotti et Conner. [img:13ojmwx9]http://d1466nnw0ex81e.cloudfront.net/n_iv/600/979879.jpg[/img:13ojmwx9] Le TPB rassemble un épisode de [b:13ojmwx9]Supergirl[/b:13ojmwx9] où elle fait son apparition, ainsi que les quatre épisodes de sa mini-série. Et c'est très bon. Gray et Palmiotti, qui ont déjà fait des choses sympas sur du super-héros pré-existant (j'ai un excellent souvenir d'une mini-série [b:13ojmwx9]Shanna[/b:13ojmwx9], par exemple), savent contourner les clichés du genre en amenant surprise sur surprise. Là, les cliffhangers sont bien amenés, les doutes sur l'identité de l'héroïne donnent envie de tourner la page, malgré son look de brune elle est connectée aux différentes précédentes incarnations de Terra (donc pas de rupture avec le passé mais au contraire une gestion sympa de la continuité), le vilain est sympa et original, les motivations de l'héroïne sont surprenantes et ses origines sont inattendues. Bref, c'est vraiment que du bonheur, un récit qui ne se prend pas la tête mais qui est bien dialogué, bien rythmé et avec des enjeux intéressants (et des rapports entre les personnages très cohérents). Le tout servi par le dessin d'Amanda Conner, joli, souple, sexy, pas racoleur et très narratif. Vraiment, si tous les [i:13ojmwx9]comic books[/i:13ojmwx9] parvenaient à faire au moins ça… Jim
Je fais partie de ceux qui se plaignent que les univers de super-héros ne sont pas rigolos. Hé bien, je me suis régalé en ressortant de la pile le [b:153z5jx9]Metal Men : 100 Pages Spectacular[/b:153z5jx9] (vous savez, cette collection de TPB souples, les "[i:153z5jx9]DC Comics Presents[/i:153z5jx9]", avec des pubs, initiée par Bob Harras, et qui permet de retrouver du bon matos à pas cher…). [img:153z5jx9]http://media.comicvine.com/uploads/6/65157/1945880-dccpmetalmen1_super.jpg[/img:153z5jx9] Le recueil contient l'[i:153z5jx9]one-shot[/i:153z5jx9] consacré aux robots du professeur Magnus au sein de l'arc Silver Age, ainsi que la [i:153z5jx9]back-up[/i:153z5jx9] écrite par Giffen et DeMatteis pour une version récente de la Doom Patrol. Le point commun, c'est Kevin Maguire aux dessins, pas mauvais sur l'[i:153z5jx9]one-shot[/i:153z5jx9], absolument prodigieux sur la [i:153z5jx9]back-up[/i:153z5jx9]. C'est hilarant, drôle, pertinent, bien vu, très bien caractérisé, avec des enchaînements de dialogues très [i:153z5jx9]sitcoms[/i:153z5jx9] (et pour ceux qui ont suivi les prestations de Giffen et DeMatteis, c'est des procédés, certes, mais ça marche toujours autant), et une chouette vision de l'équipe (Platinum, pardon, Tina, est ainsi vraiment bien écrite, en plein délire amoureux, mais consciente de ses obsessions qu'elle n'arrive pourtant pas à réfréner). Les délires parodiques fonctionnent formidablement (les deux scénaristes aiguillonnent [b:153z5jx9]Magnus Robot Fighter[/b:153z5jx9] et peut-être aussi le premier épisode du [b:153z5jx9]Doctor Who[/b:153z5jx9] version Eccleston…), sans pour autant foutre en l'air les enjeux purement super-héroïques. C'est succulent, et ça montre comment on peut faire cohabiter plusieurs tonalités dans un univers partagé de fiction. Jim
Passablement refroidi par cette lecture pour tout dire désagréable, je pioche dans la suite de la pile, et j'extirpe [b:1329kbcq]Time Masters : Vanishing Point[/b:1329kbcq]. J'ai toujours bien aimé Rip Hunter, et c'est fait par Dan Jurgens, un auteur sans prétention que j'aime bien, dont je sais d'avance qu'il me fournira une lecture agréable. [img:1329kbcq]http://3.bp.blogspot.com/-ktcsnGhsP_g/ThBxkQK_a1I/AAAAAAAABz8/UDfzHvLGxoQ/s320/time-masters-vanishing-point-jurgens-rapmund.jpg[/img:1329kbcq] Ça ne manque pas : Rip Hunter a rassemblé quelques héros (les braves gars qu'on voit à l'image, je pense que vous avez déjà entendu parler d'eux) pour retrouver Batman, perdu dans le temps. Là encore, un récit qui s'inscrit dans les grands plans quinquennaux de DC, qui renvoient à [b:1329kbcq]52[/b:1329kbcq], à [b:1329kbcq]Booster Gold[/b:1329kbcq], qui finit en même temps que finit [b:1329kbcq]Return of Bruce Wayne[/b:1329kbcq], donc c'est pas mal de connaître un peu pour savourer. Ceci dit, contrairement à [b:1329kbcq]Cry For Justice[/b:1329kbcq] qui ne prend même pas la peine d'expliquer ce à quoi il fait référence, là, les dialogues sont assez clairs. Peut-être trop démonstratifs, diront certains partisans d'une écriture moderne toute en sous-entendus, mais bon, au moins, le lecteur de passage, qui n'est que vaguement au courant de [b:1329kbcq]52[/b:1329kbcq] ou des développements récents dans la série [b:1329kbcq]Booster Gold[/b:1329kbcq], ne sont pas trop largués. Les personnages prennent le temps d'expliquer des choses en termes limpides. Ouf. Ensuite, hé bien les recettes sont celles que l'on attend d'un récit de voyage temporel, avec l'équipe séparée, la plongée dans différentes époques (ce qui permet à Jurgens de remettre en selle deux personnages méconnus, Claw et Starfire), la lutte contre un paradoxe temporel dangereux, enfin bref, que du classique. C'est rapide, c'est bien construit, les [i:1329kbcq]cliffhangers[/i:1329kbcq] de fin d'épisode sont bien efficaces, et la mini-série se paie le luxe de donner des développements par rapport aux révélations de la série [b:1329kbcq]Booster Gold[/b:1329kbcq], de dévoiler un peu le passé de Rip Hunter, de ramener des concepts intéressants (les Linear Men, Waverider), et de donner une origine à Vanishing Point (je ne crois pas en avoir déjà lu, des origines pour ça, mais je ne connais pas tout et je n'ai pas la série de Lewis Shiner des 1980's bien en tête…). Bref, à la fin de l'aventure, qui demeure assez souriante et enlevée, et pas compassée du tout, on a le sentiment d'avoir eu plein de choses pour son argent. Bref, bilan largement positif. [img:1329kbcq]http://1.bp.blogspot.com/-UA9dbuOzZ_s/TdlIoCxnAyI/AAAAAAAAEC4/gGDRBnNubiU/s1600/Time_Masters_Vanishing_Point_1.jpg[/img:1329kbcq] Jim
Depuis quelque temps, je puise dans la pile des TPB pas encore lus, qui monte lentement vers le plafond à côté de mon lit. Majoritairement du DC d'il y a quelques années. Des choses bien, des choses nulles. Et dans le paquet de trucs récents, j'ai commencé par un truc nul. Je me suis lu le [b:3i64vg75]Cry for Justice[/b:3i64vg75] de Robinson. [img:3i64vg75]http://d1466nnw0ex81e.cloudfront.net/n_iv/600/1021249.jpg[/img:3i64vg75] Alors moi, comme beaucoup, j'aime bien Robinson. J'aime ses [b:3i64vg75]Cable[/b:3i64vg75] (bon, aidé par Ladronn, forcément, ça coule tout seul, mais même avec Joe Bennett, c'est cool…), j'aime ses [b:3i64vg75]Leave it to Chance[/b:3i64vg75], j'aime ses [b:3i64vg75]Starman[/b:3i64vg75]… Mais depuis qu'il est revenu de son excursion à Hollywood, il n'est quand même que l'ombre de lui-même. Ses [b:3i64vg75]Batman[/b:3i64vg75] sont sympas mais anecdotiques, ses [b:3i64vg75]Superman[/b:3i64vg75] sont pas mal mais il n'a pas eu le temps de laisser des trucs très copieux, avant d'être jeté dans un cross-over dont il se tire honnêtement mais sans plus (Sterling Gates livraient les meilleures choses à l'époque), il a fait un [i:3i64vg75]one-shot[/i:3i64vg75] consacré à Jimmy Olsen qui avait de beaux effets narratifs mais qui n'allait pas loin… Bref, des circonstances éditoriales pas faciles qui laissaient imaginer que, plus libre, il pourrait retrouver la grande forme. Bah c'est pas pour [b:3i64vg75]Cry for Justice[/b:3i64vg75], en tout état de cause : poussif, maladroit, lent, traînard, sans enjeu réel, voilà une mini-série qui sert surtout à lancer son run sur la série régulière (un run tout aussi lambin, d'ailleurs, mais au moins, y avait Bagley dessus…), à ramener des personnages qui lui plaisent bien, ce genre de choses… Déjà, la mini-série souffre de deux syndromes : d'une part, c'est pas indépendant, c'est imbriqué dans de vastes plans à l'échelle de l'éditeur, plans dont de toute façon ils vont changer très vite donc on se demande bien pourquoi ils mettent autant d'énergie à les monter (ici, ça prépare ce que Robinson va faire plus tard : purée, il pouvait pas faire ça dans la série régulière, des fois ?) ; d'autre part, et ce sans doute sous l'impulsion de Didio, c'est aussi l'occasion d'un joli jeu de massacre, de nombreux personnages mourant sans explication ou perdant des bouts de leur anatomie dans des scènes inutilement gore. C'est pas avec [b:3i64vg75]Cry for Justice[/b:3i64vg75] que l'univers DC va sourire. L'intrigue prend racine dans des événements passés qui sont évoqués à mi-mots, et qu'on n'arrive pas à identifier. De quoi parle Jay Garrick ? Pas une note de renvoi, pas un dialogue détaillé ne vient éclairer le truc. Le lecteur de passage, celui qui, par exemple, pourrait prendre le recueil parce qu'il aime bien le scénariste, est complètement largué. Pour comprendre un morceau de DC, faut avoir lu tout DC. Belle politique de fidélisation. Ensuite, le récit raconte comment Hal Jordan et Oliver Queen font scission d'avec le reste de la Ligue et décident d'adopter une attitude plus proactive, en allant chercher les méchants là où ils se cachent. Prétexte moult fois exploré (la dernière fois, de mémoire, c'était dans la [b:3i64vg75]Justice League Elite[/b:3i64vg75] de Kelly et Mahnke), idée intéressante mais dont il faut faire quelque chose. Et c'est notamment là que le bât blesse : Robinson donne l'impression vivace qu'il ne sait pas quoi faire de l'idée. Et les personnages non plus. Au bout de trois épisodes (sur sept), ils en sont à constater qu'ils tournent en rond et n'accomplissent rien de grand. On réprime un bâillement. La suite n'est guère mieux : le groupe finit par se constituer (Congorilla et le Starman bleu rejoignant les autres), et là commence à germer l'idée que tous les maux qu'ils essaient de soigner proviennent de ce bougre de Prometheus, un vrai bon gros méchant qui fait des choses si terribles que, au final, on ne peut pas tellement en vouloir aux plus virulents des héros. Le discours politique est complètement atténué, il n'y a pas de réflexion sur l'engagement héroïque et sur les conséquences des super-pouvoirs, les engueulades ne dépassent guère le stade des questionnements niveau école primaire, bref, c'est assez ras des pâquerettes. La série se termine sur une scène qui, et c'est là le pire, cautionne le vigilantisme, et assimile la "justice" tant réclamée à la vengeance. Bref, ça sent carrément le renfermé, et on est loin du Robinson brillant qui avait écrit [b:3i64vg75]Golden Age[/b:3i64vg75] pour Paul Smith. Robinson, c'est sans doute comme John Byrne ou Marc Silvestri, des extraterrestres l'ont enlevé et remplacé par une pâle copie. Même narrativement, ça ne tient pas. Les dialogues ne sont pas bons, les blagues (déjà fort rares) tombent à plat, la caractérisation est inefficace. Les personnages sont amenés tardivement et on n'a le temps de s'intéresser ni à eux ni aux relations qu'ils entretiennent au sein d'un groupe qui ressemble plus à un instantané dans une salle des pas perdues d'une gare un peu vide, qu'à une réelle équipe. Il y a, à un moment, une trahison, et quand l'identité du traître est révélée, les explications renvoient à des mots qu'il a (aurait ?) prononcés. J'ai relu les passages concernés, et je n'ai pas trouvé les mots en question (sont-ils noyés dans un flot de dialogues ?) : Robinson, d'ordinaire carré pour ce genre d'effets, s'est planté, me semble-t-il. Le tout dans un graphisme de peinture pompier assez peu narrative, ça donne un gros machin indigeste qui tire le genre super-héros, et les personnages de la Ligue, vers le bas. Un très mauvais album pour l'un des pires scripts du scénariste. Jim
