Critique Manga Notre été éphémère #5

7
Notre été éphémère

par Tampopo24 le dim. 3 mars 2024 Staff

Jouer les bonnes fées

A l’approche de la fin, l’autrice
commence à associer, mélanger ses thèmes de prédilection : harcèlement
et maladie pour encore mieux nous parler de l’humain, du repentir, de la
seconde chance et de la peur de la solitude. Emouvant et réussi.

Il faut cependant avoir une certaine
appétence pour le pathos pour réussir à lire ces chapitres assez pesant,
car il y a question de jeune adolescente sur le point de mourir et
tentant de faire le bien autour d’elle pour réparer un peu ce qui est
« cassé » autour d’elle et prévenir la solitude de ses proches. C’est
très émouvant mais demandant psychologiquement parlant. Et n’aimant pas
trop tout ce qui tourne autour du sujet, je ne peux pas dire que j’ai
entièrement apprécié ma lecture. Il y avait trop de pathos, trop de
mélodrame pour moi. Mais je reconnais que c’est bien fait et que les
amateurs seront sûrement charmés.

Comment ne pas trouver émouvant la façon
dont Kaori, depuis sa chambre d’hôpital semble tirer les ficelles afin
de pénaliser le moins possible les gens autour d’elle après sa
disparition programmée. Elle cherche ainsi dans un premier temps à
rapprocher Shizuku de sa soeur, puis dans un second à montrer la
nouvelle Shizuku à celle qu’elle a harcelé autrefois, Ruri. Quel grand
coeur elle a !

Émotion aussi avec juste la relation
Shizuku-Kaori tandis que cette urgence médicale naît, car chacune prend
ainsi conscience de la profondeur de ses sentiments pour l’autre. Alors
bien sûr aucune ne le dit ouvertement à l’autre, c’est plein de pudeur
pour ça, mais ça s’en ressent dans chaque fibre de leur être, et les
écrits de Shizuku sont une sorte de catalyseur supplémentaire à ce
phénomène. Il est frappant d’ailleurs de voir combien cette dernière a
changé, et si elle n’est toujours pas la petite fille forte qu’on
admirait autrefois, elle devient une jeune femme plus solide, qui sait
s’ouvrir aux autres, partager leur peine et les aider en les
accompagnant. Elle a bien pris modèle sur Kaori.

En bref

Tome très larmoyant et douloureux par moment, il fait s’entremêler les fils de l’intrigue pour proposer des derniers jours émouvants auprès d’une Kaori en mode « bonne fée » qui tente de montrer à nouveau l’importance des gens autour de soi quand on est dans la peine. Il faut aimer les titres plein de pathos, ce n’est pas totalement mon cas, mais je sais reconnaître les qualités de l’oeuvre et nul doute qu’elle en émouvra plus d’un !

7
Notre été éphémère
Positif

Un mélange drame, maladie, seconde chance assez séduisant

Une jolie évolution de Shizuku sur qui on peut bien plus compter

Le rôle de l'écriture

L'émotion des voeux de la bonne fée Kaoru

Negatif

A réserver aux fans d'histoires pleines de pathos

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