Critique Manga Hidamari ga Kikoeru - Au fil des saisons #2
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par Tampopo24 le mar. 19 nov. 2024 Staff
Renouer avec un père défaillant...
Comme dit depuis plusieurs tomes,
même si ça reste une série doudou, chouchou, on tourne un peu en rond
et la lassitude point quand on voit les héros faire du surplace dans
leur relation. C’est bien d’évoquer leur vie, professionnelle,
familiale, mais ce serait bien aussi que la sentimentale ait droit au
même traitement.
En effet, j’aime énormément Kohei et
Taichi, et ce depuis de nombreuses années, mais je dois bien reconnaître
que leur relation n’avance pas, ou si peu… Taichi est toujours hyper
réservé et freine des quatre fers au moindre rapprochement physique. Je
veux bien mais j’ai aussi du mal avec cela car je le trouve très
immature sentimentalement et avec fort peu d’évolution. Je veux bien
accepter qu’il existe des relations platoniques et qu’on en décrive une,
mais j’ai l’impression que ce n’est pas l’attente de Kohei, et comme
lui, je ronge mon frein.
A la place, l’autrice nous offre encore
et toujours des développements intéressants dans le milieu professionnel
de chacun. Elle met joliment en relief le handicap de Kohei lors de son
entretien, puis de son épreuve d’embauche, et j’ai trouvé cela très
bien tourné pour évoquer, que certes, il a un handicap, mais qu’il ne
doit pas se cacher derrière, et que c’est à chacun, lui y compris, de
faire des efforts pour que ça fonctionne. J’ai beaucoup aimé son
attitude. Du côté de Taichi, ce sont ses relations avec ses collègues
qui sont en jeu, notamment une des dernières recrues dont on sent que
l’autrice prépare le terrain pour des choses plus complexes. Enfin,
chacun est confronté qu’il le sache ou pas à son homosexualité et ça
donne lui à des discussions ou moments intéressants à gratter.
Et puis, il y a la dimension familiale.
L’autrice aborde enfin la question de la famille outre le grand-père de
Taichi. Elle fait questionner ses personnages et c’est une bonne chose
de sa part de nous présenter deux modèles différents : le père de Kohei,
souvent absent pour le travail mais qui garde le lien, et celui de
Taichi, plus maladroit et tout aussi pris, qui n’a pas réussi à
maintenir les deux. J’ai apprécié cette évocation et je trouve l’autrice
assez juste et nuancée dans ce qu’elle présente, sans jugement face à
ces pères absents, maladroits et défaillants mais qui pourtant aiment
leurs enfants et doivent travailler pour se rattraper. J’espère qu’on y
aura encore droit par la suite.
En bref
Hidamari, peu importe la saison, reste une série doudou, agréable à lire parce qu’on aime les personnages, mais qui peine à décoller. L’autrice continue d’éviter le développement de la romance, malgré des moments tout mignons, et comble le manque par des développements intéressants autour de leur vie professionnelle avec de vrais enjeux de communication, de handicap et d’homosexualité, mais cela ne m’empêche pas de ressentir un manque de romance. J’aimerais avoir les deux : romance et enjeux sociétaux.
Positif
Une série doudou grâce aux personnages, l'ambiance et les dessins
De beaux développements autour du handicap au travail,
ainsi que sur l'homosexualité dans la société
Negatif
Une histoire principale qui n'avance pas
Un des héros qui freine trop la romance
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