Critique Manga My Hero Academia #42
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par Tampopo24 le mar. 15 juil. 2025 Staff
La cavalerie sera toujours là
Il me semble que la fin de MHA a
fait couler beaucoup d’encre, de l’encre déçue, mais m’étant tenue à
l’écart de tout ce mélodrame, c’est vierge de tout cela que je suis
arrivée à ce dernier tome, trop rapide, trop concis certes, mais
célébrant bien les valeurs de la série.
Il n’est jamais simple de clôturer une
série aussi longue et de satisfaire tout le monde. La fin d’une longue
série est toujours source de déception pour certains. Ayant peur
justement d’en faire partie, j’arrivais avec des attentes assez basses
et j’ai été agréablement surprise par la volonté de cette fin
douce-amère mise en scène par Kohei Horikoshi, continuant à ancrer sa
série dans ce quotidien fantastique héroïque qu’il nous avait servi dès
le début. Cela m’a plu.
Alors oui, le combat final est expédié.
Les choix scénaristiques pour le conclure sont des méthodes vues et
revues dans les shonen nekketsu, notamment dans DragonBall dont
il s’inspire très souvent. Il n’y pas de réelle plu-value dans cet
ultime combat. L’auteur avait tout donné avant en terme de mise en scène
et de profondeur. Ce n’est donc pas là que la série trouve de
l’intérêt. C’était juste le passage obligé pour conclure.
Non, ce qui est intéressant, c’est tout
ce qui se déroule après. Pour une fois, on a un auteur qui prend le
temps de montrer l’après combat, l’après destruction, avec ce regard
semi-réaliste si intéressant où il utilise notre réel pour parler de
reconstruction urbain, de nouvelle voie héroïque à trouver, de projet de
vie pour les héros / anciens héros / vilains, le tout, tout en
sensiblité et dans la ligne droite très comics des débuts de la série,
qu’on avait parfois un peu perdu de vu au profit d’une course à la
puissance. Là, on redescent sur terre et on le fait très bien.
J’ai donc vraiment pris plaisir à voir la
guérisson de nos héros, leur retour dans leur famille et à l’école, les
discussions sur l’avenir des super-héros et l’opinion de la population,
les dialogues avec les anciens super-vilains parfois repentis parfois
non, les projets d’avenir qu’ils font et la nouvelle génération qu’ils
préparent, mais aussi la vie qu’ils se choisissent. Il y a un ton doux
amer qui me parle, me touche, me séduit. Il y a l’envie de prendre soin
de son prochain, qu’il soit banal ou super-héros. Il y a la nécessité de
prendre le temps pour guérir. Il y a le besoin d’écouter l’autre qu’il
soit bon, mauvais ou entre les deux, ce qui est l’essence même de la
série.
Alors je peux comprendre que cette
anti-fin héroïque en quelque sorte où le soufflet retombe complètement
et où l’auteur nous attire vers quelque chose de beaucoup plus banal et
terre à terre, ait pu déplaire à certains. Mais pour moi, c’est
exactement ce pour quoi la série a été conçue. Elle s’inspire des comics
américains qui s’attache à la vie quotidienne et s’éloigne du nekketsu
japonais qui part régulièrement sur des terres fantastiques. C’était ce
qui en faisait l’originalité et l’auteur y revient avec finesse,
bouclant parfaitement la boucle.
En bref
Pas de final explosif, mais un final hommage qui rend ses lettres d’or à l’esprit voulu pour la série par son auteur depuis les débuts. J’ai beaucoup aimé suivre les évolutions des héros à travers leurs multiples combats mais je suis aussi très contente de ce final plus apaisé doux-amer qui les intègre à la réalité du quotidien. C’est une très belle façon de conclure la série sur une note positive, une note d’espoir, et non pas une course à la sur-puissance. Merci Kohei Horikoshi.
Positif
Le final que méritait la série
Un très beau retour aux sources
Des personnages inoubliables grâce au fin travail sur leur psychologie
Negatif
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