[img:19r73z3t]http://imageshack.us/scaled/thumb/69/batmannomanslandgallery.jpg[/img:19r73z3t][img:19r73z3t]http://imageshack.us/scaled/thumb/248/bmnmlv2cv0.jpg[/img:19r73z3t][img:19r73z3t]http://imageshack.us/scaled/thumb/571/1064923.jpg[/img:19r73z3t][img:19r73z3t]http://imageshack.us/scaled/thumb/341/batmannomanslandvol4tpn.jpg[/img:19r73z3t] Pour ceux qui n'aurait pas encore lu ce monument du bat univers, DC à ressorti cette année No Man's Land en 4 volumes ( environ 500 pages chacuns ). Pour la faire courte, un tremblemment de terre à ravagé gotham, la ville est décrétée no man's land par les états unis plus personne ne rentre ou ne sort. Beaucoup de gothamites évacueront la ville avant que la ville ne soit bloquée mais une partie de la population est restée, ainsi que tout les patients de l'asyle d'arkham ( libéré pour ne pas mourir de faim dans leurs cellules ). S'ajoute à ça un batman absent, une huntress débordée et une nouvelle batgirl, Gotham devient le terrain d'une partie de Risk grandeur nature. [spoiler:19r73z3t][img:19r73z3t]http://img841.imageshack.us/img841/2518/40657310200116925143014.jpg[/img:19r73z3t][/spoiler:19r73z3t] J'ai eu l'impression de redécouvrir ce gigantesque event, faut dire que la précédente édition était beaucoup plus légère en terme de pagination. Là on a tout ( enfin presque il manque le batman : harley queen par dini/guychel qui introduit harley au dc verse ), nightwing, robin, azrael, catwoman et des épisodes des diverses séries principales du chevalier noir. Beaucoup des épisodes inédits sont intéressants et apportent un angle différent sur le no man's land voir même des développement cruciaux pour la suite de l'event. Niveau graphisme y'a un peu de tout, deodato, damion scott, eaglesham, maleev, pearson, zulli, mac daniel...... Y'a de quoi trouver son bonheur. Ca à du être un sacré bordel à coordonner, à part un ou deux petits détail genre l'épouvantail qui était en liberté et qui se retrouve au casting des prisonniers de black gate mais c'est vraiment pour chercher la petite bête. Je regrette pas d'avoir prit cette réédition
[quote="nikohell":u9sfdwbu]L'Arc Black Ring m'a longtemps fait du pied et à te lire, ça donne encore plus envie.[/quote:u9sfdwbu] Entre-temps, j'ai fini le second tome, et c'est vraiment de l'excellente came. C'est puissant, c'est cosmique, c'est ambitieux, et c'est surprenant, en plus. Donc vivement conseillé. Là, je viens de prendre le TPB suivant, qui oppose la super-famille à Doomsday. C'est toujours écrit par Cornell, ce qui motive mon achat (parce que bon, les dessins de Rocafort, quoi…), et je vais entamer ça fissa ! Je reviendrai en parler, à l'occasion. Jim
L'Arc Black Ring m'a longtemps fait du pied et à te lire, ça donne encore plus envie. Actuellement, je me fais la relecture de Marvel : The End par Starlin et du 1er masterwork de Warlock parce que Thanos, Warlock et le cosmique Starlin, c'est l'un des trucs qui m'ont fait venir et revenir aux comics. Et puis merde, un vrai vilain comme héros, ça me change des héros comme vilains ...
Récemment, j'ai pris le premier TPB de la série [b:3jom2xct]Green Lantern Sector 2814[/b:3jom2xct], consacré à la période Len Wein / Dave Gibbons. Ils le numérotent #1, j'imagine donc qu'on aura d'autres numéros consacrés cette fois-ci à la période Englehart / Staton. [img:3jom2xct]http://d1466nnw0ex81e.cloudfront.net/n_iv/600/1204279.jpg[/img:3jom2xct] [quote="Jim Lainé":3jom2xct][quote="DC dans les sollicitations d'octobre 2012":3jom2xct] [b:3jom2xct]GREEN LANTERN: SECTOR 2814 VOL. 1 TP[/b:3jom2xct] Written by LEN WEIN Art by DAVE GIBBONS, DICK GIORDANO, MARK FARMER and MIKE DeCARLO Cover by DAVE GIBBONS On sale NOVEMBER 14 • 192 pg, FC, $16.99 US • Collecting GREEN LANTERN #172-176 and 178-181, featuring stories from 1984 by Len Wein and art by Dave Gibbons! • Don’t miss Hal Jordan’s battles with some of his greatest foes and his clash with the Guardians of the Universe! [/quote:3jom2xct] Excellent : c'est une période qui me semble très riche, et que je connais for mal. Mais en tout cas, elle contient plein d'éléments qui sont la base de nombreuses histoires récentes de Geoff Johns : conseillé aux lecteurs qui ne connaissent pas le passé de la série ! En espérant que cette série de TPB continuera au-delà de ce tome 1, sur les épisodes d'Englehart, jusqu'au #200 (la suite est rééditée dans les [b:3jom2xct]Tales of the Green Lantern Corps[/b:3jom2xct] TPB 3, et elle est super aussi). Formidable, cette politique d'exploitation du patrimoine. [/quote:3jom2xct] Et donc, c'est pas mal : retour de Jordan sur Terre, remise en route de sa relation avec Carole Ferris (oui oui, ça fait penser à des trucs récents, hein…), attaque du Demolition Crew et du Predator, dont c'est les premières apparitions… La série choisit à ce moment de revenir sur Terre, ce qui est louable, mais ce qui freine l'élan. Le dessin de Gibbons, vachement précis mais peut-être trop terre-à-terre, rajoute à ce sentiment de frein général. En fait, c'est à se demander pourquoi ils n'ont pas commencé la série plus tôt, notamment sur la période Wolfman, qui, d'après tout ce que j'ai lu sur elle, était plus enlevée tout en ménageant la dimension humaine qui intéresse Len Wein. Mais ça reste bien sympathique, et surtout, ici, Hal Jordan est un personnage agréable, pas antipathique. En tout cas, hâte de lire la suite. Jim
Je suis en train de lire l'arc "Black Ring" consacré à Lex Luthor et écrit par Paul Cornell, quelques mois avant que DC ne décident de remettre les compteurs à zéro. Et c'est excellent. [img:ulnwkc59]http://ecx.images-amazon.com/images/I/51PRLNj%2B3CL._SS500_.jpg[/img:ulnwkc59] [img:ulnwkc59]http://hill-kleerup.org/blog/wp/wp-content/uploads/2012/02/superman-black-ring_vol2.jpg[/img:ulnwkc59] [quote="Amazon":ulnwkc59]When Lex Luthor finally regained control of LexCorp, he thought he had everything he wanted. But in BLACKEST NIGHT, he briefly became an Orange Lantern and got a taste of true power. Now he'll do anything - anything - to get that power back. Buckle in for a greatest hits tour of the DCU's most wanted as Lex Luthor begins an epic quest for power, all brought to you by new ongoing writer Paul Cornell (Dr. Who, Captain Britain and MI-13) and artist Pete Woods (WORLD OF NEW KRYPTON), with covers by David Finch (BRIGHTEST DAY, Ultimatum)![/quote:ulnwkc59] Pour situer, c'est une saga consacrée à Lex Luthor. Lex, accompagnée d'une version robotique de Lois Lane (avec laquelle il fait des cochonneries au lit), parcourt la Terre en quête d'un anneau de Black Lantern. Du coup, il croise Mister Mind, Deathstroke, Gorilla Grodd, Vandal Savage, Larfleeze et quelques autres. Hé bien, c'est vraiment très bon. Des dialogues efficaces, précis, et pas longs, des situations à retournements multiples, du super-héros sans trop de baston, une excellente utilisation des personnages, une vision de l'univers DC qui n'empiète pas sur les voisins… Il y a notamment un épisode avec Death, complètement dans la continuité de Gaiman. Certes, Gaiman a "relu" derrière Cornell, paraît-il, mais quand même ! Et Lex Luthor y est présenté au mieux de sa forme, comploteur, calculateur, ambitieux. On est loin du fantoche qu'on voit parfois, ou du sadique compulsif que certains se plaisent trop souvent à mettre en scène. Là, on a le bon équilibre entre le génie du mal et le magnat tout puissant. Bref, de l'excellent [i:ulnwkc59]comic[/i:ulnwkc59] ! Jim
[quote="ALEXA":10f3300o][quote="Jim Lainé":10f3300o]Les aventures m'ont l'air un peu décousue, et la présentation des couvertures (un des équipiers de Wonder Woman commente ses aventures, représentées dans des cases…) me semblent reprendre la vieille structure des héros qui racontent leurs aventures, et mettre Wonder Woman un peu en retrait de sa propre histoire, le présentateur de l'épisode semblant tirer la couverture à lui. C'est un peu dommage. Mais je vais lire ça avec curiosité, au calme.[/quote:10f3300o] Ca je pense que c'est dû à l'aspect "rapport" que doit rendre le membre de la Ligue, pour le retour ou non de WW dans cette même Ligue. Chacune des aventures étant supervisée par un membre différent de la Ligue, le même schéma se répète sur ces numéros.[/quote:10f3300o] Oui, les histoires ne me disent vraiment rien, donc faut que je me replonge dedans, mais je sais pas, j'ai un peu l'impression qu'il y a une résurgence du sexisme qu'il y avait au tout début, dans la Justice Society, quand elle était réduite à faire les rapports des autres. Mais bon, faut que je lise, parce que, au final, c'est sans doute l'inverse qui se produit : Wonder Woman prouve son caractère unique… Décidément, je me rends bien compte que le peu de souvenir que j'ai de ces épisodes a disparu. Jim
[quote="Jim Lainé":3ez9q5rv]Les aventures m'ont l'air un peu décousue, et la présentation des couvertures (un des équipiers de Wonder Woman commente ses aventures, représentées dans des cases…) me semblent reprendre la vieille structure des héros qui racontent leurs aventures, et mettre Wonder Woman un peu en retrait de sa propre histoire, le présentateur de l'épisode semblant tirer la couverture à lui. C'est un peu dommage. Mais je vais lire ça avec curiosité, au calme.[/quote:3ez9q5rv] Ca je pense que c'est dû à l'aspect "rapport" que doit rendre le membre de la Ligue, pour le retour ou non de WW dans cette même Ligue. Chacune des aventures étant supervisée par un membre différent de la Ligue, le même schéma se répète sur ces numéros.
