Critique Manga Phantom Busters #4

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Phantom Busters

par juju le lun. 12 janv. 2026 Staff

Un tome en dents de scie, entre exorcisme et dispersion

1. Un retour rapide… mais instable


Après la victoire contre l’ancienne divinité maléfique, on pouvait s’attendre à un tome placé sous le signe de la continuité. Pourtant, ce tome 4 de Phantom Busters prend un parti assez déroutant : il se découpe en chapitres largement indépendants les uns des autres. Cette structure donne une lecture très irrégulière, avec des passages franchement réussis et d’autres beaucoup plus anecdotiques. Quand le manga se concentre sur les esprits, les exorcismes et les tensions liées à ce monde occulte, il fonctionne toujours aussi bien. En revanche, certains détours, notamment autour d’un festival et d’un groupe de musique, cassent nettement le rythme et m’ont fait décrocher.

2. Un nouveau professeur haut en couleur


L’un des axes centraux du tome repose sur l’obligation pour les Phantom Busters de trouver un professeur référent afin d’éviter la fusion avec le club de recherches sur l’occulte, une bande d’originaux jaloux et assez fourbes. L’arrivée de Mamoru Charles de Noir, professeur de chimie à l’allure totalement improbable, apporte un vrai vent de fraîcheur. Son introduction est excellente, à la fois absurde et drôle, et donne lieu à des situations aussi loufoques qu’efficaces, notamment lors d’un exorcisme improvisé dans un café. Dommage toutefois que cet élément prometteur ne soit pas davantage exploité sur la durée, tant il aurait mérité d’être approfondi.

3. Humour, amitié…et enfin de l’action

Heureusement, le dernier chapitre relève clairement le niveau. L’histoire bascule vers quelque chose de plus sérieux avec l’amorce d’un conflit entre deux clans d’exorcistes. L’action reprend ses droits, les enjeux montent d’un cran et le groupe est mis à rude épreuve. On en apprend aussi un peu plus sur le passé de Kotaro, dans un moment où l’amitié entre les personnages est mise en avant, non sans une bonne dose de n’importe quoi assumé. Cette fin de tome, plus tendue et plus cohérente, donne clairement envie de lire la suite, annoncée pour le tome 5.

En bref

Un tome 4 très inégal, qui alterne le très bon et le dispensable. Quand Phantom Busters parle d’exorcisme, d’esprits et de rivalités occultes, la série reste efficace et attachante. Mais sa structure éclatée et certains chapitres trop légers nuisent à l’ensemble. Heureusement, la fin relance l’intrigue avec de vrais enjeux et promet un tome 5 nettement plus intense.

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