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God Child

par Suiginto le mar. 1 janv. 2013 Staff

Avec l'intrigue de "L’os de papillon", on est transporté dans une histoire familiale complexe et bouleversante. Le caractère de Cain se révèle un peu plus, d'autant plus qu'il va se retrouver confronté à une personne qu'il croyait morte... et pour une fois, ses talents d'enquêteur ne suffiront pas à éviter le drame...

Après cette histoire brillante et au final plein d'émotion, on retombe dans un style un peu moins flamboyant avec l'histoire de la grand-mère un peu folle et du pot de confiture. Cette fois, le côté "enquête" est vraiment anecdotique, les preuves accusant le coupable étant pour le moins capillotractées. Cela nous permet, au moins, de découvrir un peu plus la douce Maryweather...

Enfin avec "Lion emblem", on remonte un peu la pente! Car si l'intrigue criminelle est assez plate, son dénouement permet de mettre en avant la relation entre Cain et Riff, et rien que ça nous réserve de beaux moments.

Comme pour tous les Kaori Yuki que j'ai lus jusque ici (sauf pour Angel Sanctuary qui est vraiment parvenu à me toucher), j'ai parfois la sensation de rester en dehors de l'histoire.

Les personnages sont ultra-charismatiques (Cain, Riff), avec des caractères bien à eux et un passé tourmenté, les décors et les costumes sont époustouflants, les intrigues criminelles, si elles ne sont pas grandioses, mettent au moins en avant les relations entre nos héros, et leur caractère, mais il manque quelque chose pour sublimer tout ça.

Il y a un manque de fluidité dans la narration, dans le découpage des cases et leur enchaînement (je ne sais pas si vous avez remarqué, mais d'une case à l'autre, on ne "suit" pas le mouvement, souvent les personnages ont changé d'emplacement, l'action est un peu décousue). Et puis il y a un manque d'identité visuelle (qui m'avait pris la tête dans Angel Sanctuary pour reconnaître les personnages), car d'une case à l'autre, il n'y a pas les mêmes trames sur les cheveux (qui peuvent paraître blonds alors que ce n'est pas le cas), et les personnages féminins changent de vêtements et de coiffure toutes les pages (comme pour Lucia au début). Ce qui est très beau mais n'aide pas à suivre, et surtout à s'identifier émotionnellement au personnage.

Bref, God Child paraît comme une série d'une qualité certaine, à l'image de ce tome, même si le manque de fluidité narrative nous empêche d'être transporté complètement dans l'univers des personnages.

En bref

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God Child
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