[quote="Jim Lainé":9z9xqdmw]Ah, une vieillerie pour moi !!!! [quote="DC Comics pour juin 2012":9z9xqdmw][img:9z9xqdmw]http://img88.imageshack.us/img88/2843/078f.jpg[/img:9z9xqdmw] [b:9z9xqdmw]WONDER WOMAN: THE TWELVE LABORS TP[/b:9z9xqdmw] Written by LEN WEIN, CARY BATES, ELIOT S. MAGGIN and MARTIN PASKO Art by CURT SWAN, IRV NOVICK, DICK DILLIN, KURT SCHAFFENBERGER and others Cover by BOB OKSNER On sale JULY 4 • 232 pg, FC, $14.99 US • Collects WONDER WOMAN #212-222. • In these 1970s tales, Diana Prince is back as Wonder Woman – but she must prove her worthiness by undertaking twelve tasks – each monitored by one of her former Justice League teammates![/quote:9z9xqdmw] Ça, je suis presque certain de pas l'avoir lu, ou alors en morceau. Donc hop, dans mon budget "patrimoine".[/quote:9z9xqdmw] [quote="ALEXA":9z9xqdmw] Commandé depuis plusieurs semaines déjà.^^ J'ai d'ailleurs créé la fiche série mais j'attends d'avoir une image de la couverture définitive avant de créer la fiche du volume. @ Jim : Tu es sur de ne pas les avoir déjà lu ? Les numéros concernés sont déjà presque tous sorti chez Arédit/Artima dans la collection [url=http://www.superpouvoir.com/bdd/comics/779-super-action-avec-wonder-woman/:9z9xqdmw]Super action avec Wonder Woman[/url:9z9xqdmw].[/quote:9z9xqdmw] Alors je viens de le prendre. Je l'ai parcouru seulement, et au premier coup d'œil, je n'en ai pas lu la moitié. Et ceux qui me disent quelque chose, je ne me souviens plus du tout de ce que ça raconte. Mais bon, je suis content, y a des trucs sympas. Y a un épisode dessiné par Dick Giordano (et encré par lui), qui est très chouette. Graphiquement, c'est du DC de cette période, années 1970 : c'est propre, mais mou. Curt Swan, j'aime beaucoup, c'est un mec qui dessine bien, et qui dessine tout bien. Mais c'est un peu sans saveur, quoi. Un style que Lee et Buscema brocardaient dans [b:9z9xqdmw]How to draw comics the Marvel way[/b:9z9xqdmw]. Et Schaffenberger, c'est un peu pareil, en plus rond encore. Moi, j'aime bien, c'est doux, lisse, agréable, mais c'est violemment daté. La repro ne me semble pas terrible : le trait, propre, me semble un peu empâté. J'ai l'impression que c'est du scann proprement nettoyé, mais où de la perte dans les détails est venue contrarier la reproduction. La couverture, qui n'a rien à voir avec l'image présentée ici, est fort laide, et hallucinante : une petite case agrandie et retouchée, sur fond monochrome de couvertures. Et, sérieux, vu la reproduction des couvertures en pages intérieures, ils auraient pu choisir mieux, sans déconner. C'est vraiment l'une des pires couvertures de TPB, et c'est le résultat d'un choix consternant, de mauvais goût et pour tout dire irresponsable. Ça gâche le produit. Les aventures m'ont l'air un peu décousue, et la présentation des couvertures (un des équipiers de Wonder Woman commente ses aventures, représentées dans des cases…) me semblent reprendre la vieille structure des héros qui racontent leurs aventures, et mettre Wonder Woman un peu en retrait de sa propre histoire, le présentateur de l'épisode semblant tirer la couverture à lui. C'est un peu dommage. Mais je vais lire ça avec curiosité, au calme. Jim
[quote="tsouin":19tgutie]vanishing point à lieu avant flashpoint non ?!?[/quote:19tgutie] C'est pas un évènement c'est un lieu hors du temps, à la fin du temps plus précisément ou les règles de la physique habituelle sont modifiés, le temps ne s'écoule plus normalement et ce lieu est protégé du reste de la réalité.
Booster est rebooté dans les New 52 comme quasiment tout le monde. [spoiler:39zlns4t]Non, mais je pensais qu'avec la fin de la série Booster Gold, le personnage existerait en deux versions new 52 et en version prénew 52 en ayant atterri dans le Vanishing Point qui l'aurait protégé du reboot de Flashpoint.[/spoiler:39zlns4t] Et si jamais, un scénariste ambitieux veux jouer sur les paradoxes qui découleraient de cela, j'en serais le premier heureux.
[quote="Guy Gardner":1qahguv6]Ha ouais, quand même, ça fait un an, la...
Flashpoint a du causer un problème, vu que la série est inclus dedans, Bosoter Gold est le seul type avec Flash venant de l'univers normal dans l'univers Flashpoint. Et il manque 10 épisodes à publiés, ça fait peut être beaucoup en un seul tome et pas assez en deux.
Et puis, en fait, il n'y a pas vraiment de conclusion en plus, [spoiler:1qahguv6]vu que Booster s'échappe de Flashpoint et se retrouve dans Vanishing Point, il est donc hors du temps, en dehors de Flashpoint et même des new 52, ce qui laisserait une porte ouverte pour donner une suite, mais j'ai tendant à penser que notre plus grand héros de tout les temps que personne ne connait va rester la éternellement.[/spoiler:1qahguv6]
.[/quote:1qahguv6]
10 zodes c'est faisable en un volume, ça a déjà été fait.
J'ai pas encore débuté le new 52 j'attendais de voir les titres publié par urban et les premiers tp, du coup je sais pas comment booster est traité dans la jli. Tu dis qu'il est hors du temps mais la realité même étant réécrite lui aussi logiquement.
Comme je le dis j'ai encore rien lu de ce nouvel univers, malgré ça y'a pleins de série qui vont me manquer, j'espère que dc ira jusqu'au bout ne ne rebootera pas tout dans 2-5 ans si les ventes chutes. Quoiqu'il en soit je respecte la décision qui est assez couillue.
[quote="Urban Legends":puaj14c9]Alors histoire d'être ridicule tout de suite, la question con du jour : C'est quoi la différence entre un tpb, un hardcover, un graphic novel... La question con 2 parce que le ridicule ne tue pas. Où que vous trouvez tout ça ?[/quote:puaj14c9] [quote="Nikolavitch":puaj14c9]TPB, c'est Trade Paperback "dos carré", quoi. C'est un album souple. En général, il reprend une série genre 4, 6 ou 8 épisodes. Hardcover, c'est une éditions reliée en dur, cartonnée. Graphic Novel, c'est une dénomination plus floue. Généralement, ça désigne une histoire directement conçue pour le format album. Ça se trouve en librairie d'imports, genre Album ou Pulps. Et sinon, dans la rubrique livres en anglais d'Amazon.[/quote:puaj14c9] Voilà, Nikolavitch a tout répondu à tout. La seule précision que je donnerais, c'est autour de "[i:puaj14c9]graphic novel[/i:puaj14c9]". Au départ, soit vers la fin des années 1970 et le début des années 1980, les "[i:puaj14c9]graphic novels[/i:puaj14c9]", c'était tout ce qui n'était pas "[i:puaj14c9]comic book[/i:puaj14c9]", à savoir tout ce qui n'était fascicule mensuel agrafé. En gros, c'était des créations directement faites pour des formats différents. Ça avait parfois la forme de livre, comme le [b:puaj14c9]Contract with God[/b:puaj14c9] de Will Eisner, soit la forme d'album grand format souple (à l'image de nos franco-belges, mais souples, comme l'étaient par exemple [b:puaj14c9]Les Tuniques Bleues[/b:puaj14c9] en 1980, quoi…), comme [b:puaj14c9]Stewart the Rat[/b:puaj14c9] de Steve Gerber et Gene Colan, ou [b:puaj14c9]Death of Captain Marvel[/b:puaj14c9] de Jim Starlin. DC et Marvel, au début des années 1980, ont lancé des collection des [i:puaj14c9]graphic novels[/i:puaj14c9] (chez DC, Julius Schwartz a parrainé une collection de [i:puaj14c9]graphic novels[/i:puaj14c9] de science-fiction), dont les franco-belges ont été une influence évidente, c'est reconnu (faudrait vérifier, mais je crois aussi que c'est l'époque où Dargaud a essayé de pénétrer le marché US, les formats devenant accessibles pour les éditeurs et les lecteurs américains). Aujourd'hui, "[i:puaj14c9]graphic novels[/i:puaj14c9]" est une appellation fourre-tout, qui recouvre aussi les TPB. C'est une sorte de classification pour la distribution, pour les libraires, pour les catalogues de commandes genre [b:puaj14c9]Previews[/b:puaj14c9]. Mais elle a perdu la spécificité "[i:puaj14c9]publié dans un format différent[/i:puaj14c9]". Si l'on suivait la vieille dénomination, les [i:puaj14c9]graphic novels[/i:puaj14c9] étaient des créations, des récits directement publiés dans ces formats sans passer par la publication en fascicule. Mais aujourd'hui, on classe en "[i:puaj14c9]graphic novel[/i:puaj14c9]" des trucs qui n'ont aucune raison d'y être classé. [b:puaj14c9]Watchmen[/b:puaj14c9] est rangé dans les [i:puaj14c9]graphic novels[/i:puaj14c9], mais les éditions compilées sont des TPB ([i:puaj14c9]softcover[/i:puaj14c9] ou [i:puaj14c9]hardcover[/i:puaj14c9]) puisqu'il s'agit d'un recueil de douze épisodes. Pareil pour le [b:puaj14c9]Ronin[/b:puaj14c9] de Miller, par exemple. De même, la seule histoire de [i:puaj14c9]Sin City[/i:puaj14c9] qui soit réellement un [i:puaj14c9]graphic novel[/i:puaj14c9], c'est [b:puaj14c9]Family Values[/b:puaj14c9]. Tous les autres récits sont des TPB, des compilations d'histoires en épisodes préalablement publiés en fascicules. En revanche, le récent [b:puaj14c9]Holy Terror[/b:puaj14c9] est un [i:puaj14c9]graphic novel[/i:puaj14c9] au sens classique du terme. C'est un glissement de sens qui correspond à une réalité éditoriale qui a évolué, et qui s'est mutée en réalité commerciale, avec le développement du marché des librairies (et non plus des kiosques) aux USA. Jim
Ha ouais, quand même, ça fait un an, la...
