Critique Manga Skip & Loafer #10
- 5807ème
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par Tampopo24 le mar. 2 juin 2026 Staff
Pastèque xD
Quelle mignonnerie estivale ! On rêverait d'avoir un tel groupe d'amis !
Il est dommage en revanche que ces chapitres où Mutsumi est avec ses amis chez elle soient partagé ceux deux tomes où ce qui précède et ce qui suit surtout casse un peu ce qui vient d'avoir lieu. Parfois, un peu plus de cohérence ne fait pas de mal quitte à ce qu'on n'ait pas à chaque fois un gros suspense à la fin.
Cependant, le tome s'ouvre sur les interrogations de Shima et rien que pour ça, j'ai adoré ce tome. Elle est loin l'image du garçon tranquille, sûr de lui, qui attire tout le monde comme un soleil. On voit le masque se craqueler de plus en plus et le rideau se lever sur ses fragilités. Ici, il est intéressant de voir qu'il ne conçoit pas l'amour et les relations comme nous, ce qui le conduit à une voie sans issue et le pousse à réfléchir autrement. Le voir un peu perdu, le voir chercher à comprendre, cela m'a touchée.
En plus, il est amusant de voir comme tout le monde semble comprendre avant lui et avant Mitsumi ce qui se trame. Oui, ils développent des sentiments l'un pour l'autre même si c'est deux grands maladroits en amour ne le comprennent pas bien, tout le monde l'a vu en revanche. Et cela a son charme d'entendre leurs remarques et les réponses décalées que cela suscite. C'était très frais, très tendre, avec plein de beaux moments, comme celui où Egashira se confie à Nao, ou que Nao appelle son copain. Mon coeur s'est serré.
Puis la routine est revenue. Chacun est rentré chez soi dans une jolie mise en scène chorale de l'autrice. En revanche, j'ai trouvé le retour au lycée un peu moyen. On garde certes sous le coude le dernier rebondissement concernant Shima en lien avec son passé, cela fera un bon drame futur. On garde un tantinet aussi la dynamique avec la confession de Mitsumi auprès de ses amies, enfin. En revanche, on repart à fond les ballons sur les personnages secondaires. Je n'ai rien contre eux, mais c'est un peu frustrant et maladroit à ce moment-là. Cependant la passion bafouée de Kazami pour le Tokusatsu est originale. Ça casse l'image qu'on a de lui et cela le rapproche du fantasque chef du club de théâtre. C'est émouvant aussi parce que ça montre les familles qui ne comprennent pas les passions de leurs membres, les dénigrant même, ce qui est toujours bon à traiter. De la même façon que la révélation de Madame Hanazono et ce qu'elle ose dire sur l'institution scolaire et la société. C'est bien envoyé. C'est juste que ce n'est pas l'endroit le plus judicieux où le placer, pas la meilleure façon de l'amener.
En bref
Un nouveau tome qui a démarré sur les chapeaux de roues de la mignonnitude romantique archi slow burn pour vite retomber sur des histoires de lycéens intéressantes à suivre mais mal placées ici, ce qui rend la seconde partie un peu frustrante. On avait enfin progresser. Pourquoi encore et encore diluer au lieu de battre le fer tant qu'il est chaud ? Cela m'agace de rallonger encore artificiellement ainsi la série et pourtant je l'aime beaucoup.
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