Critique OAV Angel Densetsu
- 23778ème
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par calme le lun. 25 mai 1970
Les histoires de bad boys sont un grand classique qui a été décliné en un nombre impressionnant de séries, dont les plus emblématiques en France sont Young GTO, Racaille Blues ou encore Noritaka. Des séries qui ont pour particularité de saupoudrer leurs histoires d’une bonne dose d’humour, parfois même grivois. Mais dans tous les cas, le héros, même s’il fait bien rire, reste un combattant parfaitement accompli qui envoie ses adversaires au sol après un coup de tatane bien placé. Ce n’est pas le cas de Kitano. Lui, il leur fait peur ! Bien sûr, c’est involontaire et toujours plus ou moins à ses dépens.
Notre héros, bien que la nature l’ait doté d’un cœur particulièrement généreux, se trouve en effet affublé d’un visage en parfaite inadéquation avec ses sentiments. Son teint pâle et ses cernes évoquent le drogué en manque, ses yeux de démons sont aussi expressifs que ceux d’un tueur en série et sa bouche laisse entrevoir une dentition à faire pâlir d’envie un tigre. Du coup, notre héros terrorise tous ceux qui s’approchent de lui, d’autant plus lorsqu’il essaie de se montrer sympathique avec eux. En effet, un simple sourire de sa part et même la pire des racailles demandera pitié.
Dans Angel Densetsu, YAGI arrive à mêler avec bonheur le genre du vaudeville avec celui des Yankees et autre Bozozoku sans foi ni loi. Notre mangaka joue en effet sur les codes narratifs du genre bad boys, à savoir qu’un nouvel élève est systématiquement remis au pas par les voyous du coin, dès lors qu’il arrive avec une réputation de teigneux. C’est ainsi que le chef du lycée, flanqué de ses deux fidèles acolytes, s’en va corriger notre lycéen modèle. Mais il a tellement peur en le voyant qu’il se défoule sur un élève modèle. Ça, c’était pour la partie bad boys.
Mais qu’en est-il du vaudeville me direz-vous ? Eh bien, YAGI s’amuse à faire beaucoup parler ses bad boys au sujet de Kitano. Ainsi, le chef du lycée commente le moindre trait du visage de « tueur » de ce nouvel arrivant, et en fait tout une suite de déductions parfaitement crédibles, mais totalement fausses. En fait, YAGI utilise une technique du théâtre vaudevillesque, qui a maintes fois fait ses preuves : laisser tous les protagonistes dans l’ignorance de ce qui se trame réellement, à la notable exception du spectateur/lecteur qui ne perd pas une miette des tergiversations des voyous.
En bref
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