Flashpoint a du causer un problème, vu que la série est inclus dedans, Bosoter Gold est le seul type avec Flash venant de l'univers normal dans l'univers Flashpoint. Et il manque 10 épisodes à publiés, ça fait peut être beaucoup en un seul tome et pas assez en deux.
Et puis, en fait, il n'y a pas vraiment de conclusion en plus, [spoiler:16weit4u]vu que Booster s'échappe de Flashpoint et se retrouve dans Vanishing Point, il est donc hors du temps, en dehors de Flashpoint et même des new 52, ce qui laisserait une porte ouverte pour donner une suite, mais j'ai tendant à penser que notre plus grand héros de tout les temps que personne ne connait va rester la éternellement.[/spoiler:16weit4u]
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[quote="artemus dada":1bpi7ny1][quote="nikohell":1bpi7ny1][size=150:1bpi7ny1][b:1bpi7ny1]BOOSTER GOLD : PAST IMPERFECT[/b:1bpi7ny1][/size:1bpi7ny1] [..] J'ai découvert ce personnage assez tardivement et je me suis récemment penché sur les TPB le concernant en commençant par [i:1bpi7ny1][b:1bpi7ny1]Vanishing Point[/b:1bpi7ny1][/i:1bpi7ny1]. [b:1bpi7ny1][i:1bpi7ny1]Past Imperfect[/i:1bpi7ny1][/b:1bpi7ny1] est une lecture vraiment agréable pour plusieurs raisons. [..][/quote:1bpi7ny1] [img:1bpi7ny1]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/werber1/boogo.jpg[/img:1bpi7ny1] Je suis bien de ton avis, [b:1bpi7ny1]Booster Gold[/b:1bpi7ny1] est une excellente série.[/quote:1bpi7ny1] Je l'ai en tee shirt cette illustration ( il m'a valu pas mal de question d'ailleurs, personne ne connaissant le perso ). Je rejoins votre avis, booster est une petite série dont je n'attendais rien et qui m'a bien surpris, que ce soit par John's, jurgens ou Giffen. D'ailleurs ça sort quand le dernier tp concluant la série ?
[quote="nikohell":3ngpozqd][size=150:3ngpozqd][b:3ngpozqd]BOOSTER GOLD : PAST IMPERFECT[/b:3ngpozqd][/size:3ngpozqd] [..] J'ai découvert ce personnage assez tardivement et je me suis récemment penché sur les TPB le concernant en commençant par [i:3ngpozqd][b:3ngpozqd]Vanishing Point[/b:3ngpozqd][/i:3ngpozqd]. [b:3ngpozqd][i:3ngpozqd]Past Imperfect[/i:3ngpozqd][/b:3ngpozqd] est une lecture vraiment agréable pour plusieurs raisons. [..][/quote:3ngpozqd] [img:3ngpozqd]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/werber1/boogo.jpg[/img:3ngpozqd] Je suis bien de ton avis, [b:3ngpozqd]Booster Gold[/b:3ngpozqd] est une excellente série.
TPB, c'est Trade Paperback "dos carré", quoi. C'est un album souple. En général, il reprend une série genre 4, 6 ou 8 épisodes. Hardcover, c'est une éditions reliée en dur, cartonnée. Graphic Novel, c'est une dénomination plus floue. Généralement, ça désigne une histoire directement conçue pour le format album. Ça se trouve en librairie d'imports, genre Album ou Pulps. Et sinon, dans la rubrique livres en anglais d'Amazon.
Parmi les vieilleries qui me font de l'œil à longueur de journée, j'ai craqué hier pour [b:24ewhfvn]Superman : the Secrets of the Fortress of Solitude[/b:24ewhfvn], un recueil d'histoires venues de différentes périodes comme DC sait en publier régulièrement. Outre un [i:24ewhfvn]Annual[/i:24ewhfvn] qui rassemble des talents comme Ordway ou Mignola (bien avant Hellboy) et un récit assez chouette par Schultz et Manhke (leur [i:24ewhfvn]run[/i:24ewhfvn] était formidable), le gros morceau, c'est un épisode spécial écrit par Roy Thomas, dessiné par Ross Andru et encré par Roméo Tanghal, et qui fait également la couverture de ce recueil. J'avais lu cet épisode en VF il y a bien longtemps, de mémoire dans un album Sagédition grand format. J'avais complètement oublié que Roy Thomas, l'archiviste, en était le scénariste. Et ça va être un plaisir à redécouvrir, cette histoire-là. [img:24ewhfvn]http://ecx.images-amazon.com/images/I/61H31hA6pfL._SS500_.jpg[/img:24ewhfvn] [quote="Amazon":24ewhfvn]Paperback: 200 pages Publisher: DC Comics (May 1, 2012) Language: English ISBN-10: 1401234232 ISBN-13: 978-1401234232[/quote:24ewhfvn] Jim
[size=150:7jcmf1y1][b:7jcmf1y1]BOOSTER GOLD : PAST IMPERFECT[/b:7jcmf1y1][/size:7jcmf1y1] [img:7jcmf1y1]http://media.tumblr.com/tumblr_ljte9nMAdy1qayht5.jpg[/img:7jcmf1y1] J'ai découvert ce personnage assez tardivement et je me suis récemment penché sur les TPB le concernant en commençant par [i:7jcmf1y1][b:7jcmf1y1]Vanishing Point[/b:7jcmf1y1][/i:7jcmf1y1]. [b:7jcmf1y1][i:7jcmf1y1]Past Imperfect[/i:7jcmf1y1][/b:7jcmf1y1] est une lecture vraiment agréable pour plusieurs raisons. Le pitch est simple, Booster et Rip Hunter découvrent le retour de Maxwell Lord suite à Blackest Night seulement tous les héros ont oublié qui il est. Il n'existe plus officiellement. Comment Booster peut il prévenir les actions de son ancien coéquipier Max si personne ne se souvient qu'il est à même de manipuler l'esprit des autres ? Booster va donc partir à la recherche de preuves ce qui sert de prétexte à de nombreuses péripéties dans les lignes temporelles. Un voyage où il croisera ses équipiers de la JLI de l'époque, Martian Manhunter, Blue Beetle, Barda, Mr. Miracle, où il sera confronté au "presque-mais-pas-tout-fait-livre-de-la-destinée" et à de nombreux ennemis. Gros plaisir de lecture car tout repose sur le fun, des situations coquasses, des dialogues drôles mais aussi poignants quand le duo Booster/Beetle se réunit à nouveau. C'est atemporel et du coup, on ne se retrouve pas empêtré dans la continuité DC, chaque intervenant est présenté, chaque époque est résumée, et ce, de façon suffisamment rapide pour ne pas alourdir le récit. On y voit aussi la famille Gold s'épanouir et c'est réellement amusant de voir comment Jurgens gère les problèmes et facilités qu'offrent les voyages temporels.
C'est clair que Quitely et Morrison c'est l'assurance de rendre lisible l’incompréhensible. Moi qui suis par exemple, totalement étranger au monde de superman (si on excepte les films), j'ai pris un pied monstre à apprécier toutes les références contenues dans All star, l'histoire est tellement bien racontée, tellement riche... Quitely a un sens de la mise en page qui force le respect. Tant qu'on est sur morrison/quitely, urban prévoit une ressortie de earth 2? Peut etre dans un hypothétique volume complétant son run sur la JLA lancé par panini?
[quote="charlie 95":11dx5nyo] Sur son run sur [i:11dx5nyo]New X-men[/i:11dx5nyo] du moins, là encore désolé Jim, je ne suis pas d'accord ! En contre-exemple parfait, il suffit de citer [i:11dx5nyo]New X-men [/i:11dx5nyo]121 ( l'épisode muet "nuff said" ) pour contredire ce que tu exposes : sans philactères et rien qu'avec le brio de son [i:11dx5nyo]story-telling[/i:11dx5nyo], tout lecteur peut suivre le déroulement de l'action et saisir les tenants et aboutissants de l'épisode. Il est vrai que Quietly aide beaucoup en ce sens mais il y a fort à parier que le script de Morrison contenait les germes du résultat final.[/quote:11dx5nyo] Ouais, enfin en même temps, il a Quitely, pour cet épisode. C'est-à-dire un [i:11dx5nyo]storytelling[/i:11dx5nyo] hors pair, capable de faire passer toutes les ellipses du monde, tous les non-dits… Cet épisode aurait été un ratage complet avec quelqu'un genre Van Sciver, par exemple. De plus, c'est un épisode "exercice de style", donc là, l'idée, c'est précisément de tout faire passer par le dessin. Alors outre qu'il a une histoire d'un seul tenant dessinée par un graphiste qui a l'habitude de travailler avec lui, il trouve en face de lui un lecteur qui est prédisposé à recevoir cet exercice de style, puisque c'est le but du jeu de ce mois-ci. La donne est quand même un peu différente. Jim
[quote="Photonik":6ja2ychh] Mais je pense qu'en tant qu'"über-lecteur" (mais c'est aussi valable pour moi qui lit des comics depuis plus de 25 ans), tu ne peux plus te rendre compte de ce qui accessible ou pas à un nouveau lecteur, parce que cette "virginité" si j'ose dire est perdue pour toi depuis belle lurette. [/quote:6ja2ychh] Je le subodore aussi. Mais je me dis justement que si moi, lecteur avide depuis plus de 31 ans, je suis paumé dans le récit, qu'est-ce que ce doit être pour un lecteur nouveau ? [i:6ja2ychh]A contrario[/i:6ja2ychh], ledit lecteur nouveau représente un territoire vierge (pour rester dans ta métaphore) pour qui les changements de codes (j'ai pas parlé de suppression…) chez Morrison sont un code comme un autre. Donc effectivement, il peut être plus réceptif que moi. Jim
[quote="Rael":3n8efcjt]Il n'y a vraiment aucune chances pour que ce soit traduit chez Urban alors? Parce qu'entre ce que je lis ici et ce que je lis dans le bouquin sur morrison, j'ai franchement envie de lire flex mentallo, mais en VF!!![/quote:3n8efcjt] Rien n'est impossible à ce stade : il y a dans l'équipe d'Urban un morrisonien convaincu et militant. (et des traducteurs qui font du lobbying)
Alors je viens de le lire et pour ceux qui ne supporte pas la technique elliptique de l'auteur cette mini série va être une torture. Alors que dire : je n'ai strictement rien compris et J AI ADORE DE BOUT EN BOUT. Il n'y a que Morrisson pour procurer des expérience de lecture aussi unique et selon moi aussi pleine, riche et gratifiante. Y a du Paul Auster qui jouxte du captain marvel dans cette BD et du bip bip le coyotte et des doors et... Je suis conquis. Elle a été fait avant les invisibles? Parce que c'est vraiment frappant comme c'est une synthèse de la série. Flex anticipe même certains éléments de the filth, voire même de all star. c'est vraiment un concentré de la pensée de l'auteur. Son œuvre fractal ? Après quelques autres lectures et relectures et rerelectures, je reviendrais dire ce qui m'a le plus emballé dans ce chef d’œuvre.
Idem, je suis d'accord avec Jim, même si j'adore ce qu'il fait, ce n'est pas toujours évident. Par contre j'apporte ma pierre à l'édifice pour les new x-men parce qu'il s'agit de mon premier véritable départ dans le comics, par le passé j'ai lu des spiderman et des xmen, mais c'était sporadique, un de temps en temps, deux dans l'année, bref, négligeable. New xmen c'est, ma premiere lecture vo, mon premier comics régulier, et j'ai commencé avec "assault at weapon plus", en plein milieu du run (voir à la fin). J'ai pas tout pigé, mais ça m'a immédiatement accroché. Je pense que New xmen est un truc à part, c'est complexe, mais ultra lisible, vraiment à part dans la série. Ca se lit indépendamment du reste, mais ça intégre beaucoup d'éléments passés. Bref, c'est génial.
[quote="Jim Lainé":6lw2icg6] Ses [b:6lw2icg6]New X-Men[/b:6lw2icg6], j'ai laissé tomber plusieurs fois en cours de route. Jim[/quote:6lw2icg6] Ah ? Pourtant si je suis assez d'accord avec toi Jim sur ton analyse des épisodes Morissoniens de Batman ( lesquels m'ont laissé assez froid ), je suis en complète opposition avec toi au sujet de son run sur [i:6lw2icg6]New X-men[/i:6lw2icg6] que j'ai trouvé très accessible au tout venant: un visuel qui d'emblé pose les personnages et leur pouvoir sans avoir à les expliquer ( [size=85:6lw2icg6]cf le Fauve et son allure féline; quoiqu'il s'agit presque d'un contre-exemple puisque Morrison a pris le soin de l'expliquer par une mutation secondaire[/size:6lw2icg6] ), une trame narrative simple à suivre sans subplots irrésolus et encombrants, une utilisation habile de références qui ne nécessitent pas de connaître tout l'historique du marvelverse pour appréhender l'histoire ( [size=85:6lw2icg6]cf l'exemple du Phénix : le lecteur occasionnel n'a pas besoin de connaître son passé pour comprendre qu'il s'agit d'une puissance redoutable[/size:6lw2icg6] ). J'ai même trouvé que ce run a été une occasion réussie de réactualiser et moderniser la série et de développer de nouveaux concepts ([size=85:6lw2icg6] le kick, les mutations secondaires, l'x-corporation, les mummudrai, la 3e espèce[/size:6lw2icg6] ) que le lecteur occasionnel tout comme le lecteur régulier peuvent appréhender de la même manière. N'est-ce pas ainsi que l'on rend un [i:6lw2icg6]comicbook[/i:6lw2icg6] à la fois intéressant et accessible ? Je ne vois pas trop en quoi pour le coup on pourrait reprocher à Morrison de pondre une histoire hermétique ! [quote="Jim Lainé":6lw2icg6] je trouve Morrison parfois hermétique, mais sur sa narration, ses effets de style, la construction de ses récits[/quote:6lw2icg6] Sur son run sur [i:6lw2icg6]New X-men[/i:6lw2icg6] du moins, là encore désolé Jim, je ne suis pas d'accord ! En contre-exemple parfait, il suffit de citer [i:6lw2icg6]New X-men [/i:6lw2icg6]121 ( l'épisode muet "nuff said" ) pour contredire ce que tu exposes : sans philactères et rien qu'avec le brio de son [i:6lw2icg6]story-telling[/i:6lw2icg6], tout lecteur peut suivre le déroulement de l'action et saisir les tenants et aboutissants de l'épisode. Il est vrai que Quietly aide beaucoup en ce sens mais il y a fort à parier que le script de Morrison contenait les germes du résultat final.
C'est intéressant de décortiquer un arc comme tu le fais... Tu fournis des exemples très clairs qui étayent ton propos. Mais je pense qu'en tant qu'"über-lecteur" (mais c'est aussi valable pour moi qui lit des comics depuis plus de 25 ans), tu ne peux plus te rendre compte de ce qui accessible ou pas à un nouveau lecteur, parce que cette "virginité" si j'ose dire est perdue pour toi depuis belle lurette. Il serait intéressant de lire les avis de lecteurs nouveaux, et de voir si les comics actuels leur paraissent inaccessibles. Tu vas me répondre : encore faudrait-il qu'il y ait des nouveaux lecteurs. Et tu n'auras pas tort. Ceci dit, c'est marrant que tu prennes l'exemple de l'arc avec Stewart parce qu'il me semble qu'il est plutôt simple en termes d'accessibilité, à condition d'avoir lu Final Crisis, certes. Ou d'en connaître la conclusion... Ceci dit il est de certaines techniques de narration "reader friendly" dont je ne déplore pas la perte, comme les répétitions de Claremont (et pourtant je l'aime d'amour ce run) sur les X-Men, où les pouvoirs des persos étaient rappelés tous les 2 épisodes... Bizarrement, il y a une oeuvre de Morrisson que tu ne cites pas, c'est "All-Star Superman", qui est justement un miracle d'accessibilité. Et là où la stylisation superflue (selon toi) joue à fond, c'est dans les deux premières pages du numéro 1 (4 cases en tout et pour tout), qui résume à elles seules tout ce qu'il y a à savoir du perso... Un bon exemple d'ellipse parfaite.
C'est pas tellement sur les idées (casser le quatrième mur dans [b:ldfvbw29]Animal Man[/b:ldfvbw29]…) ni sur les personnages (les jeunes versions de Flash et Green Lantern…) que je trouve Morrison parfois hermétique, mais sur sa narration, ses effets de style, la construction de ses récits. Ses [b:ldfvbw29]New X-Men[/b:ldfvbw29], j'ai laissé tomber plusieurs fois en cours de route. Pareil pour ses [b:ldfvbw29]Batman[/b:ldfvbw29], il me semble même que ses [b:ldfvbw29]JLA[/b:ldfvbw29], j'ai abandonné plusieurs fois (et je ne parle pas de son [b:ldfvbw29]Final Crisis[/b:ldfvbw29], que j'ai lu cinq fois, qui me semble très mauvais, et qui joue inutilement la carte du non-dit…). Je vais prendre l'exemple du triptyque de [b:ldfvbw29]Batman & Robin[/b:ldfvbw29] que j'ai lu hier soir. C'est celui dessiné par Cameron Stewart (assez bien, d'ailleurs) où la Bat-équipe court après le cadavre de Bruce. L'action commence par une planche où l'on voit Dick porter le cadavre de Bruce. Une pleine page d'intro sans texte. Remettons-nous dans la peau du lecteur de passage : Batman porte dans ses bras un Batman mort. Sans explication, sans accompagnement, sans rien. Et la scène est aussitôt abandonnée pour raconter une course-poursuite vaguement jamesbondesque à Londres. Donc aucune chance d'en savoir plus. L'épisode continue avec une enquête dans une prison anglaise pour super-vilain, avec que des personnages nouveaux, puis la suite de l'enquête de Dick, qui retrouve Batwoman (là, je ne reviens pas sur les dialogues de la traduction : je ne suis pas sûr que les bulles soient dans l'autre, ni que le traducteur ait compris ce qu'il met "en français", mais bon…). On arrive à un puits de Lazare, qui est assez clairement expliqué, et Batman en sort. [i:ldfvbw29]Cliffhanger[/i:ldfvbw29]. C'est déjà un peu rude pour un lecteur de passage, mais ça va se compliquer. Le deuxième épisode commence par un [i:ldfvbw29]flash-back[/i:ldfvbw29]. Qui n'est pas présenté comme un [i:ldfvbw29]flash-back[/i:ldfvbw29] (pas de charte graphique différente, pas de récitatif pour situer…). La fin de flash-back fait la jonction avec l'action en cours. Ça va pour celui qui a lu l'épisode précédent (surtout si c'est quelques minutes avant), mais pour celui qui prendrait la série en cours pour la tester, bon courage. Je ne reviens pas sur la case où Alfred découvre que le corps de Bruce a disparu, et soupçonne Dick : on voit Alfred devant une porte sombre et on a droit à une bulle elliptique : très clair ! Et plein d'autres exemples : le départ de Dick se fait devant le garde vu un épisode avant, mais il est en chemise de nuit sous des couleurs forcées, on ne le reconnaît pas facilement. Les références aux corbeaux renvoient à la Tour de Londres (donc à la prison qui se cache dessous), mais si on ne connaît pas l'histoire des corbeaux, pas facile de faire le lien. Et ainsi de suite… Alors moi je veux bien que ce soit un grand stylisticien de la BD, tout ça. C'est assurément vrai, son travail sur la narration est évident. Mais s'il a une écriture elliptique, elle ne fonctionne pas dans tous les cas ni avec tous les dessinateurs. Avec Quitely, ça fonctionne super bien, parce qu'il sait dynamiser ces ellipses et passer plein d'infos dans des images calmes et savamment composées. Mais ça marche pas toujours. À cette écriture elliptique, il faut rajouter sa volonté de ne pas utiliser de récitatifs, de narration off (bon, la BD américaine en a trop, alors c'est pas plus mal…), d'indications de temps et de lieu, voire d'onomatopées (dans un épisode précédent de [b:ldfvbw29]Batman & Robin[/b:ldfvbw29] par Billy Tan, le récit s'ouvre sur Robin qui dit "tu entends ces détonations ?", afin d'assurer la transition avec la scène suivante, transition qui aurait été plus souple si le lettrage avait contenu des onomatopées de détonations, justement…). Cette économie de moyens ne me semble pas pertinente, surtout dans un média comme le [i:ldfvbw29]comic book[/i:ldfvbw29] et dans un genre comme le super-héros. Quand on parle d'accessibilité (et c'est le sujet de la discussion ici), on parle de premier contact chez un lecteur néophyte, ou un lecteur de passage. Morrison n'utilise pas de récitatif de narrateur omniscient, il ne rédige que des dialogues secs tirés vers l'économie (donc pas de possibilité de marquer les personnages comme Slott le fait dans [b:ldfvbw29]Amazing Spider-Man[/b:ldfvbw29]), ni de voix off. Bref, il prive pas mal les lecteurs d'outil d'approche. Moi, je connais les super-héros, je connais les personnages, je connais les enjeux. Et régulièrement, au détour d'un article dans la presse ou d'une note sur internet, je comprends des choses que je n'ai pas comprises quand j'ai lu les BD. Fatalement, pour moi, il y a comme un problème. Et comme ça ne me fait ça qu'avec Morrison, je me dis que le problème ne vient pas de moi. Jim
J'ajouterais dans le genre "accessible et pourtant passionnant" son Animal Man, qui jongle avec des idées vertigineuses (l'Ordre implicite qui sous-tend notre réalité (théorie de Bohr) comme image du scénario qui sous-tend une oeuvre de fiction, il fallait quand même le faire...) et reste pourant très accessible, et à un voyage temporel près, très linéaire.
[quote="Photonik":1duprvfc]Je suis pour ma part totalement en désaccord avec l'hermétisme supposé de Morrison, qui est certes un auteur exigeant (il demande des efforts à ses lecteurs, c'est indéniable), mais abordable, pour peu qu'on ne se dise pas à l'avance "je vais rien piper c'est sûr"... Exemple, sa JLA, soit le comics le plus immédiatement jouissif et fun que l'on puisse imaginer. Je crois que c'est là que Morrison étrenne une des caractéristiques de son écriture, la caractérisation par les scènes d'action, et pas par les scènes "soap". Si on ne connaît pas Flash et Green Lantern, à partir du premier épisode de son run, on a compris que ce sont des bleus qui ne peuvent pas se voir en peinture, et c'est bien suffisant pour comprendre la dynamique de leur tandem. Certes, les lecteurs plus chevronnés comprendront quant à eux que c'est un contre-pied volontaire à la relation classqiue Barry Allen / Hal Jordan, mais c'est un bonus en quelque sorte... Pour les idées SF les plus barrés de Morrison, on trouve leurs équivalents chez Ellis et Moore, voire Milligan, je ne crois que cela soit source d'hermétisme...[/quote:1duprvfc] D'accord pour cet exemple. Morrison jongle entre l'accessible et l'obscure. Il n'y a qu'a voir son run sur batman. Super lisible, sauf RIp qui est vraiment complexe dans sa narration. Les invisibles, the filth, the mystery play, sea guy sont des oeuvres plutot complexes, alors que We3, vinamarama, All star superman etc, sont vraiment ultra simples d'accès et en même temps très riche.
Je suis pour ma part totalement en désaccord avec l'hermétisme supposé de Morrison, qui est certes un auteur exigeant (il demande des efforts à ses lecteurs, c'est indéniable), mais abordable, pour peu qu'on ne se dise pas à l'avance "je vais rien piper c'est sûr"... Exemple, sa JLA, soit le comics le plus immédiatement jouissif et fun que l'on puisse imaginer. Je crois que c'est là que Morrison étrenne une des caractéristiques de son écriture, la caractérisation par les scènes d'action, et pas par les scènes "soap". Si on ne connaît pas Flash et Green Lantern, à partir du premier épisode de son run, on a compris que ce sont des bleus qui ne peuvent pas se voir en peinture, et c'est bien suffisant pour comprendre la dynamique de leur tandem. Certes, les lecteurs plus chevronnés comprendront quant à eux que c'est un contre-pied volontaire à la relation classqiue Barry Allen / Hal Jordan, mais c'est un bonus en quelque sorte... Pour les idées SF les plus barrés de Morrison, on trouve leurs équivalents chez Ellis et Moore, voire Milligan, je ne crois que cela soit source d'hermétisme...
[quote="Benoît":9259no1q]Bah non, pas nécessairement. Des titres comme WE3, All Star Superman, JLA, New X-men, Vimanarama et quelques autres ne sont pas difficiles d'accès.[/quote:9259no1q]
Alors All Star Superman, je n'ai pas (encore) lu, j'ai juste vu l'anime qui en a été tiré, et ça ouvre des perspectives intéressantes.
Pour les New X-Men, là, c'est un run que je n'ai pas du tout apprécié (je suis un des rares, mais j'assume), et même si ce n'est pas trop difficile d'accès (encore que si tu veux creuser un peu, le geek pur et dur trouve son bonheur), c'est au niveau de la narration et des idées que je n'ai pas suivi.
Pour le reste, je ne connais pas.
[quote="Jim Lainé":9259no1q]J'en reviens au [url=http://www.buzzcomics.net/showpost.php?p=1260984&postcount=1727:9259no1q]super long post que j'ai rédigé chez Buzz[/url:9259no1q] et où j'explique les détails qui me semblent compromettants pour l'accessibilité des séries. Morrison, pour passionnantes que soient ses idées, est quand même au bord de l'hermétisme, bien souvent.
[/quote:9259no1q]
Ca a bien sa place ici je trouve ta remarque Jim. Qui ne contredit d'ailleurs pas ce que je dis (ça tombe bien, ça m'arrange
)
"Doom Patrol" et "Animal Man" sont des immanquables tous les deux, je ne saurais jamais exprimer assez le bien que je pense de ces runs historiques (aussi important pour moi que "Miracleman" et "Swamp Thing" de Moore, à leur manière). Néanmoins, j'insiste, il me semble que les parties graphiques un peu "datées" (surtout Animal Man) vont freiner une éventuelle publication française. C'est con, parce que pour moi Richard Case (sur Doom Patrol) a fait de l'excellent boulot (il fallait pouvoir illustrer les délires de Morrison en pleine découverte du dadaïsme et des champis !!)... Puisqu'on est sur des vieilleries morrisonniennes, je suis tombé récemment sur le très étrange "Bible John : A Forensic Meditation". Y'en a qui l'ont lu ? Si oui, je me demandais si ça vous avez fait le même effet qu'à moi (après lecture, je me suis senti...bizarre).
[quote="Guy Gardner":1hivgtu3]Et puis peut être que le nom de Morrison de résonnait pas de la même façon à l"époque qu’aujourd’hui (je ne savais pas qui c'était à l'époque, je l'avais juste remarqué sur New X-Men), entretemps il a eu la main mise sur Batman, All Star Superman est passé par la, la JLA a été réédité, etc...[/quote:1hivgtu3] C'est à double tranchant quand tu vois ses productions. Même [b:1hivgtu3]Seven Soldiers of Victory[/b:1hivgtu3], c'est pas simple à lire. Alors d'un côté tu peux te dire, oui c'est un grand auteur et de l'autre, tu peux justement faire l'impasse parce que t'es certain que tu ne vas rien capter à ce qu'il va te raconter. Moi quand je vois Morrison, je mets la triple ceinture de sécurité, je serre les dents et je m'accroche. Il faut être prévenu.
Tiens, pour participer à la discussion et parce que je ne crois pas que ça a été dit: la colorisation de la mini-série [i:2j18k5pm]Flex Mentallo[/i:2j18k5pm] a été spécialement refaite pour l'édition Deluxe. C'est le même qui s'était occupé des [i:2j18k5pm]All Star Superman[/i:2j18k5pm], Jamie Grant, il me semble. Et ouais, Doom Patrol c'est immanquable. C'était mon saint graal il y a quelques années. Mon frangin s'était payé un artbook de Simon Bisley, et quand j'ai vu les premières couvertures avec le commentaire, je me suis dit que c'était le truc que je voulais lire. Ça l'est resté pendant longtemps. Et puis un jour j'ai sauté le pas. Imaginez l'effet que peut avoir un comics que vous cherchez à lire depuis des années. C'était tout le contraire, aucune déception. C'était aussi fêlé que je m'y attendais. Plus même.
[quote="Guy Gardner":229e03rr] Je les vois bien faire l'impasse la dessus, super ou pas, il faut que ça soit vendeur et le but principal d'Urban, c'est avant tout [..] des rééditions de vieux trucs super qui ne parlent à personne, [..][/quote:229e03rr] [i:229e03rr]Ben [/i:229e03rr]des vieux trucs qui ne parlent à personne c'est exactement ce qu'est [b:229e03rr]Flex Mentallo[/b:229e03rr] pour les lecteurs francophones. En outre c'est vachement accessible [b:229e03rr]Flex Mentallo[/b:229e03rr] (nettement plus que la [b:229e03rr]Doom Patrol[/b:229e03rr] ou [b:229e03rr]Les Invisibles[/b:229e03rr]) autant côté dessin que scénario, un genre de proto-[b:229e03rr]All-Star Superman[/b:229e03rr]. Je pense qu'[b:229e03rr]Urban[/b:229e03rr] va le faire.
Et puis peut être que le nom de Morrison de résonnait pas de la même façon à l"époque qu’aujourd’hui (je ne savais pas qui c'était à l'époque, je l'avais juste remarqué sur New X-Men), entretemps il a eu la main mise sur Batman, All Star Superman est passé par la, la JLA a été réédité, etc... Peut être que oui, ça marcherait mieux aujourd'hui et quand je disais que ça ne devait pas être la priorité d'Urban de sortir Flex Mentallo, c'est aussi pour ne pas sortir trop de volumes comme Pannini à pu le faire en noyant de bonne séries. Je pense que le but d'Urban est avant tout de convertir un public Français abreuvé de Marvel à D.C. et pour cela, il faut sortir des classiques et des nouveautés, mais principalement sur les héros connus ou au fort potentiel commercial. Les séries classiques qui parlent avant tout aux connaisseurs, je pense qu'il faudra y penser quand le fond de catalogue d'Urban sera déjà un peu conséquent, je pense, pas avant quelques années.
Merci, Alex !! C'est vrai qu'à la réflexion, le potentiel commercial des Invisibles est peut-être pas si évident que ça : c'est vrai que c'est difficile d'approche, une lecture ne suffisant pas à épuiser les ressources du Magnum Opus morrisonnien (et même pas à capter tout ce qui se passe, tout simplement...). Mais je pense que des éditions un peu plus classieuses et sur le modèle des TPB anglo-saxons aurait un peu aidé...
[quote="Jim Lainé":2kwukebb] La [b:2kwukebb]Doom Patrol[/b:2kwukebb] version Morrison, c'est quand même un peu différent, pas pareil, autre, quoi… [/quote:2kwukebb] T'avais raison. Mais c'est pas comme si je ne connaissais pas le zoziau non plus, je commence à être habitué à ses délires. De là à dire que j'arrive à suivre les wagons, c'est une autre histoire!
[quote="Photonik":2wvyhypb]Je réponds au post de Benoît : c'est vrai, j'avais oublié l'échec retentissant des "Invisibles" en France (deux tomes au Téméraire, deux tomes (plus imposants) chez Panini, et basta). Mais dans ce cas on peut aussi mettre un peu en cause le travail éditorial absolument dégueulasse de Panini, avec ses volumes hors de prix et son papier indigne du plus pourri des quotidiens régionaux... Mais peut-être que je surestime le potentiel commercial de Morrison...[/quote:2wvyhypb] Le rapport qualité/prix n'était pas très attractif mais je pense que les facteurs de cet échec sont autres (après tout, dans la même collection, Transmetropolitan de Warren Ellis a bien fonctionné): - la série faisait partie de la deuxième vague Vertigo avec Loveless, The exterminators et American Virgin. Quatre séries qui ont toutes été stoppées après un ou deux volumes (sans doute que lancer autant de nouvelles séries alors que d'autres séries en cours au même moment comme Y le dernier homme, Preacher, 100 bullets, Fables, Hellblazer, etc... n'a pas aidé pour donner de la visibilité à ces nouvelles séries. Et peut-être que ça faisait trop de séries en même temps à disposition pour le lectorat visé). - le dessin n'était pas forcément attractif pour le grand public sur les épisodes publiés (steve Yeowell et Jill Thompson ne sont peut être pas aussi vendeurs que Phil Jimenez), de même que l'univers riche déployé et les expérimentations formelles de Morrison n'en font pas un titre accessible au plus grand nombre (personnellement, j'adore mais certains passages ne sont pas évidents).
[quote="Photonik":zu03i19c]Je réponds au post de Benoît : c'est vrai, j'avais oublié l'échec retentissant des "Invisibles" en France (deux tomes au Téméraire, deux tomes (plus imposants) chez Panini, et basta).
Mais dans ce cas on peut aussi mettre un peu en cause le travail éditorial absolument dégueulasse de Panini, avec ses volumes hors de prix et son papier indigne du plus pourri des quotidiens régionaux...[/quote:zu03i19c]
Sans aller jusque là, je pense que c'est également lié à l'édition de Panini... je les ai, forcément, car j'attendais Les Invisibles depuis un moment (sur des trucs aussi alambiqués, j'essaye de privilégier la VF, car la lecture est déjà assez complexe en soit), mais clairement, lâcher 29 euros pour des bouquins d'une telle qualité, ça m'a fait vraiment mal.
Encore plus quand j'ai appris qu'il n'y aurait jamais la fin...
Clairement, j'aimerai vraiment la Doom Patrol et Les Invisibles en version complète en VF... vu que j'ai déjà la moitié des Invisibles (le deuxième volume au Téméraire s'arrêtant au milieu du TPB Counting to None), j'attends surtout la Doom Patrol
Pis bon, c'est quand même plus alléchant qu'un one-shot comme Kill your boyfriend
[quote="Photonik":1ob89d3g] Tiens, Alex, si tu as des chros toutes prêtes sur "Doom Patrol", je suis preneur...et d'autres le seront aussi je pense.[/quote:1ob89d3g] voui, faut que je la remette en forme, elle avait été postée sur l'ancien SP (mais elle était encore plus ancienne, vu que c'était un dépoussiérage d'un article publié vers 1993)
Je réponds au post de Benoît : c'est vrai, j'avais oublié l'échec retentissant des "Invisibles" en France (deux tomes au Téméraire, deux tomes (plus imposants) chez Panini, et basta). Mais dans ce cas on peut aussi mettre un peu en cause le travail éditorial absolument dégueulasse de Panini, avec ses volumes hors de prix et son papier indigne du plus pourri des quotidiens régionaux... Mais peut-être que je surestime le potentiel commercial de Morrison... Tiens, Alex, si tu as des chros toutes prêtes sur "Doom Patrol", je suis preneur...et d'autres le seront aussi je pense.
[quote="Jim Lainé":25r6daae][quote="Vik":25r6daae]Et pourtant, moi ça me branche bien la Doom Patrol. Je suis curieux de connaître cette série depuis la diffusion des [b:25r6daae]Teen Titans[/b:25r6daae] sur France 3 (même si je suis frileux avec Morrison).[/quote:25r6daae] La [b:25r6daae]Doom Patrol[/b:25r6daae] version Morrison, c'est quand même un peu différent, pas pareil, autre, quoi… Jim[/quote:25r6daae] ça aussi, c'est une chro que je devrais reposter, tiens.
[quote="Photonik":27aesqw9]Il me semble que Morrison, en soi, c'est vendeur : j'ai des potes pas du tout accros aux comics qui font une exception pour Morrison (et quelques autres comme Ellis, et bien sûr, Moore)... WE3 par exemple a séduit bien au-delà de la sphère des amateurs de comics, voire des amateurs habituels de Morrison.[/quote:27aesqw9] C'est pas aussi évident. Ces dernières années, Morrison a surtout été publié au travers de sa production superhéroïque chez DC Comics, alors que le gros de ces travaux chez Vertigo dans les années 90 reste inédit. Y a bien eu des one shots comme WE3, Kill your boyfriend ou The Mystery Play, mais une série longue comme Les invisibles s'est arrêtée au bout de deux tomes. Les one shots sont moins risqués à éditer mais je ne pense pas pour autant que Morrison soit vendeur sur son seul nom en France.
[quote="Vik":1vsievel]Et pourtant, moi ça me branche bien la Doom Patrol. Je suis curieux de connaître cette série depuis la diffusion des [b:1vsievel]Teen Titans[/b:1vsievel] sur France 3 (même si je suis frileux avec Morrison).[/quote:1vsievel] La [b:1vsievel]Doom Patrol[/b:1vsievel] version Morrison, c'est quand même un peu différent, pas pareil, autre, quoi… Jim
[quote="Photonik":2d4otbpd]Il me semble que Morrison, en soi, c'est vendeur : j'ai des potes pas du tout accros aux comics qui font une exception pour Morrison (et quelques autres comme Ellis, et bien sûr, Moore)... WE3 par exemple a séduit bien au-delà de la sphère des amateurs de comics, voire des amateurs habituels de Morrison. Je sais bien que Flex Mentallo s'adresse plus à un lectorat de "connaisseurs" (avec sa réflexion sur l'évolution des comics), mais tout de même, la dream team Quitely / Morrison a de quoi donner envie de surmonter cet obstacle... Je ne crois pas du tout, par contre, que le fait de ne pas connaître le run de Morrison sur la Doom Patrol soit un handicap : un peu de travail éditorial, une recontextualisation un peu habile suffira à mettre le lecteur dans le bain, je pense. Parce que même si ça fait mal au coeur (perso, ce run de "Doom Patrol" est dans mon Top 3 des plus grands runs de Comics à tout jamais), je ne crois pas à une V.F., notamment à cause de la partie graphique, trop ancrée à mon avis pour le gros du lectorat dans les années 80 / 90...[/quote:2d4otbpd] Entièrement d'accord : du peu que je me souvienne de la lecture, c'est lisible sans connaître [b:2d4otbpd]Doom Patrol[/b:2d4otbpd]. Jim
Il me semble que Morrison, en soi, c'est vendeur : j'ai des potes pas du tout accros aux comics qui font une exception pour Morrison (et quelques autres comme Ellis, et bien sûr, Moore)... WE3 par exemple a séduit bien au-delà de la sphère des amateurs de comics, voire des amateurs habituels de Morrison. Je sais bien que Flex Mentallo s'adresse plus à un lectorat de "connaisseurs" (avec sa réflexion sur l'évolution des comics), mais tout de même, la dream team Quitely / Morrison a de quoi donner envie de surmonter cet obstacle... Je ne crois pas du tout, par contre, que le fait de ne pas connaître le run de Morrison sur la Doom Patrol soit un handicap : un peu de travail éditorial, une recontextualisation un peu habile suffira à mettre le lecteur dans le bain, je pense. Parce que même si ça fait mal au coeur (perso, ce run de "Doom Patrol" est dans mon Top 3 des plus grands runs de Comics à tout jamais), je ne crois pas à une V.F., notamment à cause de la partie graphique, trop ancrée à mon avis pour le gros du lectorat dans les années 80 / 90...
[quote="Photonik":2z2koube]Si j'ai bien tout compris, la date de sortie c'est...aujourd'hui tout pile !![/quote:2z2koube]
En théorie oui
[quote:2z2koube]
Perso je me tâte entre me jeter sur la V.O. et attendre une éventuelle V.F... Pas si éventuelle que ça d'ailleurs à mon avis, je vois mal Urban faire l'impasse là-dessus.[/quote:2z2koube]
Je me tâte sur pas mal de choses en Vo depuis les débuts d'Urban... mais cela dit, mon Flex est préco depuis juin 2011, et je n'ai plus envie d'attendre. Surtout que comme l'a souligné Guy Gardner, il faudrait sûrement passer par [i:2z2koube]Doom Patrol[/i:2z2koube] avant. Et pour les [i:2z2koube]Doom Patrol[/i:2z2koube] justement, j'attends une annonce de la part d'Urban car c'est sûrement une des séries que je voudrais le plus en VF.
Enfin bref, hâte de voir mon [i:2z2koube]Flex Mentallo[/i:2z2koube] arriver... du MORRISON + du QUITELY, difficile de résister il faut bien l'avouer
[quote="Photonik":294ut5yu]Si j'ai bien tout compris, la date de sortie c'est...aujourd'hui tout pile !! Perso je me tâte entre me jeter sur la V.O. et attendre une éventuelle V.F... Pas si éventuelle que ça d'ailleurs à mon avis, je vois mal Urban faire l'impasse là-dessus.[/quote:294ut5yu] Je les vois bien faire l'impasse la dessus, super ou pas, il faut que ça soit vendeur et le but principal d'Urban, c'est avant tout de s'installer, des rééditions de vieux trucs super qui ne parlent à personne, ça sera au moins l'étape suivante à mon avis. Et en plus pour éditer Flex Mentallo, ne faut t'il pas aussi penser à publier la Doom Patrol ? (je l'ai préco depuis tellement longtemps le Flex Mentallo, que j'avais oublié que je l'attendais...)
[quote="soyouz":1j40ox18][quote="Jim Lainé":1j40ox18][quote="soyouz":1j40ox18]Rooooh ... du matos adaptable donc ?[/quote:1j40ox18] Je vois que monsieur a pris des notes.[/quote:1j40ox18] Il apprend (même s'il ne comprend pas toujours tout). Mais il essaie ![/quote:1j40ox18] A+ pour l'assiduité. Jim
Pour ceux qui voudraient découvrir les origines de [b:2oegxpof]Flex Mentallo[/b:2oegxpof] et d'autres choses étonnantes liées à cette mini-série, notre camarade artemus dada a rédigé une série d'articles sur son blog [url=http://artemusdada.blogspot.fr:2oegxpof]Ici, je suis ailleurs[/url:2oegxpof] : - [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2011/05/flex-mentallo-les-origines-secretes.html:2oegxpof]Flex Mentallo, les origines secrètes[/url:2oegxpof] - [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2011/05/flex-mentallo-2.html:2oegxpof]Flex Mentallo (2)[/url:2oegxpof] - [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2011/05/flex-mentallo-3.html:2oegxpof]Flex Mentallo (3)[/url:2oegxpof] - [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2011/05/flex-mentallo-reclames.html:2oegxpof]Flex Mentallo (réclames)[/url:2oegxpof] - [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2011/05/flex-mentallo-la-magie-du-chaos.html:2oegxpof]Flex Mentallo & la magie du chaos[/url:2oegxpof] - [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2011/05/flex-mentallo-le-pop-art.html:2oegxpof]Flex Mentallo & le pop art[/url:2oegxpof] edit: devancé par artemus, je laisse quand même le détail des liens vers les différents billets.
[img:22pilkoj]http://i818.photobucket.com/albums/zz104/Werber/FlexTitre.jpg[/img:22pilkoj] Magnifique mini-série, [b:22pilkoj]Urban [/b:22pilkoj]a une jolie carte à jouer. Pour ceux qui ne connaissent pas le personnage quelques billets sont disponibles [url=http://artemusdada.blogspot.fr/2011/05/flex-mentallo-les-origines-secretes.html:22pilkoj]ici[/url:22pilkoj].
[b:2ter9cm5]Indisponible pendant près de quinze ans, la mini-série Flex Mentallo, écrite et dessinée par le duo écossais Grant Morrison et Frank Quitely, vient de ressortir dans une luxueuse version hardcover bénéficiant d'une couverture et de bonus inédits.[/b:2ter9cm5] [url=http://www.superpouvoir.com/news/1384/flex-mentallo.html:2ter9cm5]Lire l'article sur Superpouvoir[/url:2ter9cm5]
Commentaires (327)
Jim Lainé
MembreParmi les choses que j'ai dans ma bibliothèque et que je n'ai jamais lues, il y a "[i:2qbw2vwj][b:2qbw2vwj]Shaman[/b:2qbw2vwj][/i:2qbw2vwj]", le premier [i:2qbw2vwj]arc[/i:2qbw2vwj] de [b:2qbw2vwj]Legends of the Dark Knight[/b:2qbw2vwj], réalisé par Denny O'Neil et Ed Hannigan. [img:2qbw2vwj]http://d1466nnw0ex81e.cloudfront.net/n_iv/600/2886104.jpg[/img:2qbw2vwj] [img:2qbw2vwj]http://d1466nnw0ex81e.cloudfront.net/n_pi/300/2952872.jpg[/img:2qbw2vwj] Rappelons rapidement le principe de cette série, lancée à la fin des années 1980 : il s'agit d'explorer les premières années de carrière de Batman, en donnant diverses suites au [b:2qbw2vwj]Year One[/b:2qbw2vwj] de Miller et Mazzucchelli. La série a proposé des histoires succulentes par des équipes variées, et constitue une petite mine pleine de pépites. Ami et mentor de Miller, Denny O'Neil se charge d'écrire le premier récit, et c'est Ed Hannigan qui dessine. L'histoire n'est pas extraordinaire (Bruce Wayne en goguette à la montagne, ramène une légende indienne dont la propagation a des conséquences violentes : c'est très [i:2qbw2vwj]seventies[/i:2qbw2vwj], mais avec une intégration intelligente des apports de Miller). J'ai souvent exprimé mon manque de goût pour la voix off telle que l'utilisent plein de scénaristes d'aujourd'hui, en guise de béquille narrative et peut-être de caution de sérieux, comme si donner à lire les pensées du personnage suffisait à rendre "adulte" le récit. En général, le résultat est lourd, envahissant, bavard, parfois trop littéraire pour être crédible, bref, c'est une faiblesse d'écriture trop visible. Dans le cas de "[b:2qbw2vwj][i:2qbw2vwj]Shaman[/i:2qbw2vwj][/b:2qbw2vwj]", c'est tout le contraire. O'Neil, on peut penser que c'est lourd, mais il sait écrire. Et là, il mélange une voix off de narrateur, qui dit "il" pour désigner Batman, et une voix off de personnage, interne, structurée comme dans [b:2qbw2vwj]Year One[/b:2qbw2vwj]. Et sans guillemets, sans changements de couleurs, rien. C'est simplement à l'écriture, au style, qu'on sent le passage de l'un à l'autre. Là, pour le coup, chapeau. Au-delà de ces qualités évidentes (signalons qu'O'Neil écrit un Alfred moins sarcastique que celui de Miller, mais encore bien décalé), on retrouve les tics du scénariste. Par exemple, il envoie Bruce loin de Gotham, et, comme souvent, à la montagne : O'Neil aime bien la montagne. Le récit en lui-même, qui pourrait être signé Goodwin, est une enquête avec recherche d'indices et analyse de profil : "[i:2qbw2vwj]car après tout, c'est un détective[/i:2qbw2vwj]", nous dit la voix off. [img:2qbw2vwj]https://www.dcplanet.fr/wp-content/uploads/2014/05/LegendsOfTheDarkKnight001-22.jpg[/img:2qbw2vwj] [img:2qbw2vwj]https://www.dcplanet.fr/wp-content/uploads/2014/05/LegendsOfTheDarkKnight001-17.jpg[/img:2qbw2vwj] Question dessin, c'est plutôt sympa, mais assez classique. Assez DC, je dirais. Chez Hannigan, ce que j'aime le plus, c'est ses [b:2qbw2vwj]Spectacular Spider-Man[/b:2qbw2vwj] où il singe Ditko, et ses couvertures, que ce soit chez DC ou Marvel. Là, il livre une prestation beaucoup plus plate. Narrativement, c'est impeccable, mais le trait en lui-même est éteint. L'impression de mon édition Titan Books, un peu terne, ne rend pas justice aux couleurs de Richmond Lewis et finit d'écraser le trait : je serais curieux d'avoir une version noir et blanc, pour le coup. J'ai appris récemment qu'il existait un TPB américain du milieu des années 1990, orné d'une autre couverture, plus classique quant à elle. Je ne sais pas quelle est la qualité de papier. [img:2qbw2vwj]http://d1466nnw0ex81e.cloudfront.net/n_iv/600/845893.jpg[/img:2qbw2vwj] Et apparemment, il y a une réédition américaine récente qui reprend la couverture de George Pratt, et dont on peut imaginer qu'elle offre un meilleur papier que celui de Titan Books. Bref, tout ça pour dire que le récit semble encore facilement accessible. Ceux qui apprécient l'histoire du personnage et qui sont curieux de sentir l'évolution, palpable durant cette période historique, seront sans doute intéressé par ce récit dans lequel un scénariste classique se glisse dans un mouvement général de modernisation. Jim
Jim Lainé
MembreInternet étant mon ami, je découvre en ce moment la série [b:2rxmo4zv]Secret Origins[/b:2rxmo4zv] des années 1980, donc je ne connaissais jusque-là que quelques morceaux choisis (le Flash de Morrison, par exemple, le Phantom Stranger de Moore, ou un épisode de Zatanna…). Et là, je vois que dans le numéro 22, daté de janvier 1988, il y a un épisode complet consacré à tous les Manhunters de l'univers DC. C'est bien entendu lié au [i:2rxmo4zv]cross-over[/i:2rxmo4zv] [b:2rxmo4zv]Millenium[/b:2rxmo4zv] de l'époque, dans lequel les méchants robots rebelles infiltrent l'humanité. C'est écrit par Roy Thomas, qui fait des pieds et des mains afin de raccrocher les wagons (Englehart avait glissé quelques pistes dans [b:2rxmo4zv]Justice League of America[/b:2rxmo4zv] #140-141, notamment en connectant ses robots à Mark Shaw) entre l'intrigue cosmique et le Manhunter de Kirby, mais aussi à Paul Kirk et Dan Richards. On s'aperçoit que c'est un véritable mic-mac, et que Thomas fait un boulot de charpentier et de maçon. À sa manière habituelle, donc avec beaucoup de [i:2rxmo4zv]flash-back[/i:2rxmo4zv] et l'élégance d'un bulldozer, mais ça fait son office. Le numéro suivant est consacré aux Gardiens de l'Univers et à l'Homme Floronique. Tous deux étant liés au même [i:2rxmo4zv]cross-over[/i:2rxmo4zv], ils éclairent l'intrigue en cours. Le premier récit est signé Todd Klein (qui avait rédigé des super [i:2rxmo4zv]back-up[/i:2rxmo4zv] dans [b:2rxmo4zv]Green Lantern[/b:2rxmo4zv]) et le second Rick Veitch, qui fait preuve d'un mauvais esprit déjà vigoureux. À la lecture de tout ça, je me disais que la constitution des sommaires de TPB est quand même pas mal défaillante, parfois. En effet, ces trois récits auraient pu figurer dans le recueil reprenant [b:2rxmo4zv]Millenium[/b:2rxmo4zv]. Ça aurait donné du corps à une intrigue distendue entre les différents [i:2rxmo4zv]tie-ins[/i:2rxmo4zv], et permis peut-être d'éclairer certains passages de l'intrigue. Et au détour de cette série qui a connu cinquante numéros, on trouve du lourd. Genre, un Warlord dessiné par Adam Kubert (copiant son père) ou Johnny Thunder illustré par Alan Weiss. C'est pas toujours génial, mais c'est jamais médiocre, et y a régulièrement de très belles planches. Jim
Jim Lainé
MembreIl y a quelques semaines, j'ai découvert l'existence d'un TPB consacré au Vigilante de Marv Wolfman. Tout simplement intitulé [b:1u4igt0k]Vigilante by Marv Wolfman[/b:1u4igt0k]. [img:1u4igt0k]https://images-na.ssl-images-amazon.com/images/I/51eW7XY8R-L.jpg[/img:1u4igt0k] [quote="Amazon":1u4igt0k]Spinning off from the classic NEW TEEN TITANS! As a district attorney for New York City, Adrian Chase used the legal system to keep the streets safe. But when it came to protecting his own family, that system failed him. After losing his wife and children in a failed assassination attempt, Chase makes the fateful decision to take justice into his own hands! Concealed beneath a featureless mask and supported by an arsenal of custom weaponry, Adrian Chase becomes the Vigilante—and declares all-out war on criminals, using their own brutal methods against them. But Chase’s new vocation comes with a price. Can inflicting violence on others truly heal the pain of his family’s death? Or is the Vigilante doomed to become the final casualty of his all-consuming need for revenge? DC Comics proudly presents the definitive new edition of this iconic antihero’s earliest adventures, written by one of comics’ most acclaimed writers, Marv Wolfman, and illustrated by a host of the medium’s greatest artists! Spinning off from the legendary series THE NEW TEEN TITANS, VIGILANTE BY MARV WOLFMAN VOL. 1 collects THE NEW TEEN TITANS ANNUAL #2 and VIGILANTE #1-11.[/quote:1u4igt0k] Je l'ai seulement feuilleté, mais je sens que je vais craquer sans tarder. Je reviendrai en parler. Graphiquement, en consultant Comics VF, je découvre que c'est Keith Pollard qui lance la série, suivi par Don Newton (un épisode), Chuck Patton (deux épisodes) et Ross Andru. Vachement sympa, tout ça. Jim
KabFC
MembreOn en parle ici aussi- dim. 12 févr. 2017 13:12